Récit #14 – Le livreur de pizza

Quel mois triste, ce mois de novembre. La fraîcheur de celui-ci, loin de me réconforter, me rend nostalgique de la douce brise qui vient nous rafraîchir l’été durant les grandes chaleurs. En lieu et place, nous avons droit à la pluie froide et aux feuilles mortes.

Pour me réconforter, en ce samedi soir, j’ai mis quelques bûches dans le foyer, question de réchauffer quelque peu la maisonnée, et je suis allé me faire couler un bon bain moussant. C’est chaud, mais surtout réconfortant. Pour le corps, et pour le moral.

Accompagnée de ma tablette et de ma coupe de vin, voilà bien une dizaine de minutes que je me prélassais dans cette eau de moins en moins chaude. L’envie me prit alors de me donner un petit plaisir solitaire, émoustillée que j’étais par la lecture de récits érotiques.

Je rajoutai donc un peu d’eau chaude – après, tout, nul besoin de se presser! J’ai toute ma soirée! Et j’entamai alors avec mes doigts de douces caresses le long de mon ventre, j’écartai mes cuisses en plaçant un de mes pieds sur l’accoudoir du bain, et ma main se chercha un chemin vers mon bouton de plaisir.

Voilà bien quelques minutes que mes doigts frottaient ce clitoris ; j’étais presque arrivée à me faire jouir. Or, mon plaisir fut interrompu par la sonnette de ma porte. Rapidement, je sortis de l’eau et constatai que l’air ambiant est plus froid que l’eau de mon bain, ce qui me donna d’intenses des frissons. J’enroulai ma serviette autour de ma taille et me rendis ainsi vêtue à ma porte, ma serviette laissant deviner la pointe de mes têtons durcis par le froid. On aurait dirait un film de cul avec une tentative de scénario poche.

– Bonjour! C’est la pizza que vous avez commandée!

Quelle sotte je fus… Il est déjà arrivé! Bien oui, le livreur!

– Ça vous dérange d’entrer? Fait froid et… je suis pas trop habillée!

À la vue de ce livreur, beau garçon, je me sentais comme une garce. Après tout, je ne suis pas déplaisante à regarder. Mes formes sont là où elles devraient. Généralement, les hommes aiment bien ces petites lunettes au large cadre qui me donnent un look d’intellectuelle. Plus d’une fois, on m’a dit que j’avais un regard de cochonne. Jusqu’à présent, mes partenaires ne s’en sont pas plaints, surtout lorsque vient le moment de leur tailler une pipe.

– Ça fera combien?

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-25,75$ Madame. ça va être payable comment, demanda-t-il, tout en reluquant probablement mon popotin au moment où je suis retournée afin de déposer la pizza sur le petit meuble près de l’entrée.

– En nature! Ben non, c’est une joke! Ça va être en argent comptant!

Évidemment, c’était une blague. Une blague d’aguichante, surtout lorsque j’ai remarqué que la serviette qui cachait le peu de pudeur que j’avais était retombée suffisamment pour laisser voir la moitié de mon sein gauche, dont il devait deviner la taille comparable à celle d’un pamplemousse.

C’est à ce moment que je sortis ma bourse et constatai qu’il n’y a que 25$ à l’intérieur de celle-ci. Sans trop réfléchir, je décidai alors à ce moment-là d’y aller le tout pour le tout. On joue la salope, ou la joue pas, après tout.

– J’ai juste 25$, mais si on oublie le 75 cennes qui manque et le pourboire, je peux bien laisser tomber la serviette au comple.t

Je comprends de son regard que son entrejambe est d’accord, mais qu’il hésite.

– Madame, j’ai d’autres commandes à livrer, et pas sûr que mon patr…

– Ok, l’interrompis-je, je te laisse me pogner une boule aussi. Ça fait pas cher payé ça pour pogner des totons!

Ses yeux pétillants et son silence m’excitèrent au plus haut point. Après tout, je suis une femme honorable dans la vie. J’ai trimé fort pour me bâtir une réputation enviable dans mon milieu… Jouer la sale petite chienne de rue pour quoi, 5$? Ce n’était vraiment pas dans mes habitudes. Mais ça me faisait mouiller sans bon sang.

C’est en silence que le livreur s’est retourné vers la porte. J’ai craint un moment que c’était pour quitter ma demeure qu’il agissait ainsi, mais j’ai rapidement saisi qu’il verrouillait la porte de ma maison afin d’y rester.

– Que c’est tu fais là?

– D’après toi?

Il semblait hypnotisé, dans un autre monde. Il s’approcha de moi et me rua contre le mur qui était à moins de deux mètres derrière moi pour m’embrasser à pleine bouche. Mon cœur battant la chamade, j’enroulai mes jambes autour de sa taille alors qu’il me souleva. J’étais dorénavant nue et je sentais sans aucun problème l’érection qui gonflait tant son pantalon.

– On s’en va dans ta chambre. Tu feras pas ton agace avec moi ben ben longtemps.

Pour être consentante, je l’étais. En moins de deux, nous nous retrouvâmes dans ma chambre à coucher. Je l’aidai à défaire sa ceinture, alors qu’il a mis sa main à mon poignet pour m’arrêter.

– Laisse-moi faire. J’ai pas besoin de ton aide.

D’un trait, il sortit sa ceinture des ganses de son pantalon. Il m’agrippa le poignet pour finalement l’attacher, sans trop de résistance, à mon lit baldaquin. Je sentais la tension monter d’un cran lorsqu’il m’a obligé à me pencher face contre lit. Ainsi attachée, je n’avais plus la liberté de quitter ce lit, nue et totalement vulnérable… et excitée. J’étais totalement incapable de contrôler la situation et c’était bien ainsi.

– Envoye, viens me baiser.

– J’irai te fourrer quand ça me tentera. T’as-tu une autre ceinture, que je t’attache comme du monde?

Je lui ai, sans hésiter, alors pointé le troisième tiroir de ma commode. Ce livreur a une sacré belle gueule, aussi bien tirer profit de la situation…

Je me retrouvai en moins de deux attachée par les deux poignets, toujours face contre lit. Je pourrais ressentir le danger, mais je me sens téméraire aujourd’hui. Et surtout, je suis due pour une bonne baise bien sauvage, ce qu’il ne tardera pas trop à me gratifier.

Alors qu’il se déshabilla, et que je tentai de le regarder faire, il m’ordonna de détourner le regard vers le lit.

– Tu regardes rien. As-tu de quoi pour te bander les yeux?

– J’ai plus de quoi te faire bander la queue, répondis-je audacieuse, tout en retroussant mon fessier afin de lui proposer.

– Tais-toi, impertinente! Et d’un geste de sa main, il me donna une claque sur la fesse gauche. Surprise, je sentis qu’on était à passer aux choses sérieuses. Et qu’un point de non-retour était franchi.

Ma chatte coulait. Littéralement. Je ne me souviens plus la dernière fois que je fus autant excitée. Être totalement à la merci de cet homme me fait perdre tous mes moyens. Je sais que si je lui obéis, il ne m’arrivera rien de mal. Ou peut-être que si… Et c’est tant mieux.

– Le tiroir au-dessus des ceintures. Tu vas trouver des foulards pour me bander les yeux.

D’un geste rapide, il alla fouiller dans ma commode et revint avec ledit foulard qu’il enroula suffisamment autour de ma tête pour ne me laisser voir que le néant absolu.

– Passons aux choses sérieuses.

Il se déshabilla, du moins c’est ce que j’ai deviné. Je m’attendais bien à ce qu’il me pénètre sauvagement. Or, c’est plutôt un son connu qui éveilla mon attention. C’était mon vibrateur.

– Je l’ai trouvé dans ton tiroir à ceintures. Il m’a l’air pas mal performant, tu ne trouves pas? T’aimerais ça que je te l’enfonce dans ta chatte?

– Oh, oui! Baise moi avec! Fourre-moi ! Envoye!

Or, plutôt que d’acquiescer à ma demande, il a plutôt utilisé mon vibrateur pour me masser l’intérieur des cuisses, le dirigeant bien vers ma chatte sans jamais y parvenir.

– Demande-moi le encore, de te baiser!

– Fourre moi avec! Ou fourre-moi! Envoye!

– C’est pas convaincant! Encore!

– Niaise pas! Envoye! Fourre moi le dans chatte!

En guise de réponse, je sentis plutôt une langue se dandiner sur le rebord de ma chatte. D’un geste agile, il faisait des mouvements de côté avec celle-ci, léchant mes lèvres au passage, puis de base en haut, durcissant celle-ci à chaque mouvement qui frôlait mon clitoris Il n’y a pas à dire, il me dévore la chatte et j’en redemande. Le fait de ne rien voir de ce qu’il fait ajoute à la tension ; je ne sais jamais ce qu’il fera ensuite.

Après une dizaine de minutes de ce traitement, je n’en pouvais plus et j’étais près de la jouissance. C’est ce moment qu’il choisit pour arrêter sa dégustation. Il prit alors mon vibrateur, le mit en mode « Maximum » et me caressa la chatte sans toutefois me pénétrer.

– T’aimerais-tu ça l’avoir en dedans de toi?

– Oh, oui! Baise moi avec!

– Non.

Les yeux bandés, je sentis tout de même quelque-chose en moi. C’était sa verge bien durcie qu’il était en train de pénétrer à l’intérieur de ma chatte bien serrée. Il entra d’abord lentement, faisant de petits mouvements de va-et vient avec son bassin.

– Envoye, vas-y!

– Tu l’auras voulu!

Je sentais ses mains me tenir les deux hanches afin de pousser bien au fond sa queue bandée. Il me tenait ainsi, me pénétrant d’un rythme régulier, mais rapide. Je n’en demandais pas mieux. Je donnais à mes fesses l’angle nécessaire afin de permettre cette prise en levrette.

Ma chatte ne résisterait pas longtemps à de tels assauts. Lorsque mon orgasme arriva, c’est sans surprise qu’il accéléra sa cadence et je sentis tout son foutre couler contre ma chatte, puis contre mes fesses lorsqu’il se retira de moi.

Heureuse d’avoir enfin obtenu cet orgasme, je sentis tout de même un sentiment de honte et de culpabilité m’envahir. Mais aucune frayeur, même si la pénétration avait été quelque peu brutale et sans protection.

– Finalement, tu laisseras faire le pourboire… Je pense que tu l’as assez payée ta pizza!

– T’es con! Détache-moi!

– Pourquoi je ferais ça? Penses-tu que j’en ai fini avec toi?

– Tu sais, toi je t’adore! Laisse-moi me retourner pour que j’te suce et que j’puisse te redonner de la vigueur!

– J’ai vraiment bien fait de te marier, toi!

Vous l’aurez compris. Ce livreur de pizza est en fait mon mari depuis 10 ans. Rien de mieux que les jeux de rôle afin de briser la monotonie de la routine et de vivre nos fantasmes les plus fous.

Non, je n’en ai pas fini avec lui.

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