Récit #15 – La mère de mon chum de hockey

Visiblement, il ne s’était pas manqué. C’est durant la troisième période de ce matche qu’il s’était fait plaquer solidement par un adversaire, lui faisant perdre l’équilibre et, dans sa chute, il s’était probablement fracturé la jambe. Cependant, Tommy n’était pas un plaignard et, sur le chemin qui nous menait à l’hôpital, il restait calme malgré tout.

Le verdict du médecin, quelques heures plus tard, confirma nos soupçons. Tommy ne pourrait plus jouer au hockey de la saison. Heureusement pour lui, celle-ci s’achevait dans deux semaines. J’étais un peu pris au dépourvu, puisque ces matches hebdomadaires avaient lieu dans un aréna qui se trouvait à 50 km du village où j’habitais ; Mélanie, la mère de Tommy, avait l’amabilité de nous y conduire lui et moi pour qu’on puisse disputer nos matches dans cette ligue de garage qui se prenait au sérieux. Je devrais rapidement me trouver un plan B pour me rendre à ces matches, ce qui est une tâche quelque peu plus ardue quand on est gardien de but et de surcroît qu’on habite dans le fin fond d’un rang, là où penser prendre le transport en commun serait une lubie. Bien que je vive encore chez mes parents, ceux-ci n’étaient pas en mesure de me transporter, mon père ayant besoin de l’unique voiture familiale pour se rendre au travail.

Je réfléchissais à une solution, bien installé sur mon sofa, lorsque ma mère me tendit le combiné téléphonique.

– Écoute, je vais aller te porter pareil la semaine prochaine. La saison est quasiment finie, c’est pas pour une fois ou deux que ça va déranger. Pis j’aime ça regarder vos games.

– Tommy, y vient tu ? rétorquai-je.

– Nan. Ça le fait trop chier de vous regarder jouer. Il va rester à la maison.

Cette conversation que j’avais eue la veille du match, m’avait étonné, mais dans le désespoir de me trouver un moyen de transport, j’étais rassuré. Mélanie viendrait me prendre chez moi à 21h30, le lendemain. Je sais, c’est un bien bizarre de moment pour disputer une joute, et je déteste jouer à cette heure tardive, mais il est difficile de louer une glace aux heures dites normales.

Elle fut ponctuelle et vint me prendre avec au moment convenu avec son gros utilitaire sport, bien pratique pour transporter tout mon équipement. Comme prévue, elle était seule. Tommy resterait sagement à la maison. C’est un mal pour un bien. Bien qu’il soit en béquilles, il va pouvoir se présenter plus en forme le lendemain au cours de philo. Mélanie n’ayant pas trop la langue dans sa poche me dit à peu près ceci lorsque j’entrai dans l’auto :

– Voyons, maudit niaiseux, assis toi pas en arrière! Tommy est pas là! Tu peux t’assoir en avant!

Confus, je bredouillai quelque chose et vint m’assoir en avant comme elle l’ordonna. Je devrais m’y faire et entretenir la conversation avec cette femme qui a exactement deux fois mon âge. Que peut bien raconter un jeune homme comme moi, encore au cégep, à une femme qui a été assez mature pour élever seule un garçon qui était devenu homme maintenant? Elle ne les faisait pas, ses trente-huit ans. Elle aurait pu facilement passer pour dix ans de moins. Sa poitrine était toujours ferme et les quelques rides qu’elle pouvait avoir étaient savamment dissimulée par son discret maquillage et un fonds de teint qui lui donnait une apparence de peau lisse. Le chemisier rose qu’elle portait, sous son manteau de printemps qui était ouvert, était ajusté à sa taille, laissait deviner une poitrine ferme et un corps qu’elle devait entretenir un minimum de cinq fois par semaine à la salle de gym. Tommy n’était pas un athlète pour rien, il avait de qui tenir.

La conversation avec Mélanie fut finalement plus facile que je ne le croyais. Elle s’intéressait à moi et à mes études, prit des nouvelles de ma famille et de cette copine que j’avais laissée le mois dernier. Visiblement, cette femme a de l’entregent. En moins de deux, nous étions à l’aréna, dans un temps qui m’a paru durer la moitié de ce qu’il fut en réalité. Avant de descendre, je ne pus m’empêcher de jeter un regard vers ce décolleté qu’elle offrait à ma vue. Après un instant, je repris mes esprits et descendit pour sortir ma poche de hockey du coffre à hayon.

Nous nous séparons une fois à l’intérieur de l’aréna lorsque je pris la direction du vestiaire : elle à droite, moi à gauche. Or, même une fois mon équipement enfilé, le souvenir de ce décolleté ne cessait de me hanter. Je me résignai finalement à sauter sur la glace et à tenter de me concentrer à jouer ce match de hockey. Il était déjà presque 22h30.

Ce match fut une vraie catastrophe à tous les niveaux. J’étais tellement mauvais ce soir-là que j’aurais laissé entrer un ballon de plage dans mon filet. Pourtant, je maintiens habituellement mon équipe dans le match avec mes performances honnêtes. Cependant, ce soir, je suis incapable de me concentrer. J’ai concédé quatre buts à l’équipe adverse, seulement en première période. Durant le premier entracte, mes coéquipiers ne voulaient pas me blâmer ouvertement, mais leurs regards et le malaise qui régnait dans le vestiaire ne mentaient pas : je jouais de manière exécrable. J’ai presque pensé aller me crosser en toute vitesse dans une cabine de toilette, question d’arrêter de penser à Mélanie, mais j’ai abandonné l’idée lorsque je constatai que la deuxième période commençait dans moins de cinq minutes. Je me contentai de me passer de l’eau au visage et de tenter de me raisonner.1280px-Niagara_University_Dwyer_Arena

Le reste du match fut passable. J’ai pu reprendre quelques-uns de mes moyens, mais c’était trop peu trop tard. Nous avions perdu 6 à 5 ce match important en vue des séries qui commençaient bientôt et j’étais en bonne partie responsable de cette défaite. Sur le chemin du retour, mon humeur était exécrable et Mélanie s’en est rendu compte.

– T’sais, c’pas de ta faute. T’as pas si mal goalé, dit-elle, pour me remonter le moral.

– J’étais juste pourri.

– J’avoue que tu étais pas à ton meilleur, mais les autres avaient juste à faire plus de buts.

Même si ses paroles ne m’encouragèrent guère, je m’efforçais de lui sourire, question de lui montrer que ses efforts n’étaient pas vains.

– Merci, t’es fine Mélanie de m’encourager.

– Écoute, ça fait quoi, trois ans que je te connais! C’est la moindre des choses, rétorqua-t-elle.

Lorsqu’elle prononçait ces paroles, elle avait lâché le volant de sa main droite pour la poser sur ma cuisse, un geste en apparence de compassion. Si le geste était innocent, elle aurait dû retirer rapidement sa main, ce qu’elle ne fit pas… Bien qu’elle ne toucha ma cuisse qu’environ deux secondes, je sentais que le geste n’était pas anodin. Une tension sexuelle entre elle et moi se faisait sentir, une tension qui trouverait écho dans mes boxers qui devenaient, tout à coup, de plus en plus serrés.

Je tentais tant bien que mal de dissimuler mon malaise – et mon érection – en me croisant les jambes. Je croyais être subtil, mais il semble bien que ce ne le fut pas puisqu’elle me demanda :

– C’est quoi t’as là, as-tu envie de pisser?

– Non, pourquoi?

– Ben, tu viens de croiser les jambes.

Pour éviter d’avoir l’air fou, je dus répondre que si. Elle stationna alors la voiture en bordure de la chaussée de cette route de campagne, près d’un boisé, question que je puisse aller soulager ma vessie – du moins, c’est ce que je prétendais.

Pour sortir de l’auto, je dus décroiser les jambes. Mon érection était plus que visible et la question vint directement sans ambages aux lèvres de Mélanie :

– C’est moi qui te fais cet effet?

– Euh ben c’est que…

Je n’avais pas le temps de terminer ma phrase que sa bouche avait déjà fait un face à face avec la mienne pour que nos langues s’entremêlent. De plus, sa main était de retour sur ma cuisse, mais elle me caressait de manière pas mal moins subtile cette fois. J’étais en train de frencher la mère de mon meilleur ami, une situation qui peut sembler banale, mais qui me mettait dans tous mes états. C’était tout sauf prévu.

C’est elle qui défit ma braguette pour sortir de son confinement mon pénis. Comme il était presque une heure trente du matin, les chances qu’on nous surprenne sur cette route de campagne à forniquer étaient quasi-nulles. De sa main agile, elle sortit mon membre, puis l’empoigna et fit de sa main des mouvements du bas vers en haut. Cette masturbation eut l’effet escompté en me permettant d’avoir une érection bien dure.

N’étant plus puceau depuis peu, je me sentais quelque peu malhabile. Je la laissai donc faire, ne sachant trop comment réagir. Après environ cinq minutes de ses caresses, elle me dit :

– Viens t’en en arrière, on va avoir plus de place.

C’est la queue sortie de mon jean que je sortis de l’auto, pour mieux y retourner, cette fois assis sur la banquette arrière. Elle vint s’assoir face à moi et releva sa jupe jusqu’à ses hanches, son manteau ayant pris le bord depuis longtemps. Je constatai alors que la coquine portait une brésilienne rouge, une petite culotte que je ne tardai pas à lui enlever. La position que nous avions choisie me donnait une excellente vue sur ce décolleté plongeant qui m’avait tant mis en émoi ce matin.

– Laisse toi faire, je suis plus habituée que toi.

Sur ces paroles, elle sortit un condom de je-ne-sais-trop où, pour me l’enfiler sur mon manche bien dressé. Une fois sa tâche accomplie avec agilité, elle le prit et l’enligna vers sa fente déjà toute trempée et se laissa choir de tout son poids sur moi, laissant ma verge la pénétrer profondément par le fait même.

De son bassin, elle fit d’agiles mouvements de l’arrière vers l’avant. Mes yeux étant fixés sur sa poitrine, elle remonta ma tête d’un simple mouvement de son doigt sous son menton. Elle me rapprocha d’elle, puis ses mouvements de bassin devinrent de plus en plus prononcés.

– Humm t’aime ça, mon p’tit cochon?

– Je tofferai longtemps pas si t’arrêtes pas, Mélanie!

– Laisse toi aller… on a pas grand temps si tu veux pas que Tommy s’en rende compte… je l’ai texté avant qu’on parte de l’aréna!

Je compris avec cet aveu que j’avais le feu vert pour passer en deuxième vitesse : Mélanie voulait qu’on fasse ça rapidement. C’était donc à moi de jouer, malgré mon peu d’expérience avec la gent féminine. Je pris alors mon courage à deux mains et soulevai son bassin de quelques centimètres en posant mes mains sur ses fesses, question que ma queue soit toujours en elle, mais qu’à moitié.

– Qu’est-ce que tu fais là mon beau?

– Laisse-moi contribuer un peu…

C’est ainsi positionné que je pus la pilonner de petits coups de bassin rapides pour enfoncer mon dard jusqu’au fond d’elle-même. Parfois, elle me permettait d’aller jusqu’au fond lorsqu’elle laissait la gravité la faire descendre jusqu’à la base de mon membre. Visiblement, Mélanie est vaginale parce que je vois son visage se crisper de plus en plus, au fur et à mesure que mon action s’accélère malgré la pénombre.

– Ah ouiiiii…. T’es pas pire, toi, pour un p’tit jeune de même pas vingt ans!

Les phares d’une voiture qui passait à côté de nous me donnèrent une vue parfaite sur cette femme. Cette vision me donna la dernière dose de courage nécessaire pour terminer ce que j’avais commencé. Je mis alors ma main dans ses cheveux et la tint fermement, question de l’empêcher de bouger. J’accélérai alors ma pénétration, comprenant grâce à son halètement qu’elle appréciait bien ce traitement que je lui réservais.

Aucune voiture ne passait à ce moment, mais son corps ne pouvait mentir : elle jouissait. Lorsque j’en eus la certitude, je me donnai la permission de me laisser aller à mon tour, poussant mon engin au plus profond d’elle, laissant évacuer au fond du condom ma semence poisseuse.

Elle s’effondra sur moi, toujours avec mon pieu en elle, mais cette fois-ci telle une amoureuse le ferait avec son petit ami. Essoufflée, elle dit :

– C’était bon…

– Oui… jamais j’aurais cru…

Nous restâmes ainsi quelques minutes, collés l’un contre l’autre, mais la triste réalité nous rattrapa par la suite. Le temps filait et il aurait paru louche qu’elle rentre trop tard chez elle. C’est à contrecœur qu’elle se dégagea de moi ; je pris alors la capote souillée avec soin pour la dégager de mon pénis devenu mou et la lançai d’une main ferme dans le boisé qui bordait la chaussée.

– J’ai déjà hâte à ta prochaine game.

– Et moi donc… On va recommencer?

– On verra…

Lorsque je me couchai ce soir-là, je cherchais une façon d’avouer à Tommy que j’avais fourré sa mère dans le char qui servait à nous transporter… Mais il semble que notre amitié n’aurait pas survécu à cet aveu.

Je laissai le sommeil venir me chercher en me disant que jamais je n’aurais cru, comme gardien de but qui a joué un mauvais match, que je pourrais scorer la même soirée.

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