Récit #31 – Ariane, la cégepienne – Partie 1

Bonjour chers lecteurs et lectrices !

Laissez-moi me présenter.  Je m’appelle Ariane et j’ai 19 ans.  Je suis une jeune femme introvertie pour qui la communication a toujours été mon maillon faible.  Au secondaire, je n’étais pas la première qu’on choisissait dans son équipe en éducation physique, vu mes piètres performances, pas plus que j’étais l’incontournable qu’on invitait aux partys la fin de semaine.  Mais n’allez pas croire que j’étais pas malheureuse pour autant, j’avais quand même quelques copines avec qui je passais du bon temps, mais j’ai maintenant un peu de difficulté à garder contact avec elles depuis que j’ai quitté ma région natale pour étudier dans un programme spécialisé dans un cégep situé à 300 km de chez moi.  C’est bien beau communiquer avec Facebook, mais ça n’égalera jamais les vraies relations humaines.

Mes parents m’ont donné une bonne éducation.  Mon père travaillait dans la construction et a tout fait pour m’offrir le meilleur dans la vie.  Ma mère, quant à elle, était commis de bureau pour une entreprise de transport réputée dans ma région.  Même si mes parents étaient forts occupés, ils ont donné moi et à mes deux frères une éducation exemplaire basée sur les bonnes valeurs que sont la fierté d’un travail bien fait et la persévérance.

En fait, j’en ai bien eu besoin de cette dernière valeur puisque j’ai échoué ma cinquième année du primaire et ma troisième année du secondaire.  J’étais la candidate idéale au décrochage, trop souvent partie loin dans ma tête à rêver à tout sauf ce que j’ai à faire comme travail.  Disons que depuis que je me suis trouvé une véritable vocation et un objectif de vie, je me suis finalement trouvé des moyens pour arriver à réussir ma scolarité et finalement obtenir mon diplôme du secondaire, même avec deux ans de retard.  Depuis, mes notes ont bondi et, sans être une première de classe, je m’en tire plutôt bien et j’ai pu choisir dans quel établissement j’irais étudier.

Physiquement, je suis ce qu’on appelle communément la girl next door : je suis ce qu’il y a de plus banal.  Je fais 5’2 et je suis châtaine.  Je sais, je suis ne suis pas bien grande… On apprend à vivre avec ça avec le temps !  J’ai fait mon deuil d’avoir de belles grandes jambes.  En lieu et place, la nature m’a dotée d’un corps quelque peu proportionnel.  J’ai bien à perdre un 5-10 livres, mais je n’arrive pas à trouver la motivation nécessaire pour y arriver.  Côté poitrine, je suis somme toute assez bien pourvue avec mon bonnet C, mais je le dissimule sous des vêtements assez sobres et peu moulants.  Voyez-vous, je ne suis pas tant fière de mon corps.  Je porte la plupart du temps des lunettes au large cadre noir, mais aussi parfois des verres de contact.  Je prends toutefois la peine de me maquiller légèrement, surtout lorsque depuis que je travaille dans ce dépanneur 24h qui m’a engagée deux semaines avant la rentrée.  Après tout, il faut bien que je sois présentable alors que je gagne ma vie !

Le premier jour de la session, je me sentais bien perdue dans ce grand cégep en milieu urbain.  Après tout, je suis originaire d’une ville, certains diraient plutôt un village, où tout le monde se connaît.  C’était un 20 août, je m’en souviens comme si c’était hier.  J’étais vêtue d’une prude camisole rouge avec par-dessus une petite veste blanche et je portais une culotte trois quarts noire.  Ce matin-là, je me suis rendu à mon premier cours de philosophie.  On m’a raconté bien des choses par rapport à ce cours, ce qui me fais appréhender le pire.  Moi qui ai tendance à m’évader facilement dans mes pensées, cela prendra tout mon petit change pour réussir à le suivre.  Surtout qu’une fois entrée dans la salle de cours, j’ai eu l’agréable surprise de voir un enseignant dans ma mi-trentaine m’accueillir.  Vêtue de manière décontractée d’un polo et d’un simple jean, il m’a accueillie d’un large sourire, tout comme il le faisait avec l’ensemble des étudiants.

Le cours se passa bien.   Il faut dire que je m’attendais à voir un vieil enseignant excentrique à la longue barbe et aux pensées farfelues, voir incompréhensibles.  Je fus surprise de voir qu’un enseignant d’à peine quinze ans de plus que moi pouvait réussir à me rendre intéressant la lecture d’un banal plan de cours.

Lorsque la pause marquant la moitié du cours a été annoncée, je me suis sentie quelque peu ridicule. Tout le monde semblait se connaître et la majorité des étudiants ont quitté la classe.  Étant restée en plan, j’en ai profité pour sortir mon téléphone intelligent et aller voir ce qui se passait sur mon fil d’actualité Facebook.  Verdict?  Rien d’intéressant.  Mon enseignant, quant à lui, est resté à son bureau pour vraisemblablement préparer la suite du cours.

  • Gagnon, combien de temps reste-t-il à la pause ?

 

  • Environ 10 minutes, mademoiselle….

 

  • Ariane, le coupai-je ! Ariane Jolicoeur !

 

  • C’est un Joli-Nom, Mademoiselle Jolicoeur ! Appelez-moi Nicolas.  À tout de suite!

 

Je me promenai comme ça sans vraiment de but à travers le cégep, sinon celui de tuer le temps et de mieux repérer les lieux.  Ici la bibliothèque, là, la salle d’informatique.  Je profitai du fait qu’il y ait des toilettes pour les femmes sur mon chemin pour aller soulager ma vessie des deux cafés que j’ai pris ce matin.

Une fois entrée à l’intérieur des toilettes, j’ai eu la surprise d’entendre un couple qui était vraisemblablement en train de se bécoter dans la cabine à côté de la mienne.   Qu’à cela ne tienne !  Je suis ici pour soulager mes besoins, qu’ils aillent au diable.  Je ne saurais même dire si c’était un couple composé de deux femmes, ce qui serait logique puisqu’on est dans les toilettes des filles, ou d’un couple mixte…  Le problème, c’est que de les entendre se bécoter à quelques mètres de moi m’a rappelé ma réalité de fille solitaire dans cette ville inconnue.  Non seulement je suis solitaire, mais je suis aussi pucelle.  Aucun garçon n’a encore osé me prendre ma virginité.

Oh, il y a bien cet imbécile d’Antoine.  Nous nous sommes quelque peu fréquentés, alors que je faisais ma dernière année du secondaire, mais il était plutôt du type volage alors que je voulais une relation stable.  Un soir qu’il était quelque peu réchauffé par l’alcool, il avait bien tenté de me tripoter les seins à travers mon chandail, alors que nous écoutions un film.  Non pas que je n’avais pas envie de ça, mais il était malhabile et ses manières étaient un peu trop cavalières à mon goût.  Cette histoire a pris fin peu de temps après, à mon initiative.

Depuis, je me suis bien masturbé deux ou trois fois, surtout en regardant des vidéos prises ici et là sur le net.  Je n’ai jamais vraiment pris mon pied en me caressant et je me suis mis en tête de réserver mon intimité pour celui qui me ferait sentir qu’il la mérite.

Cependant, ce matin-là, j’en suis presque venue à regretter de ne pas avoir laissé faire Antoine lorsqu’il a été entreprenant.  C’est probablement l’angoisse de ne connaître personne dans cette ville et de peut-être finir vieille fille, je ne saurais dire !  Mais j’ai dû me raisonner pour sortir de la cabine sans m’être caressée auparavant.  J’écoutais, impudiquement, le son de leurs baisers et j’en suis même presque arrivée à la conclusion que la femme qui se faisait bécoter ne faisait pas que recevoir des baisers, elle devait ni-plus ni-moins se faisant masturber tellement elle semblait respirer fort.

Le reste de mon cours de philo – et de ma journée, fut sans histoire.  Le sourire de Nicolas – mon enseignant, m’a permis de passer une belle fin de journée même si n’était que dans mes pensées après le départ de mon cours.  De retour à la maison, j’ai donné à manger à mon partenaire de vie, mon chat Garfield, qui m’attendait avec impatience, pour finalement me faire à souper, question de manger avant mon quart de travail au dépanneur.

Fidèle à mon tempérament, c’est d’un large sourire timide que j’accueillais chaque client qui se présentait à mon dépanneur et c’est avec rigueur que j’essayais de les servir.  Or, cette pensée d’une femme se faisant doigter aux toilettes ne sortait pas de mon esprit, au point où je n’ai pas balancé de 19$ dans ma caisse à la fin de mon quart de travail.  Cette soirée ne serait pas payant, ayant payé de ma poche plutôt qu’avec à justifier mon erreur à mon patron.

Vers minuit trente, une fois arrivée à la maison, j’ai consulté messages que j’ai manqué sur mon cellulaire alors qu’il était fermé.  Je suis presque émue lorsque je vis qu’Antoine m’avait écrit pour la première fois depuis les six mois qui nous séparent de notre « rupture ».

  • Yo Ari, ça va?

J’ai toujours trouvé débilitant ses manières de s’exprimer, comme un faux-voyou.  C’est en réalité un fils-à-papa venant d’une famille aisée, qui se donne des allures de bad boys membre d’un groupe d’amis adepte de gangasta rap.  Son premier message était arrivé dans ma boîte de réception à 22h13, mais il en avait écrit plusieurs autres.

  • 22h18 : Yo, pkoi tu réponds pas Ari?

 

  • 22h49 : Es-tu fachée?

 

  • 23h17 : Bon, tu réponds pas, je pense à toi là. Right fucking now.

 

  • 23h58 : La preuve que je pense à toi, va voir sur snap…

Probablement était-il en train de boire un coup et de se rendre compte qu’il finirait sa soirée seul, mais j’étais quand même curieuse de voir ce qu’il avait envoyé comme photo sur Snapchat, ce service qui permet d’envoyer des photos qui s’effacent toutes seules.  Une fois l’application ouverte, j’ai eu droit à une image en gros plan de son membre viril avec en écriture par-dessus la mention : « Il n’attend que toi ».

Vraiment, ça manquait de classe.  Il se prenait pour qui, cet imbécile ? Je l’avais déjà repoussé et bang, il m’envoie sa graine en message privé en pensant que j’allais l’appeler illico ?

C’est quelque peu frustrée de ce message que j’avais pris la décision d’aller me faire couler un bain, me disant que j’avais besoin de relaxer avant une bonne nuit de sommeil.  La journée sera longue demain.  Peut-être me ferai-je de nouveaux amis dans mon cours de littérature ?  On verra bien !  En attendant, j’avais déposé près du bain mon téléphone, en planifiant sur une playliste d’une dizaine de titres musicaux qui me permettant de relaxer et me changer les idées.

Or, une fois immergée dans l’eau chaude, j’ai eu le flash de l’épisode de la salle de bain de ma pause de ce matin.   Allongée dans la mousse, je me suis mis à m’imaginer ce qui aurait pu arriver si j’étais arrivée quelques minutes avant ou après, dans quel état cette fille aurait été.  Sans m’en rendre compte, mes tétons s’étaient durcis et pointaient maintenant vers le haut.  J’étais excitée à l’idée.

Qu’est-ce qui se passe ? Sans trop m’en rendre compte, mes mains, qui d’abord jouaient machinalement avec la mousse sur mon ventre, se sont trouvées à me masser les seins, puis à pincer doucement le bout de mes pointes durcies.  Mon esprit s’est mis à repenser à la photo qu’Antoine m’avait envoyée : un membre droit comme un pic d’environ six ou sept pouces, doté d’une circonférence raisonnable.  Dommage que cette photo n’existe plus ! Je me suis aussi mis à penser au sourire de cet enseignant de philo, à mon entrée en classe, qui m’a littéralement fait fondre comme un glaçon à 30 degrés au soleil.   Puis, lorsque je suis revenue quelque peu à la réalité, j’ai constaté que je ressentais une chaleur dans le bas du ventre et ce n’était pas à cause de la température de l’eau.  Je pris sur moi de descendre ma main vers ma chatte et d’y laisser glisser mon majeur et mon index sur mon clitoris gonflé, d’abord de haut vers en bas, puis ensuite de gauche à droite.  Cela faisait bien trois mois que je n’avais pas dû lui toucher.   Même sous l’eau, je sentais ma mouille glisser sous mes doigts et je sentais que ma chatte se dilatait au fur et à mesure que j’étais excitée.  Sa queue y trouverait facilement son chemin, si seulement je n’étais pas vierge…

C’est à ce moment, excitée par ces pensées entremêlées, que m’est passée l’idée de rendre à Antoine la monnaie de sa pièce.  Sans trop réfléchir, trop excitée sur le moment présent, j’ai saisi mon téléphone, ouvert l’application Snapchat et sur un coup de tête pris une photo de mes seins en prenant bien soin de ne pas montrer mon visage.

  • Toi tu manques ça, bye 😉

C’est dans l’espoir qu’il me réponde que j’ai continué à me donner du plaisir.  Je l’imaginais, doux d’abord, pour me prendre ma virginité, mais ensuite de plus en plus rapide en moi pour me pénétrer finalement sauvagement à la fin et finalement éjaculer sur mon ventre.  Or, vu l’heure tardive, il devait déjà dormir puisque je n’ai pas eu de réponse de sa part et mon message n’avait pas été consulté.  Merci Snapchat pour ces informations décevantes.

Quelque peu déçue, j’ai continué à utiliser mon imagination et pensé à quel point la fille de ce matin pouvait prendre son pied.  Je l’entendais encore dans ma tête respirer profondément, puis de manière plus saccadée.  En fait, je devais faire la même chose en ce moment même, alors que j’accélérais les mouvements et la pression de mes doigts sur mon clitoris.

Je me suis pratiquement fait sursauter lorsque j’ai moi-même émis un son aigu en respirant profondément, alors que j’ai l’habitude de me masturber dans un quasi-silence.  Je me suis alors convaincue que faute de me faire prendre par un homme, j’allais au moins me faire jouir avec mes doigts.  Alors que j’accélérais mes caresses, j’ai senti que mon corps n’en pouvait plus, j’étais incapable d’en prendre davantage.  Au moment où j’allais arrêter de me masturber, question de me calmer, j’ai eu encore le flash de la queue d’Antoine, du sourire de M. Gagnon, mais aussi de la respiration de la fille, qui m’ont motivé à continuer coûte que coûte.

C’était foudroyant.  En un instant, c’est un véritable choc électrique qui a envahi mes jambes jusqu’à mon bassin, en faisant monter ma pulsation cardiaque à un niveau que je n’avais jamais atteint. Mon soupir fut fort au point où mon chat, qui observait tout de la scène alors qu’il était couché sur le comptoir, a sursauté et quitté la pièce.  J’en suis venu à me demander si mon voisin ne m’aurait pas entendu, sachant que les murs sont quasiment en carton dans cet immeuble à logements miteux.

La honte d’avoir envoyé une photo compromettante m’a alors envahi, mais quelle sotte je fus !  Si jamais il faisait une capture d’écran, de quoi aurais-je l’air ?  On va me prendre pour une salope, une fille facile !

C’est quelque peu déçue et honteuse de moi-même que je suis sorti de mon bain et que j’allai me coucher pour dormir d’un sommeil profond.  Honteuse, mais tout de même satisfaite de cette séance en solo.

Après coup, je finalement compris que je venais d’avoir mon premier véritable orgasme.

Si vous démontrez de l’intérêt, je vous raconterai la suite.

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