Récit #33 – Ariane la cégépienne – Partie 2 – Véronique

Important : Veuillez lire d’abord la partie 1 si ce n’est déjà fait.

Partie 1

Voilà bien près de trois semaines que je les cours avaient commencé au cégep.  Pourtant, c’est comme si c’était depuis toujours que je vivais dans cette ville.  Peu à peu, je commençais à fraterniser avec mes pairs.  C’est alors que je devais me choisir un partenaire pour un travail d’équipe que j’ai connu Véronique, d’un gabarit semblable au mien.    Bien qu’elle soit âgée de cinq ans de plus que moi, ce qui lui en donne vingt-quatre, nous pourrions facilement passer pour des sœurs malgré nos deux tempéraments diamétralement opposés.

Si, d’une part, je suis somme toute assez sage, Véro est le diable en personne… M’enfin, j’exagère un peu évidemment : n’importe qui, à côté de moi, a l’air du diable en personne…

Alors que mes expériences sexuelles, vous le savez déjà, sont plutôt limitées, Véronique a probablement vécu davantage de choses que moi.  Je ne lui avais pas encore demandé, mais ça se sent ce genre d’affaire.  Une chose est certaine, elle n’est pas vierge comme moi puisqu’elle m’a laissé comprendre qu’elle voyait quelqu’un de temps à autre, et ce n’était pas pour faire des devoirs de philo !

Pour vous aider à faire une image plus précise de Véronique, disons que son visage est doté de traits doux, quasi juvéniles malgré ses 24 ans.  Ses yeux bleus donnent à son regard un air mystérieux, d’autant plus qu’elle se maquille de façon à les mettre en valeur.  En fait, je n’ai que rarement vu des yeux d’un azur aussi pur que les siens.  Elle porte un discret piercing sur la joue, et un autre sur la lèvre, et garde toujours avec elle ce un collier en forme de cœur qui descend vers sa poitrine.

De manière générale, Véronique s’habille de façon moins sobre que moi.  Du haut de ses 5’4’’, elle revendique tout comme moi un bonnet C comme poitrine, ce qui est quand même un format honnête, avons-le.  Par contre, elle sait davantage que moi le mettre en valeur ; alors que je porte plus souvent qu’autrement des vêtements peu moulants et qui cachent le maximum de peau possible, Véronique, elle, ne se gêne pas pour porter de plongeants décolletés et des jupes arrivant à la mi-cuisse.  Je ne suis pas lesbienne, mais avoir à la juger, je dirais que c’est une belle femme.

Bien qu’au départ, notre amitié n’était commandée que par les besoins de faire un travail d’équipe, elle est devenue plus sincère au fil des jours et de nos conversations sur des sujets autres que le travail proprement dit.  Nous aimons sensiblement les mêmes choses : la même musique, les mêmes films… et le même type de garçon.

Une chose que nous n’avions cependant pas en commun, c’est l’amour du sport.  C’est d’ailleurs elle qui m’a initié à la course à pied, qui est selon elle le meilleur exutoire après une session intense d’étude.  Ce soir-là, elle était passée me chercher dans mon appartement miteux pour aller courir quelques kilomètres dans mon quartier en cette fraiche soirée d’automne.

J’avais peine à la suivre, mais Véro était bonne joueuse et ralentissait le tempo, question que je puisse suivre le rythme au pas de course.  J’ai tout de même réussi à courir trois kilomètres consécutifs, mais j’ai dû me contenter de faire le reste à pied.  C’est en se baladant ainsi en direction de chez moi que nous avions cette conversation.

  • T’es bonne, pour une première fois. Faudra remettre ça !

 

  • Ouf, j’ai l’impression que j’ai des muscles partout ! Je vais être raquée demain!

 

  • Demain, c’est demain ! En attendant, regarde comme on se sent bien.

Et elle n’avait pas tort.  Cette bouffée d’oxygène donnait confiance en soi, ce dont j’avais rudement besoin.

Une fois arrivées chez moi, alors que je me dirigeais vers le lavabo de la cuisine afin de nous servir un grand verre d’eau, Véro m’a surprise en enlevant ses vêtements juste à côté de moi.

  • Ouf, fait chaud ! J’ai amené du linge de rechange, je te vole ta douche dix minutes, pis après on va prendre un verre au pub ?

J’ai comme pris quelques fractions de secondes pour comprendre ce qui se passait.  Véro avait retiré tous ses vêtements et se trouvait en top et petite culotte sport devant moi.  C’est en bafouillant que j’ai tenté tant bien que mal de refuser son invitation.

  • J’ai rien à me mettre, puis je suis fatiguée !

 

  • Ha come on esti ! Tu vas pas te mettre le nez dans tes livres encore à soir ! Anyway, j’ai prévu le coup, je t’ai amené du linge ! Juste pour un verre !  Envoye, t’as pas le choix !

 

  • Mais…

 

  • Pis maintenant, tu t’entraînes en plus, dit-elle en me faisant un clin d’œil. Faut bien que ça serve à de quoi !

 

  • Ça me tente pas ben ben…

 

  • Tu vas voir, ça donne des belles fesses, m’a-t-elle dit, tout en me donnant une claque sur la celle-ci.

Comme si la chose était indiscutable, Véro s’est retournée pour se diriger vers la salle de bain pour aller se laver.  J’étais subjuguée devant tant d’audace de la part d’une femme que je connaissais depuis quelques semaines à peine.

Alors qu’elle se dirigeait vers la salle de bain, j’ai eu un drôle de sentiment à la vue de ses fesses bombées.  Mes souvenirs m’ont ramené à cette fois où j’avais surpris un couple se donner du plaisir aux toilettes du cégep, probablement avec un petit jeu de mains.  Mes sens se sont d’un coup éveillé et c’est quelque peu déçue que j’ai vu Véronique refermer la porte de la salle de bains, même si ce n’est pas complètement.

Que se passe-t-il ? Est-ce que je suis en train d’éprouver du désir pour ma nouvelle amie ? Pourtant, je ne suis pas lesbienne… Je me suis raisonné en me disant que j’aimerais tellement avoir sa confiance en elle, mais surtout un corps tel que le sien !  C’est comme si je n’avais pas réalisé qu’il était approximativement de la même dimension que le mien.

Une curiosité malsaine m’a même poussé être assez audacieuse pour aller jeter simple un coup d’œil en passant près de la porte de la salle de bains, question de confirmer si Véro est aussi belle nue qu’en petite tenue de sport …  Cependant, mon rideau de douche a beau être de couleur transparente, il est trop opaque pour me laisser voir autre chose qu’une silhouette et c’est quelque peu honteuse que je me suis assise sur mon divan en attendant sagement qu’elle ait terminé sa douche et que je puisse ensuite prendre la mienne.

C’est alors que le souvenir de cette séance masturbatoire que je me suis payée l’autre soir dans mon bain a refait surface.  Je me souvenais m’être caressée, mais surtout de la sensation laissée par le vibrant orgasme que je m’étais donné pour la première fois de ma vie.  La réminiscence de ce moment fait littéralement mouiller ma chatte et c’est ainsi assise, la tête perdue dans la rêverie, que Véro m’a fait sursauter lorsqu’elle est revenue.  Habillée d’une camisole blanche assez transparente pour qu’on voie qu’elle porte une brassière noire, elle est décolletée à souhait puisqu’on voyait environ le tiers de ses seins.  Elle a accompagné le tout d’une paire de pantalons leggings noirs, ce qui lui donnait un air de femme assumée..

  • Dors-tu là toi ?

 

  • Non, non ! J’étais juste dans lune !

 

  • Hey, va te laver, après, t’essayera ça !

 

  • Euh, il y a pas de tissu là-dessus, ai-je dit en pointant la camisole qu’elle m’avait remise.

 

  • Fais pas ton farouche, m’a-t-elle dit, le sourire en coin, avec une évidente pointe d’humour.

 

Je suis allée donc à mon tour prendre ma douche.  Par contre, contrairement à elle, j’ai bien pris soin de fermer la porte comme il se doit et de la verrouiller.  Face au miroir, je me trouvais bien moche comparativement à elle.  Pourquoi était-elle si jolie et moi si moyenne ? Bon, il faut dire que mes cheveux décrépis et mes vêtements tachés de sueur n’aidaient pas à ma situation…

Une fois entrée dans la douche, je me suis mis à imaginer comment aurait réagi Véronique si je m’étais masturbée dans le salon et qu’elle m’avait surpris ainsi.  Étonnamment, cette pensée réchauffait mon entrecuisse, malgré la tiédeur de l’eau qui de ma douche qui ruisselait sur mon corps.  Alors que je me savonnais le ventre, j’ai eu l’envie de me toucher, en fait juste me frôler quelque peu le clitoris…  Telle une toxicomane, je me suis dit que juste un peu suffirait…

Après quelques secondes de roulements de mon majeur sur mon clitoris durci par l’excitation, j’étais revenue à la raison et j’ai cessé ce manège.  J’ai finalement terminé ma douche de manière quelque peu plus convenable… mais j’étais demeurais néanmoins excitée, n’ayant pu étancher ma soif de jouissance.

  • Toc toc toc!

 

  • Minute, je suis pas habillée !

 

  • T’es au courant qu’on a toutes les deux un corps de fille ? Allez ! Ouvre ! J’ai déjà vu ça des tétons dans mon miroir!

C’était la catastrophe pour moi.  Jamais je n’avais partagé un moment de nudité avec une autre personne dans ma vie adulte.  De peur de son jugement, j’ai choisi d’ouvrir la porte, mais tout de même en prenant le soin de nouer une serviette derrière mon dos, question de cacher quelque peu mon intimité.

  • T’es pas prête encore ? Envoye, essaye-moi le linge que j’ai amené ! J’ai hâte de voir si ça te fait!

Je n’eus d’autre choix que de me défaire de la serviette qui me servait de rempart entre son regard et mon corps.  Visiblement, j’étais mal à l’aise devant elle et ça se sentait.

  • La camisole, elle est pareil à mienne, sauf qu’elle est noire. J’en avais acheté deux.

 

  • C’est joli, mais pas sûr que ça soit fait pour moi !

 

  • Arrête donc de niaiser !

 

Je ne saurais dire si c’était la masturbation inachevée de la douche ou bien parce que je me découvrais un côté exhibitionniste, mais même si je me sentais honteuse d’être nue devant Véro, j’avais toujours la chatte aussi en feu que tout à l’heure.

Une fois enfilée la camisole et la jupe rouge qu’elle m’avait fournie, j’ai enfin osé regarder mon reflet dans le miroir.  J’y percevais une autre « moi », plus sexy, moins coincée.

  • Pas mal belle ! J’ai appelé des chums qui vont venir nous rejoindre au pub, je vais te les présenter. Et ya Hugo, un de mes amis, qui est célibataire…

En prononçant ces paroles, elle me prit les seins, comme pour les remonter, puis a tiré sur la bretelle spaghetti de la camisole pour l’ajuster.

  • Tiens, remonte ça un peu… ça risque de faire plus d’effet.

C’est ainsi que je suis sorti de chez moi pour la première fois en me trouvant belle.

 

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