Récit #35 – Ariane, la cégépienne – Partie 3 – La sortie au bar

CLIQUEZ CI-DESSOUS POUR LIRE LES PARTIES PRÉCÉDENTES      

1      2

Pour la première fois de ma vie, je sortais dans un bar en étant habillée de manière quelque peu sexy.  Aux yeux de certaines, on aurait pu dire que j’en montrais bien peu et que je me n’en faisais avec finalement pas grand-chose.  Par contre, à mes yeux, j’en montrais beaucoup plus qu’à l’habitude.  Nous sommes arrivées vers 22h au pub irlandais, après avoir marché les quelques kilomètres qui le séparaient de mon appartement.  Une fois assise à la table désignée par Véronique, la première chose que j’ai vue n’était pas la décoration ou encore le visage des gens assis à l’entour de nous, mais plutôt le reflet de mon propre décolleté dans le miroir qui était juste en face à moi.  C’est comme si j’avais vu une autre personne : une femme qui osait pour la première fois montrer le galbe de ses seins, ne serait-ce qu’à travers un décolleté.

C’est perdue dans ces pensées que j’ai vu surgir, à ma droite, un serveur à la barbe bien taillée..   Ses yeux semblaient dirigés droits vers ce décolleté, pour lequel il avait une vue, le mot est bien choisi, plongeante.

bar-872161_960_720

  • Salut mesdemoiselles, je vous sers quelque-chose ?

 

  • Une pinte de rousse pour moi, tu prends quoi toi Ariane ?

 

  • Moi aussi ! La même chose que toi !

 

  • Parfait, je vous amène ça !

 

Je me dois de l’admettre, le regard de ce serveur dans mon décolleté m’avait fait du bien.  Je me sentais enfin une femme à part entière, malgré la bizarrerie de la situation.  C’est un pur étranger que je ne reverrai probablement jamais…. Mais c’est un peu ainsi que les femmes sexy se sentent, imaginai-je à ce moment-là.

  • Hugo devrait pas tarder à arriver, il vient de me texter. Il va être avec un de ses amis.

 

  • Ah non, ça va être gênant ça…

Mais il était trop tard pour faire marche arrière puisque Véronique s’était levée au même moment pour embrasser les deux jeunes hommes dans la mi- vingtaine qui surgirent à notre table.  Elle fit les présentations d’usage.

  • Voici Hugo, un de mes amis d’enfance ; et lui c’est Jeff.

Jeff est plutôt bel homme.   D’allure athlétique, il doit faire environ 5’9 et son chandail moulant blanc laisse deviner une musculature quelque peu au-dessus de la moyenne.  Ses cheveux courts sont bien placés avec du gel coiffant.  Quant à Hugo, il a plutôt un style décontracté.  À peine plus grand que Jeff, il est habillé d’un simple t-shirt noir et d’un jean bleu et porte des lunettes au bord épais.  Il a une allure moins plastique et plus naturelle que celle de Jeff, qui doit certainement avoir beaucoup de succès avec les filles.  Par contre, c’est Hugo qui me plait dès le premier regard.  Il dégage une aura de je-ne-sais-quoi.  C’est d’ailleurs lui qui est venu s’assoir en face de moi, alors que Véronique était à ma gauche avec Jeff en face d’elle.

Aussitôt assis sur leur chaise, les gars ont hélé le barman pour commander un pot de bière, preuve qu’ils ne resteraient pas que le temps d’un verre.  Après avoir levé notre verre et fait un premier « santé », la conversation a pris des allures banales, passant des présentations d’usage tout en allant aux discussions sur nos cours au cégep, la société en général, et aussi sur notre séance de course à moi et Véronique peu auparavant.  Des banalités finalement.

En fait, c’est tout ce dont mon esprit a besoin pour divaguer et se mettre à penser à autre chose que le sujet principal de la conversation.  J’imagine encore le regard de ce serveur, qui n’a pu s’empêcher de plonger son regard dans mon décolleté et j’en suis venu à me demander si Hugo avait fait la même chose.  Savoir qu’on plait à un homme n’est pas désagréable du tout, je viens de l’apprendre.  Puisqu’Hugo me semblait ne pas avoir porté attention à ma craque, je me suis mise à me demander si les deux ne formaient peut-être pas un couple ; après tout, il n’est pas impossible que ces deux mecs soient les amis gays de Véronique.

Une fois qu’ils ont eu fini leur premier pichet, ayant bu la totalité de leur bière, les gars prirent la décision d’aller d’en commander un autre.  Ils portent plutôt bien la boisson.

  • Je vais aller en caller un au comptoir, le barman a l’air dans le jus ! dit Jeff.

 

  • C’est good, moi je vais aller pisser le premier qu’on vient de boire ! ricana Hugo.

C’est ainsi que Véronique et moi avons pu nous retrouver seules quelques instants pour échanger mes premières impressions.

  • Comment tu les trouves ?

 

  • Ils ont l’air fins ! Mais ils sont-tu gays ?

 

  • Pantoute… mais disons qu’ils ont déjà été tous nus ensemble au même moment…

 

  • S’tu veux dire ?

 

  • Ben là, allume ! On a fait un trip à trois !!!

 

J’étais estomaquée d’entendre Véronique raconter la chose comme si c’était banal ou quelque chose de routinier.  Peut-être était-ce parce que quatre ans nous séparaient et que je n’avais pas encore assez de maturité sexuelle, mais je n’avais pas encore trouvé le moyen de laisser un homme envahir mon intimité et voilà maintenant que ma nouvelle meilleure amie me confie qu’elle s’est laissé prendre par deux hommes…  Au fait, est-ce qu’elle me considère comme son amie ? Cette information quant à son trip à trois changea quelque peu mon opinion sur elle et je dois avouer que je la jugeais quelque peu.  Ou que j’étais jalouse.

Par contre, j’étais un peu rassurée de savoir que les deux comparses ne formaient pas un couple.  Non pas que je sois homophobe, loin de là !  Mais mon imagination fertile se plaisait bien à m’imaginer avec un des deux au lit, surtout Hugo.  Juste d’y penser, ma chatte est devenue toute trempée de ma mouille.

C’est Jeff, un pichet de bière dans une main et un plateau de shooters dans l’autre, qui revint s’assoir avec nous en premier.

  • Pis, vous parliez de nous je te gage !

 

  • Tais-toi donc grand niaiseux ! On parlait d’affaires de filles !

 

  • J’ai amené des shooters de tequila… On va attendre qu’Hugo revienne pour…

 

C’est Hugo qui empêcha toute réplique lorsqu’il revient à son tour avec lui aussi un plateau de tequila.  Il demanda au groupe si nous voulions jouer au billard.  Nous avons accepté avec enthousiasme ; après tout, il me serait plus facile de garder le focus en ayant une activité à faire.    Nous prenons cul-sec les deux shooters par personne que Jeff et Hugo nous avait apportés et nous dirigeons ensuite vers le coin du pub où se trouvent les tables de pool.

Nous avons joué en équipe.  Ainsi, c’est avec Jeff que le hasard m’a placé, question de faire des équipes mixtes.  Le vingt-cinq sous lancé dans les airs a fait en sorte que l’honneur de casser la table m’est revenu.  Je ne suis pas bien agile, mais j’acceptai de bonne grâce.  Alors que je m’apprêtais à casser, je remarquai qu’Hugo était face à moi.  Il me taquinait en m’encourageant y aller fort du poignet pour bien ouvrir le jeu, question qu’il soit plus facile pour lui de reprendre le contrôle de la partie après.

J’ignore si c’est l’effet de l’alcool ou autre chose, mais je soupçonnais fortement Hugo de s’intéresser à bien plus que les balles de billard.  En fait, je suis certaine avec le recul que c’est plutôt mes boules qui l’intéressaient, à voir le regard qu’il me portait lorsque je me suis penché pour donner le coup de baguette sur la balle blanche.  Tout au long de la partie, son regard était fixé sur moi … ou plutôt sur mes seins.

Je n’en pouvais plus, j’étais allumée comme je ne l’avais jamais été par un homme, mais il était hors de question que je me donne à un homme la première fois que je le rencontre.  Après tout, je suis une fille respectable, pas une salope.

Par contre… même une fille respectable peut se masturber…  Et il y a des toilettes dans ce bar…

J’espérais profiter de la fin de la partie pour pouvoir prétexter une envie pressante d’uriner et plutôt aller aux toilettes pour me faire un petit solo de doigts.  Après tout, le mot « envie » est assez bien choisi… j’avais juste à ne pas spécifier envie de quoi !

Cette histoire de fille qui se faisait dans la toilette du cégep me trottait encore en tête et le fait de me caresser en pensant à Hugo me fixant droit dans les yeux ou au barman me fit une fois de plus mouiller ma petite culotte.  C’est la raison qui explique pourquoi j’ai joué volontairement lorsque vint le temps de rentrer la balle numéro 8, question d’abréger cette partie et me payer cette séance de roulage de bille au plus vite.

  • Je vais aller aux toilettes moi ! Je reviens !

 

  • Attends-moi chérie, j’y vais avec toi !

Ces mots venaient de Véronique.  Ha, la garce !!! Comment pourrai-je me masturber si elle m’accompagne aux toilettes !?   Une fois entrées à l’intérieur de celles-ci, j’avais choisi une cabine tout au fond pour au moins être seule, au moins quelques instants.  À mon grand désarroi, marchant un peu plus croche que tout à l’heure, Véronique m’a suivi et a choisi la cabine voisine.

Une fois accroupie pour faire mes besoins, l’envie de me toucher me revint et je dûs faire tous les efforts pour me contenir.  Véronique, incapable de se taire, me dit alors :

  • La tequila était bonne… Je suis pas mal étourdie. Et toi, tu t’en sors pas pire avec Hugo ?

 

  • Franchement, je ne voudrais pas prendre tes hommes, Véro !

 

  • Ahhh c’est de l’histoire ancienne, ça, c’était juste pour le sexe ! Et d’ailleurs, il est plutôt agile… Gêne toi surtout pas s’il te tente !

 

Comment m’allumer davantage ? Mais pour sauver mon honneur et les apparences, j’ai rétorqué à Véronique que je n’étais pas pressée d’en venir à ça et que j’attendrais le moment opportun.  J’espérais son départ de la salle de bain pour que je puisse un petit peu me caresser, mais en vain.  Elle attendait que je sorte.

Une fois sortie à mon tour de la cabine et les mains lavées, Véronique m’a touché les hanches de ses deux mains pour ensuite remonter la bretelle de la camisole qu’elle m’a prêté comme elle l’avait fait chez moi.

  • T’sais que tu es belle-fille toi ! Je suis certain qu’il t’apprécierait Hugo, t’es son genre. En plus. Allez, viens t’en, dit-elle en me donnant une tape amicale sur la fesse gauche et passant son bras dans le mien ensuite, comme deux vieilles amies le feraient.

La soirée ne s‘était pas tant étirée.  J’étais sincèrement fatiguée de ma course et la bière bue et les shooters de téquilas qui se sont ajoutées au fil de la soirée ont fait leur effet, sans me rendre saoule toutefois.

  • Minute, on se call un taxi, c’est pas vrai que je vais remarcher ça, nous dit alors Véronique.

 

  • C’est bon, je m’arrange avec ça, dit Hugo.

Une fois le véhicule arrivé à quelques pas du bar, nous avons tous pris place dans le taxi.  Véronique fut la première à monter à bord, choisissant de s’assoir à l’avant.  Je n’eus d’autre choix que de laisser monter Jeff pour qu’il s’assoit en arrière, au fond.  Ensuite, c’était mon tour d’embarquer au centre, pour des questions pratico-pratiques.  Hugo, quant à lui, fut le dernier à monter, et a donc dû s’assoir à ma droite.

Quiconque a déjà été assis à trois sur une banquette arrière d’auto comprendra aisément comment je me suis sentie à l’étroit en étant entouré de ces deux hommes.  Une fois nos destinations énoncées au chauffeur, nous nous sommes rendus chez d’abord, étant celle qui habite le plus près du pub.  Malgré que la distance fut courte, je sentais la chaleur des cuisses des deux mâles qui touchaient aux miennes, de part et d’autre.  Encore une fois, je mouillais comme une borne fontaine.

Note à moi-même : enlever cette petite culotte aussitôt entrée à la maison.

Étant coincée entre eux, Hugo et Jeff avaient le beau jeu de mater mon décolleté, une chose dont je suis sûre qu’ils ne sont pas privés.  En tout cas, mes seins pointaient, excités par l’éventualité de me faire prendre par eux en ce moment même.  Par contre, plutôt que de terminer cette soirée en baise de groupe, je suis débarquée chez moi sagement.  Les gars et Véronique ont toutefois été suffisamment courtois pour débarquer le temps de me faire la bise avant que j’entre chez moi.

Je dois avouer que les deux becs d’Hugo sur mes joues paraissaient passablement faits avec plus d’enthousiasme que ceux de Jeff…

Mais je suis une fille respectable.

J’entrai seule chez moi et me fit couler un bain.  Je me suis imaginé Véronique en ce moment même qui est peut-être en train de se faire double-pénétrer, une scène que j’avais vu la veille dans un porno hardcore.

Quand j’eus terminé de me masturber, l’eau était froide et j’étais venue trois fois.

Publicités

2 réflexions sur “Récit #35 – Ariane, la cégépienne – Partie 3 – La sortie au bar

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s