Récit #36 – Ariane, la cégépienne – Partie 4 – Le balcon

CECI EST LA TROISIÈME PARTIE D’UN RÉCIT QU’IL SERAIT PRÉFÉRABLE DE LIRE DANS SON ENSEMBLE

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Le lendemain matin de ma sortie au pub avec Véronique et ses amis, en plus de mes muscles endoloris par la course, j’ai eu droit à un joli mal de bloc, gracieuseté de bière que j’ai bue, mais aussi des shooters de tequila apportés par les gars que j’ai consommés la veille.  Allongée nue dans mon lit, je m’étais payée une séance de masturbation la veille avant le dodo, dans mon bain et j’étais restée ainsi.  Trop timide ou trop pudique, j’avais été trop stupide pour entreprendre quoi que ce soit avec les gars hier.  C’est dans cette position que je réfléchissais à cette soirée, mais aussi aux derniers événements vécus depuis mon entrée au cégep dans cette nouvelle ville pour moi.  Malgré mon état semi-comateux, je sentais quelque-chose en moi avait changé depuis mon arrivée et ce quelque-chose ne me déplaisait pas.

Heureusement, c’était un samedi et j’étais en congé à mon boulot et de l’école, ce qui me permettrait de me remettre comme il se doit de cette mini-cuite.  Or, la première étape du rétablissement pour un lendemain de veille, c’est la réhydratation en buvant beaucoup d’eau.  C’’est le projet que je me suis donné lorsque je suis sortie de mon lit.  Pas la peine de m’habiller, me suis-je dit, je ne vais qu’à la cuisine. C’est donc en tenue d’Ève que je m’y suis rendue pour aller me chercher de quoi boire.

Après avoir calé deux grands verres d’eau et avalé un comprimé d’acétaminophène, je me suis assise sur le sofa avec une boisson pour sportifs et c’est à ce moment que mon regard s’est porté vers la fenêtre du salon.  J’ai alors constaté que la veille, probablement un peu éméchée, j’avais oublié de fermer les stores de la porte patio.  Encore nue comme un ver, je fus prise de panique à l’idée de savoir que quelqu’un pouvait me voir ainsi dévêtue, mais je me suis raisonné en me disant que je vivais quand même au deuxième étage dans mon bloc appartement et que les chances que quelqu’un me voit étaient somme toutes fort minces.

Mais cette idée d’être vue n’était pas désagréable…

C’est comme si le fait d’avoir porté hier un décolleté plongeant pour la première fois de ma vie avait brisé une barrière psychologique en moi.  Ayant franchi ce premier mur, je me demandais bien jusqu’où je pourrais aller.  Et ça m’excitait.

Je pensais d’abord à ce serveur qui était de conversation agréable, malgré le fait qu’il ait été fort occupé hier soir.  Son sourire, à travers a barbe bien taillée, ne semblait pas feint, mais sincère.  Je pensais aussi à Jeff, ce beau bonhomme, qui doit n’avoir aucun mal à avoir les femmes qu’il veut dans son lit, mais surtout à Hugo et son air faussement détaché et sa bouille sympathique.  Leurs regards portés vers ma poitrine, notamment lorsque nous avons joué au billard, m’ont fait plaisir et remonté mon estime de soi, qui en avait bien besoin.

J’ai aussi pensé à Véronique.  Qui sait comment elle avait fini sa soirée d’hier ? Peut-être la garce s’était-elle retapé les deux mecs avec qui elle avait déjà fait un trip à trois !?  Peut-être avait-elle crié toute la nuit alors qu’elle se faisait double-pénétrer par les deux beaux gosses ou encore en avait-elle sucé un pendant que l’autre la baisait…  J’en étais même venu à penser à la beauté de son corps, la délicatesse de ses traits et à ses seins si semblables aux miens.  Peut-être jouissait-elle comme cette coquine qui s’était fait donner bien du plaisir l’autre jour aux toilettes du cégep ?

Je pensais aussi à M. Gagnon, Nicolas… ce jeune enseignant de philosophie, qui ne me laisse pas indifférent du tout.  Je me doutais bien qu’il soit possible qu’il soit marié et qu’il ait une vie bien rangée, il est impossible qu’il porte le regard sur une gamine de 19 ans comme moi ! J’ai même repensé à ce soir où Antoine le malhabile, m’a tripoté les seins.  Est-ce que je l’empêcherais de le faire s’il le refaisait ? Probablement pas…

Lorsque je suis revenue à la réalité, j’avais les jambes bien écartées et les mains occupées à caresser mon intimité déjà toute trempée.

Mais si quelqu’un pouvait me voir à travers la vitre de la porte patio ?

Trop excitée, je me suis dit que je devais poursuivre ce que je venais de commencer et je donnai même un second rythme à cette séance de roulage de bille.  C’est comme si, depuis tant d’années, une cochonne était latente en moi ; elle dormait et n’attendait qu’on ne la réveille.  Je ne savais plus où donner de la tête… À qui penser pour me permettre d’avoir cet orgasme, quatrième que j’aurais en quelques heures seulement ?

La réponse lorsque je regardai par la fenêtre.  Non, détrompez-vous, il n’y avait personne.

Mais si je m’installais sur mon balcon ?

Je me suis levé de mon divan et, toujours nue, je me suis dirigé vers la porte-patio.  J’ouvrai celle-ci et seul une moustiquaire me séparait de l’extérieur.  Je l’ai ouvert et ai enjambé la marche qui me menait dehors, au grand air.  Je sentais la brise matinale me frotter la peau.  Nous étions samedi matin et il était à peine neuf heures.  Le soleil brillait dans le ciel, mais nous étions tout de même à la fin du mois de septembre et le mercure ne dépasserait pas les 10-15 degrés aujourd’hui.

Flambant nue, je me suis approchée de la rampe de balcon, en me collant sur celui-ci, par pudeur, tout en me penchant par en avant.

Face à moi se trouvaient d’autres immeubles à logements de cinq étages, tous pareils : sans saveur, sans personnalité.  Les six blocs étaient ordonnés en rectangle, ce qui veut dire que des yeux indiscrets pouvaient venir de toutes les directions.  Au centre, on trouvait une piscine creusée qu’on pouvait utiliser l’été, mais qui était désertée en cette matinée automnale. Cette possibilité d’être vue par n’importe quel voisin m’excitait encore davantage.  Par contre, la fraicheur rendait difficile mon projet…  Bien entendu, mes seins étaient bien durs à cause du froid, mais ce n’était vraiment pas le moment d’attraper un rhume.

Je m’étais donc assise sur la chaise se trouvant sur mon balcon.  C’est en fait une chaise d’extérieur de forme ronde que j’utilisais pour faire mes lectures au soleil.  J’y avais laissé traîner une couverture de feutre noir l’autre soir, lorsque je m’y étais assise en soirée pour relaxer.  L’avantage de m’assoir sur cette chaise, c’est qu’elle est un peu en recul sur mon balcon et que les chances d’être vue sont plus minces…  Je sais, je me contredis !  Me cacher ou être vue est mon dilemme !

J’ai choisi finalement la solution mitoyenne : j’utiliserais la couverture pour me couvrir, mais je me masturberais.  Assise bien confortablement sur la chaise, j’ai pu écarter mes jambes et donner accès à mon petit bouton d’amour à mes doigts.   Bien échaudé par le frottement déjà commencé à l’intérieur de mon appartement, mon clitoris ne demandait qu’à être caressé de nouveau, ce que je m’étais empressé de faire.  Mon niveau d’excitation n’avait pas baissé et c’est comme si je reprenais là où j’avais laissé quelques minutes auparavant.  Excitée, je laissais glisser mes doigts sur ma chatte, faisant rouler deux de mes doigts sur ma chatte mouillée comme c’était rarement arrivé.

C’est à ce moment que j’ai entendu une porte patio ouvrir.  C’est un peu en panique que j’ai regardé derrière moi, mais ce n’était pas la mienne.  Quelqu’un venait de sortir à l’extérieur… Quelqu’un de mon voisinage.

J’ai regardé dans toutes les directions et je compris qu’un de mes voisins du bloc d’en face arrosait ses plantes qui étaient juchées sur le bord de la rampe de son balcon.  Visiblement, il ne m’avait pas vue.  Et puis, même si c’était le cas, il n’aurait vu qu’une femme emmitouflée dans une couverture qui est assise sur une chaise !  La distance qui nous séparait ne me permettait même pas de distinguer clairement ses traits.  De ce que je pouvais voir, il s’agissait d’un homme de taille et de corpulence moyenne âgé d’environ 30 ans.  Sur son balcon, un petit barbecue et une chaise seule m’ont fait comprendre qu’il était probablement célibataire.

C’est alors qu’une idée de fou m’est passée en tête, une impulsion.  Et puis, pourquoi pas ?

Je me suis alors complètement découverte.  Oui, il ferait froid, mais l’envie est trop importante.

Mon voisin semblait regarder en ma direction, mais je ne voulais pas qu’il sache que je l’ai vu, alors j’ai gardé mon regard en oblique par rapport à lui, mais je pouvais voir du coin de l’œil qu’il avait fini d’arroser ses fleurs…

J’ai joué le tout pour le tout…

Dois-je vous rappeler que je suis vierge…

D’une main, j’ai écarté les lèvres de mes parties intimes et de l’autre, j’ai approché deux doigts que j’avais envie d’insérer.  Je me suis raisonnée en me disant qu’il serait quelque peu stupide de perdre ma virginité ainsi, mais à cette distance il n’avait aucune idée que je ne me pénètrerais pas véritablement… J’ai alors feint d’entrer mes doigts dans ma chatte alors que je me frottais le clitoris de l’autre main.

Est-ce le fait de se savoir observée ainsi par le voisin, ou le fait d’être à l’extérieur, mais ma respiration devenait de plus en plus forte.  Je sentais bien que cette séance masturbatoire ne durerait pas des heures.  J’avais du mal à cesser d’haleter et j’ai eu peur un instant non pas que ce voisin me voie, mais bien que celui d’au-dessus, un crotté de la pire espèce, m’entende, ce qui m’a forcé à tenter de dissimuler le plus que je pouvais le son de mon excitation : mission impossible.

C’était une onde de choc, un déferlement de plaisir, lorsqu’enfin j’ai atteint l’orgasme, à peine cinq minutes après que j’aie commencer à m’exhiber.

Consciente à nouveau de la situation dans laquelle je venais de m’exposer, je me suis rapidement levée.  Cette fois, c’est mes fesses que mon voyeur pouvait voir puisque je lui faisais dos et que je franchissais ma porte patio pour rentrer chez moi.

Une fois de retour dans mon salon, je me suis sentie honteuse de ce que je venais de faire.  S’exhiber ainsi, il n’y a que les filles faciles et les salopes qui font ça !  Une fille comme moi, ça ne se masturbe pas ainsi n’importe où !

J’étais honteuse et je me suis résolue à ne plus jamais recommencer à faire des bêtises comme celle-ci, malgré l’intense satisfaction que j’en ai retirée au moment de l’orgasme.

J’étais allée en vitesse vers la fenêtre de ma chambre pour regarder discrètement à travers les rideaux si mon voisin voyeur était toujours là.   Je m’étais même mis à espérer que j’avais peut-être imaginé qu’il m’observait, alors qu’il arrosait tout bonnement ses fleurs.

C’est alors que j’ai vu ce voisin voyeur qui semblait manipuler quelque chose de ses mains, pour finalement entrer chez lui, quelques secondes après d’un pas rapide.

Lorsque mon cerveau a compris ce qu’il faisait, la honte fit alors place à l’excitation à nouveau.

 

 

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