Récit #41 – Ariane la cégépienne – Partie 5 – Les préparatifs du souper

Pour bien comprendre et profiter de ce récit, je vous suggère d’aller lire les premières parties.

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Nous étions à la mi-novembre, la session était déjà pas mal avancée.  Depuis l’épisode de la masturbation sur mon balcon, je dois avouer que ma vie sexuelle en solo était devenue… comment dire… de plus en plus présente dans ma vie ?  Ma libido n’avait jamais atteint de tels sommets et je ne ratais plus l’occasion de me masturber. N’eut été la température automnale de novembre, j’aurais récidivé cette séance exhibitionniste en espérant que mon spectateur attentif se pointe de nouveau.  J’ai dû me contenter de me promener en petite tenue à la maison en laissant les stores et rideaux ouverts, dans le fol espoir qu’il m’aperçoive.  Qu’il m’ait vu ou non, la seule pensée qu’il puisse être excité à ma vue m’a donné plus d’un orgasme.

Du côté de ma vie sociale, mon cercle d’amis avait grandi.  Je m’acclimatais de plus en plus à mon nouveau milieu de vie, à ce nouveau cégep et ma ville d’adoption.  Plus les semaines avançaient, plus je gagnais de la confiance en moi et me permettais de sortir de plus en plus de cette carapace que je m’étais moi-même bâtie depuis toutes ces années.

Au fil du temps, mon amitié circonstancielle avec Véronique devenait de plus en plus sincère, au point où nous étions devenues les deux meilleures amies du monde.  Son influence se faisait sentir chez moi à tous les points de vue, mais notamment au niveau vestimentaire.  Elle m’a permis de faire beaucoup d’économies en me prêtant ses vêtements.  De plus, cette femme m’inspire aussi, moi qui suis une femme d’ordre général assez introvertie. Nous nous complétons bien, le yin et le yang.

Côté vie amoureuse, par contre, c’est toujours bien compliqué.  J’étais encore vierge et j’avais parfois l’impression que je finirais vieille fille.  J’ai bien connu quelques garçons, mais on à chaque fois on dirait dit qu’il me manquait la petite once de courage nécessaire pour aller plus loin.  Faut croire que la confiance en soi, ça ne se développe pas du jour au lendemain.  Cette confiance qu’Antoine a su mettre à mal dans le passé en étant trop entreprenant.

Véronique, dans les derniers jours, s’était donné la mission de me faire perdre ma virginité et c’est pourquoi elle multipliait avec moi les activités avec Jeff et Hugo.  Nous sommes allés au cinéma à quelques reprises et sommes retournés plusieurs fois au bar ensemble.  Ce samedi soir, c’était à mon tour de recevoir le trio à la maison.

Pour l’occasion, Véronique portait une robe noire avec un décolleté en V qui laissait voir le galbe de ses seins et lui arrêtait à mi-cuisse.  De mon côté, Véronique m’avait encore une fois prêté ses fringues ; cette fois-ci, j’étais en toute simplicité en portant une camisole noire, mais qui était très décolletée, et un pantalon blanc.  On aurait dit que mes seins étaient remontés, une illusion créée par le soutien-gorge que j’avais choisi pour cette soirée.  Pour agrémenter le tout, j’ai pu porter le collier de Véronique en forme de cœur, celui qui attire le regard en plein cœur de ma craque de seins.  C’est comme si, pour l’instant d’une soirée, j’étais devenue Véronique, attitude en moins.  J’ai même eu le goût d’aller me faire percer la joue comme elle, mais il ne faut tout de même pas exagérer…

J’étais très nerveuse de recevoir mes nouveaux amis, c’est pourquoi j’avais pris une bonne partie de l’après-midi pour préparer le repas.  Heureusement, Véronique, même si elle s’avouait elle-même piètre cuisinière, a pu venir me donner un coup de main.  Disons que son aide fut plus utile à me coiffer et me maquiller qu’à faire cuire ce roastbeef et à couper des légumes, mais qu’importe !  Sa présence m’aidait à passer outre cette nervosité.  Dès 16 heures, nous avions pris la peine d’ouvrir une bouteille de vin afin d’agrémenter l’attente de nos deux lurons qui étaient attendus deux heures plus tard, à 18 heures.

Alors que j’étais assise sur un tabouret dans ma chambre et que Véronique mettait un point final à ma coiffure, elle se mit à me poser des questions.  Il était difficile pour moi de les esquiver comme je le fais habituellement.

  • Il te plait, Hugo ?

C’est probablement les trois coupes de vin que nous venions de prendre, mais je rougis d’un trait et elle devina ma réponse.

  • T’sais, faudrait peut-être que tu lui donnes signe, parce que je pense qu’il s’intéresse à toi. Faudrait pas qu’il se tanne.

 

  • Oui, mais…

 

  • À moins que tu sois lesb…

Cette dernière phrase, c’est en murmurant à mon oreille qu’elle l’avait prononcée.  Je n’ai pas eu de peine d’attendre la fin de sa phrase et je l’interrompis avant qu’elle termine de celle-ci.

  • T’es-tu malade toi ! Je suis aux hommes à 100% !!!

Mais Véronique semblait en avoir décidé autrement.  Elle me lécha le lobe de l’oreille, tout en descendant sa main de mes cheveux, avec le revers de celle-ci, pour me caresser la joue et descendre jusqu’à mon épaule.

  • T’as déjà essayé pour dire ça ?

 

  • Non, mais je le sais !

 

  • Tu peux pas savoir alors…

J’étais tétanisée.  Comment réagir ?  Non, je n’avais jamais connu d’amour lesbien, mais je dois avouer que de sentir Véronique si près de moi avait quelque chose de rassurant.  La chaleur de sa main sur mon corps et la tendresse qu’elle dégageait me donnaient confiance et surtout, inondait ma chatte, ce qui témoignait que cette invitation ne me laissait pas indifférente.

Comme pour poursuivre, elle passa sa main sous la bretelle de ma camisole pour caresser le galbe du début de ma poitrine.  Mon cœur battait la chamade et mon cerveau ne faisait que construire des scénarios tels ceux que j’ai vus dans les pornos que j’ai regardés récemment.

Depuis les dernières semaines, j’ai découvert plusieurs nouvelles sensations.  Et à chaque fois, le goût de briser de nouvelles barrières s’est manifesté en moi.  C’était décidé, je n’offrirais aucune résistance et je lui ai fait comprendre en relevant ma tête et me retournant vers elle.  Toujours derrière moi debout et moi assise, nos lèvres ont pu faire contact.  C’était la première fois que mes lèvres rejoignaient celles d’une personne de même sexe que moi.  Une fois la première appréhension passée, j’ai pu apprécier son haleine si proche de la mienne, mais surtout l’agilité de sa longue qui s’est frayé un chemin jusqu’à la mienne.  La bouche grande ouverte sur la mienne, elles ont fusionné lors de leur rencontre pour se tourner une contre l’autre pendant plusieurs minutes, mais qui m’ont semblé ne durer qu’un instant.

Pendant ce temps, mon entrejambe baignait dans mon jus tellement j’en mouillais celle-ci

C’est alors que Véronique est venue s’assoir directement sur moi, à califourchon, pour poursuivre notre étreinte aussi sensuelle que sauvage.

  • Humm Ariane, t’es tellement belle, je te désire depuis le début…

J’étais ébahie d’entendre ces mots que j’aurais presque pu prononcer moi-même.  Comment une si belle femme, sûre d’elle, pouvait-elle me démontrer son attirance ainsi ?

Ne sachant trop quoi faire, j’étais heureuse lorsque Véro a fait passer par-dessus elle la robe qui lui couvrait le corps, me laissant à la vue le galbe de ses deux beaux seins qu’elle est venue écraser contre moi qui portais toujours ma camisole noire.  Mais plus pour très longtemps.

Véronique m’embrassa le cou de façon aussi agile qu’elle le faisait pour ma langue, mais usa cette fois de ses mains pour faire descendre la bretelle de ma camisole, ce qui laissait voir de manière plus évidente ma brassière.

  • Il est temps de détacher ça.

Elle passe de la parole aux actes en deux temps, trois mouvements.  Ses mains ont trouvé leur chemin jusqu’à mon dos pour dégrafer mon soutien-gorge et relever mes bras dans les airs pour me débarrasser de ces vêtements encombrants.

  • T’as vraiment de beaux seins…

 

  • On dirait les tiens…

Pour toute réponse, j’ai eu un baiser sur la bouche.  Ensuite, elle fit descendre son nez et sa bouche sur mon cou pour flatter ma peau en se faufilant entre dans le sillon entre mes deux seins pour aboutir un peu plus bas, au milieu de mon ventre, tout en me donnant çà et là de petits baisers en passant.  Elle entreprit alors le massage de ma poitrine de ses mains agiles en palpant un peu mes seins, mais surtout ensuite en venant mordre doucement le bout de ceux-ci, puis en les léchant et en faisant ensuite des tours avec sa langue tout atour de mes auréoles pour finir en me les suçant littéralement.

Je n’en peux plus, je gigote de plus en plus, dans je ne sais quelque espoir.

Elle me prit la main pour m’amener vers mon lit.  Une fois assise sur celui-ci, alors que j’étais toujours debout, elle défit le bouton de mes pantalons et m’entoura de ses bras.  Alors qu’elle tint mes fesses serrées dans ses mains, elle fit descendre ce pantalon.  Elle fut quelque peu surprise de voir que je ne portais pas des dessous… Mon petit secret à moi depuis peu.

  • Coquine ! Tu m’enlèves le plaisir de t’enlever ta petites culottes !

 

  • Euh, c’était comme pas prévu de même ! dis-je en rougissant !

 

Véronique me pris alors contre elle, m’embrassa le bas du nombril et, sans que je m’y attende, me fit basculer par-dessus elle pour que je me retrouve au lit, mi- assise, mi- couchée, bien accotée sur mes trois oreillers.

  • Écarte toi….

Je remerciais le ciel d’avoir eu la bonne idée de prendre une douche avant son arrivée.  Intimidée, j’ai tout de même ouvert mes deux jambes pour lui offrir la vue de ma petite chatte fraichement rasée.

Elle était alors à genoux, face à moi, et me tint elle-même les jambes dans les airs de ses deux mains.  Je sentais littéralement la cyprine me couler entre les cuisses.

  • Masturbe-toi, dit-elle.

 

  • Là, maintenant ?

Je n’eus pas l’envie de protester, de peur de briser ce moment d’intimité magique, et fit glisser mon index et mon majeur droit sur mon bouton d’amour.  Je fis une pression sur mon clitoris et le caressai en le frottant d’abord lentement, par pudeur, puis de plus en plus vite, la gêne disparaissant comme neige au soleil.

Véronique se défit à son tour de ce qui lui restait de ses vêtements pour s’assoir face à moi à peu près dans la même position que moi, mais à quelques centimètres de distance de moi.

  • Regarde comme je mouille pour toi moi aussi…

Elle passa de la parole aux actes en m’offrant à son tour une vue spectaculaire sur son corps.  Bien que je n’aie rien à redire sur celui-ci, il faut dire que j’étais plus concentrée sur le mouvement de va-et-vient que je faisais sur le mien.  Je fixais ses doigts pour essayer d’aller à sa vitesse, question de partager le rythme avec elle.  Je sentais, à entendre son souffle, qu’elle n’en aurait pas pour très longtemps.

  • Ah oui Ariane, touche-moi.

Je la fis taire en l’embrassant de manière aussi sauvage que je pus.  Elle prit alors ma main et l’approcha de sa grotte… c’était chaud et humide, tellement que mes doigts glissèrent quasiment involontairement à l’entrée de sa vulve.  Ne sachant trop que faire, j’ai imité le mouvement que j’aimais tant me faire faire.  Comme pour m’aider, elle s’approcha encore plus de moi, question de me donner toute la marge de manœuvre nécessaire.  J’avais deux clitoris à portée de doigts, le sien et le mien.

Véro ne tiendrait pas longtemps, je le sentais bien.  Elle haletait de plus en plus vite, mais surtout de plus en plus profondément.  Ses hanches avaient tendance à faire des mouvements de haut en bas, au fur et à mesure que je poursuivais mon jeu de doigts.

  • Ari… Ari… Continue, hummm allez ! Continue !

Alors qu’elle était sur le bord de l’orgasme, je savais que je n’étais pas au même stade.  Cette première fois m’intimidait tout de même…  C’est alors que je pris mon courage à deux mains et y allai d’une première initiative en utilisant mon autre main, celle qui me masturbait, pour y glisser en elle deux doigts par un mouvement imitant celui d’un pénis qui la pénétrerais.

Cette combinaison masturbatoire vagin-clitoris l’a achevée.

  • Ouiiiiiiiiiiii !!!!!!! Ouiiiiiiiiiiiiiii ! Ariiiiiiiiiiiiiiiii Ouiiiiiiiiiiiiii !

Elle poussa ensuite un gros soupir de soulagement, son corps détrempé par la sueur et par son propre jus.

  • Ari, t’es vraiment la plus hot… à mon tour de te faire plaisir.

Elle se lécha les lèvres sensuellement, ce qui me fit comprendre à quel traitement elle me destinait.

Alors qu’elle venait à peine de plaquer sa bouche pour d’abord embrasser mes petites lèvres, puis sucer mon bouton d’amour, nous avons entendu la sonnette de la porte.  Étonnées, nous avons jeté un regard sur mon radio-réveil : 17h55.

Merde, les gars arrivent.

Heureusement que la porte est fermée à clé. En toute vitesse, nous nous rhabillons pour aller leur ouvrir celle-ci.

Si Véronique a eu son orgasme, mon appétit était loin d’être rassasié.  Mais je dois rester, du moins en apparence, de marbre.

Après tout, je suis la prude Ariane.

 

 

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