Récit #77 – Leçon privée

Bang !

J’ai été réveillée par le son que fait le lit, de ma coloc, dans la pièce d’à côté, fait en cognant le mur. Je me tourne dans mon lit, mais je ne me rendors pas. J’agrippe mon cellulaire, regarde l’heure. 2h18. J’ai le goût de cogner dans le mur en guise de réponse, mais je ne le fais pas. Je les écoute… Et comme ça fait déjà un moment que je n’ai pas eu de moment intime… Ça commence même à m’exciter.

Avec les claquements vifs et rapides que j’entends, je sais qu’elle est à quatre pattes, son chum derrière elle, la pénétrant doggy-style… Bon je dis « chum », je ne suis pas sûre que ce soit le bon mot parce qu’ils ne durent jamais bien longtemps… Il a une main sur ses hanches, l’autre lui tirant les cheveux. Les bangs sur le mur accélèrent et ralentissent.

De mon côté, je suis tellement excitée, que je me mets aussi à quatre pattes sur mon lit. Je m’imagine qu’il est dans ma chambre, derrière moi. Que c’est moi qu’il baise… Je bouge même mon corps à la même cadence qu’eux. Après une minute, je n’en peux plus, je me couche de nouveau et je commence à me caresser. Une main dans ma petite-culotte, l’autre parcourant mon corps, mes seins, mon cou, mon ventre.

Puis, le bruit cesse. Je redresse dans mon lit… Je veux savoir s’ils baisent toujours… Alors je me lève un peu et colle mon oreille le mur mitoyen de nos chambres. Je les entends parler… Ce qui me déçoit parce que je suis encore terriblement excitée.

— Juste wow ! dit la voix masculine. Au début, quand tu me suçais… C’était… C’était littéralement parfait ! J’ai cru que j’allais te venir dans la bouche !

— Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? J’ai de l’expérience ! répond Nathalie.

— Tu devrais donner des cours…

— Hahaha… Peut-être…

— J’ai connu quelques filles qui auraient vraiment eu besoin d’un coach.

— Pour vrai ? Dans ce cas, je devrais placer une annonce sur Kijiji. 60$ de l’heure.

— Et je fournis le pénis.

— Mais je garde l’argent !

— Hahaha…  Si tu veux !

Ils finissent par chuchoter si bas que je ne comprends plus ce qu’ils disent… Et puis c’est le silence complet. Je m’endors une demi-heure plus tard.

Lorsque je me lève le lendemain matin, je vais à la cuisine et commence à me préparer un bol de céréales. Alors que je mange tranquillement en regardant ma page Facebook, je vois finalement je vois un gars sortir de la chambre de ma coloc. Il ne porte que des boxers. Il est beau, musclé, fit, presque qu’un modèle qu’on voit dans le catalogue de vêtement.

Il me demande où sont les toilettes. Je lui pointe la porte. Il en ressort une minute plus tard. Retourne dans la chambre de ma coloc. En ressort habillé, me fait un petit salut gêné et part.

Ma coloc sort de sa chambre quelques minutes après ça. Elle s’installe à table et sort son cellulaire elle aussi…

— Il était vraiment cute ! dis-je. Où trouves-tu des gars comme ça ?

— Sur Tinder, me dit-elle en me montrant son écran de cellulaire où il y a une photo de gars qui sourit. Tu devrais essayer. Il y a beaucoup de junk, mais il y a des perles.

Je prends une pause. J’hésite beaucoup avant de le dire.

— Je vous ai entendu hier.

— Entendu quoi ?

— Tout. La baise… Et votre conversation après.

— Ça t’a allumée ?

— Oui… Surtout les compliments qu’il t’a fait à la fin…

— Ce n’est pas la première fois qu’on me fait ce genre de commentaire.

— Tu voudrais m’enseigner ?

— Hahahaha! Pourquoi pas !

Elle se lève, prends une banane et se dirige vers la porte d’entrée.

— Je vais être en retard à l’université. Mais on se reparle de tes leçons privées.

Le reste de la journée fut ordinaire. Comme Nathalie était partie en coup de vent, je ne savais pas si sont « on s’en reparle » était sérieux ou non… Je n’ai pas eu beaucoup à beaucoup attendre… Parce que vers 21h, alors que je suis moi, finissant un travail de recherche, je reçois un texto.

1212

Je commence immédiatement à stresser. Je cours vers la chambre de bain et je m’assure que mes cheveux sont bien placés, que je parais bien. Je replace mes vêtements et je me brosse les dents.

Je suis encore dans la chambre de bain lorsqu’ils entrent. J’attends quelques instants puis je sors. Ma première surprise. Elle est avec un gars, mais pas le même que ce matin. Il est quand même cute.

— Je te présente JF, dit Nathalie.

— Enchantée.

— Je sais que ce n’est pas le même gars que ce matin, justifie-t-elle, mais je crois que JF sera un meilleur assistant que lui. Il possède deux caractéristiques importantes. Premièrement, il a un pénis plus gros, plus long que la moyenne. (Ça le fait sourire beaucoup.) Et il a une endurance exceptionnelle… Une fois on l’avait fait et il était resté bandé une bonne heure et demie non-stop. Je n’avais jamais vu ça.

Elle regarde autour d’elle, se tourne vers le divan du salon.

— Bon, allons dans le salon, dit-elle. On va être plus confortable.

Nous nous avançons tous les trois. JF s’assoit au milieu. Nathalie s’assoit à gauche, je m’assois à droite. Nathalie sort un papier de sa poche, le déplie et le parcourt quelques secondes.

— Bon. Première leçon. Je sais que même si c’est plus quelques choses que les gars font… Mais il faut un minimum de préliminaire. Et une chose que j’ai comprise au fil du temps, les gars aiment ça les filles entreprenantes. Et rien de mieux que d’être celle qui initie le rapport sexuel. Je vais te faire une démonstration. Alors imagine que JF, ici présent, est mon chum. Il a eu une dure journée à l’université. Lorsque j’arrive à la maison, il est effoiré dans le divan et il joue à un jeu vidéo. Assis-toi à côté de lui, regarde à quoi il joue. Colle-toi contre lui.

Elle joint parole à l’acte. Pose sa tête contre son torse.

— Regarde son entrejambe. Comme ça, il va se rendre compte que tu le désires. Tu peux l’aguicher.

Elle pose sa main sur son jeans et fait comme si elle enlève une poussière.

— Tu peux aussi être un peu plus directe.

Elle met carrément sa main sur son entre-jambe, le regarde dans les yeux. Ils se regardent yeux dans les yeux quelques instants.

— Bon, à ton tour, me dit-elle.

Je fais comme Nathalie. Je me colle contre lui. Je lui caresse discrètement les abdominaux. Regarde entre ses jambes, ça commence déjà à augmenter de volume.

— Excellente initiative. Se lécher les lèvres, c’est parfait.

Je ne m’en étais même pas rendu compte…

— Bon, comme tu peux voir. Mon assistant répond positivement à tes avances. Avant d’aller plus loin, assure-toi que tu pourras lui faire une fellation sans t’interrompre. Dans ce cas-ci. (Elle prend un coussin du divan le jette aux pieds de JF) il faut penser à nos genoux. Ensuite, très important, la transition du flirte à la fellation doit être douce. Imagine que tu es une féline. Tu te déplaces lentement et t’installes devant lui.

Comme j’ai les mains toujours sur son ventre, je me laisse doucement glissée sur le sol. Mes genoux se posent délicatement sur le coussin. Je replace des cheveux.

— Excellent ton mouvement de cheveux. Très sensuel. Bon maintenant, il faut que tu libères sa queue. Comme JF a un jeans, je te suggère de tout simplement déboutonner, descendre la braguette, puis tout descendre au complet. Sa fermeture éclair est en métal. Pendant la fellation, la queue a tendance à bouger beaucoup et la sensation de frottement avec les petits bouts de métal n’est, apparemment pas agréable.

— Je confirme, ajoute JF.

— Mais s’il avait porté juste un boxer. Tu aurais pu simplement utiliser le trou pour simplement la sortir et commencer à le sucer.

Je commence donc à le déboutonner.

— Très important le contact visuel, corrige Nathalie. Tu regardes, sois sa queue, sois ses yeux. Rien d’autre.

Je fais lentement descendre sa fermeture éclair. Et je fais comme Nathalie m’a suggérée et j’agrippe, en même temps, son jeans et son boxer sans le quitter du regard. Puis j’ai regardé sa queue.

— Excellent ton effet wow! lance Nathalie.

Wow… Nathalie avait dit qu’il était plus gros et long que la moyenne, mais je ne m’attendais pas à tant. Sa queue était plus longue de 2 ou 3 pouces que tout ce que j’avais pu faire l’expérience avant. Et elle était plus épaisse aussi.

— Commence par le caresser avec ta main.

J’ai enroulé mes doigts autour de sa queue délicatement. Imitant ce que Nathalie mime, j’ai donné un petit bec sur le bout de son gland.

— Bon, laisse-le entrer un peu plus profond dans ta gorge. Mais juste le gland au début… Essentiel : il ne doit sentir tes dents à aucun moment. Utilise ta langue, mais pas juste la pointe, parce que sinon ça chatouille.

Je m’exécute alors. Je le fixe du regard. J’ouvre les lèvres et je fais entrer son gland. Je commence alors à le caresser avec la langue. Je le vois qu’il aime ça… Je répète le même mouvement pendant deux minutes. Sa queue s’enfonce de plus en plus dans ma bouche. Elle se bute au creux mes joues, à mon palet.

— Tu as une main de libre, commente Nathalie. Utilise là. Caresse-toi… Ou caresse-le.

Je commence alors à me caresser les seins pendant que je continue. Je lui caresse délicatement aussi les cuisses, le ventre, alors que je continue. Sous la suggestion de Nathalie, je sors sa queue de ma bouche, lèche le manche de tout son long, puis je recommence à le sucer. De son côté, JF apprécie vraiment la situation, je le vois dans son regard. Sa respiration s’accélère, je vois même qu’il sue un peu.

— Bon, pour faire durer le plaisir, tu peux accélérer la cadence, 20-30 secondes, qu’il devienne très high… Puis ralentir… Ne garde pas trop le même rythme trop longtemps, il va se lasser. Il faut être un peu imprévisible.

Je fais comme me suggère Nathalie… Et JF adore ça ! Je suis vraiment dedans. Comme je suis toujours habillée, je sens que mes sous-vêtements sont très humides. Alors que je suis dans la phase plus lente de ma fellation, Nathalie me demande :

— Bon, on va parler un peu de finale. Tu peux commencer un rapport sexuel par une fellation… Ou le finir par la fellation. Ou les deux… Ou tu peux faire comme en ce moment, uniquement une fellation. Mais dans les cas où tu finis par une fellation, très important de communiquer tes préférences à ton partenaire. Il contrôle le quand… Tu contrôles le comment. Tu veux qu’il jouisse sur tes seins… ton visage… ou dans ta bouche ? …

— Je sais pas trop… Sur mes seins ?

— C’est toi qui décides… Mais admettons que tu veuilles qu’il te vienne au visage. Tu le masturbes près de ton visage. Si c’est lui qui tient sa queue, assure-toi qu’il sait qu’il te vise la bouche, le menton, le nez. Les pires endroits, c’est les yeux, parce que ça brûle. Et les cheveux. Parce que ça colle. Quelques secondes avant de jouir, les gars, vont en général, sois respirer irrégulièrement, sois arrêter de respirer, sois avoir des petits spasmes musculaires. Dès que tu vois ces signes-là. Prends pas de chance. Ferme les yeux. Je parle d’expérience… Du sperme dans les yeux ça brûle vraiment beaucoup !

Elle me regarde masturber JF près de mon visage. Étrangement, j’ai tellement peur qu’il me vienne au visage que je peine à garder mes yeux ouverts.

— Essaie de pas trop cligner, mais sinon c’est bien… Et admettons que tu veuilles avaler. Dans ce cas-là, continue à le sucer normalement. Et restes à l’écoute des signes précurseurs de l’orgasme. Quand tu les vois, assure-toi que son membre n’est pas enfoncé complètement dans ta gorge, parce que tu pourrais t’étouffer. Recule-le, dépose le gland sur ta langue. Tu peux garder la bouche ouverte si tu veux. Et tu le laisses remplir ta bouche. Petit conseil. N’attends pas trop, et avale d’un coup sec.

— Ça goutte comment ? demande-je.

— Ça dépend des gars. De ce qu’ils mangent, ce qu’ils boivent. En général, c’est salé et amer. Des fois, ça peut être un peu acide. Mais mon conseil essaie de ne pas trop le goûter.

JF et moi commençons donc à simuler une éjaculation dans ma bouche.

— Bon, tu voulais qu’il te jouisse sur les seins… Go…

Alors je recommence à le sucer comme me l’a montré Nathalie. Je le regarde bien dans les yeux. Pendant quelques minutes, elle nous a regardés, corriger quelques petites erreurs de ma part. Jusqu’à ce que finalement je vois que JF retient son souffle. J’ai alors pointé sa queue dans mon décolleté… Et il a joui…

Nathalie s’est levée est aller chercher une serviette pour que je me nettoie.

— Et puis, comment c’était cette première leçon ? me demande-t-elle.

— Incroyable !

— Bon, maintenant que tu as la base, le véritable truc, c’est la pratique. Tu vas voir que tous les gars ne sont pas pareils. Qu’ils n’aiment pas les mêmes choses…

Je me relève et m’assois à côté de JF.

— Bon, pour tes devoirs. Cette semaine… Tu installes Tinder son ton cellulaire… Et tu choisis, au moins, un gars. N’importe lequel qui te plait. Tu vas à une date avec lui… Et tu pratiques ! La semaine prochaine, je veux un résumé complet de ce qui s’est passé.

JF se relève, remet son jeans. On se sourit et il part. Dès que la porte se referme derrière lui. Nathalie me regarde.

— Ah oui… Ça va faire 60$!

— Quoi ? Tu me fais payer en plus!

— Tu m’as entendu hier soir… C’est 60$ de l’heure. (Elle regarde son cellulaire.) 1 heure, 5 minutes. Je suis gentille. Je te fais un rabais de 5$!

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