Récit #95 – La soirée de filles

Ça sonne à la porte. Je me rends à la porte. C’est Dan, un collègue de travail.

— Salut Sophie, ça va ? me dit-il avec son accent français si class.

— Super !

Il me fait la bise.

— Ton invitation m’a beaucoup intriguée, me dit-il. Qu’est-ce que tout cela cache ?

— Tu verras, lui dis-je avec un petit sourire.

Je l’invite à me suivre dans ma chambre. Je le vois sur son visage qu’il est très intrigué. Lorsque nous arrivons dans ma chambre, son regard se pose immédiatement sur le lit. Mais je lui montre plutôt la chaise que j’ai placée au pied du lit.

— Tu me fais confiance ? lui demande-je.

— Oui…

— Assez pour mettre ces menottes ? lui dis-je en sortant deux paires de derrière mon dos.

— Haha! Peut-être…

— Menotte-toi à la chaise et je te ferais une surprise…

Il hésite, mais il les prend. Il s’assoit lentement, prends les menottes, les enroule autour des barreaux de la chaise, puis autour de ses poignets. Je l’aide pour installer correctement la deuxième paire de menottes. Lorsqu’il est bien attaché, il lève la tête, me sourit avec un air coquin.

C’est alors que je sors de ma garde-robe une corde. Je l’enroule lentement autour de son torse. Il n’arrête pas de me poser des questions, mais je l’ignore. Je continue en lui attachant solidement les mollets aux pattes de la chaise. Et je termine en sortant du gros duck-tape que je lui applique sur la bouche. La dernière chose qu’il dit avant d’être réduit au silence est : « Pourquoi !?»

Après, je tire, tant bien que mal, la chaise jusqu’à mon garde-robe.

— Dan, fais-moi confiance… Tu ne le regretteras pas. Je vais fermer la porte et m’assoir sur le lit. Regarde entre les fentes des stores de la porte.

Je ferme la porte, vais m’assoir sur le lit. Je prends la pose et reviens le voir dans la garde-robe.

— Tu m’as bien vu ? Cligne des yeux si c’est un oui.

Il cligne des yeux.

— Bon, je vais te laisser enfermer un petit quinze ou vingt minutes là-dedans. Une chose… Ne fais pas de bruit. Et tu ne seras pas déçu du spectacle…

Je ferme la porte. Je vais dans mes tiroirs, j’en profite pour prendre mon pyjama rose très quétaine. Je sais que Dan est dans la garde-robe, mais j’en profite pour lui donner un avant-goût de la soirée en me changeant presque devant lui. Je retire mon chemisier, mon pantalon lentement. Je me penche sur le lit quelques instants pour bien lui montrer ma petite-culotte. Et j’enfile mon pyjama.

Je sors de la chambre, le laissant patienter là, bien cacher… Dix minutes plus tard, ça sonne à ma porte. C’est Amélie. Elle rentre en coup de vent avec un large sourire.

— Salut Sophie ! Eille, j’avais tellement hâte à ce soir ! Après une tel semaine de fou au travail, j’avais bien besoin d’une soirée pyjama ! C’est super fin de l’organiser !

— Merci !

— On s’installe où, dans le salon ou dans ta chambre ?

— Dans ma chambre !

Je l’escorte jusqu’à ma chambre, mais à mi-chemin, ça sonne de nouveau à la porte. Cette fois, c’est Catherine et Stéphanie. Lorsque nous arrivons dans la chambre, Amélie vient tout juste terminer d’enfiler son pyjama. Catherine et Stéphanie vont se changer à tour de rôle dans la chambre de bain. Finalement, lorsque nous sommes toutes prêtes, nous nous assoyons toutes sur le lit.

— On n’attend pas Jade ? demande Catherine.

— Non, répondis-je. Elle est pas sûre de pouvoir venir… Et si elle vient, elle sera là vraiment plus tard… Elle a dit qu’on ne devait pas l’attendre !

— Parfait ! dit Stéphanie.

Nous nous installons donc sur le lit en cercle et nous commençons à potiner sur tout et rien… Et vous savez ce que c’est quatre filles dans une chambre, ça commence évidemment à parler de leur vie sexuelle.

— Et puis, avec René, ça va ? … demande Stéphanie à Amélie.

— En ce moment… C’est compliqué… Il m’a surpris à fouiller dans son téléphone portable… Et on est en froid depuis ce temps-là…

— Moi, quand je suis avec un nouveau gars, commente Catherine, à la première occasion que j’ai, je regarde toujours dans sa table de chevet. Ça en dit long sur un gars.

— Comme quoi ?

— Des mouchoirs et de la crème pour les mains : Amateur de porn.

— Hahaha!

— Lube : Amateur de sexe anal ; livre : intello; bandes dessinées : enfant; bible : ses parents doivent croire que je suis vierge; caméra : exhibitionniste;

— Mon ex, il avait des condoms lui…

— Même là, les détails peuvent être révélateurs. Plus d’une boîte de condom : courailleux; des condoms XXL : problème d’ego; pas de condom : ITS; condoms non lubrifiés : cheap; condoms nervurés : le plaisir de sa partenaire est important; boîte de condom vide : il a tendance à improviser.

— Hahaha! Tellement logique ! lance Amélie.

— Tu as raison pour les condoms non lubrifiés, commente Stéphanie. Pat, mon chum au cégep était cheap!

— Moi, mon frère, ajoute-je. Il a des livres de Donjons et Dragons.

— Pfff. Il est puceau !

Tout le monde rit allègrement pendant plusieurs secondes.

— Qu’est-ce que tu crois qu’on pourrait apprendre sur Sophie en regardant dans sa table de chevet ? demande Stéphanie.

— Non ! proteste-je… On ne fouille pas !

— Come on ! dit Stéphanie.

— On te jugera pas, assure Amélie.

— Oui, oui, supplie Catherine.

Finalement, je les laisse ouvrir ma table de chevet… Mais je n’ose pas les regarder. Je me cache les yeux avec ma main.

— Bon, dit Catherine. Une boîte de condom presque pleine. Mademoiselle est prévoyante, mais pas trop courailleuse. Lubrifié et nervuré : pas cheap et cherche à atteindre l’orgasme lors de ses relations sexuelles.

Je l’entends qui replonge sa main dans ma table de chevet.

— Un vibrateur. Style classique, couleur rose, pas trop gros, pas trop puissant. Mademoiselle aime se faire plaisir quand elle est seule, mais sans plus.

Elle dépose le vibrateur au centre de notre cercle et replonge la main dans mon tiroir.

— Tiens, tiens… Qu’est-ce que c’est ? On dirait… des dés en fourrures…

— Regarde, sur chaque face il y a des parties de corps, commente Stéphanie. Sur le dé rose, c’est les parties du corps féminin… Sur le dé bleu, c’est des parties du corps masculin.

— Donc… réfléchit Catherine. Mademoiselle aime improviser… Et aime la variété !

— Comment ça marche ? demande Amélie.

— Me semble que c’est simple. Chacun lance un dé et les deux parties du corps choisi par le hasard doivent entrer en contact.

— Tu veux essayer ? demande Catherine à Amélie.

— Haha. Pourquoi pas ? répond-elle. Mais je prends le dé rose. C’est toi qui feras l’homme !

Les deux filles lancent les dés. Au centre de lit, ils se frappent et finalement affichent tous les deux deux images de bouches.

— Tu vois, comme là, on devrait s’embrasser. Admettons que le dé soit tombé sur… dit-elle en prenant le dé et tournant les faces… sur le pénis. Tu aurais dû me faire une fellation.

— Eille, mais là, commente-je… Vous avez lancé les dés… Vous ne devez pas prendre ça à la légère. C’est une forme de contrat… Vous avez l’obligation de respecter la décision des dés.

— Toi, pis tes superstitions… commente Catherine.

— Aurais-tu peur de m’embrasser ? ajoute Amélie.

— Pantoute ! Approche…

Les deux filles s’approchent l’une de l’autre. Et leurs lèvres se touchent, d’abord timidement, mais le baiser devient rapidement plus passionné et intense, avec la langue et la main dans les cheveux. Lorsqu’elles reprennent leurs places, Amélie replace ses cheveux.

— Whoa… Tu n’y as pas été avec le dos de la cuillère…

— Ben quoi ? dit Catherine. On joue le jeu ou pas ?

— C’est à ton tour, dit Amélie en poussant le dé rose dans la direction de Stéphanie.

— J’ai jamais dit que je voulais jouer, dit-elle.

— As-tu peur de ce que les dés pourraient décider ? lance-je avec un ton mystique.

— Non, non, assure Stéphanie, prenant le dé rose entre ses doigts.

Catherine me tend alors le dé bleu. Nous lançons les dés en même temps. Le dé rose tombe sur l’image d’une paire de sein… Alors que le dé bleu tombe sur l’image du pénis.

— Oh, oh… Problème, dis-je… J’ai pas de pénis…

— Prends le vibrateur, dit Catherine.

— C’est vrai… Vu comme ça…

Je prends alors le vibrateur entre mes doigts. Je le démarre. Je m’approche de Stéphanie. Je frôle le bout de ses seins au travers son pyjama. Je les touche délicatement. Finalement, je finis par l’insérer lentement dans le décolleté de son pyjama et je laisse reposer entre ses seins. Après une minute, je le retire, l’éteint et le remets au milieu du lit.

— Qui est la prochaine ? dit Catherine en prenant le dé bleu.

 

Stéphanie reprend alors le dé rose. Et elles lancent les dés de nouveau. Le dé rose tombe sur une image de jambes ouvertes… Alors que le dé bleu tombe sur une bouche.

— Allez, ordonne Catherine à Stéphanie. Retire le bas.

Stéphanie hésite un peu, mais elle retire le bas de son pyjama. Elle porte une petite culotte blanche. Elle se couche sur le dos, écarte les jambes. Catherine s’installe entre ses jambes, replace les cheveux, et…

— Hé ! Elle m’a léchée ! lance Stéphanie avec surprise.

— À quoi tu t’attendais ? Chatte plus bouche. Me semble que c’est clair ce que les dés voulaient qu’on fasse…

— Tu aurais pu juste donner un petit bec sur ma petite culotte…

Catherine ne lui répond même pas. Elle replonge sa tête entre les cuisses de Stéphanie. Celle-ci se crispe de nouveau. Amélie et moi, nous la voyons qui hésite un peu, comme si une partie d’elle voulait l’arrêter, mais qu’une autre partie d’elle voulait qu’elle continue…

Amélie se tourne vers moi. Elle me tend le dé rose. Nous les lançons et ils tombent sur deux bouches. C’est alors qu’Amélie étire un peu le doigt et d’un geste langoureux, elle pousse le dé rose qui devient une paire de seins. Elle me fait signe de retirer mon haut de pyjama. Ce que je fais. Elle dégrafe mon soutien-gorge et elle commence à me lécher les seins. Je n’ose pas regarder, mais je sens ses mains sur mes hanches, je sens son shampoing, je sens sa langue qui s’enroule autour du bout de mes seins…

À côté de moi, Catherine se redresse, attache ses cheveux rapidement.

— J’arrive toujours pas à croire que tu m’aies léché la chatte, dit Stéphanie.

— Est-ce que tu as aimé? demande-t-elle.

— Humm… Nnnn… Ouuu… Je sais pas…

— Parce que si tu as aimé ça, je peux recommencer…

— Vraiment ?

— Oui, oui, assure Catherine. Je vous l’avais jamais dit les filles… Mais je suis bisexuelle!

Amélie cesse de lécher mon sein. Elle se redresse, regarde Catherine quelques secondes. Elles se rapprochent, puis s’embrassent. Les mains de Catherine se posent sur les hanches, mais elles descendent rapidement sur ses fesses. Leur baiser est vraiment passionné. Pour le trip, je m’approche d’elles, mets une main sur chacune d’elle et approche mon visage des leurs. Leurs mains se posent sur mes hanches et au centre de nous trois, nos langues se touchent. Ça ne dure que dix secondes tout au plus, mais c’est torride.

Lorsque nos langues se quittent, nous prenons quelques secondes pour se regarder lascivement. Presque qu’en même temps, nous décidons de nous déshabiller. Stéphanie nous regarde un peu, hésitante, puis décide de suivre notre exemple. Nos pyjamas, nos petites culottes se retrouvent sur le sol.

 

— Humm… dit Stéphanie… Cath… C’est parce que j’ai peut-être, un peu, beaucoup aimé ça quand tu m’as…

— Manger la chatte ? complète Catherine.

— Oui…

— Je le savais ! répond-elle en s’approchant d’elle, leurs seins se frôlant.

Elles se regardent pendant quelques secondes sans bouger et elles finissent par s’embrasser sur la bouche. Leurs corps se pressent l’un contre l’autre. Catherine ne se prive pas de mettre ses mains sur les fesses de Stéphanie. Lorsque leurs lèvres se séparent, Stéphanie se laisse tout simplement tomber sur le lit, jambe écartée. Catherine s’installe entre ses jambes et commence à la manger.

Amélie et moi, nous nous regardons et décidons d’aller aider Catherine. Amélie approche son visage de celui d’Amélie et elles commencent à s’embrasser. Je commence à caresser son corps avec mes doigts, mes mains, mes lèvres. Je lui caresse le ventre, les seins, les hanches, le cou, les cheveux. Elle adore ça. Je regarde parfois Catherine, presque en transe, qui la lèche sans relâche.

Amélie et moi nous regardons et décidons d’aller nous amuser de notre côté. Nous commençons par nous embrasser. Nous nous caressons, nous frottons l’une contre l’autre. Elle me chuchote des mots cochons : « T’as tellement des beaux seins… » Mes mains descendent jusque sur ses fesses. Elles sont si rondes, si douces, si parfaites.

— On décide comment qui mange qui ? me chuchote-t-elle.

— Je sais pas, dis-je avec hésitation… Roche-Papier-Ciseaux ?

— Hahaha! Celle qui perd mange l’autre.

— Ok!

On met nos mains dans nos dos. Nous jouons toutes les deux : ciseaux. Ça nous fait toutes les deux rires…

— Ben, tu sais quoi, dis-je… Si on faisait les ciseaux… Chatte contre chatte, dis-je en mimant le contact avec nos doigts.

— Ok !

Nous nous installons sur le lit, juste à côté de Catherine qui continue de manger Stéphanie. Nous écartons les jambes, nous rapprochons lentement et nos chattes finisse par se toucher. Je peux sentir qu’elle est vraiment mouillée. Nos liquides se mélangent. Lorsque nos clitoris finissent par se toucher, c’est comme si nous avions eu un choc électrique entre nous deux. Mais nous avons continué à frotter nos chattes… Et nous avons commencé à vraiment aimer ça. Nous nous regardions, yeux dans les yeux, bougeant nos hanches. Mais au bout de deux minutes, Amélie s’effondre.

 

— Eille, ça parait pas. Mais c’est demandant de faire ça…

— Haha ! Tu devrais t’inscrite au gym !

— Je me vois mal demander à un entraineur : « Je suis pas capable de faire les ciseaux au lit avec une autre fille… Qu’est-ce que vous me suggérez ?»

— Fais du yoga, lance Catherine, en levant brièvement la tête.

— Ne t’arrête pas ! lance Stéphanie, prenant la tête de Catherine et la replaçant entre ses jambes.

Comme Amélie est toujours couchée sur le lit, je me place entre ses jambes. Je lui flatte le ventre et commence à lécher sa chatte. Elle est terriblement humide… Elle commence à vraiment aimer ça, se caresse les seins alors que je la mange…

Ça sonne à la porte.

Toutes les filles figent.

Ça sonne de nouveau.

— C’est qui ? me demande Catherine en chuchotant.

— Je ne sais pas…

— Jade ? dit Stéphanie.

— Oui ! lance Amélie. C’est vrai… Jade ! Elle devait être en retard…

— On fait les morts, dis-je. Elle va penser qu’on a annulé…

Puis, nous entendons la porte d’entrée s’ouvrir au loin.

— Fuck! J’ai oublié de verrouiller la porte !

Nous entendons des pas se rapprochant de ma chambre.

— Les filles ? crie Jade.

— Vite, sous les draps, dis-je. On fait comme si on dort.

Nous nous dépêchons à prendre ma couverte et nous nous cachons en dessous. D’un côté de sens Catherine se coller contre moi alors que je suis la dernière sur le bord du lit. Jade ouvre la porte de ma chambre. Je fais semblant que je viens tout juste de me réveiller, me redresse un peu, tout en faisant attention de ne pas dévoiler ma nudité.

— Jade ? dis-je en essayant d’avoir l’air confuse.

— Vous dormez déjà ?

— Oui, oui… On a un peu trop bu… On était toute fatiguée alors on a décidé de faire une petite sieste.

Jade regarde autour de la chambre.

 

— Et pourquoi, il y a des sous-vêtements sur le sol ?

— Je leur montrais ceux que je venais d’acheter.

Elle se penche, prend une petite culotte (pas la mienne). Elle la regarde quelques secondes.

— Et tu t’achètes des sous-vêtements avec le nom de Stéphanie cousu à l’intérieur, dit-elle en sortant l’étiquette…

Je ne sais pas quoi répondre… Elle s’avance rapidement vers le lit, tire un peu la couverte.

— Mais vous êtes toutes à poil ! lance-t-elle surprise.

Les autres filles cessent de faire semblant de dormir et se redressent.

— Fuck Steph… Est-ce que c’est encore ta mère qui achète ton linge ?

— Nnnoui… Ben quoi… Elle coud mon nom à l’intérieur parce qu’elle a peur que mon linge se mélange avec celui de ma coloc…

— Bon, dit Amélie à Jade. On l’admet. La soirée a pris un tournant…

— Lesbien ? complète Jade.

— Si tu veux, tu peux nous rejoindre, propose Catherine.

— Cath nous a avoué être bisexuelle, résume Stéphanie.

— Pis vous vous êtes toutes dit que vous devriez essayer ?

— Ça s’est pas tout à fait passé comme ça, dit Stéphanie.

Jade s’assoit sur le lit.

— Bon, commençons par le début… Cath, raconte-moi donc comment tu as découvert ta bisexualité…

— En fait, moi, ado, j’étais convaincu que j’étais lesbienne. C’est plus vers 17-18 ans que j’ai commencé à être attirée par les gars. Au début, je me disais que j’avais eu une phase lesbienne, pis que je devenais hétéro. Mais dès que j’ai été en couple avec un gars, tous mes fantasmes sont devenus lesbiens. Et quand j’ai été en couple avec une fille après, j’ai recommencé à avoir des fantasmes hétérosexuels… Alors j’en ai déduit que j’étais bisexuelle… Depuis, j’alterne gars-fille.

Jade se tourne vers Amélie.

— Toi, Mel ?

— Ben moi, j’ai toujours eu des petits fantasmes lesbiens, mais passer à l’acte c’est la première fois aujourd’hui.

— Toi, Steph ? dit Jade.

— Première fois moi aussi.

— Toi, Sophie ?

Je prends une inspiration.

— J’ai déjà fait un trip à trois, deux filles, un gars.

— Toi, Jade ? demande Catherine.

— Ben moi aussi, j’ai déjà fait quelques trips à trois.

— T’as aimé ça ?

— Oui…

— T’aimerais-tu ça essayer avec une fille ? … ou quatre? propose Catherine.

— C’est la deuxième fois que tu me demandes de vous rejoindre. T’aurais pas un kick sur moi ?

— Je l’avoue. Tu es une belle fille, dit-elle en se levant.

La couverte lui glisse et elle se dévoile entièrement à Jade. Elle marge à genoux sur le lit, se rapproche d’elle et elle commence à lui masser les épaules. Jade sourit.

— Tu ne voudrais pas être la seule entre nous cinq qui n’a pas participé…

Jade ne répond pas, elle continue de se laisser désirer.

— En plus, Steph peut te le confirmer… Je suis très douée pour le sexe oral…

— Heu… Oui, oui… dit timidement Stéphanie en rougissant.

Elle glisse une main dans son chandail, commence à lui caresser les seins. Jade se tourne la tête, approche son visage de celui de Catherine et commence à l’embrasser. Ça dure une dizaine de secondes. Les mains de Catherine commencent à lui retirer son linge. Amélie et moi, nous commençons à l’aider. Nous la forçons à se relever. Je déboutonne son jeans, Amélie tire les pantalons vers le sol. Je baisse sa petite culotte. Son soutien-gorge tombe.

Catherine et Jade s’enlacent, s’embrassent. Amélie et moi, nous échangeons un regard. « On débauche Steph!» Nous nous approchons de Stéphanie, nous l’embrassons à tour de rôle sur la bouche, laissons nos mains se promener sur son corps menu. Nous la couchons sur le lit, Amélie descend entre ses jambes et commence à la lécher. Moi, je continue de l’embrasser, de lui caresser les seins, les cheveux.

Mais au bout de quelques minutes, Amélie relève la tête.

— My god… J’ai mal à la langue ! Je ferais tellement une piètre lesbienne. Pas capable de faire les ciseaux ni de manger une fille plus que deux minutes…

— Prend le vibrateur, lui suggère-t-elle. Et alterne avec ta langue.

 

Elle le prend entre ses doigts, l’allume. Elle commence à lui caresser la chatte avec. Je vois immédiatement Stéphanie qui recommence à prendre beaucoup de plaisir. Amélie la lèche même sans arrêter le vibrateur, utilise ses doigts contre son clitoris.

Stéphanie respire maintenant de manière saccadée. Elle pousse de petits gémissements rauques. Graduellement, ça augmente en volume, jusqu’à pousser des cris aigus. Elle commence à trembler, suer. Pour finalement jouir ! Amélie et moi la regardons reprendre son souffle pendant une trentaine de secondes. Elle replace ses cheveux, se redresse lentement.

— C’était trop hot! lance Stéphanie.

Amélie et moi, nous nous regardons un peu gêner. Catherine et Jade viennent nous rejoindre. Catherine me fait un high five. Jade se colle contre moi et elle commence à m’embrasser. Elle me couche sur le lit, s’installe entre mes jambes et commence à me lécher. Stéphanie s’assoit à côté de moi, elle me caresser le corps, m’embrasse sur les lèvres pendant que Jade lèche mon intimité.

Au bout de quelques minutes, Stéphanie dit à Jade :

— J’aimerais essayer moi aussi… Tu me coaches?

Elle lui fait signe de s’approcher. Elle l’installe entre mes jambes, elle lui donne une petite explication, lui montre quoi faire avec sa langue. Stéphanie commence à me lécher. C’est timide, maladroit, mais j’aime. Et en plus, Jade commence à alterner avec elle. Lorsque je tourne la tête, je vois Amélie et Catherine en 69 juste à côté de moi. Amélie simple avoir de la difficulté parce que Catherine est très bonne avec sa langue.

De mon côté, je commence à me sentir de plus en plus excitée, près de l’orgasme. Jade et Stéphanie qui alternent, c’est vraiment trop bon… Je commence à suer, haleté. J’agrippe les draps avec mes ongles… Et je finis par jouir…

Quelques secondes plus tard, j’entends Amélie a côté de moi qui a un orgasme aussi ! Finalement, Amélie, Stéphanie et moi, on se place dans un coin du lit et nous regardons Catherine et Jade continuer à se manger mutuellement en 69. Ça nous excite tellement que nous commençons à nous toucher, nous embrasser pendant qu’on les regarde. Lorsque Jade jouit à son tour, nous nous regardons les quatre, nous prenons le vibrateur et nous commençons à la caresser ensemble jusqu’à ce que, elle aussi, atteigne l’orgasme.

Après nous reprenons notre souffle.

— Pis, Steph, demande Catherine. Comment t’as aimé l’expérience ?

— C’était vraiment bon ! J’avais jamais eu de fantasme lesbien… Mais bon, c’est peut-être aujourd’hui que ça commence.

— Toi, Mel ? continue Catherine.

— J’ai adoré ! Mais j’ai trouvé ça tough… C’est différent une fille. C’est comme pas les mêmes muscles qui travaillent.

— Mon conseil, je te l’ai déjà dit : prends des cours de yoga. Et puis, si tu vas dans un centre spécialiser, demande du yoga « hatha ». Ça va développer ton endurance, ta force et ta flexibilité… Et toi, Sophie ?

— Moi, j’ai adoré ! On recommence quand ?

Les filles partent à rire.

— Et toi, Jade ?

— J’ai a-do-ré!

— Je me demandais, demande Stéphanie à Catherine. C’est comment être en couple avec une fille?

— Comparer avec un couple hétéro, c’est différent et similaire en même temps. Côté sexe : entre filles, c’est plus de préliminaire, plus sensuel. Avec un homme, c’est plus direct, plus charnel. Mais dans les deux cas, il y a toujours un des deux qui est plus dominant. Côté vie de tout les jours, c’est un peu plus égalitaire. Mes relations lesbiennes ont toujours été plus fusionnel qu’avec des gars.

— Sexuellement, qu’est-ce que tu préfères chez une fille ?

— Moi, je suis vraiment du type chatte ! J’adore les lécher. Je crois que vous l’avez remarqué !

— Et pour les gars ?

— Vous allez trouver ça étrange… Mais le sperme.

— Le sperme !? dit Stéphanie.

— C’est la seule chose qu’une fille ne peut pas faire… Une fille quand ça jouit, ça gémit, ça crie, ça squirt des fois. Mais un gars, quand ça jouit, ça éjacule. J’aime ça sentir le sperme en moi.

— Quand tu dis en toi ? Tu veux dire qu’il jouit en toi ?

— Oui… J’avale aussi.

— Tu avales ? dit Jade. Faut qu’on s’organise de quoi avec mon chum. Il veut absolument que me faire goûter à sa semence !

— Si tu veux!, dit-elle en riant.

— L’autre jour, continue Jade. il a essayé de me faire croire que c’était une bonne source de fer et de vitamines, qu’il y a même des filles qui se font des shakes avec… Wash!

Nous continuons de discuter pendant une bonne heure par la suite. Amélie et Stéphanie finissent par se rhabiller et partir. Jade part prendre une douche. Catherine et moi nous retrouvons seules dans la chambre.

— Ton scénario a marché parfaitement ! chuchote-je à Catherine.

— Pendant un instant, quand qu’on se déshabillait, j’ai cru que Stéphanie n’embarquerait pas… Mais elle a succombé… Pis Jade qui nous surprends au lit… Les bobettes de Stéphanie avec son nom cousus… Hahaha!

Nous nous collons, nous embrassons.

— Tu as vraiment l’intention de faire un trip avec Jade et son chum ? demande-je.

— Pourquoi pas, me dit-elle en me faisant un clin d’œil. Après quatre filles, je suis dû pour un gars me semble. Tu peux venir si tu veux…

— J’ai un ami, je suis sûre que ça lui plairait si on se mettait à deux sur lui, dis-je en jetant un petit regard en coin vers mon garde-robe.

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