Récit #96 – Roxanne – Partie 1

 

Parfois, les histoires du secondaire ont tendance à nous rattraper, malgré les distances, malgré le temps ou les efforts que nous pouvons faire pour les oublier.  C’est un peu ce que j’ai vécu et, si le cœur vous en dit, je vous partagerai les fruits de ces doux souvenirs de mon adolescence et ma jeune vie d’adulte.

Commençons les choses en bonne et due forme : je m’appelle Roxanne.  On me dit jolie, chose dont j’ai toujours douté, mais les hommes n’ont jamais semblé indifférents à mon physique.   Je suis somme toute assez grande, 5 pieds 9 pouces pour être précise.  Je crois que mes cheveux blonds cadrent bien avec mes yeux pers et verts.  Je suis originaire de Matane, un petit bled gaspésien, où tout le monde se connaît et où une réputation peut se faire- ou défaire – en moins de deux.  Heureusement, la mienne est irréprochable, même si moi je sais combien coquine je peux être.

J’allais, à cette époque à la Polyvalente de Matane.  J’avais quinze ans.  J’y ai fréquenté Sédricko, un gars qui était à peine un peu plus grand que moi, mais avec quelques livres en trop.  À partir du cours d’éducation physique de secondaire trois, il s’est toutefois repris en main et s’est mis à s’entraîner trois fois par semaine, ce qui lui a donné, peu à peu, une forte musculation qui a fait, en partie le charme qui m’a rendu amoureuse de lui.

En fait, j’ai été en couple avec lui dès le début de notre secondaire 2, le jour où le prof de maths nous a placés côte à côte.  Sédricko n’était pas très performant dans cette matière et le prof avait espoir de l’aider en mathématiques avec ce changement de place.  Il ne se doutait pas qu’après quelques semaines, nous serions en couple et pour longtemps.

***

Ce soir-là, j’étais chez Natacha, ma best.  Une petite brunette d’environ 5 pieds 5 pouces.  Nous étions inséparables, surtout depuis que j’ai passé mon permis de conduire et que mon père m’a fait cadeau sa vieille Mazda 3.  Grise charcoal, elle n’est pas neuve, mais elle facilite grandement mes déplacements dans la petite ville de Matane, en Gaspésie, où il est difficile de se transporter autrement qu’en auto.  Même si j’ai maintenant compris qu’elle était une profiteuse de la pire espèce, l’amitié de Natacha a quand même eu ses avantages.  Elle a permis à maintes reprises, par exemple, de nous obtenir facilement de la bière au dépanneur.  Est-ce parce qu’elle porte des lunettes sérieuses, ou parce qu’elle aime s’habiller de manière provocante ? On s’en fout un peu, tant qu’on a notre bière et nos clopes!

Ce soir-là, Natacha avait organisé une soirée chez elle.  Un party d’ado comme il s’en fait dans des milliers de sous-sols de maisons un peu partout au Québec.  Nous avions pris quelques bières et même fumé un gros joint.  Sédricko était présent, mais il s’occupait peu de moi, trop occupé à jouer au Playstation avec ses chums plutôt que d’être à mes côtés.  Je portais un joli chandail décolleté rose et blanc qui mettait bien en valeur – sans être vulgaire – ma poitrine ferme.

C’est là que j’ai rencontré Yan.  Il avait déjà 19 ans, alors que j’en avais seulement 15.  C’est probablement dû au fait qu’il était plus vieux, mais il avait une barbe plus fournie que celle de la plupart de mes amis, cet air mature et moins juvénile que celui de Sédricko m’a attiré au point qu’au premier regard, je suis tombée follement amoureuse de lui.  De caractère doux, il était déjà plus mature que la moyenne des gars de son âge.  Il avait l’esprit vif et démontrait une intelligence qui m’a tout de suite attirée.  Je me dois de l’avouer, il était plutôt joli mec.

Sur le canapé, Yan était assis à ma droite, entre Natasha et moi.  Je devinais, à travers son tshirt moulant, un corps mieux proportionné que celui de Sédricko.  Mais ce qui comptait le plus, c’est qu’il était vraiment gentil avec moi et non pas indifférent comme Sédricko avait pu l’être toute la soirée.  Comme nous partagions les mêmes goûts musicaux, une affinité naturelle s’est développée entre lui et moi.   Entre nous, toute la soirée fut marquée par cette complicité que je ne pensais jamais trouver avec quiconque.

Vers la fin de la soirée, nous avons pu profiter de l’indifférence de nos amis et de la douce nuit de printemps dehors pour aller nous faufiler dans le spa des parents à Natasha.  Je dois avouer que j’avais des attentes : Yan me plaisait beaucoup et j’avais espoir qu’il m’offre de prendre un bain de minuit tellement j’étais subjuguée par son charme.

Contrairement à ce que j’anticipais, Yan n’a pas essayé de profiter de mon état d’ivresse ni de la situation ; peut-être est-ce dû au fait que j’étais plus jeune que lui, ou au fait que mon copain était toujours à l’intérieur à jouer au Playstation ? Je ne saurais le dire…  N’ayant pas prévu se baigner, je portais simplement ma brassière et ma petite culotte, alors que lui était en boxer.  L’alcool brisant des barrières, je me suis collée dos à lui.  Je dois avouer que j’ai gardé un souvenir aigre-doux de cette soirée à la belle étoile.  Autant a-t-il agi en gentlemen, autant j’aurais voulu qu’il se laisse aller davantage.  Je l’attirais, je le savais grâce à cette érection qu’il n’a pu me cacher lorsque j’étais lovée contre lui…   J’étais en amour.

Une fois rentrée chez moi, cette soirée-là, je me suis masturbée comme jamais je ne l’avais fait, en ayant Yan en tête, et non pas mon copain Sédricko.  Je me sentais coupable, mais j’étais incapable de faire autrement.

***

Deux ans plus tard, vint la fin du secondaire et l’obligation de faire les choix que cette période charnière de la vie impose.  Je me suis inscrite, dans l’espoir de quitter mon petit patelin paisible de la Gaspésie, au cégep du Vieux-Montréal, en sciences pures.  Pour la première fois de ma vie, j’ai senti chez Sédricko une panique à l’idée de me perdre et il a décidé d’emménager avec moi.  Même si j’ai pu être attirée par Yan, Sédricko, était mon premier amour et était malgré tout un bon gars plein de belles qualités.

Et je dois avouer, lorsqu’il s’en donnait la peine, il arrivait à me faire jouir assez brutalement, grâce à son jeu de hanches et son habileté à manier sa langue, même si quelque-part au fond de moi, c’est à Yan que je pensais tout ce temps.

***

Voilà deux ans que j’étais installée dans la métropole.  J’avais enfin mes 18 ans.  J’aimais la ville de Montréal, mais la simplicité des gens de par chez nous me manquait terriblement.   Sédricko, quant à lui, s’était mieux adapté que moi à la vie urbaine.  Je sentais s’installer entre nous une distance de plus en plus grande.  La décision de rompre vint de moi.  J’ai alors résolu de profiter de ce célibat nouvellement acquis pour explorer de mon côté nouvelles avenues sexuelles avant de retourner dans mon douillet Matane, mon DEC en poche.  Ainsi, pendant les jours qui ont suivi notre rupture, je me suis littéralement dévergondée.  J’ai pu explorer plusieurs choses notamment un trip à trois avec deux autres hommes, avec qui j’ai pu devenir une vraie soumise.  C’était bien différent d’avoir Sédricko…

***

Le hasard de la vie m’a aussi mis sur la route de Lucas, un transgendre, fraîchement débarqué à Montréal lui aussi, mais de l’Abitibi.  Entre nous s’est développée une grande amitié quasi fusionnelle ; je pouvais tout lui raconter dans les méandres détails, au point même que je me suis demandé si je ne me suis pas senti attirée par ce petit mince à la peau bronzée au regard vif et intelligent.

Je dois avouer, je ne sais pas si j’ai été attirée par Lucas au départ, les préjugés étant tenaces.  Par contre, sa transformation étant achevée depuis un bon moment, il ne restait que peu de choses de sa vie dans ce qu’il appelait « son costume de Rosalie ».  J’ai aussi pu constater que Lucas était hétérosexuel lorsqu’une discussion plutôt chaude, entre lui et moi, s’est transformée en séance de masturbation sur un banc de parc, vers 22h, alors qu’il y avait encore des passants.

Même si Lucas était un homme à part entière maintenant, je sentais, dans sa manière de me frotter le clitoris de ses doigts, qu’il gardait de sa vie d’autrefois une expérience dans le maniement du doigt qu’aucun autre homme ne pouvait connaître.

***

Contre toute attente, lorsque j’ai demandé à Natasha de venir me donner un coup de main pour remplir mes boîtes et préparer mon déménagement, elle a accepté sans hésiter.  Sa réputation de profiteuse n’étant plus à faire, je me suis dit qu’elle avait peut-être changé.   Je devais aller la chercher à la gare de bus.  Lucas s’était gentiment offert pour aller la chercher avec moi.  Une fois arrivés sur place, j’ai compris qu’elle venait pour d’autres raisons que pour m’aider à préparer mes cartons.   En fait, c’est une Natasha plutôt sexy que nous avons retrouvée, pas du tout vêtue pour être confortable dans un autocar.

Sa robe d’été rouge écarlate lui allait à merveille.  Elle laissait entrevoir des seins proéminents, bien mis en valeur par un soutien-gorge qui les remontait au plus haut.  Sa robe lui arrêtait à peine un peu en dessous de ses fesses bombées.  Je dois avouer l’avoir reluquée, même si je suis loin d’être lesbienne.  Lucas ne fut pas indifférent à ses charmes.  J’avais déjà parlé de lui à Natasha, par Messenger.  La réaction de Natasha fut d’abord dédaigneuse, mais elle a changé d’idée lorsqu’elle apprit qu’il conduisait une Audi de l’année et que son père était associé dans un influent bureau d’avocats…

***

Ce soir-là, nous sommes allés au St-Sulpice prendre une bonne bière.  C’est là que j’ai connu un des meilleurs amis de Lucas, le Gee.  Cet homme mystérieux avait environ 30 ans.  Je n’ai jamais su son vrai nom, mais son charme était indiscutable.  Une aura de sexe se dégageait de lui.  À travers la discussion, dans la soirée, j’ai compris qu’il était quelque-chose comme un organisateur d’événements, sans plus.  Il avait décidément la tête de l’emploi.

***

Ce 25 septembre, quelques semaines plus tard, j’étais de retour temporairement à Matane, la moitié de mes bagages étant resté à Montréal, faute d’espace pour les entreposer.  J’étais descendu pour visiter des appartements, mon départ définitif pour la grande ville était proche.  Alors que je m’étais rendue à la SAQ pour acheter du vin, j’ai pu croiser Yan, comme ça, par hasard.  Il n’avait pas changé d’un iota, si ce n’est la maturité qu’il avait gagné dans son regard et son assurance.  Immédiatement après m’avoir vue, il m’a prise dans ses bras pour me faire une étreinte plus longue que nécessaire.  Mon cœur battait la chamade – alors que je mouillais ma petite culotte.

Nous sommes sortis de la SAQ après avoir discuté dans l’allée des vins italiens pendant une bonne demi-heure.  Il m’a offert gentiment de l’accompagner chez lui afin de boire ensemble le vin que nous venions à peine d’acheter.  Assise dans l’auto, du côté passager, je veux littéralement lui sauter dessus.  Alors que je suis à quelques instants de m’être convaincue de passer à l’acte, il m’agrippa par les poignets et m’annonça qu’il n’en pouvait plus…  J’ai hoché la tête en guise de consentement et il n’en fallut pas plus pour qu’il tire sur mon chemisier pour en défaire les boutons violemment.

Il était 17h30 et faisait encore clair, malgré l’intense orage qui faisait rage dehors.  Je me suis retrouvée en brassière en moins de deux.  Je n’ai pu m’empêcher de lui tâter le ventre – plutôt ferme – et de descendre ma main vers son entrejambe.  Au diable les minouches, nous avions le temps en masse pour en faire plus tard.  En ce moment, c’est de sa queue dont j’avais envie.  Sans trop que je ne m’en rende compte, elle était entre mes mains.

Je commençai alors un long mouvement de va-et-vient ; j’ai eu peine à la tenir tellement son membre était large.  J’étais aussi impressionnée par sa longueur qui devait faire facilement neuf pouces.  Je la tenais fermement et lui imprégnais un mouvement de haut en bas. Nous avons convenu rapidement qu’il manquait d’espace à l’avant de la voiture ; nous avons alors transféré sur la banquette arrière de celle-ci, ce qui nous laisserait un peu de marge de manœuvre pour bouger.

La pluie qui frappait aux fenêtres nous donnait un semblant d’intimité, mais je n’étais pas dupe.  Si quelqu’un était passé proche, il aurait constaté que j’étais nue en train de branler un mec doté de la plus grosse queue que je n’aie jamais vue.  Il faut dire que je n’avais que 18 ans à l’époque et qu’à ce moment, mon expérience sexuelle était plutôt limitée.

Je sentis l’excitation de Yan monter d’un cran lorsque j’ai craché sur sa queue pour le sucer et gober environ le tiers de sa pioche.  Il changea aussi d’attitude, devenant un peu plus autoritaire dans sa manière de me parler, sa gentillesse laissant place alors à une fermeté plus grande, une facette qui n’était pas pour me déplaire.  De toute façon, c’est moi qui lui ai dit de disposer de moi comme il l’entendait, un message qui visiblement n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd.  Toujours assise sur le siège arrière de sa voiture, j’étais bien écartée, prête à l’accueillir.  Il boucla alors ma ceinture de sécurité pour que je sois en position semi assise, le banc à moitié incliné vers l’arrière.  Il prit alors la ceinture de son pantalon qu’il utilisa pour m’attacher le mollet sur l’appuie-tête du siège du conducteur.

J’étais dans une drôle de position, mais la surprise m’excita encore davantage, j’en voulais plus… je perdais le contrôle, et j’aimais cela comme jamais, au point où son siège devait en être tout trempé.  Il se plaça par-dessus moi, une jambe gauche toujours immobilisée dans les airs, puis me pris fermement la jambe droite pour la relever.  J’étais ni plus ni moins en position « Y », ce qui lui laissa le champ libre pour me pénétrer en deux traits.

Le chemin lui semblait plutôt serré, mais la lubrification extrême causée par mon excitation lui facilita la vie.  Sa queue glissait dans ma fente de plus en plus facilement ; ses mains me palpant à tour de rôle le sein gauche et puis le sein droit.

Ma respiration devenait de plus en plus saccadée, ce qui n’était pas pour déplaire à Yan, qui accélérait au rythme de celle-ci.  Je tentais bien comme je le pouvais de l’aider dans son mouvement, mais peine perdue : je devais agir comme une passive et recevoir ses coups de hanche sans possibilité aucune de m’en défaire – ce qui n’était certainement pas pour me déplaire.

Malgré ma soumission totale et entière, je me sentais respectée par Yan.  Je voyais bien à ses expressions faciales – et aux ralentissements qu’il s’imposait de temps à autres – que l’éjaculation aurait pu venir bien avant.  Mais contrairement à tous les autres hommes – ou garçons que j’ai connus avant lui – il se retenait et voulait que je prenne mon pied.

Je ne m’en pouvais plus, je n’avais qu’une envie : le serrer dans mes bras en faisant une pression sur mon bassin pour le faire entrer encore plus profond en moi… Malheureusement, c’est lui qui avait le contrôle… Je ne pouvais que le supplier de continuer… plus vite, plus creux.

Je fus un instant prise d’un vertige.  Je haletais au point d’en perdre le contrôle et je sentis alors une chaude sensation remonter à travers mes organes pour finalement ressentir une chaleur intense au niveau de ma vulve… pour la première fois de ma vie, je découvrais que j’étais une femme fontaine.  Sentant la chaleur de ma jouissance jaillir sur lui, Yan n’a pu faire autrement que de faire un mouvement de recul et, de deux coups de poignets, éjaculer de trois quatre puissants jets de sperme qui se rendirent jusqu’au haut de mon nombril.

Surprise, épuisée et satisfaite, le temps d’un instant, je repris mes esprits.  Son auto aurait besoin d’un bon nettoyage… et nous d’une bonne nuit pour reprendre le temps perdu.

À suivre.

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