Récit #117 – Vacances

Enfin, les vacances!  J’arrive dans ce camping, il fait beau et chaud les enfants sont intenables. Je débarque de voiture et je le vois, il est en short et sandales, le torse nu. Il est simple, mais vrai. Visiblement, il est en vacances lui aussi et il est seul avec son enfant.

Sans le vouloir, mon corps se met en mode séduction. Je ne peux pas faire ça, mais je me raisonne : oui, tu peux.

On se présente ; nous parlons de nos vies, de nos enfants, de nos relations amoureuses. Je joue dans mes cheveux et je le regarde dans les yeux, je croise et décroise mes jambes. On joue aux paroles à double sens, ou peut-être suis-je la seule à jouer?

On a une tente à monter, au cas où cela pourrait servir.

Nous la montons ensemble et je sors mon grand jeu. Je le frôle, l’émoustille et bien sûr, je deviens de plus en plus directe. Ce qui se passe en vacances reste en vacances dit le vieil adage.

Je tente le grand coup.  Si mon approche fonctionne pas, rien ne marcherait. Je passe derrière la tente pour l’aider à finir de l’attacher et là, il m’agrippe par la taille et me donne un baiser, le genre de baiser qui fait fondre toute femme. Je lui rends son baiser, car je suis en mode attraction.

Je m’écarte et lui dit:

– J’ai hâte à ce soir.

Comme la soirée a été longue, les enfants ne veulent pas dormir. Et il y a la parenté qui veille encore et encore, à mon grand désarroi.

Enfin, nous sommes seuls, devant le feu au clair de lune. Il se penche vers moi et m’embrasse. Mes sens se réveillent, le feu brûle en moi. Pour une fois, je me fous de ce qu’il peut penser de moi, de mon corps.

Je veux avoir du plaisir et laisser libre cours à mon envie et profiter du moment. Nos mains se mélangent et nos bouches ont soif l’une de l’autre. Nous nous dirions vers la tente, nos vêtements s’envolent à la vitesse de l’éclair.

Quand enfin il pénètre en moi, le souffle me coupe. Quelle sensation bienfaisante. Il a un rythme régulier, une façon de me regarder qui me fait voir des étoiles.

Je monte rapidement au septième ciel.

Il s’étend à côté de moi reprendre son souffle, a-t-il joui? Non je ne pense pas.

On se regarde doucement à la lueur de la lune et on s’embrasse encore, le feu remonte et c’est plus fort que nous, on recommence. Ce sera peut-être notre seule nuit ensemble, alors aussi bien en profiter mutuellement.

J’ai joui tellement de fois que je ne me souviens plus du nombre. Je sais juste qu’à ce moment-là, j’étais devenue une femme fontaine.

Quand la lumière du jour a commencé à apparaître, je l’ai masturbé pour le voir jouir. Je me suis dit qu’il y aurait d’autres nuits. J’en voulais encore.  C’est finalement une semaine que nous avons passé ensemble et pas une nuit.  Je suis restée sur ma faim.

Il était le partenaire idéal pour moi et moi pour lui.

Malheureusement, toute bonne chose a une fin, les vacances ne peuvent durer éternellement.

MC

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