Récit #118 – Semaine de pêche – Partie 1

Ça fait une demi-heure que je marche le long d’une route de campagne lorsque finalement, j’entends le bruit des pneus d’une voiture qui avance sur la route de terre. Je me tourne rapidement, lève mon pouce bien haut dans les airs, fais mon plus beau sourire. La voiture me dépasse, mais commence à ralentir, puis s’arrête.

Je m’approche d’un pas rapide. Je vois la silhouette de deux personnes alors que la fenêtre électrique du côté passager descend.

— T’es malade? lance le passager, visiblement agacé, au chauffeur.

— Salut les gars, dis-je en m’approchant de la fenêtre.

— Où est-ce que tu vas? demande le chauffeur.

— N’importe où! répondis-je.

— Monte! dit-il alors que j’entends les portes se déverrouiller.

J’embarque sans hésitation et la voiture commence à avancer.

— Comment tu t’appelles? demande le chauffeur.

— Myriam.

— Moi, c’est Louis-Philippe. Mais tout le monde m’appelle Phil.

Le passager demeure silencieux.

— Lui, c’est Alex, ajoute le chauffeur. Il est juste un peureux…

— Je suis pas peureux!

— Il regarde trop de films d’horreur… Il pense que tu vas nous tuer…

— Ta y’eule!, lance-t-il.

— Quoi? Vous tuer. Je pèse 100 livres toute mouillée!

— 100… Vraiment? commente Alex. 110 minimum.

Je me penche un peu vers l’avant, lui glisse à l’oreille :

— Tu es chanceux que j’ai oublié mon couteau…

Ce qui le fait sursauter un peu ce qui fait rire Phil aux éclats.

— Qu’est-ce que tu faisais au beau milieu de nulle part toute seule?

— Version courte ou version longue?

— Longue! lance Phil. On a du temps en masse. On est à 75 kilomètres du village le plus proche.

— Bon, moi pis mon chum… mon ex-chum… on se dirigeait chez ses parents pour passer deux semaines avec eux. Sauf qu’il a reçu un texto… Il pensait que c’était son frère qui lui envoyait un message, alors il m’a demandé de le lui lire. Sauf que c’était plutôt un sexto… Ben oui… J’ai découvert que mon ex échangeait des sextos avec une autre fille… Je l’ai engueulé comme du poisson pourri. On s’est arrêté sur le bord de la route, pas loin d’ici. L’engueulade a dégénéré…

Je prends une inspiration, m’approche d’Alex.

— Puis, c’est là que je l’ai tué, dis-je avec une voix rauque.

— Fuck! lance Alex en se détachant et se tournant.

Phil a un fou rire qui le force à ralentir la route.

— Ben non, finis-je par dire. J’ai juste commencé à marcher le bord de la route. Lui, il est rentré dans sa voiture, il m’a dépassé et je ne l’ai pas revue depuis. C’était il y a 30 ou 40 minutes.

— Un beau trou-de-cul, commente Phil.

— Et vous? Vous allez où?

— Nous, on s’en va à la pêche.

— Juste vous deux?

— Non… On est cinq. Les autres sont dans une autre char. On a loué un shack sur le bord du Lac Tiblemont.

Il y a un petit silence.

— Ça te tente de venir avec nous?

— Non! lance Alex, irritée.

— On a pas de canne à pêche d’extra, mais si tu es okay avec la job de cuisinière on peut s’arranger. Pis on te ramènerait à Montréal la semaine prochaine.

— Ça, ça serait vraiment cool! dis-je.

— Heille, lance Alex. Où est-ce qu’elle va dormir? On a juste deux lits doubles et un divan-lit. La bouffe, la bière… Tout a été planifié que pour cinq personnes.

— Pour la bouffe, ça s’arrange, on pêchera juste plus. Pour le lit… Si t’es ok avec dormir dans un sac de couchage à même le sol, y’aura pas de problème.

— Deal! dis-je.

Alex passe le reste du voyage en m’adressant à peine la parole. Phil, lui continue de discuter avec moi, le reste du trajet. Lorsque nous arrivons finalement, un peu avant 16 h, les autres sont déjà là. Ils sont un peu surpris de me voir débarquer de la voiture. Phil s’avance et finit par me présenter :

— Les gars. Je vous présente Myriam, dit-il. Lui, c’est Dave, dit-il en me pointant un d’eux. Lui, c’est Éric. Et finalement, Marc.

Je leur serre les mains avec un petit sourire.

— On a ramassé Myriam sur la route. Son ex l’a abandonné après qu’elle ai découvert qu’il la trompe.

— C’est plate ça, commente Éric.

— Ouais, ajoute Marc.

— Alors, c’est pour ça que je l’ai invitée à se joindre à nous.

Alex reste le seul qui semble contrarié, alors que les autres sont assez cool, me souhaite la bienvenue. J’aide les gars a amener les bagages à l’intérieur du shack. C’est une petite cabane de bois ronds, assez typique. Il y a deux petites chambres dans le fond, un salon avec un divan, une petite cuisine avec un poêle au propane. La douche… et bien c’est un simple pommeau installé à l’extérieur du chalet, avec un simple petit rideau en plastique sale qui donne un peu d’intimité. Il y a un quai avec deux chaloupes juste en face… Oh. Et un endroit pour faire un feu de camp à mi-chemin du chalet et du lac.

Comme entendu avec Phil, je m’installe aux cuisines. Je leur prépare des spaghettis avec une très ordinaire sauce à la viande du Chef Boyardee. Après le souper, nous nous rassemblons tous près du feu de camp que Marc a allumé alors que le soleil disparaissait au loin dans la cime des arbres. Éric distribue la bière, Alex amène les marshmallows, Phil sort sa guitare.

Après avoir joué quelques chansons de Caïn. Phil pose sa guitare.

— Est-ce que je te l’avais dit qu’on était tous célibataires? me lance Phil.

— Non… Pourquoi tu me dis ça?

— Juste au cas où tu trouves un de nous autres, cute.

— Hahahah! Je viens juste de domper mon chum. Je suis loin d’être prête pour me rembarquer dans une relation.

— D’ailleurs, ton chum, commence Dave, il t’a juste abandonné de même. Ça l’inquiète pas?

— Il m’a texté pendant que je cuisinais. Il m’a écrit textuellement, la lettre « t » suivit de « ou ». Je lui ai répondu « fuck you ». Ensuite, il a texté : « désolé bébé ». Je lui ai envoyé une photo de mon majeur. Pis j’ai fermé mon téléphone.

— Comment tu t’es ramassé avec un gars comme ça?

— Ah… Longue histoire courte. Il a le tour pour cruiser.

— J’ai toujours été pourri là-dedans, dit Éric. C’est quoi qui te disait?

— Pour être honnête… C’est souvent moins important ce que vous dites, que de la manière de le dire. Il dégageait une bonne confiance en soi. Il parlait avec beaucoup de passion dans la voix. Il avait un regard vif, expressif.

— Moi, j’ai toujours l’impression que j’emmerde les filles quand je leur parle.

— Ben, c’est sûre que le contenu a son importance… Souvent où je trouve que les gars vous vous perdez, c’est dans les compliments. Je regarde Phil, assis à côté de moi. Fais-moi un compliment.

— Tu as de magnifiques fesses, dit-il.

— Est-ce que ça m’a séduite?… Non… On me l’a dit des centaines de fois… On me parle de mes yeux, de mes fesses, de mes jambes tout le temps. Par contre, si on parle, que je mentionne que je suis adepte de yoga… que j’en fais cinq heures par semaine… Tu peux me faire un compliment sur mes fesses. Parce que le compliment est… mérité! J’ai travaillé fort pour avoir ses fesses là!

— Tu fais vraiment cinq heures de yoga, par semaine? demande Éric.

— Oui.

— Wow! s’exclame-t-il.

Il y a un petit silence.

— Tu vois, ça, c’était mauvais. Wow… Et puis, plus rien? Si tu veux cruiser, tu dois être vif d’esprit. Qu’est-ce que tu dirais de « J’ai toujours voulu essayer le yoga. Où tu t’entraines? » Tu sais quoi Éric. Réessaie. Invente une nouvelle réponse.

— Bon, bon, dit-il en hésitant. Est-ce que ta prof de yoga est aussi belle que toi?

Je lève un sourcil.

— Wash! Premièrement. Ne compare jamais la beauté. C’est très relatif… et réducteur. Et deuxièmement, si c’est ma prof de yoga qui t’intéresse, et bien tu n’as littéralement aucune chance… Parce qu’elle est lesbienne.

— Comment tu sais?

— Ben… Elle m’a cruisé une coupe de fois…

— Est-ce qu’elle t’a dit que tu as de belles fesses? me demande Éric mi-sourire.

— Non… Elle les a déjà touchés, lui répondis-je en faisant un clin d’œil.

— Raconte! demande-t-il en cœur.

— Il ne s’est rien passé. Elle voulait juste corriger ma position… Puis ses mains ont glissé…

Les gars sourient.

— Avertissement, lance Marc. Je suis déjà bandé…

— Gros pervers, lance Alex.

Tout le monde rit.

— Bon, bon. Il commence à se faire tard, dit Phil. Et puis, on part tôt demain pour pêcher.

— Tu dors où? me demande Éric.

— On m’avait parlé d’un sac de couchage…

— Direct sur le sol? Non, non. Tu peux pas dormir à même le sol toute la semaine. On peut faire une rotation.

— Non, non, non, dit Alex. Le deal qu’on a avec elle, c’est qu’elle cuisine et dors sur le sol.

— Je crois que tu vas rester célibataire longtemps! commente Phil.

— On fait une rotation, insiste Dave.

— OK, dis-je. Mais je vais faire la première nuit dans le sac de couchage.

— Parfait, conclut Phil.

Tout le monde rentre à l’intérieur du chalet. Je m’installe sur le sac de couchage. Comme je n’ai pas aucun vêtement de rechange (parce que mon ex s’est sauvée avec ma valise!) je dors dans mes vêtements sans me changer. Une demi-heure après la fermeture des lumières, je finis par tomber endormie.

***

Le lendemain matin, il n’est même pas sept heures du matin lorsque les gars se lèvent. Je sors de mon sac de couchage, et je commence à préparer le déjeuner alors que les gars se préparent à partir à la pêche. Je fais des grilled-cheese rapidement avec le pain et des tranches de fromages. Et je prépare des sandwichs au jambon pour leur dîner. Dès qu’ils ont fini de se préparer, ils m’offrent de venir avec eux dans une des chaloupes même si je n’ai pas de cannes à pêche, mais je refuse. Je préfère rester à la cabane. Ils insistent, mais finissent par partir sans moi.

Dès qu’ils sont partis, je n’ai qu’une envie. Prendre ma douche. Et comme mon linge commence à sentir un peu mauvais, je décide de le laver en même temps. Je me dis qu’avec le soleil et le fait que je sache que je serais seule pour les huit prochaines heures, il aura le temps de sécher avant que les gars reviennent.

Je me dirige donc à l’extérieur avec une serviette, me déshabille, et commence à me doucher, puis laver mon linge. Je sors, vêtue d’une simple serviette. J’étends mon linge sur la corde et par faire une petite sieste sur le divan.

Lorsque je me réveille, je ne sais pas trop quelle heure il est. Je vais retrouver mon iPhone qui traine sur la table de la cuisine. Et je l’allume. 11 h 30. Mais alors que je m’apprête à le fermer de nouveau, il vibre. Les messages textes commencent à apparaître. Mon ex. Il y a au moins 25 messages. Le plus ancien est « Je suis vraiment désolé! » et le plus récent est « Va te faire foutre! »

Charmant.

Je réfléchis quelques minutes à ma réponse. Mais ça ne vient pas. J’écris quelques mots, puis les effaces. Je veux quelque chose de percutant… Mais ça ne vient pas.

J’entends des bruits de pas. Instinctivement, je serre ma serviette pour être sûre qu’elle ne tombe pas, retient mon souffle. Les pas se rapprochent… Puis je vois Marc apparaître sur la galerie. J’expire. Il rentre.

— On avait oublié l’eau! dit-il en me voyant. Et le ketchup. Alex ne peut pas s’en passer apparemment.

— Les autres sont avec toi?

— Non. Ils m’ont déposé sur la berge et j’ai marché. On a trouvé un bon spot de l’autre côté du lac. Et les gars ne voulaient pas se le faire piquer par d’autres pêcheurs.

 

Il va dans la cuisine, prends l’eau (et le ketchup) et il s’apprête à sortir… Et une idée me traverse l’esprit…

— Attends!

Marc s’arrête.

— Viens, lui dis-je en lui faisant signe de revenir. Serais-tu prêt à m’aider à prendre une revanche sur mon ex?

— Le trou de cul… Certain! dit-il avant entrain.

— Assieds-toi sur le divan.

Il s’approche du divan, s’assoit lentement. Je m’assois sur le sol.

— Bon. Je vais lancer un appel vidéo avec mon ex et te donner le téléphone. Et peu importe ce qui va arriver, tu gardes la caméra pointée sur moi.

— OK, dit-il.

J’ouvre mes contacts, appuie sur son nom. Ça sonne, un ou deux coups. Il répond, son visage apparaît sur mon écran.

— Salut chérie, dis-je avec un air piteux.

— Salut, dit-il avec un air suspicieux.

— Je voulais de dire… Je suis désolée pour hier… J’ai fermé mon téléphone et je viens tout juste de me réveiller. Et je fais juste penser à toi…

— As-tu lu les messages textes que je t’ai envoyés? me demande-t-il.

— Non, pas encore…

— Ne les lis les pas! J’étais en colère quand je les ai écrits.

— Je comprends, dis-je piteuse…

— Tu es où là? demande-t-il.

— À un motel, dis-je en mentant. Un bon samaritain m’y a déposé hier. Je viens tout juste de prendre ma douche, dis-je en lui montrant la serviette enroulée autour de mon buste. J’aimerais tellement que tu sois là… avec moi… là maintenant.

— Dis-moi tu es où et je te rejoins!

— Mais j’ai envie… là maintenant!

— Dis-moi où tu es…

 

Je desserre ma serviette, elle tombe un peu, laissant entrevoir mes seins. Il sourit. C’est à ce moment que je donne le téléphone à Marc. J’écarte ses jambes et je défais sa fermeture éclair.

— Hé! Mais tu es avec qui?

— Tu ne le connais pas…

Je tire sur ses boxers. Je prends sa queue dans mes mains. Même si elle n’est qu’à moitié bandée, je l’apporte à ma bouche. Je la suce lentement. De son côté, mon ex continue de me regarder la bouche grande ouverte. La surprise passée, il commence littéralement à m’insulter. Après quelques insultes particulièrement crues, je regarde Marc dans les yeux.

— Mute-le.

Marc appuie plusieurs fois sur les boutons sur le côté du téléphone jusqu’à ce que sa voix s’éteigne complètement. De mon côté, je continue de sucer Marc. Je regarde de temps en temps l’écran du téléphone. Il est toujours là, choqué, tout rouge, bougeant les lèvres. Comme je me doute bien qu’il peut toujours m’entendre, j’en profite.

— Je sais pas si tu peux bien le voir chéri… Mais sa queue fait au moins sept pouces. C’est trois de plus que la tienne… Et quoi dire du diamètre ? Mon index et mon pouce ne peuvent même pas se toucher quand je serre les doigts.

Il raccroche.

— Tu peux poser mon téléphone, dis-je à Marc. Il est parti.

Je reprends mon inspiration, tenant toujours sa queue.

— Merci de t’être prêté au jeu!

— Pas de quoi, répondit-il un peu surpris.

— Pis tu sais quoi… Je feel cochonne, dis-je. T’aimerais ça me faire un facial?

— Oui, oui, dit-il désarçonné.

Je recommence à le sucer. Mais cette fois, je ne le fais pas pour mettre mon ex en colère, mais je le fais parce que je le veux vraiment… Sa queue est vraiment bandée dure. J’enroule son gland avec ma langue. Je lèche le manche lentement, avant d’essayer de faire entrer sa queue entièrement dans ma bouche. Pendant que je reprends mon souffle, je frotte sa queue contre mes seins, mes joues. Je la suce de nouveau pendant quelques minutes.

Marc est de plus en plus excité. Il penche la tête vers l’arrière… Ses inspirations sont de plus en plus profondes. Comme je sens qu’il est près de l’orgasme, je sors sa queue de ma bouche et commence à le masturber à quelques centimètres de mon visage. J’accélère la cadence. Encore. Puis je sens les spasmes. Et plusieurs jets de son sperme chaud atterrissent sur mon visage…

Lorsqu’il relève la tête, il me sourit.

— Ça te dérangerait de prendre une photo? dis-je en pointant mon visage. Ça pourrait peut-être me servir à l’écœurer un peu plus…

— Non, non, dit-il.

Il prend quatre photos. Une où j’ai l’ai surprise, une où j’ai un petit sourire diabolique, une où je lui fais un doigt d’honneur… Et la dernière… Une où j’étire la langue et lèche une des coulisses de spermes que j’ai près de la bouche.

Ensuite, je reprends ma serviette qui était tombée sur le sol, je m’essuie le visage. Marc se relève.

— Avant que tu partes, mettons les choses au clair. Ce qui s’est passé là, tu ne le dis pas aux autres? Hein?

— Non! Ça reste entre nous… et ton ex!?

— Et je ne veux pas que tu t’imagines quoi que ce soit… C’était que du cul. Rien de plus.

— Rien de plus.

— Allez. Va les rejoindre. Ils vont se demander ce que tu fais.

Marc se lève et sort.

— Attends, tu as oublié l’eau! crie-je alors qu’il s’éloigne.

— Ah, oui! C’est vrai. L’eau!

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