Récit #126 – Catherine – Partie 2 – Mariage et sortie de filles

Pour lire la partie 1, allez ici.

Dans la première partie, après avoir passé la soirée arrosée au 281 pour l’enterrement de vie de fille de leur ami commune, Florence et Catherine, particulièrement excitées par les danseurs, ont une aventure lesbienne et se promettent de garder le secret envers les chums respectifs.

***

C’est le grand jour. Le mariage de ma meilleure amie, Valérie. Lorsque j’entre dans la chambre de bain, je trouve mon chum, Ian, devant le miroir. Il porte son complet noir et il essaie de nouer sa cravate.

— Shit. Elle est encore croche, dit-il en la dénouant et recommençant de nouveau.

— Pourquoi t’es si stressé? lui demande-je.

— Je ne sais pas… J’ai peur de dire ou faire une connerie…

— Qu’est-ce que ça va être le jour de notre mariage? lui dis-je mi-sourire.

— Qu’est-ce qui te dit que je vais dire oui? dit-il en prenant un air macho. Tu sais que je trip pas sur le mariage…

— Je le sais… Je te taquinais…

Il rate son nœud de cravate une autre fois. Cette fois, c’est la boucle qui est difforme. Je le fixe dans le miroir alors qu’il recommence.

— Ne me regarde pas! dit-il. Ça me déconcentre et je vais encore le rater!

— Comment tu fais quand tu vas en voyage d’affaires et que tu rencontres tes clients pour négocier des contrats?

— Je m’habille, je pense au contrat… pis ça se fait sans que j’y pense…

Je le regarde encore un bref instant. Je m’approche de lui.

— Tu sais quoi… Baisse tes culottes…

— Quoi?

— Baisse tes culottes, répète-je lentement.

— Quoi? Là? Maintenant?

— Oui, oui… Ça va te détendre, j’en suis sûre.

 

Je m’agenouille devant lui. Je défais la fermeture éclair de son pantalon, plonge ma main à l’intérieur, trouve le trou de ses boxers et sort sa queue. Je la caresse un peu avec mes mains.

— Mais là… Tu fais pas comme jeudi passé, le préviens-je. Je viens de mettre mon make-up!

— T’inquiète! Je vais faire attention!

 

Je la prends dans ma bouche. Elle est semi-molle. Mais après quelques va-et-viens, elle devient toute dure. Lorsque je lève les yeux, il me regarde avec un petit sourire. Lorsque je prends une petite pause, j’utilise mes mains.

— Fais ta cravate pendant que je te suce, dis-je.

— Je pense pas que c’est possible… dit-il entre deux petits soupirs.

— Deux minutes. Si t’es capable de la faire en moins de deux minutes… Tu auras le droit à une surprise…

 

Je recommence à le sucer. Il pousse un soupir et recommence à essayer de faire son nœud de cravate. Il le rate, une, puis deux fois. Mais la troisième fois, il finit par réussir.

— Ouf! dit-il en se regardant dans le miroir… Pis, c’est quoi la surprise?

 

Je sors sa queue de ma bouche. Et je me relève lentement.

— Tu verras, lui dis-je avec un petit sourire.

— Quoi!?

— J’ai dit que tu aurais une surprise… J’ai jamais dit quand!

— Pis tu finis même pas ce que tu as commencé?

— On est presque en retard, lui dis-je.

 

Je me tourne, ramasse mon sac à main, lorsque je sens qui me donne une claque sur les fesses.

— Je vais prendre ma revanche ce soir, dit-il.

 

***

 

Nous arrivons à la réception, après le mariage. L’endroit est déjà bondé. Pierre me regarde.

— Tu veux quelque chose à boire? dit-il en regardant vers le bar dans le fond de la pièce.

— Prends-moi un cocktail. Quelque chose de fruité!

 

Et il part. Je regarde autour de moi, essayant de voir un visage familier. Je vois Valérie dans sa robe de mariée qui parle avec d’autres invités, reçois les cadeaux. Mais je décide d’attendre que Pierre revienne du bar avant d’aller lui faire part de mes vœux de bonheur. Le deuxième visage que je reconnais, c’est Florence.

 

Elle tire son chum par le bras, s’approche de moi. Elle me fait un sourire.

— Salut Catherine! dit-elle.

— Salut! répondis-je en me pendant pour lui faire la bise.

— Je te présente, mon chum… Joffrey.

— Enchantée! dit-il, en se penchant, me faisant la bise lui aussi.

— Catherine et moi, on est dans le même cours de Yoga, précise Florence.

— Le monde est petit! dit-il.

— Tu as amené ton chum? me demande Florence après un petit moment de silence.

— Oui, oui. Il s’en vient, dis-je en le voyant s’en venir vers moi.

 

Pierre s’approche. Il tient dans ses mains, un verre de champagne… et un daiquiri aux fraises.

— Pierre, dis-je rapidement.

— Je te présente, Florence et Joffrey.

 

Il se tourne, regarde Joffrey quelques instants… Et je sens bien qu’il y a quelque chose de spécial… Parce que les gars commencent à sourire.

— Le monde est vraiment petit! s’exclame Joffrey. Nos blondes font du Yoga ensemble!

— Pour vrai!?

— Ben oui!

 

Et là, je me tourne vers Florence… Qui, elle, semble vraiment moins trippée de cette double coïncidence.

— Vous vous connaissez? demande-t-elle lentement.

— Ben oui, lance Joffrey avec entrain. On travaille sur les mêmes dossiers! On est voisins de bureau!

 

Florence et moi, nous les écoutons parler quelques instants. Puis, elle finit par me tirer par le bras et nous allons en retrait, suffisamment loin pour qu’elle sois sûre que personne ne nous entende.

— Rassure-moi, demande Florence paniquée. Dis-moi que tu lui as rien dit…

— Je le jure, dis-je en levant une main. Je ne lui ai rien dit. Absolument rien…

 

Florence pousse un soupir de soulagement.

— Ben… Sauf si je l’ai dit en dormant…

— Tu parles en dormant!? demande-t-elle paniquée.

— Quoi? Tu t’en étais pas rendu compte? répondis-je.

— Non!

 

Il y a un petit silence.

 

— Je déconne! dis-je en riant. Je parle pas en dormant!

— C’était pas drôle, dit-elle.

— Relaxe… dis-je. Si tu restes tendue comme ça, ils vont se douter de quelques choses… Prends un verre de vin, pis agis comme s’il ne s’était rien passé.

— Arrête-moi à 2 verres de vin, me prévient Florence. Parce qu’après, je perds mes inhibitions.

— Juste 2… Dis-moi, combien tu en avais pris la semaine passée avant qu’on…?

— Un, dit-elle en me coupant la parole pour que je ne dise pas le mot « baise ». Un verre de blanc au restaurant. Une vodka au 281, précise-t-elle.

— Dis-moi… Pourquoi tu veux absolument pas que ton chum ne le sache pas?

— Ben.

 

Elle regarde autour.

 

— Ça te dérange, si on sort? me demande-t-elle.

— Non, non. J’ai les clés de l’auto. On va être tranquille là-bas.

 

Nous sortons toutes les deux discrètement. Nous voyons nos deux chums, toujours en train de parler, tous les deux verres de vin à la main, riant et souriant. Nous arrivons à ma voiture. Je déverrouille les portes. Nous nous asseyons sur la banquette arrière.

 

— Bon, dit-elle en prenant une bonne inspiration. Je veux pas qu’il le sache… Parce que j’ai aimé ça!

— C’est quoi le problème alors?

— Ben… C’est compliqué… Ça m’avait toujours trotté dans la tête. Deux filles qui font l’amour. Mais c’était abstrait. Un fantasme. Et je m’étais dit qu’en essayant… ben je trouverais ça… ordinaire, finit-elle par dire. Que je pourrais dire : « J’ai expérimenté… Pis je suis vraiment hétéro! » Et passer à autre chose. Mais là, c’est plutôt : « J’ai expérimenté… Pis je fais des rêves érotiques lesbiens depuis! »

— Des rêves érotiques lesbiens… Est-ce que je suis dedans? demande-je timidement.

 

Elle se passe une main dans les cheveux.

— Oui! finit-elle par dire en chuchotant.

— Raconte!

— Ben… La nuit dernière… C’était, moi, toi… Et notre prof de Yoga…

— Virginie! On faisait un trip à trois avec Virginie.

— Ben quoi!? répondit-elle agacée.

— Tu sais quoi. Tu as du goût! Virginie, c’est vraiment une belle femme… On était dans la salle de cours du gym, dans les vestiaires ou dans la douche?

— Pff… Veux-tu bien arrêter? dit-elle en soupirant.

 

Elle prend une grande inspiration.

— Toi, dit-elle. Tu es bisexuelle… Comment l’as-tu découvert?

— En fait… Moi, ado, j’étais convaincu que j’étais lesbienne. J’ai eu ma première vraie blonde à 15 ans. C’est plus au cégep que les gars ont commencé à m’intéresser… J’ai rapidement réalisé que j’aimais les deux.

— Tu penses que je suis quoi? me demande-t-elle.

— Ça, c’est une question difficile… Et je ne crois pas que je devrais y répondre pour toi. L’identité sexuelle, ça ne se résume pas uniquement à hétéro, bi ou lesbienne. C’est plus nuancé que ça. Il y a les bicurieuses. Ça, j’en ai connu beaucoup de filles comme ça au cégep et à l’université… Elles veulent surtout essayer. Entre deux gars, elles veulent une expérience lesbienne, sans plus. Il y a les hétéroflexible. Elles ont plus d’attirance pour les hommes que les femmes. J’ai même eu une blonde qui me disait très sérieusement être hétérosexuelle, que j’étais la seule exception, qu’elle n’avait jamais été attirée par aucune autre femme autre que moi.

 

On se regarde quelques instants.

— Ton questionnement est parfaitement normal, finis-je par dire, lui caressant le bras. Mon conseil : Suis tes envies. Ne t’impose pas une étiquette.

 

Elle me fait un sourire, nous nous faisons une accolade qui dure quelques secondes.

— Bon, finit-elle par dire. Retournons au party. Sinon, les gars vont se douter de quelques choses.

 

Le reste de la soirée reste plutôt banal. Nous retournons au party, nous retournons avec nos chums respectifs. Le mercredi suivant, je vais à mon cours de Yoga, comme d’habitude. Je m’attends de voir Florence… Mais le cours commence alors qu’elle n’est pas encore arrivée. Je dois avouer que je suis un peu déçue de ne pas la voir. Mais je suis rassurée de la voir retentir avec quelques minutes de retard.

 

À la fin du cours, alors que toutes les filles rentrent dans les vestiaires, Florence m’accoste et nous restons toutes les deux dans le couloir.

— Ça va? me demande-t-elle avec un petit sourire.

— Ça va super bien! lui dis-je. Toi?

— Moi aussi! J’ai décidé de suivre ton conseil, dit-elle.

— Quel conseil? demande-je naïvement.

— De suivre mes envies, dit-elle mi-voix.

— Et?

— J’ai envie de toi, chuchote-t-elle.

— Vraiment? dis-je avec hésitation.

— Vraiment, répondit-elle avec un clin d’œil. J’aime Joffrey… Mais je sens qu’il me manque un petit quelque chose… Et comme tu es dans tout mes rêves cochons, je pense que ce quelque chose, c’est toi.

 

Je reste là sans bouger.

— Donc, tu veux que je sois ta maîtresse? demande-je.

— Oui, dit-elle après quelques secondes d’hésitation. J’avais plutôt pensé à « Amie avec bénéfice »… Mais c’est vrai que si on garde nos chums, on est plus des maîtresses…

— Embrasse donc ta maîtresse, dis-je avec un petit sourire.

 

Elle regarde autour d’elle. Lorsqu’elle est vraiment sûre qu’il y aura aucun témoin, elle approche lentement son visage du mien et elle m’embrasse sur les lèvres. Au bout de trente secondes, nos lèvres se séparent. Nous marchons vers le vestiaire.

 

— Je ne te l’ai jamais dit, lance-je… Mais ton pantalon de Yoga te fait de belles fesses!

 

Elle pouffe de rire. Elle me chuchote dans l’oreille :

— Le tien aussi! C’est quoi ton truc pour pas qu’on voie ta petit-culotte?

— J’en porte pas! dis-je en pouffant de rire.

 

Nous poussons la porte des vestiaires. Il y a quelques filles qui se changent ici et là, nous entendons le bruit des douches au loin. Je vais vers mon casier et je prends ma veste.

— Mon chum va jouer au poker vendredi soir… On pourrait aller prendre un verre… Et après… un café chez moi…

— OK… Mais qu’est-ce qu’on dit à nos chums?

— Sortie entre amies… Tout ce qu’il y a de plus ordinaire, ajoute-t-elle avec un clin d’œil.

— À vendredi alors…

 

On s’échange un autre baiser sur la bouche et nous partons chacune de notre côté.

 

Vendredi arrive rapidement. Nous nous donnons rendez-vous à un petit pub appelé « Le Pourvoyeur » sur Jean-Talon. Je suis presque arrivée lorsque je reçois un texto de Florence :

— Je crois que je me suis trop habillée sexy… Il y a un gars qui m’a déjà offert un verre. Et je ne sais pas trop comment le repousser. Je lui ai dit que j’attendais une amie.

— T’inquiète… Je viens te sauver!

 

Je continue de marcher sur la rue. Je pense à la situation. Et je me dis qu’on pourrait s’amuser un peu. Je reprends mon iPhone et je lui envoie un autre message texte.

— Dis à ton gars que ton amie se décommande… Et fais-lui des beaux yeux. Lorsque j’arrive, tu fais comme si on ne se connaissait pas. Dès que je te fais un clin d’œil, tu ne t’intéresses qu’à moi.

— Parfait, me texte-t-elle quelques secondes plus tard.

 

Dans ma tête, je me fais un petit scénario : je suis la lesbienne qui va venir piquer sa « proie » à un gars. Mais lorsque j’arrive finalement, je vois Florence, assise au bar, à côté d’un gars. Mais il est plus beau que je me l’imaginais : beau sourire, belle carrure. Et je décide de changer mon plan.

 

Je vais plus loin, m’approche du comptoir, me place devant le barman. Je me commande un drink… Lorsque je le reçois, je me penche de nouveau vers le barman… Et je lui demande d’envoyer un verre au gars qui cruise Florence. Il a l’air un peu surpris, mais il le fait quand même. Je m’assois et j’attends impatiemment qu’il le reçoive.

 

Lorsque je vois le barman s’approcher de lui, lui tendre le verre et me pointer, je lève mon verre et lui fais mon plus beau sourire. Il a l’air plus surpris que le barman. Il me fait un beau sourire, je peux lire sur ses lèvres un « merci » puis il tourne de nouveau son attention vers Florence.

 

J’attends une longue minute, buvant quelques gorgées de mon verre… Lorsque je vois l’espace juste à côté de lui se libérer. Je prends ma chance, m’approche d’eux.

— Heille… Je suis désolée, dis-je en prenant un ton emphatique. Je n’avais pas remarqué que t’étais avec ta blonde quand je t’ai envoyé un verre.

 

Florence tousse.

— Non, non. C’est pas mon chum, dit-elle lentement, petit sourire en coin.

— Donc, dis-je en me tournant vers lui. Tu es célibataire?

— Oui, oui, dit-il.

 

Nous parlons un peu. Mais je le sens bien qu’il préfère Florence, parce qu’il répond qu’à chaque fois que je lui parle, toutes ses réponses font que quelques mots, alors qu’il peut parler une ou deux minutes quand c’est Florence qui lui pose pratiquement les mêmes questions. Finalement, au bout d’une vingtaine de minutes, je me « choque » un peu.

— Condonc, qu’est-ce qu’elle a de plus que moi?

— Humm, dit-il en hésitant. Elle est plus belle.

— J’admets qu’elle a un beau sourire, de jolis yeux, de beaux seins… Mais moi, je suis un meilleur coup!

— Qu’est-ce qui te fait dire ça? demande Florence.

— Je suis sûre que je fais des choses que tu ne fais pas… J’avale, dis-je en commençant à compter sur mes doigts. Je fais de l’anal, dis-je en levant un deuxième doigt. Je suis bisexuelle! dis-je en levant un troisième doigt. J’aime autant les hommes que les femmes. Et J’adore faire des trips à trois! dis-je en levant un quatrième doigt.

 

Je cherche un cinquième talent… Mais rien ne me vient en tête.

— Est-ce que je l’ai dit?… J’avale!, dis-je en levant mon dernier doigt.

 

Et comme je sens soudainement que je commence à l’intéresser, que je me décide à envoyer le signal à Florence pour qu’elle change d’équipe. Tout de suite, elle me regarde droit dans les yeux, m’offre un drink parce que j’ai fini le mien. Elle me pose plein de questions sur la bisexualité, mes relations avec des filles. Le gars se rend bien compte que je suis en train de lui ruiner sa soirée… Il finit par nous laisser toutes les deux… Tout en prenant soin de nous laisser sa carte d’affaires auquel il écrit son numéro personnel. Lorsque nous décidons de partir une dizaine de minutes plus tard, on prend quand même la peine d’aller le saluer alors qu’il est entouré de ses amis… Et on sort du bar… main dans la main.

 

Dès que nous sommes dehors, hors de sa vue, nous avons un long fou rire.

— Heille… Pauvre gars, dis-je. Il croyait vraiment avoir une chance avec toi…

— Il aurait pu… Au début, j’étais un peu mal à l’aise. Mais je dois dire qu’il s’est quand même bien débrouillé.

— Moi, ce n’était vraiment pas mon genre… Pis disons que je n’avais pas l’air d’être son genre à lui non plus…

— Jusqu’à ce que tu lui dises que tu avales! dit-elle en imitant ma voix. Dis-moi, reprend-elle un peu plus sérieuse. C’était pour le show que tu disais ça?

— Non, non… J’avale pour vrai.

— Comment tu fais? me demande-t-elle.

— C’est simple… Je le suce… jusqu’à temps qu’il vienne. Et j’avale! C’est sûr que ce n’est pas ce qui goûte le meilleur, mais ça leur fait tellement plaisir quand je le fais…

— Moi, je serais pas capable… commente-t-elle.

— C’est correct. Chacun ses goûts.

 

Elle m’enlace, m’adosse doucement contre un mur de brique.

— C’est ça que j’aime chez toi, me dit-elle. Tu ne juge pas les autres.

 

Et elle m’embrasse sur la bouche. Ça dure une vingtaine de secondes, jusqu’à tant qu’on se fasse siffler par un passant.

— Viens… On va se trouver un endroit plus intime, me dit-elle.

 

Elle me tire par la main et nous commençons à marcher. Nous parlons en marchant. Alors que nous arrivons devant la porte de son appartement, Florence prends quelques secondes pour regarder sur son cellulaire.

— C’est bon, dit-elle. Mon chum encore au poker… Je vais mettre une alarme. S’il est à moins de 5 km de nous, il va sonner.

— C’est quoi ça? demandais-je curieuse.

— J’ai installé une application sur son cellulaire… Ça me permet de savoir où il est. Question qu’on ne nous surprenne pas dans une position compromettante…

 

Nous entrons.

— Et dans quelle position compromettante nous imagines-tu?

 

Elle commence à rougir. Elle fait deux « V » avec ses doigts et elle frotte les deux creux.

— Oh… Les ciseaux… Si tu veux, dis-je avec un petit sourire. Mais c’est aussi une position exigeante.

— Plus exigeante que la position du scorpion?

— Un peu moins…

 

Nous nous enlaçons, nous nous embrassons sur la bouche. Elle me guide jusqu’à sa chambre. Nous entrons. Je sens ses doigts qui abaissent la fermeture éclair de ma robe. Lorsqu’elle tombe, elle regarde avec envie mon déshabillé de dentelle noire. Je place ses mains sur ses hanches. Je lui retire son chandail moulant, défais le bouton de ses jeans.

 

Nous montons sur le lit. Nous sommes toutes les deux en sous-vêtements. Je me retrouve sur le dessus à l’embrasser dans le cou. Ma main lui caresse son soutien-gorge. Ma main se glisse à l’intérieur… Le bout de ses seins est déjà tout hérissé. Sa peau est tellement douce. J’étire le bonnet de son soutien-gorge alors que ma bouche descend sur son corps. Je les lèche pendant quelques minutes.

 

Doucement, ma main descend. Et je la fais entrer dans sa petite culotte. C’est déjà tout humide, tout chaud à l’intérieur. Elle se redresse, et elle me retire mon soutien-gorge. Lorsqu’elle agrippe ma petite culotte alors que je lui fais dos, elle en profite pour me donner un baiser sur une fesse.

 

Elle se retrouve par-dessus moi, dans la position du missionnaire. Nos seins et nos ventres frottent ensemble alors que nous nous frenchons. Nos langues s’enroulent, nos respirations s’accélèrent. Une de ses mains me caresse les cheveux alors qu’elle m’embrasse le cou, le lobe des oreilles.

— On l’essaye, me chuchote-t-elle. Les ciseaux…

 

Nous nous installons. Nous entremêlons nos jambes, posons nos mains sur le lit et nous nous surélevons un peu. Rapidement, nos chattes mouillées se collent ensemble. Nous nous regardons avec un regard enflammé.

— Je vais commencer, lui souffle-je. Toi, reste immobile au début. Quand tu te sens prête, suis mon mouvement.

 

Je commence à bouger les hanches. Immédiatement dans son visage, je sais qu’elle aime ça. Elle se mord le bas des lèvres lentement. Après quelques secondes, elle commence elle aussi à bouger. C’est très, très intime parce qu’on se fixe du regard alors que nos entrejambes glissent l’un contre l’autre.

 

Finalement, au bout de trois minutes, Florence finit par s’effondrer sur le lit.

— Je le savais! dis-je avec fierté… Toutes les filles avec qui j’ai fait ça ne toffe pas longtemps dans cette position.

— C’est correct… me dit-elle alors qu’elle se redresse et s’approche pour m’embrasser sur la bouche. On va s’entrainer, hein?

 

Nous nous embrassons de nouveau alors que j’utilise ma main pour lui caresser l’entrejambe. J’ai tellement envie de la goûter, je me lèche les doigts entre deux becs. Puis, je descends. Je l’embrasse dans le cou, dans le décolleté, les seins, son ventre, son nombril… Jusqu’à ce que j’arrive entre ses jambes. Je les écarte lentement, lui embrasse l’intérieur des cuisses. Puis je prends une grande léchée. Elle pousse un long soupir.

 

Je prends une deuxième léchée, mais cette fois, j’utilise le bout de ma langue pour caresser son clitoris. Un peu à l’image de notre position précédente, nous ne nous quittons pas des yeux alors que je prends chacune de mes léchées. Je suis tellement excitée qu’instinctivement, mes doigts serrent fort ses cuisses. Lorsque nous brisons le contact visuel, Florence penche la tête vers l’arrière et elle pousse un long gémissement. Sa respiration s’accélère, elle se caresse les seins, le ventre. Elle se tortille un peu, alors que je continue de la manger. Pendant les trois ou quatre minutes qui suivent, je continue… jusqu’à ce qu’elle ai un orgasme…

 

Elle est encore tout essoufflée lorsque je me couche à côté d’elle. Je la caresse, lui embrasse les épaules alors qu’elle se calme lentement. Elle finit par se tourner vers moi, m’embrasser sur la bouche, puis me glisse à l’oreille.

— C’était encore meilleur que la première fois…

 

Puis, elle décide d’inverser les rôles. Elle commence à m’embrasser lentement le long de mon corps, jusqu’à ma chatte. Elle commence à me caresser avec ses doigts, mais sa langue vient rapidement l’aider. Elle a définitivement plus confiance en elle que la première fois qu’on l’a fait. Je commence par me caresser les seins, mais rapidement, ça devient assez intense pour que je me ferme les yeux. D’instinct, j’enfonce mes ongles dans les draps du lit, alors que Florence continue de me manger. Ça dure, quatre ou cinq minutes… Jusqu’à ce que j’aille un orgasme moi aussi.

 

Nous nous couchons l’une à côté de l’autre. Florence semble fière d’elle même. Elle m’embrasse les épaules, me caresse le ventre.

— Bon, dit-elle. Prête pour refaire les ciseaux?

— Hahaha! T’étais sérieuse quand tu disais que tu voulais t’entrainer?

— Oh oui!

 

Finalement, après avoir refait les ciseaux et nous être fait un 69, nous sommes toutes les deux un peu fatiguées et décidons de nous arrêter. Florence en profite pour aller chercher son cellulaire dans la poche de son pantalon. Elle regarde l’écran.

— Ah… Il est en déplacement… Il sera ici… dans 10-12 minutes.

— Bon… Je vais me rhabiller, dis-je.

 

Je me lève et commence à m’habiller alors qu’elle me regarde.

— Mercredi prochain… Qu’est-ce tu dirais de foxer le yoga?

— Chez moi ou chez toi? lui demande-je.

— Ça importe peu, me dit-elle. Tant que tu es là…

 

Je me penche et je lui donne un baiser sur la bouche.

— Chez toi… C’est cool ton application qui t’avertit quand ton chum est trop proche…

 

(À suivre!)

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