Récit #169 – Catherine #9 – Yoga et sushis

Je m’avance dans le restaurant. Je regarde un peu autour et je reconnais Valérie assise à une table au milieu de la salle. Je m’avance, lui sourit. Elle se lève et nous nous faisons une bise sur les joues rapidement avant de nous attabler toutes les deux.

— My God, Val. Ça fait longtemps ! lance-je.

— Oui !

— Pis c’était comment la lune de miel ?

— C’était le fun !

— Je m’en doutais… J’ai vu vos photos sur Facebook…

 

La serveuse arrive près de nous, elle nous tends les menus et repart.

— Et la vie de femme mariée ? demande-je.

— Honnêtement… dit-elle en prenant une pause… Ça change pas grand-chose. On l’a fait plus pour sa famille… Ils sont un peu stiff sur les traditions. Mais je ne le regrette pas.

 

Valérie regarde le menu rapidement. Moi aussi.

— Tu es prête ? demande-t-elle en reposant le menu.

— Oui.

 

Elle fait signe à la serveuse, qui vient rapidement prendre notre commande.

— Et puis… Toi… les amours ? finit par me demander Valérie, visiblement gênée.

— Ah… dis-je un peu surprise. Et bien. C’est… C’est compliqué !

— J’écoute, dit-elle

 

Je prends une pause.

— Je me doute bien que si tu poses la question si directement, c’est que tu sais quelque chose… Alors ça serait peut-être plus simple si tu me disais ce que tu sais, et je complèterais.

— Florence, dit-elle.

— Qu’est-ce qu’elle t’a dit ?

— Rien. Mais l’autre jour, au bureau. J’ai remarqué le fond d’écran de son téléphone. C’était une photo de vous deux. Vous aviez l’air très proche.

— C’est tout ?

 

Elle fait un signe de oui de la tête.

— Je sais que j’aurais peut-être dû t’en parler… Mais ce n’est pas ton imagination. Il se passe bien quelque chose entre moi et Florence.

— Et Pierre ? Comment il l’a pris ?

— Pierre… Il l’a pris très bien.

— Ah oui ? dit-elle en fronçant les sourcils. Tu le quittes pour une fille… Et il le prend bien ?

— Je n’ai pas quitté Pierre.

— Il ne le sait pas encore ?

— Ah, non. Il est parfaitement au courant !

— Alors, dit-elle visiblement confuse.

— Et bien… Pierre, c’est mon chum… Florence, c’est ma blonde… Et on habite ensemble.

 

La bouche de Valérie forme un grand « O. ».

— On a été coloc au temps du cégep et de l’université. Tu le sais que je suis bisexuelle. Que j’ai toujours alterné gars, filles.

— Mais là, on parle plus d’alternance… Je comprends bien pourquoi tu dis que Pierre l’a bien pris. Je connais pas de gars qui refuserait de coucher avec deux filles tous les soirs.

— Ah ! En fait, tu vas trouver ça étrange. Mais même ça fait déjà deux mois qu’on vie officiellement ensemble, et on n’a jamais fait de trip à trois. Dès le début, j’ai prévenu Pierre que ça n’arriverait probablement pas. Florence et moi, ce n’était pas un trip de cul.

— Et comment ça marche ?

— Simple. Pierre a sa chambre, Florence a la sienne. Un soir je dors avec l’un, l’autre soir, je dors avec l’autre.

— Et ça marche ?

— Oui ! Étonnamment bien. Mais je dois dire que ça marche essentiellement à cause de deux choses. Premièrement, ni Pierre ni Florence ne sont jaloux. Ils comprennent que je suis en amour avec eux, également. Et deuxièmement. Notre entente de vie commune.

— Vous avez signé un contrat ?

— En quelque sorte. Florence et moi, nous étions partisanes de garder nos unions plutôt informelles, mais Pierre a beaucoup insisté pour que nous couchions sur papier la « mécanique » de notre vie commune. Et je dois dire qu’aujourd’hui… Ben ça nous a évité beaucoup de chicanes !

— Ça ressemble à quoi les clauses ?

— Genre, quels jours je suis la blonde de Pierre, quel jour je suis la blonde de Florence. Quelles sont les exceptions et les compensations. Par exemple, si une soirée avec la famille de Pierre est planifiée le jour où je suis censé être avec Florence, l’accord définit comment elle est compensée.

— Et aujourd’hui ? Tu es la blonde de qui ? me demande-t-elle.

 

Je regarde ma montre rapidement.

— Présentement. Pierre. Mais dans deux minutes, je deviens lesbienne… Parce que les jours sont techniquement de midi à midi.

 

La serveuse s’approche avec nos plats et nous commençons à manger lorsque mon téléphone commence à vibrer dans ma poche. Je le sors rapidement, je colle sur mon oreille. C’est la voix mielleuse de Florence.

— Je t’aime, me dit-elle.

— Moi aussi, je t’aime, ma princesse, dis-je avec le même ton.

 

Et puis, nous raccrochons en même temps.

— C’était ? me demande Valérie un peu médusée parce qu’il vient de se passer.

— Florence… Elle m’appelle tous les jours à midi. C’est un petit rituel qu’on a toutes les deux.

— Je suis curieuse… Qu’est-ce qui va arriver le jour où Florence se fera un nouveau chum ? Y avez-vous pensé dans votre entente de vie commune ?

— Ça n’arrivera pas.

— Pourquoi ?

— Elle est lesbienne.

— Non… Elle avait un chum jusqu’à tout récemment…

— Écoute, moi je fais juste répéter ce qu’elle me dit. Elle dit que depuis qu’on couche ensemble, elle n’a plus aucune attirance pour les hommes.

— Tu dois être fière…

— Ouais, dis-je avec un petit sourire.

— Et puis, c’est pas la première, hein…

— C’est pas de ma faute si je pogne juste avec les hétéros, dis-je en prenant un air innocent.

 

Nous mangeons une minute… Puis je me risque avec une question.

— Toi… Tu as déjà essayé avec une fille ?

 

Elle pouffe de rire, s’étouffe presque avec sa salade.

— Est-ce que tu me cruises ?

— Non, dis-je en prenant un air offusqué. Tu es une femme mariée… Mais j’étais juste curieuse ?

— Dis-moi ? Votre accord de vie commune, est-ce qu’il inclut une clause qui te permet de faire à toi et Florence de faire un trip à trois ?

— Réponds à ma question d’abord, dis-je. Ensuite je réponds à la tienne.

— Bon… Est-ce que j’ai déjà essayé avec une fille ? Presque ! C’est presque arrivé à deux reprises. La première fois, c’était à un party. C’était dans le temps où on était au cégep. J’avais beaucoup bu, l’autre fille aussi. Et on s’est isolée dans une chambre. On s’est frenché. On a retiré nos chandails, nos soutiens-gorges… Et puis… C’est pas aller plus loin. On s’est rhabillée et s’en est resté là. La deuxième fois, c’était presque un trip à trois. C’était l’an dernier, avec mon (futur) mari. Une de ses amies de fille était chez nous… Je me rappelle même pas pourquoi… Mais bon, je jase avec elle, l’ambiance est relaxe. On parle de sexe un peu… Bref, de fil en aiguille, on a commencé à lui faire une pipe… Et… Son téléphone a sonné. Elle est sortie de la pièce pour parler… Et quand elle est revenue, le momentum était passée. Et s’en est resté là.

 

Il y a une pause.

— Et votre entente de vie commune ? Il dit quoi pour les trips à trois ? répète-t-elle.

— C’est permis… dis-je avec un petit sourire. Dans certaines conditions, complete-je.

— Comme ?

— Florence et moi, on peut faire des trips à trois, mais uniquement avec une autre fille. Avec Pierre, je peux en faire un, gars ou fille, peu importe. Mais Florence a un droit de veto si c’est une fille.

— Et tu comptes le faire ?

— Si l’occasion se présente… Pourquoi pas ? Mais je n’ai pas l’intention de chercher activement un troisième partenaire, ni pour Pierre ni pour Florence. Surtout que si je le fais pour l’un, je suis obligé d’en organiser un pour l’autre.

— Ouais… Pas mal ouvert, votre trio…

— Je sais… J’ai été chanceuse de tomber sur mes deux amours…

 

***

 

Quelques heures plus tard, je suis avec Florence à notre cours hebdomadaire de yoga. Nous en sommes presque à la dernière minute du cours. Nous faisons la position la plus dure, celle du scorpion. Plusieurs n’essaient même pas. Il y a juste Virginie, notre professeure, Ophélie, une autre vétérance de notre cour, et moi qui réussissons à la faire parfaitement, sans aide.

 

Puis finalement, après une longue minute, je finis par reposer le bout de mes orteils sur mon tapis. Je pousse un long soupir. Et je souris en voyant Florence, à côté de moi, qui utilise le mur pour tenir son ballant.

— Les filles… et Gabriel, lance notre professeure. C’est tout pour aujourd’hui. On se revoit la semaine prochaine.

 

Florence et moi, nous nous relevons lentement. Virginie nous fait signe. Alors que les autres se dirigent vers la sortie, nous nous rapprochons d’elle. Mais, une autre fille reste avec nous.

— Les filles. Je sais qu’il y a quelques mois, je vous avais proposé qu’on se fasse une double date. Et vous aviez dû annuler pour des raisons personnelles… Mais si ça vous tente, on peut s’en faire une ce soir.

— Ouais, dis-je en me tournant pour voir la réaction de Florence.

— Ouais, répète-t-elle. Mais mon linge de rechange, c’est du mou.

— J’avais rien de particulier en tête… Mais on peut garder ça simple. J’habite à cinq minutes à pied. On se retrouve toutes les quatre chez moi et on se fait livrer de quoi.

— Parfait ! lance-je.

— Ah, lance Virginie. J’oubliais, mon amie s’appelle Audrey.

— Enchantée, dis-je en lui faisant la bise. Catherine.

— Florence.

 

Nous sortons de la salle de gym, nous rendons au vestiaire. J’envoie un texto à Pierre pour qu’il ne nous attende pas pour souper. Et nous prenons une douche rapide.

 

Nous sortons et retrouvons Virginie et Audrey devant le gym. Nous marchons, posons quelques questions à Audrey, sans plus. Nous arrivons finalement devant un gigantesque immeuble d’une vingtaine d’étages dans le Vieux-Port.

 

Lorsque nous entrons dans le Penthouse quelques minutes plus tard, Florence ne peut pas s’empêcher de faire ce commentaire :

— Quelque chose me dit que tu es pas juste prof de yoga.

— En effet, répond-elle avec un petit sourire. En fait, je dirige plusieurs entreprises.

— Pour vrai ? demande-t-elle surprise.

— Oui, en fait, j’ai hérité de celle de mon père il y a quelques années, lorsqu’il a pris sa retraite. Mais j’ai aussi quelques boutiques…

— Ouais, le sex-shop, se rappelle Florence.

— Et le gym, complète-t-elle.

— Tu possèdes le gym ?

— Ouais. En sortant de l’université, je me cherchais une manière de me forcer à aller au gym plutôt que de rester au bureau. Alors, je l’ai acheté. Et je suis me suis donnée la job de prof de yoga.

 

Il y a une petite pause.

— Sushi ? demande Virgine.

 

Nous acquittons toutes. Elle se lève, se place en retrait, sort son iPhone et passe la commande.

— Vous êtes ensemble depuis combien de temps ? demande Florence à Audrey.

— On n’est pas vraiment ensemble… Disons qu’on fait juste passer du temps ensemble… Depuis quelques semaines.

 

Il y a une petite pause. Elle hésite puis elle ajoute :

— Virginie est… ma première fille avec qui…

— Tu es intime ? complète-je.

— Oui.

— C’est une drôle de coïncidence, lance Florence avec un petit sourire. Catherine est la première fille avec qui je couche, dit-elle en se collant contre moi. Ça fait un peu plus de six mois qu’on est ensemble.

 

Audrey me regarde.

— Moi ? dis-je. J’ai eu déjà eu plusieurs blondes… et chum. Je suis bisexuelle.

— Bon, c’est commandé, dit Virginie en se rassoyant à côté de nous. Et moi, je suis lesbienne, depuis toujours.

— Tu n’as jamais eu d’attirance pour les hommes ? lui demande-je.

— Non… Adolescente, j’ai eu des (faisant des air-quotes) des chums. Mais je n’ai jamais eu aucune attirance pour eux. C’était juste pour me sentir socialement normale. En fait, jusqu’à quinze ans, j’ai cru que j’étais asexuelle.

— Ça l’a changé depuis… commente Audrey.

— À seize ans, dernière année du secondaire. On a eu une nouvelle prof à l’école. Annie. Elle enseignait l’éducation physique. Elle était fraichement sortie de l’université. Belle, grande, rousse. Elle souriait tout le temps. Mon premier crush. Moi qui excellais dans toutes les matières, sauf l’éducation physique. J’étais capable de scorer 100 % en math, en chimie et en physique. Mais je sentais que j’étais invisible pour elle, Annie. Alors je me suis mise à l’entrainement. J’ai perdu 20 kilos… Et je suis soudainement devenue une des plus belles filles de l’école. Mais malgré tout les gars qui me tournait autour, la pile de certificats méritas que j’accumulais chaque semestre, tout ce que je voulais entendre, c’était Annie m’encourager durant les cours de gym.

— Oh… s’exclame Florence. C’est tellement cute comme histoire.

— Est-ce que tu lui as dit ?

— Oui… Au bal de graduation. Ça l’a mise un peu mal à l’aise. Mais bon, je m’y attendais un peu. Toi, Florence ?

— J’ai toujours eu des chums. Mais bon, j’étais curieuse. J’avais de petits crush ici et là sur des filles, mais j’osais jamais. Et puis, j’ai finalement eu le courage d’essayer, avec Catherine (elle se penche et me donne un baiser sur les lèvres). Et j’ai aimé, ajoute-t-elle en me redonnant un autre baiser.

— Moi aussi ! lance Audrey, tout sourire, visiblement mise en confiance que son histoire personnelle. C’est la même chose pour moi !

— Et toi, Catherine, me demande Virginie.

— Ben, moi, comme je l’ai dit, je suis bisexuelle. À l’université, je m’étais mise en tête de tout essayer. De vivre pleinement. Et j’en ai profité !

 

Virginie sourit.

— As-tu déjà participé à des orgies ? me demande-t-elle en levant un sourcil.

 

Florence se tourne vers moi, intriguée.

— Oui, dis-je en leur souriant et prenant une petite pause. Mais là, allez pas vous imaginer que j’ai participé à de super mega orgies.

— Raconte, insiste Florence.

— J’ai déjà fait un trip à quatre, deux gars, deux filles. Et j’ai déjà fait un trip à cinq avec juste des filles.

— Tu m’avais jamais dit ça ? lance Florence.

— Tu m’avais jamais demandé…

— Je suis curieuse, me demande Virginie. Ton trip à cinq, c’était dans quel contexte ?

— Ah… dis-je en prenant un air prude. Je ne peux pas en parler… J’ai promis de ne jamais le raconter.

 

Florence me fait des yeux doux.

Come-on!

— Non… j’ai promis de garder le secret. Tout ce que je peux dire… C’est que j’ai vraiment a-do-rée. Mais je ne peux pas rien dire de plus.

 

Virginie continue de sourire. Et je trouve ça un peu étrange.

— Pourquoi souris-tu ?

— Parce qu’être capable de garder un secret… C’est une excellente qualité… Florence. Audrey. Vous êtes capable de garder un secret aussi ?

 

Florence et Audrey, acquiesce d’un geste de la tête.

— J’organise… à l’occasion… des orgies. Des orgies lesbiennes, précise-t-elle. J’ai un groupe d’habituée, une dizaine de femmes, tout au plus. Si vous promettez de garder le secret, de ne jamais révéler qui vous allez y rencontrer… Je peux vous inviter à la prochaine…

 

Florence et moi, nous nous regardons, mais déjà je vois à son sourire qu’elle est partante.

— Ouais, répond Florence qui commence à rougir un peu.

— Toi, Audrey ? lui demande Virginie.

— Pourquoi pas ?

 

Virginie nous regarde avec un petit sourire coquin.

— Et si cette orgie… était ce soir ? Êtes-vous toujours partante ?

 

Les trois filles, on se regarde d’un air interrogateur. Finalement, Florence place une main contre le creux de mon dos.

— Ouais… dit-elle avec un large sourire.

 

Audrey sourit aussi. Après quelques secondes de silence, Florence m’enlace me frenche quelques secondes. Puis, lorsque nos lèvres se séparent, elle se tourne et elle embrasse Virgnie. Je la regarde pendant quelques secondes, puis je me tourne vers Audrey et je commence à l’embrasser à son tour.

 

Rapidement, je sens les mains d’Audrey me caresser le ventre, les seins. Ses mouvements sont lents et sensuels. De coin de l’oeil, je vois Florence qui retire le chandail sans manche de Virginie… Alors je décide de faire la même chose à Audrey. Elle lève les bras, j’en profite pour dégrafer son soutien-gorge.

 

Les mains d’Audrey me caressent lentement alors que je me penche pour commencer à lui lécher les seins. Le bout de ses seins est déjà tout dure, tout hérissé. Je sens sa main qui se promène dans mes cheveux, dans mon dos… Même qu’elle se risque à l’insérer dans mon pantalon pour me caresser les fesses. Lorsque je relève la tête, je jète un petit coup d’oeil à Florence. Elle est debout à un mètre de moi, Virginie s’agenouille devant elle et lui baisse son pantalon.

 

Je me couche sur le divan et Audrey se place sur moi. Elle tire sur mes leggings. Elle a un petit sourire lorsqu’elle se rend compte que je ne porte pas de petite-culotte. Elle donne quelques petits becs entrent mes cuisses, puis elle en donne un sur ma chatte. Je sens sa langue qui sépare mes lèvres intimes doucement, délicatement… Tout ça pendant que ma blonde se fait un 69 sur l’autre divan…

 

Lorsque la sonnette de la porte sonne, je fais le saut. Je lance un regard à Virginie.

— C’est les sushis, lance-t-elle entre deux léchées.

— Tu ne vas pas répondre ?

 

Virginie lève un peu la tête, mais Florence l’empêche de s’éloigner.

— Fuck les sushis ! lance-t-elle.

 

Mais ça sonne de nouveau. Alors je me lève. En lançant un petit regard dans la chambre de bain, je vois une robe de chambre. J’en profite pour aller la prendre et le mets. Je m’approche de la porte, l’ouvre.

 

C’est un homme, début vingtaine, probablement un étudiant. Il me donne une boîte de sushi avec une facture sur la boîte.

— C’est quoi ce bruit ? demande-t-il en faisant référence au petit gémissement des filles dans le salon, qu’il heureusement ne peut pas voir d’où il est.

 

Alors que je termine d’ajouter le pourboire, de signer rapidement.

— C’est… C’est un film porno !

 

Il fronce les sourcils.

— C’est parce que ça fait beaucoup de sushi pour une femme seule…

 

Mais je n’ai pas de temps à perdre avec lui et je lui claque la porte au nez. Je dépose les sushis sur le comptoir de la cuisine.

 

Lorsque je reviens dans le salon, je trouve Florence, assise sur le divan, les jambes bien écartées. Audrey a genoux devant elle et lui mange la chatte. Virginie est juste à côté d’elle et elle lui donne quelques petits conseils. Je me dénude de nouveau.

 

À peine, ai-je eu le temps de m’asseoir à côté de Florence, Virginie marchent sur ses genoux et se place devant moi. J’échange un sulfureux baiser avec Florence alors que je sens une langue me caresser la chatte. Ça continue comme ça pendant un bon cinq minutes. Autant Florence que moi, nous sommes vraiment très près de l’orgasme.

 

Mais c’est moi qui jouis en premier. Alors que je commence à reprendre mon souffle, Audrey lève la tête, pousse un soupir. C’est alors que Virginie en profite pour la frencher quelques secondes. Virginie nous fait signe de la tête et nous indique la direction de sa chambre à coucher. Nous nous levons toutes ensemble.

 

Arrivé dans la chambre, Florence se lance sur le lit. Virginie s’installe entre ses jambes, alors qu’Audrey s’installe au-dessus de son visage et se laisse manger. Moi, pendant ce temps, j’en profite pour caresser les seins et le ventre de Florence…

 

****

 

Il est minuit lorsque nous nous arrêtons. Autant Florence, Audrey et moi sommes exténuées. Nous profitons de cette accalmie pour décider de partir. Nous retournons au salon et nous rhabillons.

— C’est vraiment hot comme soirée, lance Audrey. C’est-tu toujours comme ça une orgie lesbienne ?

— Les miennes, oui, lance Virginie avec le sourire.

— C’est quand est-ce qu’on rencontre les autres ? demande Audrey enjouée.

— Bonne question. Je pensais en organiser une soirée le dernier samedi de novembre.

— Je vais être là, lance Audrey.

— Et vous deux ? demande Virginie en nous regardant.

— Ouais ! lance Florence sans hésiter.

 

Lorsque nous sommes rhabillés, nous sortons. Une fois toutes les deux seules dans l’ascenseur, Florence me regarde avec un large sourire.

— Est-ce que tu as autant aimé ça que moi ? me demande-t-elle.

— Oui !

 

Puis lorsque nous arrivons au rez-de-chaussée.

— Mais là, revenons aux choses sérieuses… Il va falloir que j’organise de quoi pour Pierre.

— Pourquoi ?

— Ben… Tu ne te rappelles pas ? L’entente de vie commune. J’ai un mois… Pour lui organiser un trip à trois.

— Trip à quatre, précise Florence avec un petit sourire. Il doit être compensé équitablement. Nous étions quatre ce soir…

— C’est vrai ! Qui vais-je dont bien pouvoir inviter…

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