Récit #193 – Le propriétaire – Partie 1

Je suis confortablement assise dans mon lit, je porte un épais col roulé, la couverte montée jusqu’au cou, mon laptop sur les genoux, et je regarde. Je regarde la série du moment, The Umbrella Academy. J’en suis rendue à l’épisode 5. Lorsque je sens mon téléphone vibrer, je sors une main d’en dessous des couvertes, je pause la vidéo.

Je le prends, je le regarde. C’est, Patrick, mon proprio qui habite juste au-dessus de moi. Il écrit :
— J’ai vu la déneigeuse en bas de la rue. Il va falloir que tu déplaces ta voiture vite si tu veux pas te faire remorquer.

J’hésite. Mais je suis tellement bien installée… et il fait tellement froid… il y a tellement de neige… Je commence à écrire :
— Est-ce que tu peux la déplacer ? Je suis au lit…

Et je me demande quoi ajouter. Puis finalement, je termine la phrase :
— Est-ce que tu peux la déplacer ? Je suis au lit. Je suis nue. La porte est pas barrée. Ouvre la porte, prends la clé dans le petit bol. Je te revaudrai ça !

Et puis dix ou quinze secondes plus tard, je reçois :
— OK.

Dès que je vois le message, je me dépêche à me lever, courir vers la porte, je la débarre, plonge une main dans ma poche, prends mes clés et je les mets dans le bol.

J’ai à peine le temps de me cacher dans ma chambre lorsque j’entends la porte s’ouvrir et se refermer quelques secondes plus tard. Je me rassois alors dans mon lit, me recouvre, remets mon laptop sur mes genoux.

Quatre minutes plus tard, j’entends la porte qui s’ouvre. Mais je ne l’entends pas se refermer. J’arrête la vidéo. Tout ce que j’entends, c’est le vent.
— Patrick ?!

Mais rien. Il a dû mal refermer la porte derrière lui. Et le vent a été assez fort pour l’ouvrir. Je me relève, sors de ma chambre. Je peux voir la porte complètement ouverte. Je m’approche de la porte… lorsque finalement je vois Patrick surgir devant moi.

Il entre, fronce les sourcils, dépose mes clés dans le petit bol. Il me regarde.
— T’avais pas dit que t’étais nue ?
— Je me suis habillée… quand j’ai entendu la porte…

Il n’a pas l’air de me croire.
— Okay… dis-je en prenant un air (faussement) innocent. J’étais dans mon lit, je regardais Netflix… Et j’avais vraiment pas le goût de sortir !

Il continue de me regarder avec un air sérieux.
— Tu regardais quoi ?
— Umbrella Academy.
— Pour vrai ? Toi aussi ? Tu es rendu à quel épisode ?
— Je m’apprêtais à commencer le 6.
— Je suis à la moitié du 5 !

Il prend une pause.
— Est-ce que ça te dérange si on l’écoute ensemble ?
— Non, non, dis-je.

Il enlève son manteau, ses bottes et on se dirige vers ma chambre. On s’installe confortablement sur le lit. Je remets mon laptop sur les genoux, et je repars l’épisode.

Quelques heures plus tard, alors qu’il est pratiquement minuit, le générique de l’épisode 10 finit par apparaitre sur l’écran. On pousse chacun un soupir…
— C’est juste plate qu’on doive attendre un an pour voir la suite…, dis-je devant un tel cliffhanger.

Ses yeux se plissent devant mon écran.
— Dans le coin en haut à droite, dit-il en prenant une pause. C’est mon compte !

Je rougis.
— Ouais…, avoue-je.

Patrick prend un air sévère.
— Okay, continue-je. J’ai pas les moyens de me payer un abonnement.
— Ça explique pourquoi Netflix me faisait certaines suggestions de visionnement… et pourquoi il ne se rappelait pas correctement d’où j’étais rendu.

Il lève la main, l’approche du trackpad de mon Mac. Il l’amène dans le coin en haut à droite et clique.
— C’est même mon Wifi…
— Ouais… bon… j’ai pas les moyens de me payer Internet non plus…
— Comment t’as fait pour avoir mes mots de passe ?
— C’est mon ex. Un soir, il y a 5 ou 6 mois.
— 5 ou 6 mois !
— Ouais. Ben on s’emmerdait. On avait fait l’amour trois fois… On avait pas d’Internet. Pas de Netflix. Il a sorti son laptop. Et en quelques heures, il avait hacké ton routeur et ton compte Netflix.
— Seulement quelques heures ?
— Ouais… Il a dit que ton mot de passe était faible.
— Et il s’est arrêté à Netflix ?

J’hésite.
— Réponds, insiste-t-il.
— Et ton Facebook… Ton Gmail… Ton Reddit… Ton Twitter… T’aurais vraiment pas dû réutiliser le même mot de passe partout…
— Si tu as vu mon compte Gmail… Est-ce que tu as vu… les photos ?
— Quelles photos ? dis-je intriguée.
— Rien, dit-il rapidement.

Il sort son téléphone de sa poche.
— Qu’est-ce que tu fais ? lui demande-je.
— Je change mon mot de passe !
— Mais… please change pas ton mot de passe Wifi et Netflix !

Il prend une longue inspiration.
— OK… Mais tu vas m’en devoir une…
— OK… OK…
— Et puis tu promets de plus réessayer de hacker mes comptes ?
— Honnêtement, j’y connais rien. C’était mon ex le geek.

Il range son téléphone dans sa poche.
— D’ailleurs. C’est drôle que tu dises que c’est ton ex. Parce que je me doutais un peu que tu étais redevenue célibataire.
— Comment ça ? demande-je intriguée.
— Ben… le bruit…
— Le bruit ?
— Ben… Au lit… tu es… expressive
— Toi et ta blonde aussi… Je vous ai entendu quelques fois… D’ailleurs, ça fait quelques jours que je l’ai pas vu… ni entendu…
— Ouais, elle est en voyage d’affaires à Seattle. Elle revient dans quelques jours… Sinon, toi, est-ce que tu dates quelqu’un ?
— Pas présentement. J’ai pas beaucoup de temps libre. Et puis, je suis pas sûre que j’ai envie de me rembarquer dans une relation… Mais d’un autre côté… Le sexe. Ça me manque.
— Moi aussi, ça me manque, dit-il.
— Ça fait quoi ? 2-3 jours…
— Ça n’empêche pas que ça me manque. Et j’ai une libido assez forte. L’an dernier, alors que j’habitais encore à Vancouver, et que j’étais célibataire… j’ai eu une érection… en regardant les boutons d’un ascenseur. Il ressemblait trop à des bouts de seins.
— C’est… spécial…
— Tu veux pas savoir à quoi ça pense un gars en manque…

Je me lève.
— As-tu soif ? Eau, jus ?
— Bière ?
— Nah. Ça rentre pas dans mon budget.
— Eau.

Je me retrouve dans la cuisine, et pendant que je remplis deux verres. Je vois le bol de fruit sur la table. Et j’ai un flash. Je prends une banane, je la place dans la poche arrière de mon jeans et je retourne à la chambre.

Je lui tends son verre. Il le prend. Et alors que je m’assois sur le lit, je sors la banane.
— Je dois avouer que de mouiller, comme ça, dans une situation de tous les jours… Ça m’est jamais vraiment arrivé.
— Alors toi, dit-il alors que ses yeux sont rivés sur la banane, comment ça se manifeste ton manque de sexe.
— Moi, c’est plus des rêves éveillés… des fantasmes éveillés.
— Genre quoi ?
— Rien de bien compliqué, dis-je alors que je commence à éplucher lentement ma banane. Genre, je suis au café en face de l’université. Pendant que je bois mon expresso, je fixe le beau barista. Et je m’imagine que c’est quelques minutes avant la fermeture. On est tout les deux seuls. Il prend ma commande. Il me fait un beau sourire, un clin d’œil. Il prépare mon café… exactement comme je l’aime… Et au moment de payer, je découvre que j’ai perdu mon sac à main… Et je le paie en nature.

J’approche la banane de mes lèvres. Je prends une pause.
— Et j’imagine qu’on le fait comme ça, sur une table en plein milieu du café.

J’approche de nouveau la banane, mais au lieu de prendre une bouchée, je lui donne juste un petit coup de langue.
— Et on ferme même pas les lumières. Les piétons passent devant le café, nous regardent quelques instants avant de continuer leur chemin.

Je donne un autre coup de langue à ma banane.
— Tu sais que tu es une vraie agace ! dit-il contrarié.
— Quoi ?
— Ben… la banane !
— Quoi la banane ?… Tu veux dire que ça t’excite ?
— D’après toi ? dit-il en utilisant son menton pour pointer son entre-jambes.

Je la rapproche de ma bouche. Et je la fais entrer profondément dans ma bouche, puis je la fais ressortir lentement en laissant mes lèvres glissées sur sa chair.
— Dommage que t’aies une blonde… commente-je.
— Ça, c’est pas un problème…
— Comment ça ?
— On est… un couple ouvert…
— Ouvert comment ?
— Ouvert, genre on se permet des aventures chacun de notre côté.
— Alors comment ça se fait que tu es en manque ?
— C’est uniquement par manque d’opportunité, répondit-il.

Que son histoire de couple ouvert soit vraie ou non, j’ai juste trop envie… Je pose une main sur son entre-jambes alors que je donne un petit bec sur le bout de la banane. Je tâte délicatement le tissu tendu de son jeans.
— Oublie la banane… J’ai bien mieux, dit-il.

Je pouffe de rire en entendant cette réplique qui a l’air tout droit sortie d’un film porno. Mais je l’écoute. Je pose la banane sur ma table de chevet. Elle finit par glisser et tomber sur le sol. Mais je l’ignore.

J’agrippe la fermeture éclair de son jeans. Et je tire. Une fois son jeans ouvert, je plonge ma main dans l’ouverture de ses boxers et je finis par en sortir sa queue bandée. Je replace mes cheveux, je me penche lentement et je pose mes lèvres dessus. Elle est toute chaude… et vraiment dure. Je commence par lui sucer uniquement le gland, mais je laisse graduellement sa queue aller de plus en plus profond dans ma gorge.

Lorsque je relève la tête, je défais le bouton de ses jeans et je tire dessus jusqu’à ce que je puisse les lancer dans le coin de la pièce. Je recommencer à le sucer… Alors que lui de son côté en profite pour me caresser les cheveux, les épaules.

Lorsque je me redresse une minute plus tard, je retire mon chandail de laine colroulé. Je retire mon chandail… Puis finalement, je dégrafe mon soutien-gorge. Je suis tellement excitée, que je sens à peine la différence de température. Ses mains se posent sur mes seins. Il les tâte habilement, puis il s’approche et commence à les lécher avec sa langue.

Après, il me retire mon jeans, ma petite culotte. Et on se retrouve tous les deux nus. Il frotte sa queue contre le bas de mon ventre, mes abs.
— Est-ce que tu en as ? me demande-t-il en référence à des condoms.

Je lui pointe la table de chevet. Il s’étire, ouvre le tiroir et il en sort quelques-uns relié en liasse. Il en arrache un, lancent les autres. Il se dépêche à l’ouvrir et l’installer sur sa queue.

Dès qu’elle est recouverte, il la prend dans sa main et il commence à la frotter contre ma chatte, laissant son gland brièvement pénétrer mes lèvres. Après quelques fois, je finis par me redresser, poser mes mains sur ses fesses et le forcer à pénétrer complètement. Il finit par se coller contre moi et je lui chuchote : « Agace » dans le creux de l’oreille.

Il commence à bouger les hanches. Et… j’adore ça… La sensation d’une queue en érection, en moi, ça m’avait tellement manqué ! Pendant qu’il me baise, j’en profite pour lui caresser les fesses, le dos. Je l’encourage… Je vais même jusqu’à lui donner des petits becs dans le cou.

Puis, nous changeons de position. Je me retrouve à quatre pattes sur le lit et il se place derrière moi. Il frotte sa queue contre mes fesses, entre mes cuisses. Ses mains caressent mes hanches. Il agrippe mes cheveux lentement, il les regroupe dans sa main et il commence à tirer doucement. Sur le coup, je pousse un puissant : « Oui ! » qui résonne dans la pièce.

Je sens alors sa queue me pénétrer de nouveau. Il tire sur mes cheveux alors qu’il me donne le premier coup de reins. Il commence alors à me baiser… solidement. Chaque coup de bassin est tellement puissant que je sens ses couilles claquer contre l’intérieur de mes cuisses. Lorsque mes cheveux lui glissent des mains, il pose une main sur mon épaule alors qu’il continue de me baiser. À plusieurs reprises, je passe à deux doigts de jouir, mais il ralentit toujours au dernier moment et n’accélère de nouveau que lorsque je suis moins expressive.

Ce n’est qu’une vingtaine de minutes plus tard, que nous nous abandonnons tous les deux… Et qu’il finit par me faire jouir. Lorsque je m’effondre sur le lit, extatique, il retire le condom, se donne quelques coups de poignets, il jouit sur mes seins et se couche à mes côtés. Tous les deux essoufflées, on reste là quelques instants. Je finis par tirer sur les couvertures pour nous abriller, et nous nous endormons.

Quand j’ouvre les yeux le lendemain matin, Patrick est encore là. Je me redresse, prends mon téléphone sur ma table de chevet. 8 heures. Je donne un coup de coude à Patrick.
— Come-on, il est l’heure que tu retournes chez toi. Il me reste juste une heure pour me préparer et me rendre à l’université. J’ai un cours ce matin.

Ça lui prend quelques instants avant d’ouvrir les yeux. Je pose les pieds sur le sol. Mais j’ai à peine le temps de faire un pas et avant que je comprenne ce qui m’arrive, je suis sur le sol et j’ai mal au front. Je tourne lentement, la tête et je devine que je me suis frappé contre le mur. Je regarde à mes pieds. Et je remarque… La banane, qui s’est presque liquéfiée sous mon pied.

Je lève la tête, je vois Patrick au-dessus de moi, qui essaie de comprendre. Je me redresse. Et je le vois, à genoux sur le bord du lit. La queue déjà bien dure.

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