Récit #194 – Le propriétaire – Partie 2

Par Élodie

 

Je sors à peine de ma voiture, je marche vers chez moi, lorsque la porte du logement du dessus s’ouvre. C’est Laurie, la blonde de Patrick, qui me fait un geste de la main.
— Salut ! me lance-t-elle.

J’appréhendais cette rencontre. J’ai un peu peur de voir comment elle va le prendre.
— Salut ! Tu es revenu de ton voyage d’affaires ? dis-je en essayant maladroitement d’être casual. — Oui, ça fait du bien de rentrer à la maison !

Il y a une petite pause. Et elle continue :
— Est-ce que tu as quelques minutes ? J’aimerais te parler à l’intérieur.

Dès que j’entends ça, je sens immédiatement une boule se former dans mon ventre. Je me doute bien qu’elle sait quelque chose. Hésitante, Je monte et décide donc de la suivre. Une fois à l’intérieur, J’enlève mon manteau, nous entrons dans la cuisine. Elle m’offre un café.
— Écoute, je voulais juste te dire que Patrick me l’a dit. Pour ce que vous avez fait pendant mon voyage… Et que c’est parfaitement correct.
— Donc, c’était vrai son histoire de couple ouvert, dis-je un peu soulagée.
— En effet. On se permet des aventures ici et là de temps en temps.
— Je dois avouer que j’avais un peu peur… parce que vous formez tellement un beau couple. Et puis ça aurait été vraiment dommage que notre aventure vous sépare.
— C’est gentil, dit-elle tout sourire.

Je prends une gorgée de café.
— Sinon, je suis curieuse. Si Patrick a des aventures de son côté… Tu dois en avoir eu…
— Ça m’est arrivé. Mais ne va pas t’imaginer que j’ai eu des dizaines d’amants.
— Combien ?
— Deux, finit-elle par dire. Et je les ai vu juste une fois… Mais sinon, on as aussi vécu des aventures ensemble.
— Ensemble…, dis-je, intriguée. Raconte !
— On a fait un trip à quatre le mois dernier.
— Quatre ? Avec un autre couple ?
— Oui, oui, un autre couple, répète-t-elle. On était en voyage et on a rencontré un couple d’échangistes.
— Comment c’était ? demande-je.
— Vraiment bien !

Il y a une petite pause.
— Patrick m’a parlé de ton fantasme éveillé.
— Ouais. Dans le café… Disons que ce barista-là me travaille beaucoup… Si seulement je pouvais le croiser lorsqu’il ne travaille pas…
— J’ai eu un fantasme éveillé aujourd’hui, dit Laurie alors qu’elle pose ses deux mains sur le comptoir.
— Raconte, demande-je intéressée.
— Je rêvais que la locataire du bas, désespéré par ses problèmes d’argent, se proposait pour faire un trip à trois avec les propriétaires pour éviter d’être évincée…

Je pouffe de rire en entendant ça.
— Je n’ai pas encore parlé de ce fantasme à Patrick, précise-t-elle. Alors, ne te sens pas obliger d’accepter.

Je réfléchis quelques secondes.
— Tu sais quoi. Pourquoi pas ?
— Super !… Serais-tu partante pour ce soir ?
— Okay !

Elle sourit.
— Donne-moi une minute, dit-elle en prenant son cellulaire et tapant quelques fois l’écran. Pat, lance-t-elle alors qu’elle le colle à son oreille. Peu importe, où tu es. Rentre à la maison. Maintenant. Ne demande pas pourquoi. Rentre.

Et elle rapproche.
— Tu veux quelque chose à boire ? me demande-t-elle.
— Ben, dis-je en levant tasse de café. Tu m’as déjà servi.
— C’est vrai ! répond-elle souriante.
— Tu veux aller au salon ?
— Oui, oui.

On se dirige au salon.
— Moi, de mon côté, commence-je, je n’ai jamais eu de trips à plusieurs. Ni même de trip avec une fille. — C’est correct, dit-elle pour me rassurer. On va y aller à ton rythme. Moi, je suis bicurieuse.
— Bicurieuse. Concrètement, ça veut dire quoi ? demande-je incertaine.
— En gros, que même si je suis fortement attiré par les hommes, je suis aussi attirée par les femmes.
— Moi, à part embrasser, je n’ai jamais été plus loin…. Alors, c’est comment une fille ?
— Je suis peut-être pas la meilleure personne pour répondre, parce que j’ai eu peu de contacts sexuels avec des filles. Mais une femme, c’est doux, c’est sensuel.
— Et lécher une femme, c’est comment ?
— C’est… bon ! finit-elle par dire après avoir hésité quelques secondes.
— Ça goûte comment ?
— C’est… C’est… C’est difficile à décrire !

Je sais pas pourquoi, mais plus je parle, plus je pose des questions, plus je suis nerveuse. Et Laurie le remarque.
— Tu sais quoi… Est-ce que tu veux un massage en attendant Patrick ?
— Bonne idée !

Je la suis jusqu’à sa chambre. Elle me demande de se coucher sur le lit. Elle lève mon chandail. Elle frotte ses mains quelques instants pour les réchauffer, puis elle les pose sur mes hanches. Elle fait bouger ses doigts en cercles lentement sur ma peau. Au début, je suis plutôt tendue. Mais à mesure qu’elle continue de me masser, je me détends.

Ses mains commencent à monter le long de mon dos. Après une minute, elle me retire mon chandail, elle dégrafe mon soutien-gorge et elle continue de me masser le dos lentement. Je reste silencieuse à profiter de ses mains. Cinq minutes s’écoulent… et je la sens se pencher. Je peux sentir ses cheveux chatouiller mon dos, puis elle me donne un petit bec sur l’épaule puis sur le cou.

Je tourne la tête lentement, je lui souris. Je me relève et j’approche son visage du mien… et je l’embrasse. Sa main se pose sur mes hanches alors que nous continuons de nous embrasser.

C’est lorsque la porte de chambre s’ouvre que nos lèvres se séparent. Patrick se tient devant nous. Il voit sa blonde… et moi, torse nu.
— Chérie… On a une invitée… qui va rester à coucher…

Son sourire s’élargit. Laurie et moi, nous nous regardons de nouveau et nous recommençons à nous embrasser. Mais cette fois-ci, j’agrippe son chandail et je le tire vers le haut. Ses mains se posent sur mes seins. Elle les touche, les masses. Puis, elle se penche et commence à les lécher.

Patrick nous regarde. Je peux déjà voir la bosse dans son pantalon. Il s’approche de Laurie. Il dégrafe son soutien-gorge alors qu’elle continue de lécher, mordiller le bout de mes seins. Il détache ses pantalons, ses boxers, ses bas pour finir avec son chandail. Il marche autour de nous. Il se caresse en nous regardant. Il nous chuchote de petits mots d’encouragement : « Vous êtes tellement belles les filles… ».

Laurie redresse la tête. Elle fait signe à Patrick de s’approcher. Dès qu’il est suffisamment près, elle ouvre la bouche et elle commence à le sucer, comme ça, à quelques centimètres de moi. Puis, sa queue sort de ses lèvres, il l’approche des miennes. Je les ouvre et je la laisse glisser dans ma bouche. Laurie me caresse les cheveux, m’embrasse le cou. Puis, elle retire ses pantalons, ne gardant que sa petite culotte.

Lorsqu’il sort sa queue, Laurie recommence à m’embrasser quelques instants. Puis, nous nous tournons de nouveau vers Patrick. Et nous le suçons… en même temps ! Je lèche un côté alors que Laurie s’occupe de l’autre côté.

Après l’avoir sucé quelques minutes en équipe, je me couche sur le lit. Laurie met sa main entre mes jambes, elle me caresse un peu par-dessus mes pantalons. Puis, elle détache le bouton. Patrick ne perd pas une seconde, il agrippe le bas de mes jeans et tire un lentement.

Laurie s’étant à côté de moi, elle me donne un baiser sur la bouche… alors que je sens sa main se poser sur mon ventre et lentement descendre dans ma petite culotte.

Je sens d’autres mains me caresser le bas des jambes. Elles aussi remontent lentement. Deux doigts agrippent l’élastique de ma petite culotte et elles tirent vers le bas. Laurie continue de me lécher les seins… Alors que Patrick s’installe entre mes jambes et ils commencent à me lécher. Il y va lentement, doucement.

Puis, après quelques minutes, Laurie me donne de petits baisers sur le ventre… Et elle prend la place de Patrick. Lorsque le lève la tête, je peux le voir debout derrière elle. Et lorsque je baisse le regard, je peux voir Laurie entre mes cuisses. Je ne peux pas voir ses lèvres, mais je sais qu’elle sourit juste en lui regardant les yeux.

Patrick s’installe derrière elle. J’entends quelques claquements de peau, lorsqu’il donne quelques coups avec sa queue. Lorsque la langue de Laurie prend une brève pause, je sais qu’il la pénètre. Il la pénètre doucement au début, mais il accélère graduellement.

Mais au bout de quelques intenses minutes, je le vois qui se retire. Laurie continue de lécher ma chatte avec désir. Patrick tourne autour de nous, se touche lentement alors qu’ils nous regardent. Il finit par s’arrêter près de mon visage. Je mets une main derrière ses cuisses et j’apporte de nouveau sa queue à ma bouche. Sauf que cette fois-ci, elle goûte légèrement différent. Elle a un goût… que je devine féminin !

Au bout de quelques minutes, Laurie lève la tête. Elle glisse sur mon corps et elle vient m’embrasser le cou alors que j’ai toujours la queue de Patrick dans ma bouche. J’en profite pour me mettre debout devant le lit. Un peu geste du doigt me suffise pour convaincre Laurie de s’approcher de moi et d’écarter les jambes.

C’est la première fois que j’en vois un en vrai. Et c’est tellement beau ! Avec un doigt, je commence à la caresser, à l’apprivoiser lentement. Ça me parait si délicat. De son côté, Patrick me caresse le dos, les fesses. Puis, après quelques instants, je décide d’y aller. Je baisse la tête et je pose mes lèvres dessus. Alors que je laisse ma langue écarter ses lèvres intimes, je peux la sentir poser une main dans mes cheveux.

Lorsque je sens ses doigts se raidir, se crisper dans mes cheveux, je sais que je lui caresse le bon endroit… Derrière moi, j’entends Patrick qui installe un condom sur sa queue. Il me donne quelques petits coups avec. Il la frotte contre mes cuisses… Il pose une main sur mes hanches, puis il me pénètre doucement. Après quelques va et Vian, il pose sa deuxième main sur mon autre hanche.

Devant moi, je vois Laurie, que je continue de lécher, qui se caresse les seins, le ventre. Et elle a l’air de vraiment aimer ce que je lui fais avec ma langue… Patrick, lui, même si je ne le vois pas, c’est facile de savoir que ça lui plait. Je le sens vraiment bandé en moi.

Cinq minutes plus tard, lorsque nous changeons de position, je passe le dos de ma main autour de la bouche, et je peux sentir la texture mielleuse de son jus intime qui colle à mon visage. Je me retrouve assise sur le lit, Laurie collée contre moi. Patrick retire son condom, il agrippe ses cuisses et il la pénètre.

Chaque coup de hanches la fait bouger. Le bout de mes seins frotte contre son dos. J’en profite pour lui donner des becs dans le cou, lui caresser les seins avec mes mains. Puis, au bout de quelques minutes, Patrick se retire, il se donne quelques coups de poignets et il lance quelques jets de sperme sur son ventre.

Patrick finit par s’assoir sur le lit alors qu’il reprend son souffle. Laurie se retourne, elle recommence à m’embrasser à pleine bouche. Je la sens qui écarte de nouveau mes jambes. Son visage descend entre mes cuisses et sa langue recommence à lécher ma chatte… De son côté, Patrick me caresse les seins…

Je commence à avoir réellement chaud. J’ai de plus en plus de misère à garder mon souffle. J’ai l’impression que je ne sais pas quoi faire de mes mains. Parfois, je les utilise pour caresser ses cheveux, parfois, j’enfonce mes ongles dans les draps. Mes gémissements deviennent de plus en plus forts… Et… et… Je jouis !

Laurie relève la tête, alors que je reprends mon souffle, mes esprits. Patrick et Laurie en profitent pour se donner un long baiser.
— On my god, lance-je alors que j’essuie les quelques gouttes de sueur qui me coule sur le front. C’est mon premier orgasme donné par une femme, ajoute-je.

Laurie se colle contre moi, elle me donne un baiser à moi aussi, et elle me chuchote à l’oreille : « Et pas le dernier… »

***

Le lendemain matin, lorsque je me réveille, je suis toujours dans leur lit. Je tâte autour de moi, mais je suis apparemment seule. Je me penche, regarde au pied du lit, trouve mes pantalons et je sors mon cellulaire de ma poche et je vois l’heure. 8 h 38.

Je bondis du lit. Je n’ai que 22 minutes pour me rendre à l’université. Je me rhabille rapidement. Lorsque je sors de la chambre, je croise Laurie qui déjeune seule. Je devine que Patrick est déjà parti travailler. Elle sourit alors que je passe devant elle. — Désolée, mais je suis super pressée ! lance-je. Mais encore merci pour la soirée… et la nuit ! À plus !, lance-je alors que je continue toujours mon chemin.
— Attends !
— J’ai vraiment pas le temps ! dis-je en commençant à mettre mon manteau.
— C’est parce que… tu t’es fait tower hier. Dans le feu de l’action, on n’a pas entendu la porte. Alors ce matin, quand Patrick est parti, il a remarqué que ton char avait disparu.
— Fuck !
— Mais je peux te déposer ! lance-t-elle tout sourire.
— Pour vrai ? Je te revaudrai ça !

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