Récit #219 – La conférence – Partie 2

Par Elodie Parent

Il est déjà 21 h depuis plusieurs minutes lorsque j’arrive au lounge. La lumière est tamisée, plutôt sombre, l’ambiance est calme. Je regarde autour, je vois Patrick me faire un geste de la main. Je m’avance vers lui.
— Et puis ta présentation ? lui demande-je avec un sourire.
— Ça s’est bien passé ?
— Oui, on peut dire ça. J’ai eu un petit blanc à un moment donné, mais sinon ça s’est bien passé. Toi de ton côté ?
— J’ai rencontré un client cet après-midi. J’aurais aimé que les discussions tournent plus rondement, mais ça s’est bien passé. Il me reste pas mal de temps pour régler mes dossiers avant la fin de la conférence.

Le barman arrive, il prend ma commande. Alors qu’il repart, je continue :
— Mais bon. On est pas ici pour parler travail, dis-je avec un petit clin d’œil. Qu’est-ce qui se passe dans ta vie sexuelle ?
— Moi, commence Patrick. Ben, j’ai une blonde.
— Fais-toi s’en pas, je suis discrète, dis-je pour le rassurer.
— Non, non. C’est correct. Ma blonde Laurie et moi, on est un couple ouvert. On se permet des aventures, parfois chacun de notre côté, parfois ensemble.
— Ensemble ? Comme des trips à trois ?
— En autre, dit-il brièvement.
— Toi, tu dois être le genre de gars qui fait des trips à trois avec deux filles.
— Qu’est-ce qui te fait dire ça ?
— Un gars viril comme toi, c’est clair que ce qui t’attire, c’est deux filles.
— Oui, ça m’attire dit-il en prenant une gorgé de son verre. Ma blonde est bicurieuse, alors c’est sûr qu’on y trouve tous les deux notre compte quand ça arrive. Mais j’ai aucun problème à faire un trip à trois avec un autre gars.
— Pour vrai ? J’ai toujours voulu essayer, dis-je en lui faisant un petit clin d’œil. Mais j’ai jamais eu de chance.

Le barman m’apporte mon verre de vin.
— Parlant de trip à trois, dit-il. La dernière année de notre cégep, j’avais entendu une rumeur qui disait que toi et ta coloc… Comment elle s’appelait déjà ?
— Charlotte ! complète-je.
— C’est ça ! Que Charlotte et toi, vous vous partagiez le même chum.
— Ha ! dis-je avant de prendre une gorgée.
— Et ?
— Et… C’est partiellement vraie !
— Partiellement ?
— Pour faire une histoire courte, au début, j’étais en couple avec Éric. Et plus il passait du temps à notre appart, plus je me rendais compte qu’ils avaient beaucoup de points en commun. Plus qu’avec moi. Alors… Je lui ai donné mon chum !
— Donné… comme ça ?
— Ben oui, donné. Et même qu’ils sont encore ensemble aujourd’hui !
— C’est généreux… Mais ça ne t’a pas rendue jalouse ?
— Honnêtement, non. Ils étaient heureux ensemble et c’est ce qui comptait le plus. Par contre, ce qui m’a manqué, c’était plutôt le sexe… Parce qu’Éric, il était vraiment bon au lit.
— Tu n’avais qu’à faire un trip à trois avec eux, dit Patrick avant de me lancer un petit sourire coquin.

Je prends une autre gorgée de mon verre.
— C’est arrivé… quelques fois…

J’en profite pour lentement sortir un de mes pieds de son soulier et je vais discrètement caresser son entrejambe. Ça le fait sursauter quand je le touche, mais il finit par me sourire. Puis, je commence déjà à sentir son érection.

J’en profite pour finir mon verre et je me lève. Il marche derrière moi, de près, j’imagine que c’est pour que personne ne voit son érection. Dès que nous nous retrouvons seuls dans l’ascenseur, j’en profite pour me frotter un peu sur lui.

Dès que nous nous retrouvons dans sa chambre, je l’assois sur le lit. Je déboutonne son pantalon. Sa queue, déjà bandé dure, bondit de son boxer lorsque je la libère. Je commence à la lécher immédiatement, à l’enfoncer entre mes lèvres. Ma langue encercle son gland, lèche son manche.

Après une minute, je laisse sa queue descendre plus profondément dans ma gorge. Je peux sentir les muscles de ma gorge bien serrer son gland dans ma bouche. Puis, lorsque je sens ses couilles me frotter contre le menton, je la sors de ma bouche et je reprends mon souffle.
— Tu es vraiment une pro, me dit-il en soupirant.

Je continue à lui faire un deep-throat quelques minutes, puis je me relève. Je lui fais un petit strip-tease. Je retire mon veston, je le lance dans le coin de la pièce. Je prends ses mains, les poses sur mes seins. Il les masse lentement alors que je déboutonne ma chemise lentement. Je me retourne, je détache mes pantalons et je les fais glisser lentement le long de mes jambes. Ses mains caressent mes fesses. Il agrippe l’élastique de ma petite culotte blanche et il la descend lentement. Il me donne un petit baiser sur les fesses.

Je me retourne, j’ouvre ma chemise, dévoile mon soutient-gorge blanc. Je le dégrafe et le laisse tomber à mes pieds. Je retire mes lunettes et je m’approche de lui, entièrement nue, j’échange un regard cochon avec lui et je m’assoie sur ses genoux. Je le sers contre moi et je commence à l’embrasser. Avec mes mains, j’essaie de lui retirer ses vêtements maladroitement.

Lorsque nous nous retrouvons tous les deux nus, je l’aide à enfiler un condom. Puis, je me place à quatre pattes devant lui, et je lui présente mes fesses.
— Si tu savais le nombre de fois où j’ai rêvé à tes fesses, dit-il en les caressant lentement avec ses mains.
— Et dans tes rêves… Qu’est-ce que tu faisais ?

Il ne me répond même pas. Il guide sa queue à l’entrée de ma chatte, il pose ses mains sur mes hanches et il me pénètre. Il commence lentement, mais il accélère rapidement la cadence. Je l’encourage en poussant de longs soupirs. Je sens ses testicules frapper contre l’intérieur de mes cuisses alors qu’il continue de me prendre sur le lit.

Après quelques minutes, d’un grand mouvement de tête, je replace mes cheveux et je tourne la tête.
— C’était vraiment à ça que tu rêvais ? dis-je avec un petit sourire cochon.

Son sourire s’agrandit. D’un geste de la tête, je le dirige vers mon sac. Il se retire de moi et il l’agrippe. Il l’ouvre rapidement, le renverse sur le lit à côté de nous. Il prend la petite bouteille de lubrifiant. Je l’entends l’ouvrir. Je reçois quelques gouttes sur mes fesses, mais l’essentiel lui sert à se lubrifier. Il reprend sa queue entre ses mains et il la frotte entre mes fesses.

Cette fois, je sens son gland faire pression contre mon anus, puis, après un petit pincement, je le sens finalement entrer en moi. Il fait quelques petits va-et-vient avec uniquement son gland, puis je le sens s’enfoncer plus profondément en moi.

Après une longue minute, à y aller doucement, lorsque je sens finalement ses testicules toucher ma peau de nouveau, je pousse un long soupir. Ses mains agrippent solidement les hanches et il commence à faire des va-et-vient plus rapide, plus sec. Voyant que j’aime ça, il accélère jusqu’à me baiser les fesses comme il le ferait avec une chatte.

Lorsqu’il commence à se fatiguer quelques minutes plus tard, je lui demande de se coucher sur le dos. Je m’installe par dessus lui, de dos pour qu’il voie bien mes fesses, et je guide maladroitement sa queue jusqu’à elle.

Son gland de nouveau dans mes fesses, je bouge les hanches et le laisse se glisser sa queue toute entière en moi. Cette fois, c’est moi qui contrôle la cadence, l’angle, la profondeur… Et je sais exactement ce que je veux !

Il me donne quelques claques sur les fesses pendant que je l’utilise. À mesure que je le chevauche, je commence à sentir de la sueur couler sur mon visage, sur mes seins, sur mon ventre. Ma respiration devient de plus en plus saccadée… Et je finis par jouir.

Je finis par me libérer de sa queue et je me couche à côté de lui. Je lui donne un petit baiser sur la bouche.
— Les orgasmes anaux, c’est les plus intenses, dis-je avec un sourire.

Je baisse le regard, je vois sa queue, toujours bandée, qui pointe le plafond.
— Qu’est-ce que tu veux faire ?
— Je veux te venir… dans la bouche, finit-il par dire.

Il se lève. Je m’installe devant lui et je commence à le sucer de nouveau. Je le sens déjà près de l’orgasme. Avec mes lèvres, ma langue, je caresse son gland. Je prends de temps en temps de petites pauses : j’ouvre la bouche, l’invite crument à me jouir dans la bouche, puis je recommence à le sucer.

Après une ou deux minutes, il finit par prendre sa queue entre ses mains et il se masturbe près de mon visage. Je garde la bouche grande ouverte… Puis, je finis par recevoir un premier jet qui tombe sur ma langue, puis un deuxième. Le troisième atterrit sous mon nez et le dernier me touche le menton. Avec mon doigt, j’essaie de tout amener à ma bouche. Puis, je ferme mes lèvres. Et j’avale tout d’une traite.

J’ouvre de nouveau les lèvres après quelques secondes et je lui montre que j’ai bien tout avalé.

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