Récit #12 – Une Halloween bien spéciale

 

Nous sommes le 31 octobre. C’est évidemment la fête de l’Halloween. Une fête pas que pour les enfants…

Cette année, je m’en fais peut et je suis le courant de la mode : j’enfile un costume de Batman.

Celui-ci ressemble en tout point à l’idée qu’on se fait de Batman. Sombre, avec des bottes noires une cape, il ne laisse voir de mon visage que la partie inférieure lorsque je porte le masque. Le plastron me donne enfin ce six-pack que je travaille si fort à développer au gym, mais personne n’est dupe, il est en plastique. Pourtant, je suis loin d’être moche ou en surpoids.

Je ne voudrais pas me vanter, mais parait-il que ce déguisement me sied bien. C’est du moins ce que m’a dit la réceptionniste du bureau où je travaille, cette Cathy aux gros seins. Même le visage maquillé, j’ai remarqué qu’elle rougissait ce matin lorsqu’elle me faisait ce compliment. Comme quoi, même si les costumes délient les langues, ils n’enlèvent toutefois pastoute trace de timidité. Bien qu’elle puisse être jolie, elle ne m’intéresse guère avec son look quelconque, bien qu’elle profite de l’Halloween pour porter ce piercing sous la lèvre au boulot. Ça pourrait faire si elle était plus jolie.

Enfant, comme bien d’autres, j’adorais me costumer pour le plaisir de me costumer et de faire la tournée le soir afin d’amasser des friandises. Je n’aurais jamais cru que me costumer, une fois jeune adulte, serait une occasion d’avoir une toute autre sorte de bonbons.

Ce soir, je sors avec mes amis au centre-ville. Nous sommes une dizaine d’amis costumés tantôt de façon loufoque, tantôt de façon glauque. Il y a bien Rebecca qui se risque à être sexy, mais dans son cas, c’est monnaie courante. J’ai bon espoir de me la taper, ça ferait un beau duo, un Batman avec une Cléopâtre.

Nous nous rejoignons devant l’entrée du bar, vers 22h30. Heureusement, il n’y a pas une longue file d’attente, parce qu’il fait tout de même seulement 5 degrés à l’extérieur. Mon espoir de réchauffer Cléopâtre disparait comme peau de chagrin lorsque je vois ce salaud d’Arnaud l’enlacer avec son costume d’ours. Tant pis, je vais essayer de trouver mieux à l’intérieur ou sinon, je me crosserai devant un bon porno en arrivant chez moi, une alternative qui me tentait moins, il faut l’avouer.

À l’intérieur du bar, l’ambiance est festive. En entrant, la chaleur occasionnée par la masse de gens contraste avec la fraicheur extérieure. La musique est très forte et rythmée, alors que l’éclairage est on ne peut plus tourbillonnant. Nous sommes bien dans une discothèque branchée. J’aime bien me retrouver dans cette ambiance de temps à autres ; surtout avec quelques bières dans le nez, question d’aborder plus facilement les jolies demoiselles. Ce soir, nul besoin. Les costumes enlèvent déjà toute inhibition.

Je m’installe avec ma bande d’amis sur une banquette située près du bar. Nous prenons possession des lieux et quelques-uns d’entre nous nous dirigeons vers le bar, question d’aller chercher quelques consommations. Je suis servi par une plantureuse sorcière. Je la laisserais bien me jeter un mauvais sort, rien qu’à voir combien profond peut être son décolleté. Elle aura un excellent pourboire.

La soirée va son train. J’ai bien essayé d’aborder quelques femmes, mais on dirait que je n’ai pas de chance ce soir. Soit elles sont déjà en couple, soit elles ne semblent pas intéressées par mes amorces. Comme si ça n’allait pas assez mal, tous mes amis semblent avoir trouvé chaussure à leur pied. Je me rends tout de même sur la piste de danse avec eux, question d’au moins m’amuser même si je rentrerai probablement bredouille de cette chasse nocturne.

Alors que je commençais à envisager de plus en plus sérieusement cette crossette devant mon écran au retour, une Catwoman m’aborde enfin alors que je suis accoudé au bar, prenant une petite pause en sirotant cette bouteille d’eau que je me suis commandée après avoir enfilé un double de tequila.

Pour être plantureuse, elle l’est. Elle doit faire facilement du 36D si ce n’est davantage, à moins que ce soit un un trompe l’œil vu que son costume remonte et écrase ses seins? Qu’importe! C’est l’endroit où mon regard s’est posé et elle le remarque bien.

– Alors, Batman, tu dévisages pas mal la femme-chat!

Je lui réponds d’un rire imbécile digne d’un ado attardé.

– On fitte pareil, hein!? Catwoman et Batman!

Comme pickup line, ce n’est peut-être pas ce qu’il y a de mieux, mais elle sourit et c’est pas mal l’essentiel.

J’aurais bien voulu vous dire que nous avons fait connaissance, mais vu le bruit et l’ambiance, la conversation fut brève puisqu’elle s’avance immédiatement pour m’embrasser directement sans crier gare.

295315008_7accc8d7f9_zJe n’ai jamais vu une fille y aller aussi directement, mais je ne vais quand même pas me plaindre! Non seulement elle a de jolis seins, mais ce costume moulant met en valeur l’ensemble de son corps. J’en suis à regarder discrètement autour de moi pour voir si elle n’aurait pas un groupe d’amis qui la féliciterait d’avoir relevé le défi de m’embrasser comme ça, mais ce ne fut pas le cas. Elle voulait bien m’embrasser.

Elle me fait signe de la suivre sur la piste de danse, ce que j’exécute sans rechigner. Non seulement elle m’embrasse à pleine bouche encore une fois, mais sa main devient de plus en plus baladeuse et se dirige presque immédiatement vers mon entrejambe, qui ne tarde pas à se monter au garde-à-vous. Elle s’y frotte langoureusement tout en dansant sur le dernier hit de l’heure que le DJ a choisi.

Nous sommes entourés par des lutins, des Minions, des sorcières et des Schtroumpfs, mais c’est comme si nous étions seuls au monde. Mes yeux reluquent cette poitrine dont j’ai j’envie. Étant plus grand qu’elle d’au moins 20 centimètres, j’ai une excellente vue de celle-ci.

Elle remonte ses mains le long de mon ventre pour entourer mon cou de ses bras, puis elle redescend ses mains dans mon dos, puis mes fesses, tout en rapprochant son bassin qu’elle fait aller au son de la musique de gauche à droite. Ai-je besoin de rappeler qu’elle me frotte la queue durcie pas son déhanchement ? Si quelqu’un regarde en cette direction, il va trouver que Batman a le bat pas mal mis en évidence, excusez le calembour.

Les événements ont pris une drôle de tournure à ce moment. Elle ramene les côtés de la cape vers l’avant, question de dissimuler mon corps et le sien. Nous voilà enroulés dans ce large tissu noir, collés un contre l’autre. Le peu d’espace de manœuvre qu’elle a, elle s’en sert pour glisser sa main dans le pantalon de mon costume. Elle y trouve immédiatement ma verge bien tendue, puisque je ne porte pas de sous-vêtement. En fait, elle s’y rend facilement parce que le pantalon de mon costume est fait d’un élastique. De cette façon, il peut convenir à tous les formats de gars qui veulent se costumer en Batman. Elle baisse cet élastique sous mes testicules, laissant mon bâton d’amour à l’air libre sous cette cape.

Elle commence à littéralement me masturber, tout en continuant à danser en se dandinant sur moi. Après tout, il faut sauver les apparences. J’ai espoir que ce préliminaire nous amène ailleurs et lui demande à l’oreille si elle veut qu’on se trouve un coin plus tranquille pour qu’on puisse fourrer.

Sa seule réponse un net et franc signe de tête : non. On reste ici.

On dirait que cette invitation lui a donné la motivation de me masturber plus rapidement. Je sens qu’elle serre un peu plus mon pénis avec sa main, faisant remonter et redescendre la peau de celui-ci de sa main experte et agile. Ce mouvement de haut en bas semble augmenter en rythme au fur et mesure qu’elle me sentir devenir excité.

Autour de nous, plein de gens continuent de danser comme si de rien était. C’est irréel. Je ne danse plus, je me laisse masturber, alors qu’elle continue de se trémousser. Une fille, costumée en petit chaperon rouge, danse près de nous, se faisant aller le popotin comme si le Grand-Méchant loup lui avait ordonné. Elle n’a rien remarqué, ou du moins a fait semblant de ne rien remarquer.

Ma Catwoman continue de me pomper le dard et approche sa bouche de mon cou. Elle sort sa langue et me lèche du côté droit jusqu’en arrière de mon oreille qu’elle mordille quelque peut tout en me laissant sentir son souffle haletant dans celle-ci. Je n’en peux plus et je sens de plus en plus que l’inévitable va se produire. Je vais décharger. Alors que je l’informe de la situation, elle sourit et y va d’un frénétique mouvement de va-et-vient qui ne me laisse aucune chance. Je sais que j’ai souillé ma cape, mais ses mains ne sont pas en reste puisque ces quatre jets de sperme chaud lui sont allés aussi sur les mains.

Je suis rouge et confus. Mon cerveau réalise ce qui vient de se passer. Alors que je m’apprête à lui dire que je dois aller aux toilettes, question de me faire un brin d’hygiène, ma Catwoman est déjà partie, ne me laissant pas terminer ma phrase. Elle se dirige elle aussi vers la salle de bain, côté féminin évidemment. Je devine qu’elle est partie se laver les mains. Je la suis, prenant bien gare de garder ma cape enroulée autour de moi.

Lorsque je sors de la toilette, la queue grossièrement dégommée, j’eus beau attendre jusqu’à la fermeture du bar pour retrouver ma Femme Chat : sans espoir. La coquine m’avait fait faux bond. Elle a vraiment quitté le bar. Mes amis ayant tous quitté il y a une heure en taxi, me voilà penaud, à rentrer chez moi à pieds.

Mince consolation, je n’aurai pas besoin de me crosser à soir.

Le lundi suivant, arrivé au boulot, je passe devant la réceptionniste, préoccupé par mon agenda de la journée. Alors que je m’apprête à l’ignorer, elle me salue de son plus grand sourire :

– Salut! Pis, t’as-tu passé un beau samedi soir finalement?

Lorsqu’elle prononce ces mots, mes yeux se tournent vers elle, pour lui répondre une banalité de politesse. C’est alors que je remarque ce piercing sous la lèvre.

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