Récit #126 – Catherine – Partie 2 – Mariage et sortie de filles

Pour lire la partie 1, allez ici.

Dans la première partie, après avoir passé la soirée arrosée au 281 pour l’enterrement de vie de fille de leur ami commune, Florence et Catherine, particulièrement excitées par les danseurs, ont une aventure lesbienne et se promettent de garder le secret envers les chums respectifs.

***

C’est le grand jour. Le mariage de ma meilleure amie, Valérie. Lorsque j’entre dans la chambre de bain, je trouve mon chum, Ian, devant le miroir. Il porte son complet noir et il essaie de nouer sa cravate.

— Shit. Elle est encore croche, dit-il en la dénouant et recommençant de nouveau.

— Pourquoi t’es si stressé? lui demande-je.

— Je ne sais pas… J’ai peur de dire ou faire une connerie…

— Qu’est-ce que ça va être le jour de notre mariage? lui dis-je mi-sourire.

— Qu’est-ce qui te dit que je vais dire oui? dit-il en prenant un air macho. Tu sais que je trip pas sur le mariage…

— Je le sais… Je te taquinais…

Il rate son nœud de cravate une autre fois. Cette fois, c’est la boucle qui est difforme. Je le fixe dans le miroir alors qu’il recommence.

— Ne me regarde pas! dit-il. Ça me déconcentre et je vais encore le rater!

— Comment tu fais quand tu vas en voyage d’affaires et que tu rencontres tes clients pour négocier des contrats?

— Je m’habille, je pense au contrat… pis ça se fait sans que j’y pense…

Je le regarde encore un bref instant. Je m’approche de lui.

— Tu sais quoi… Baisse tes culottes…

— Quoi?

— Baisse tes culottes, répète-je lentement.

— Quoi? Là? Maintenant?

— Oui, oui… Ça va te détendre, j’en suis sûre.

 

Je m’agenouille devant lui. Je défais la fermeture éclair de son pantalon, plonge ma main à l’intérieur, trouve le trou de ses boxers et sort sa queue. Je la caresse un peu avec mes mains.

— Mais là… Tu fais pas comme jeudi passé, le préviens-je. Je viens de mettre mon make-up!

— T’inquiète! Je vais faire attention!

 

Je la prends dans ma bouche. Elle est semi-molle. Mais après quelques va-et-viens, elle devient toute dure. Lorsque je lève les yeux, il me regarde avec un petit sourire. Lorsque je prends une petite pause, j’utilise mes mains.

— Fais ta cravate pendant que je te suce, dis-je.

— Je pense pas que c’est possible… dit-il entre deux petits soupirs.

— Deux minutes. Si t’es capable de la faire en moins de deux minutes… Tu auras le droit à une surprise…

 

Je recommence à le sucer. Il pousse un soupir et recommence à essayer de faire son nœud de cravate. Il le rate, une, puis deux fois. Mais la troisième fois, il finit par réussir.

— Ouf! dit-il en se regardant dans le miroir… Pis, c’est quoi la surprise?

 

Je sors sa queue de ma bouche. Et je me relève lentement.

— Tu verras, lui dis-je avec un petit sourire.

— Quoi!?

— J’ai dit que tu aurais une surprise… J’ai jamais dit quand!

— Pis tu finis même pas ce que tu as commencé?

— On est presque en retard, lui dis-je.

 

Je me tourne, ramasse mon sac à main, lorsque je sens qui me donne une claque sur les fesses.

— Je vais prendre ma revanche ce soir, dit-il.

 

***

 

Nous arrivons à la réception, après le mariage. L’endroit est déjà bondé. Pierre me regarde.

— Tu veux quelque chose à boire? dit-il en regardant vers le bar dans le fond de la pièce.

— Prends-moi un cocktail. Quelque chose de fruité!

 

Et il part. Je regarde autour de moi, essayant de voir un visage familier. Je vois Valérie dans sa robe de mariée qui parle avec d’autres invités, reçois les cadeaux. Mais je décide d’attendre que Pierre revienne du bar avant d’aller lui faire part de mes vœux de bonheur. Le deuxième visage que je reconnais, c’est Florence.

 

Elle tire son chum par le bras, s’approche de moi. Elle me fait un sourire.

— Salut Catherine! dit-elle.

— Salut! répondis-je en me pendant pour lui faire la bise.

— Je te présente, mon chum… Joffrey.

— Enchantée! dit-il, en se penchant, me faisant la bise lui aussi.

— Catherine et moi, on est dans le même cours de Yoga, précise Florence.

— Le monde est petit! dit-il.

— Tu as amené ton chum? me demande Florence après un petit moment de silence.

— Oui, oui. Il s’en vient, dis-je en le voyant s’en venir vers moi.

 

Pierre s’approche. Il tient dans ses mains, un verre de champagne… et un daiquiri aux fraises.

— Pierre, dis-je rapidement.

— Je te présente, Florence et Joffrey.

 

Il se tourne, regarde Joffrey quelques instants… Et je sens bien qu’il y a quelque chose de spécial… Parce que les gars commencent à sourire.

— Le monde est vraiment petit! s’exclame Joffrey. Nos blondes font du Yoga ensemble!

— Pour vrai!?

— Ben oui!

 

Et là, je me tourne vers Florence… Qui, elle, semble vraiment moins trippée de cette double coïncidence.

— Vous vous connaissez? demande-t-elle lentement.

— Ben oui, lance Joffrey avec entrain. On travaille sur les mêmes dossiers! On est voisins de bureau!

 

Florence et moi, nous les écoutons parler quelques instants. Puis, elle finit par me tirer par le bras et nous allons en retrait, suffisamment loin pour qu’elle sois sûre que personne ne nous entende.

— Rassure-moi, demande Florence paniquée. Dis-moi que tu lui as rien dit…

— Je le jure, dis-je en levant une main. Je ne lui ai rien dit. Absolument rien…

 

Florence pousse un soupir de soulagement.

— Ben… Sauf si je l’ai dit en dormant…

— Tu parles en dormant!? demande-t-elle paniquée.

— Quoi? Tu t’en étais pas rendu compte? répondis-je.

— Non!

 

Il y a un petit silence.

 

— Je déconne! dis-je en riant. Je parle pas en dormant!

— C’était pas drôle, dit-elle.

— Relaxe… dis-je. Si tu restes tendue comme ça, ils vont se douter de quelques choses… Prends un verre de vin, pis agis comme s’il ne s’était rien passé.

— Arrête-moi à 2 verres de vin, me prévient Florence. Parce qu’après, je perds mes inhibitions.

— Juste 2… Dis-moi, combien tu en avais pris la semaine passée avant qu’on…?

— Un, dit-elle en me coupant la parole pour que je ne dise pas le mot « baise ». Un verre de blanc au restaurant. Une vodka au 281, précise-t-elle.

— Dis-moi… Pourquoi tu veux absolument pas que ton chum ne le sache pas?

— Ben.

 

Elle regarde autour.

 

— Ça te dérange, si on sort? me demande-t-elle.

— Non, non. J’ai les clés de l’auto. On va être tranquille là-bas.

 

Nous sortons toutes les deux discrètement. Nous voyons nos deux chums, toujours en train de parler, tous les deux verres de vin à la main, riant et souriant. Nous arrivons à ma voiture. Je déverrouille les portes. Nous nous asseyons sur la banquette arrière.

 

— Bon, dit-elle en prenant une bonne inspiration. Je veux pas qu’il le sache… Parce que j’ai aimé ça!

— C’est quoi le problème alors?

— Ben… C’est compliqué… Ça m’avait toujours trotté dans la tête. Deux filles qui font l’amour. Mais c’était abstrait. Un fantasme. Et je m’étais dit qu’en essayant… ben je trouverais ça… ordinaire, finit-elle par dire. Que je pourrais dire : « J’ai expérimenté… Pis je suis vraiment hétéro! » Et passer à autre chose. Mais là, c’est plutôt : « J’ai expérimenté… Pis je fais des rêves érotiques lesbiens depuis! »

— Des rêves érotiques lesbiens… Est-ce que je suis dedans? demande-je timidement.

 

Elle se passe une main dans les cheveux.

— Oui! finit-elle par dire en chuchotant.

— Raconte!

— Ben… La nuit dernière… C’était, moi, toi… Et notre prof de Yoga…

— Virginie! On faisait un trip à trois avec Virginie.

— Ben quoi!? répondit-elle agacée.

— Tu sais quoi. Tu as du goût! Virginie, c’est vraiment une belle femme… On était dans la salle de cours du gym, dans les vestiaires ou dans la douche?

— Pff… Veux-tu bien arrêter? dit-elle en soupirant.

 

Elle prend une grande inspiration.

— Toi, dit-elle. Tu es bisexuelle… Comment l’as-tu découvert?

— En fait… Moi, ado, j’étais convaincu que j’étais lesbienne. J’ai eu ma première vraie blonde à 15 ans. C’est plus au cégep que les gars ont commencé à m’intéresser… J’ai rapidement réalisé que j’aimais les deux.

— Tu penses que je suis quoi? me demande-t-elle.

— Ça, c’est une question difficile… Et je ne crois pas que je devrais y répondre pour toi. L’identité sexuelle, ça ne se résume pas uniquement à hétéro, bi ou lesbienne. C’est plus nuancé que ça. Il y a les bicurieuses. Ça, j’en ai connu beaucoup de filles comme ça au cégep et à l’université… Elles veulent surtout essayer. Entre deux gars, elles veulent une expérience lesbienne, sans plus. Il y a les hétéroflexible. Elles ont plus d’attirance pour les hommes que les femmes. J’ai même eu une blonde qui me disait très sérieusement être hétérosexuelle, que j’étais la seule exception, qu’elle n’avait jamais été attirée par aucune autre femme autre que moi.

 

On se regarde quelques instants.

— Ton questionnement est parfaitement normal, finis-je par dire, lui caressant le bras. Mon conseil : Suis tes envies. Ne t’impose pas une étiquette.

 

Elle me fait un sourire, nous nous faisons une accolade qui dure quelques secondes.

— Bon, finit-elle par dire. Retournons au party. Sinon, les gars vont se douter de quelques choses.

 

Le reste de la soirée reste plutôt banal. Nous retournons au party, nous retournons avec nos chums respectifs. Le mercredi suivant, je vais à mon cours de Yoga, comme d’habitude. Je m’attends de voir Florence… Mais le cours commence alors qu’elle n’est pas encore arrivée. Je dois avouer que je suis un peu déçue de ne pas la voir. Mais je suis rassurée de la voir retentir avec quelques minutes de retard.

 

À la fin du cours, alors que toutes les filles rentrent dans les vestiaires, Florence m’accoste et nous restons toutes les deux dans le couloir.

— Ça va? me demande-t-elle avec un petit sourire.

— Ça va super bien! lui dis-je. Toi?

— Moi aussi! J’ai décidé de suivre ton conseil, dit-elle.

— Quel conseil? demande-je naïvement.

— De suivre mes envies, dit-elle mi-voix.

— Et?

— J’ai envie de toi, chuchote-t-elle.

— Vraiment? dis-je avec hésitation.

— Vraiment, répondit-elle avec un clin d’œil. J’aime Joffrey… Mais je sens qu’il me manque un petit quelque chose… Et comme tu es dans tout mes rêves cochons, je pense que ce quelque chose, c’est toi.

 

Je reste là sans bouger.

— Donc, tu veux que je sois ta maîtresse? demande-je.

— Oui, dit-elle après quelques secondes d’hésitation. J’avais plutôt pensé à « Amie avec bénéfice »… Mais c’est vrai que si on garde nos chums, on est plus des maîtresses…

— Embrasse donc ta maîtresse, dis-je avec un petit sourire.

 

Elle regarde autour d’elle. Lorsqu’elle est vraiment sûre qu’il y aura aucun témoin, elle approche lentement son visage du mien et elle m’embrasse sur les lèvres. Au bout de trente secondes, nos lèvres se séparent. Nous marchons vers le vestiaire.

 

— Je ne te l’ai jamais dit, lance-je… Mais ton pantalon de Yoga te fait de belles fesses!

 

Elle pouffe de rire. Elle me chuchote dans l’oreille :

— Le tien aussi! C’est quoi ton truc pour pas qu’on voie ta petit-culotte?

— J’en porte pas! dis-je en pouffant de rire.

 

Nous poussons la porte des vestiaires. Il y a quelques filles qui se changent ici et là, nous entendons le bruit des douches au loin. Je vais vers mon casier et je prends ma veste.

— Mon chum va jouer au poker vendredi soir… On pourrait aller prendre un verre… Et après… un café chez moi…

— OK… Mais qu’est-ce qu’on dit à nos chums?

— Sortie entre amies… Tout ce qu’il y a de plus ordinaire, ajoute-t-elle avec un clin d’œil.

— À vendredi alors…

 

On s’échange un autre baiser sur la bouche et nous partons chacune de notre côté.

 

Vendredi arrive rapidement. Nous nous donnons rendez-vous à un petit pub appelé « Le Pourvoyeur » sur Jean-Talon. Je suis presque arrivée lorsque je reçois un texto de Florence :

— Je crois que je me suis trop habillée sexy… Il y a un gars qui m’a déjà offert un verre. Et je ne sais pas trop comment le repousser. Je lui ai dit que j’attendais une amie.

— T’inquiète… Je viens te sauver!

 

Je continue de marcher sur la rue. Je pense à la situation. Et je me dis qu’on pourrait s’amuser un peu. Je reprends mon iPhone et je lui envoie un autre message texte.

— Dis à ton gars que ton amie se décommande… Et fais-lui des beaux yeux. Lorsque j’arrive, tu fais comme si on ne se connaissait pas. Dès que je te fais un clin d’œil, tu ne t’intéresses qu’à moi.

— Parfait, me texte-t-elle quelques secondes plus tard.

 

Dans ma tête, je me fais un petit scénario : je suis la lesbienne qui va venir piquer sa « proie » à un gars. Mais lorsque j’arrive finalement, je vois Florence, assise au bar, à côté d’un gars. Mais il est plus beau que je me l’imaginais : beau sourire, belle carrure. Et je décide de changer mon plan.

 

Je vais plus loin, m’approche du comptoir, me place devant le barman. Je me commande un drink… Lorsque je le reçois, je me penche de nouveau vers le barman… Et je lui demande d’envoyer un verre au gars qui cruise Florence. Il a l’air un peu surpris, mais il le fait quand même. Je m’assois et j’attends impatiemment qu’il le reçoive.

 

Lorsque je vois le barman s’approcher de lui, lui tendre le verre et me pointer, je lève mon verre et lui fais mon plus beau sourire. Il a l’air plus surpris que le barman. Il me fait un beau sourire, je peux lire sur ses lèvres un « merci » puis il tourne de nouveau son attention vers Florence.

 

J’attends une longue minute, buvant quelques gorgées de mon verre… Lorsque je vois l’espace juste à côté de lui se libérer. Je prends ma chance, m’approche d’eux.

— Heille… Je suis désolée, dis-je en prenant un ton emphatique. Je n’avais pas remarqué que t’étais avec ta blonde quand je t’ai envoyé un verre.

 

Florence tousse.

— Non, non. C’est pas mon chum, dit-elle lentement, petit sourire en coin.

— Donc, dis-je en me tournant vers lui. Tu es célibataire?

— Oui, oui, dit-il.

 

Nous parlons un peu. Mais je le sens bien qu’il préfère Florence, parce qu’il répond qu’à chaque fois que je lui parle, toutes ses réponses font que quelques mots, alors qu’il peut parler une ou deux minutes quand c’est Florence qui lui pose pratiquement les mêmes questions. Finalement, au bout d’une vingtaine de minutes, je me « choque » un peu.

— Condonc, qu’est-ce qu’elle a de plus que moi?

— Humm, dit-il en hésitant. Elle est plus belle.

— J’admets qu’elle a un beau sourire, de jolis yeux, de beaux seins… Mais moi, je suis un meilleur coup!

— Qu’est-ce qui te fait dire ça? demande Florence.

— Je suis sûre que je fais des choses que tu ne fais pas… J’avale, dis-je en commençant à compter sur mes doigts. Je fais de l’anal, dis-je en levant un deuxième doigt. Je suis bisexuelle! dis-je en levant un troisième doigt. J’aime autant les hommes que les femmes. Et J’adore faire des trips à trois! dis-je en levant un quatrième doigt.

 

Je cherche un cinquième talent… Mais rien ne me vient en tête.

— Est-ce que je l’ai dit?… J’avale!, dis-je en levant mon dernier doigt.

 

Et comme je sens soudainement que je commence à l’intéresser, que je me décide à envoyer le signal à Florence pour qu’elle change d’équipe. Tout de suite, elle me regarde droit dans les yeux, m’offre un drink parce que j’ai fini le mien. Elle me pose plein de questions sur la bisexualité, mes relations avec des filles. Le gars se rend bien compte que je suis en train de lui ruiner sa soirée… Il finit par nous laisser toutes les deux… Tout en prenant soin de nous laisser sa carte d’affaires auquel il écrit son numéro personnel. Lorsque nous décidons de partir une dizaine de minutes plus tard, on prend quand même la peine d’aller le saluer alors qu’il est entouré de ses amis… Et on sort du bar… main dans la main.

 

Dès que nous sommes dehors, hors de sa vue, nous avons un long fou rire.

— Heille… Pauvre gars, dis-je. Il croyait vraiment avoir une chance avec toi…

— Il aurait pu… Au début, j’étais un peu mal à l’aise. Mais je dois dire qu’il s’est quand même bien débrouillé.

— Moi, ce n’était vraiment pas mon genre… Pis disons que je n’avais pas l’air d’être son genre à lui non plus…

— Jusqu’à ce que tu lui dises que tu avales! dit-elle en imitant ma voix. Dis-moi, reprend-elle un peu plus sérieuse. C’était pour le show que tu disais ça?

— Non, non… J’avale pour vrai.

— Comment tu fais? me demande-t-elle.

— C’est simple… Je le suce… jusqu’à temps qu’il vienne. Et j’avale! C’est sûr que ce n’est pas ce qui goûte le meilleur, mais ça leur fait tellement plaisir quand je le fais…

— Moi, je serais pas capable… commente-t-elle.

— C’est correct. Chacun ses goûts.

 

Elle m’enlace, m’adosse doucement contre un mur de brique.

— C’est ça que j’aime chez toi, me dit-elle. Tu ne juge pas les autres.

 

Et elle m’embrasse sur la bouche. Ça dure une vingtaine de secondes, jusqu’à tant qu’on se fasse siffler par un passant.

— Viens… On va se trouver un endroit plus intime, me dit-elle.

 

Elle me tire par la main et nous commençons à marcher. Nous parlons en marchant. Alors que nous arrivons devant la porte de son appartement, Florence prends quelques secondes pour regarder sur son cellulaire.

— C’est bon, dit-elle. Mon chum encore au poker… Je vais mettre une alarme. S’il est à moins de 5 km de nous, il va sonner.

— C’est quoi ça? demandais-je curieuse.

— J’ai installé une application sur son cellulaire… Ça me permet de savoir où il est. Question qu’on ne nous surprenne pas dans une position compromettante…

 

Nous entrons.

— Et dans quelle position compromettante nous imagines-tu?

 

Elle commence à rougir. Elle fait deux « V » avec ses doigts et elle frotte les deux creux.

— Oh… Les ciseaux… Si tu veux, dis-je avec un petit sourire. Mais c’est aussi une position exigeante.

— Plus exigeante que la position du scorpion?

— Un peu moins…

 

Nous nous enlaçons, nous nous embrassons sur la bouche. Elle me guide jusqu’à sa chambre. Nous entrons. Je sens ses doigts qui abaissent la fermeture éclair de ma robe. Lorsqu’elle tombe, elle regarde avec envie mon déshabillé de dentelle noire. Je place ses mains sur ses hanches. Je lui retire son chandail moulant, défais le bouton de ses jeans.

 

Nous montons sur le lit. Nous sommes toutes les deux en sous-vêtements. Je me retrouve sur le dessus à l’embrasser dans le cou. Ma main lui caresse son soutien-gorge. Ma main se glisse à l’intérieur… Le bout de ses seins est déjà tout hérissé. Sa peau est tellement douce. J’étire le bonnet de son soutien-gorge alors que ma bouche descend sur son corps. Je les lèche pendant quelques minutes.

 

Doucement, ma main descend. Et je la fais entrer dans sa petite culotte. C’est déjà tout humide, tout chaud à l’intérieur. Elle se redresse, et elle me retire mon soutien-gorge. Lorsqu’elle agrippe ma petite culotte alors que je lui fais dos, elle en profite pour me donner un baiser sur une fesse.

 

Elle se retrouve par-dessus moi, dans la position du missionnaire. Nos seins et nos ventres frottent ensemble alors que nous nous frenchons. Nos langues s’enroulent, nos respirations s’accélèrent. Une de ses mains me caresse les cheveux alors qu’elle m’embrasse le cou, le lobe des oreilles.

— On l’essaye, me chuchote-t-elle. Les ciseaux…

 

Nous nous installons. Nous entremêlons nos jambes, posons nos mains sur le lit et nous nous surélevons un peu. Rapidement, nos chattes mouillées se collent ensemble. Nous nous regardons avec un regard enflammé.

— Je vais commencer, lui souffle-je. Toi, reste immobile au début. Quand tu te sens prête, suis mon mouvement.

 

Je commence à bouger les hanches. Immédiatement dans son visage, je sais qu’elle aime ça. Elle se mord le bas des lèvres lentement. Après quelques secondes, elle commence elle aussi à bouger. C’est très, très intime parce qu’on se fixe du regard alors que nos entrejambes glissent l’un contre l’autre.

 

Finalement, au bout de trois minutes, Florence finit par s’effondrer sur le lit.

— Je le savais! dis-je avec fierté… Toutes les filles avec qui j’ai fait ça ne toffe pas longtemps dans cette position.

— C’est correct… me dit-elle alors qu’elle se redresse et s’approche pour m’embrasser sur la bouche. On va s’entrainer, hein?

 

Nous nous embrassons de nouveau alors que j’utilise ma main pour lui caresser l’entrejambe. J’ai tellement envie de la goûter, je me lèche les doigts entre deux becs. Puis, je descends. Je l’embrasse dans le cou, dans le décolleté, les seins, son ventre, son nombril… Jusqu’à ce que j’arrive entre ses jambes. Je les écarte lentement, lui embrasse l’intérieur des cuisses. Puis je prends une grande léchée. Elle pousse un long soupir.

 

Je prends une deuxième léchée, mais cette fois, j’utilise le bout de ma langue pour caresser son clitoris. Un peu à l’image de notre position précédente, nous ne nous quittons pas des yeux alors que je prends chacune de mes léchées. Je suis tellement excitée qu’instinctivement, mes doigts serrent fort ses cuisses. Lorsque nous brisons le contact visuel, Florence penche la tête vers l’arrière et elle pousse un long gémissement. Sa respiration s’accélère, elle se caresse les seins, le ventre. Elle se tortille un peu, alors que je continue de la manger. Pendant les trois ou quatre minutes qui suivent, je continue… jusqu’à ce qu’elle ai un orgasme…

 

Elle est encore tout essoufflée lorsque je me couche à côté d’elle. Je la caresse, lui embrasse les épaules alors qu’elle se calme lentement. Elle finit par se tourner vers moi, m’embrasser sur la bouche, puis me glisse à l’oreille.

— C’était encore meilleur que la première fois…

 

Puis, elle décide d’inverser les rôles. Elle commence à m’embrasser lentement le long de mon corps, jusqu’à ma chatte. Elle commence à me caresser avec ses doigts, mais sa langue vient rapidement l’aider. Elle a définitivement plus confiance en elle que la première fois qu’on l’a fait. Je commence par me caresser les seins, mais rapidement, ça devient assez intense pour que je me ferme les yeux. D’instinct, j’enfonce mes ongles dans les draps du lit, alors que Florence continue de me manger. Ça dure, quatre ou cinq minutes… Jusqu’à ce que j’aille un orgasme moi aussi.

 

Nous nous couchons l’une à côté de l’autre. Florence semble fière d’elle même. Elle m’embrasse les épaules, me caresse le ventre.

— Bon, dit-elle. Prête pour refaire les ciseaux?

— Hahaha! T’étais sérieuse quand tu disais que tu voulais t’entrainer?

— Oh oui!

 

Finalement, après avoir refait les ciseaux et nous être fait un 69, nous sommes toutes les deux un peu fatiguées et décidons de nous arrêter. Florence en profite pour aller chercher son cellulaire dans la poche de son pantalon. Elle regarde l’écran.

— Ah… Il est en déplacement… Il sera ici… dans 10-12 minutes.

— Bon… Je vais me rhabiller, dis-je.

 

Je me lève et commence à m’habiller alors qu’elle me regarde.

— Mercredi prochain… Qu’est-ce tu dirais de foxer le yoga?

— Chez moi ou chez toi? lui demande-je.

— Ça importe peu, me dit-elle. Tant que tu es là…

 

Je me penche et je lui donne un baiser sur la bouche.

— Chez toi… C’est cool ton application qui t’avertit quand ton chum est trop proche…

 

(À suivre!)

Récit #124 – Les retrouvailles – Chapitre trois – Meurtre, trahison et cauchemars

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Paralysée par la peur, je regarde Caroline sans dire un mot. Elle dépose le chaudron sur le comptoir à côté d’elle, pour ensuite s’approcher de moi. Instinctivement, je reculai jusqu’au sofa dans lequel j’étais installée pour lire. Je trébuchai et m’y assis. Elle en fit autant dans le fauteuil dans lequel l’agent Messier était installé. Le silence s’installa durant de longues minutes, jusqu’à ce qu’elle se décide à parler:

— Enfin seule toute les deux. J’avais raison pas vrai?

Je jetai un regard furtif sur l’horloge sur le manteau de la cheminée, Patrick serait bientôt là, autant gagner du temps et la faire parler.

— oui tu as raison mais ce n’est pas pour les raisons que tu penses. Patrick est un homme que j’ai connu il y a plusieurs années. Nous avons été amants.

— Et maintenant, vous vous êtes retrouvés. Que c’est… romantique, dit-elle sur un ton sarcastique. Reste quand même que ce poste me revenait, et que t’avais pas le droit de l’avoir. Elle se leva brusquement et me gifla. Je m’effondrai sur le sofa avant de pousser un gémissement de douleur. Elle reprit sa place sur le fauteuil et resta silencieuse, à me regarder fixement.

— Qu’est-ce que tu comptes faire?, demandai-je d’une petite voix. Tu vas me tuer?

— J’en ai l’intention en effet. Mais pas tout de suite. Nous attendons un invité spécial, et je ne compte ne rien faire jusqu’à ce qu’il soit ici.

— Patrick?

— tu verras en temps et lieux. Maintenant, la ferme!

Elle n’avait pas haussé le ton, pourtant, je me recroquevillai sur moi-même. Il y eux soudain un énorme éclair qui nous aveugla toute les deux momentanément, suivit d’un coup de tonnerre assourdissant. J’en profitai pour me jeter par-dessus le dossier du divan pour ensuite courir au hasard des couloirs. La pénombre était quasi-totale et, ne connaissant pas la maison, je manquai plusieurs fois de trébucher. J’entendais Caroline derrière moi, qui me poursuivait. Je revins dans la cuisine et je trébuchai sur le corps de l’agent Messier, toujours inconscient. Dans un éclair de génie, je m’emparai de son arme, et la pointai sur Caroline, lorsqu’elle surgit, à son tour, dans la cuisine. Me regardant intensément, elle ricana et dit:

— Pose ton jouet. Tu n’as pas le cran de t’en servir.

Je ne bougeai pas d’un millimètre, restant braquée sur elle. Un bruit derrière moi attira mon attention.

— Lâche ton arme Jessie, me dit Sawyer, en pointant son arme sur Caroline.

Soulagée, je la déposai sur le sol, près de l’agent Messier.

— Dieu merci!, dis-je, soulagée. Vous êtes…

Je m’interrompis car il venait de braquer son arme dans ma direction. Il se rapprocha ensuite de Caroline, qui vint se lover contre lui.

— Alors l’histoire de votre femme et de votre fille, c’était des mensonges?, demandai-je au bord des larmes.

— Non. C’est réellement arrivé, répondit Sawyer.

— Pourquoi?, demandais-je. Pourquoi vous nous faites ça?

Je marquai une pause.

— Où est Patrick?

— Je l’ai déposé en ville comme prévu. Il n’a rien à voir dans cette histoire.

Soulagée, je me détendis légèrement. Je jetai un coup d’oeil furtif à l’horloge derrière Sawyer, il était presque 20h00 maintenant.

— Alors, vous allez me tuer, c’est ça?, demandai-je

— Oui mon amour, tue-la, intervint Caroline, en embrassant et câlinant son amoureux.

— Comment vous en êtes arrivés là?, voulus-je savoir.

— J’ai rencontré Caroline quelques semaines après le drame et suis tombé amoureux d’elle. Quand elle m’a appris l’injustice dont elle avait été victime, j’ai tout de suite su qu’il fallait que j’y remédie.

— Maintenant tue-la mon amour, dit à nouveau sa complice.

Elle détourna son regard pour l’embrasser à pleine bouche. Voyant que leur attention était détournée par le baiser qu’ils échangeaient, je me baissai prudemment, sans faire de bruit, et m’emparai à nouveau du pistolet, pour ensuite détaler dans les couloirs. Sawyer tira, mais me manqua de peu. La balle alla se loger dans le mur près de ma tête. Devant moi, à environ cinq mètres, il y avait une grande fenêtre qui donnait sur la forêt, là où nous avions pêcher ce matin. J’empoignai solidement le pistolet et m’y précipitai. Je passai au travers la vitre et atterris sur la pelouse. Je me relevai en titubant, avant de me diriger vers la forêt. Sawyer tira de nouveau dans ma direction, mais me manqua de peu encore. Je me réfugiai dans la forêt. Ignorant l’escalier de bois, je descendis la pente abrupte en courant et en trébuchant, la pluie rendant le sol boueux et glissant. Je me retrouvai très vite trempée, et glacée jusqu’aux os. Je tombai rapidement face au lac. Prise d’une soudaine inspiration, je me séparai de la veste du tailleur que je portais encore et l’abandonnai sur la berge. Par la suite, je tentai de remonter par un autre chemin, sachant que Sawyer et Caroline seraient à ma recherche. Je m’aidais avec les arbres et je pus remonter sans trop de difficultés. Je retournai à la maison et tentai de réveiller l’agent Messier. Il se redressa, portant la main à sa tête.

— Qu’est-ce qui s’est passé? me demanda-t-il, confus.

— Il faut y aller, ce serait trop long à expliquer.

Il se leva tant bien que mal et je le soutins jusqu’à sa voiture. Lorsque j’ouvris la portière, Caroline surgit derrière moi pour me plaquer au sol. Je tentai de la repousser suffisamment pour utiliser le pistolet et ses mains se refermèrent sur ma gorge. Je ne pouvais plus respirer. Je commençais à perdre conscience, lorsque j’entendis un coup de feu. Caroline tomba sur moi de tout son poids, ses mains se relâchant tout à coup autour de mon cou. Je toussai et inspirai profondément, avant de tenter de repousser le corps de Caroline, qui avait pris une balle dans la tête. L’agent Messier vint à mon aide, son arme de cheville encore à la main. Il me dégagea et m’aida à se relever.

— Montez dans la voiture. Nous partons d’ici, me dit-il.

Alors que je montais, un autre coup de feu retentis et L’agent Messier s’effondra au sol, une balle dans le dos. Sawyer surgit tout à coup devant moi. Il m’agrippa par les chevilles et me tira à l’extérieur. Je tentai de m’accrocher à ce qui se trouvait à ma portée, en vain. Il m’étrangla d’une main et de l’autre, il pointa son pistolet sur ma tempe. Je fermai les yeux et attendis qu’il fasse feu. Un coup de feu retentis bel et bien, pas de son pistolet, mais de celui de l’agent Messier, qui s’effondra par la suite, mort. Je repoussai le corps de Sawyer et je m’enfermai dans la voiture patrouille où se trouvait une radio.

— Ici la voiture de l’agent Messier. Il a été tué par l’agent Sawyer. J’aurais besoin d’aide.

— Identifiez vous mademoiselle, me demanda la voix désincarnée de la radio.

— Je m’appelle Jessie, et j’ai été victime d’une agression ce matin et ce soir. Je suis à la maison de vacance de l’agent Sawyer.

— Je vous envoie des renforts.

Je m’enfermai dans la voiture de patrouille. J’étais épuisée, trempée jusqu’aux os et je tremblais de partout. Une voiture arriva dans le stationnement. Je reconnus la voiture de Patrick. Suivaient derrière lui quatre voitures de patrouille. Je sortis de celle où j’étais en titubant et Patrick dû me rattraper, car je m’effondrai lorsque j’arrivai à sa hauteur. Il me prit dans ses bras et m’emmena à l’intérieur de la maison.

— Il lui faut des vêtements secs. Allez dans le coffre de ma voiture, demanda-t-il à un des policiers. Il y a un sac contenant des habits pour nous deux.

Le policier s’exécuta, puis, revint quelques instants plus tard avec le sac. Quant à moi, je dérivai, sur le bord de l’inconscience. Les policiers eurent le tact de se retourner lorsque Patrick m’aida à me changer. Il me passa un pantalon de survêtement, un débardeur et me recouvrit avec une épaisse couverture de laine, puis, il me mit des ballerines aux pieds. Je reconnus l’odeur et la texture, c’était la couverture que ma grand-mère m’avait fait. Mon amoureux me rapprocha des flammes de la cheminée et me chanta un chant créole. L’un des policiers me mit une tasse de thé fumant dans les mains. Je bus celui-ci à petites gorgée. Des ambulanciers vinrent m’examiner, J’avais plusieurs hématomes et de plaies due aux branches dans la forêt, ainsi que des éclats de verre dans les mains et les genoux.

— On va l’emmener avec nous pour plus de sécurité. Elle a une hypothermie légère, et plusieurs coupures et contusions à faire examiner.

Je m’installai sur la civière et ils me mirent dans l’ambulance, tandis que Patrick nous suivit dans sa voiture. Je continuai à serrer contre moi la couverture de ma grand-mère. Une fois à l’hôpital, Je fus examinée par le médecin de garde, le docteur Lewis. Je lui narrai ce qui m’était arrivé, et elle m’écouta patiemment en me soignant.

— Vous avez vécu toute une aventure, me dit-elle après qu’elle ait eu terminé.

Elle posa sa main sur mon épaule et la serra amicalement, avant de me faire un sourire rassurant. Elle ouvrit la porte et fit entrer mon amoureux.

— Sa température est revenue à la normale, et j’ai bander les plaies. Les pansements pourront être retirés dans quelques jours. Vous pouvez rentrer chez vous.

— Merci Docteur, dit Patrick.

Il m’aida à me lever et déposa ma couverture sur mes épaules. Nous sortîmes dehors, la pluie avait cessée, et le vent s’était calmé. Nous arrivâmes à la voiture, dans laquelle mon amoureux m’installa précautionneusement. Il prit ensuite le volant et nous conduisit jusqu’à son immeuble. Il s’installa à sa place de parking et Albert vint de nouveau nous saluer.

— Qu’est-ce qui vous est arrivé?, me demanda-t-il.

— Nous avons eu… Un accident, résuma Patrick. Tout va bien maintenant.

— Des déménageurs sont venus porter les effets personnels de Jessie. Je suis monté avec eux. Ils ont tout déposé dans le salon.

— Parfait Albert merci infiniment. Vous finissez votre service dans une heure c’est ça?

— Oui.

— Pourquoi ne pas vous joindre à nous pour dîner ce soir?

— Avec plaisir.

Les deux hommes se sourirent, et nous montâmes dans l’ascenseur. Une fois dans son appartement,

Patrick m’installa sur le divan en face du foyer au gaz. Il alluma celui-ci et me borda avec ma couverture.

— Reposes-toi maintenant. Tu as vécu beaucoup d’émotions depuis hier.

Je l’entendis refermer le rideau derrière lui et je dormis avant qu’il n’ait atteint la cuisine. Il me semblait n’avoir dormis que quelques minutes, lorsqu’il me tira du sommeil, une heure plus tard. L’odeur émanant de la cuisine était appétissante. Enveloppée dans ma couverture, je sortis du salon. Albert était déjà dans

la cuisine, devant une assiette de riz créole, et de viande de boeuf. Je m’installai en le saluant et mon amoureux posa une assiette devant moi. Je mangeai avec enthousiasme, c’était délicieux. Nous discutâmes de tout et de rien pendant le repas. Puis, Patrick narra les aventures que nous avions vécu ces dernières 48h. Il dût s’arrêter à mainte reprise, laissant le temps à Albert de digérer ce qu’il entendait.

— En effet, c’est beaucoup d’émotion en très peu de temps. Vous devriez prendre quelques jours afin de prendre soin d’elle, dit Albert en faisant un clin d’oeil dans ma direction. Je lui rendis son clin d’oeil et lui fit un sourire. Ensuite, je baillai à m’en décrocher la mâchoire. Patrick m’emmena dans le lit en haut de l’escalier et m’y allongea. Je m’endormis avant qu’il ne descende l’escalier. Des éclats de voix me réveillèrent très tôt le lendemain matin.

— Elle a vécu beaucoup d’émotions depuis deux jours. Je n’irai pas la réveillée pour votre bon plaisir.

— Monsieur, s’il vous plaît, dit une voix que je ne reconnut pas. J’ai besoin de sa déposition.

J’ouvris les yeux, encore endolorie, et je reconnu mon vieil ourson blanc en peluche. Sa vue me rassura, et je le pris dans mes bras et le serrai fort contre moi. Je me levai avec difficulté et les deux hommes s’interrompirent lorsqu’ils m’entendirent descendre le petit escalier, mon nounours en peluche dans les

mains. Je saluai le policier d’un signe de tête, avant de me blottir dans les bras de mon amoureux. Nous nous dirigeâmes dans la cuisine, et Patrick déposa un bol de lait chaud devant moi. Je le bus à petite gorgées, restant silencieuse pour l’instant aux question de l’enquêteur. Ce ne fût que lorsque j’eus finis mon bol, que je regardai l’homme de loi avec résignation.

— Je sais que vous avez encore besoin de repos, mais j’ai besoin d’avoir tous les détails de ce qui vous est arrivé ces derniers jours.

Je me lançai dans le récit de nos aventures à Patrick et à moi. Nous apprîmes, du même coup, que Sawyer avait caché à tous le monde sa relation avec Caroline et que c’était grâce à lui qu’elle se « volatilisait » chaque fois qu’ils étaient près de l’attraper. Quant à moi, je narrai mon histoire, comme si elle était arrivée

à quelqu’un d’autre. Je me sentais totalement détachée de tous ces évènements. Il était près de midi, lorsque l’inspecteur prit congé de nous. Patrick me tint longtemps dans ses bras. Nous réalisions à quel point nous avions failli nous perdre, une seconde fois. il relâcha son étreinte et posa un doux baiser sur mon front.

— Tu as faim?, me demanda-t-il.

— Oui. Mais j’aimerais prendre une douche avant. Tu veux la prendre avec moi?

— Volontiers, me répondit mon amoureux.

Je retirai mon pantalon de survêtement et mon débardeur et j’entrai sous la cascade d’eau chaude. Patrick me rejoignit quelques instants plus tard. Il prit un peu de gel douche, qu’il fit mousser entre ses mains et massa mes omoplates, frôlant un hématome sur mon côté gauche. Je gémis de douleur et il s’interrompit.

— Non n’arrête pas s’il te plaît. Ça fait du bien.

Il poursuivit, massa mes reins quelques minutes. Je sentis son sexe durcir dans mon dos. Je pris ses mains et les ramenai sur mon ventre, pour le sentir contre moi. Elles remontèrent ensuite sur mes seins, qu’il malaxa tout en douceur. Je passai ma main entre nous et j’empoignai son sexe, que je branlai doucement. Patrick dirigea l’une des siennes vers mon bas ventre. Ses doigts agacèrent mon clitoris et je me tortillai contre lui, en gémissant. Je me retournai et l’embrassai langoureusement, entourant son cou de mes bras. Avec précaution, il me souleva et me plaqua contre le mur de la douche, avant de me pénétrer avec une lenteur exquise. Je serrai mes jambes autour de lui afin de le sentir au plus profond de moi. Ses coups de reins se firent lent, mais intense.

— Je t’aime, me dit-il entre deux coups de reins.

— Je t’aime, lui répondis-je.

Je le serrai fort contre moi et je jouis entre ses bras, tandis qu’il se déversait en moi. Tout en douceur, il se retira et me déposa sur le plancher de la douche. Il arrêta l’eau, et m’enroula dans une grosse serviette moelleuse, avant de s’envelopper lui aussi dans une serviette plus petite.

— Qu’aimerais-tu manger?, me demanda-t-il, désireux de me faire plaisir.

— Pourquoi pas des crêpes?

— Avec des fruits?

Je hochai la tête, avant de m’installer au comptoir. Patrick alluma la radio et, don’t worry, be happy de Bob Marley, se mit à jouer. Mon amoureux chanta doucement en duo avec le chanteur, en mesurant la farine. Je me joignis à lui et nous nous sourîmes.

— Je vais devoir défaire mes cartons après notre petit-déjeuner. Tu veux m’aider?, demandais-je.

— Bien sûr.

Une fois le repas terminé, je passai un pyjama bleu pastel et mes pantoufles violette, alors que Patrick passait un pantalon de survêtement noir et un chandail gris. Tandis que nous nous mettions au travail, on sonna à l’interphone de l’ascenseur. Patrick alla appuyer sur le bouton d’appel et demanda:

— Qui est-ce?

— C’est Agnès, votre secrétaire. Je passais dans le coin, et j’ai eu envie de prendre des nouvelles de notre protégée.

— bien sûr, je vous ouvre.

L’ascenseur monta lentement et Patrick souleva la grille. Agnès entra et fit la bise à son patron, avant déposer un sac remplis de victuailles sur le comptoir. Ensuite, elle se dirigea vers moi. Elle m’examina avant de me prendre dans ses bras d’un air bien veillant, presque maternel.

— Vous voulez un coup de main?, nous proposa-t-elle.

— Bien sûr, nous répondîmes de conserve Patrick et moi.

Nous mîmes en tout et partout presque trois heures pour tout déballer et installer dans le loft de mon amoureux. Au bout de deux heures cependant, Agnès et Patrick durent continuer le travail seuls, car j’eus un mal de tête qui me donna des étourdissements. Je terminai l’après-midi, sur le sofa, devant la cheminée

au gaz, qui diffusait une douce chaleur.

— Vous avez faim?, demanda Agnès.

Nous acquiesçâmes, et elle sortit divers plats du sac qu’elle avait déposer sur le comptoir. Patrick esquissa un geste pour lui venir en aide, mais elle refusa.

— Laissez-moi m’occuper de vous aujourd’hui. Retournez au salon auprès de Jessie. Elle alluma la radio, et changea de station. Elle syntonisa un poste de musique classique et fur Elise de Bethoveen remplis la pièce. Lovée contre mon amoureux, je me laissai bercée par la douce musique. Une odeur de tomate, d’origan et de mozzarella emplis bientôt la pièce. J’en eus l’eau à la bouche. Nous nous levâmes du sofa lorsque nous l’entendîmes déposer les assiettes sur la table de la cuisine. Nous eûmes droit à une grosse portion de lasagne. Alors que nous nous asseyions à table, elle nous servit à chacun un verre de lait de chèvre, qu’elle venait d’acheter au marché. Il était frais et crémeux. Je goûtai à la lasagne, qui se révéla délicieuse. Personne ne dit un seul mot pendant le repas, savourant pleinement ce qu’Agnès nous avait préparé. Nos assiettes terminées, elle débarrassa et apporta le dessert. C’était une tarte aux pommes qu’elle avait également préparée. Elle en fit réchauffer trois parts, que nous dégustâmes avec une boule de glace à la vanille et un bout de fromage. Une fois le dessert terminé, Patrick fit la vaisselle, tandis que moi et Agnès jouions aux échecs, tout en bavardant de choses et d’autres. Je lui racontai tout en détail ce que j’avais vécu ces derniers jours. Elle fût impressionnée par mon courage et mon sang froid.

— Je suis contente que Patrick soit de retour dans ma vie, dis-je en le regardant. Ma vie était vide sans lui. Il me regarda à son tour, et me sourit. Après quelque minutes, Agnès demanda:

— Maintenant que tout est régler, dans combien de temps allons-nous réouvrir le bureau?

— Vous pourrez réouvrir dès demain. Vous gèrerez les clients, et prendrez leur commande. Je sais que vous en êtes capable. Quant à moi et Jessie, j’aimerais qu’elle se remette entièrement, avant d’envisager un retour au travail.

— Et pour les commandes?

— Envoyez-moi les devis et je travaillerai d’ici avec Jessie.

Agnès acquiesça, et me mit échec et mat.

— Félicitation, la complimentai-je. Vous êtes une adversaire redoutable.

Elle me sourit avant de se lever.

— Il est tard. Je reviendrai demain soir. J’ai passé une agréable soirée merci.

Elle me prit précautionneusement dans ses bras, avant de faire à nouveau la bises à son patron. Elle prit ensuite congé de nous, en descendant l’escalier de service.

— C’était gentil de sa part de venir ce soir, dis-je.

— Oui. Elle adore prendre soin de moi. Agnès est dans ma compagnie depuis que je l’ai lancée il y a une dizaine d’année. C’est une perle. Tu veux regarder un film?

Je hochai la tête et nous montâmes dans sa chambre. Il sortit une pochette de films et me la donna. Je l’ouvrit et en feuilletai les pages. Je tombai sur Sommet de Dante. Je lui donnai le disque et il le mit dans le lecteur DVD. Je me lovai dans ses bras, ôtant mes pantoufles d’un coup de pied. Patrick nous couvrit avec une couette moelleuse et je soupirai d’aise. Ma main droite caressa son torse et son ventre sous son chandail. Il soupira de contentement. Je descendis plus bas, laissant les poils de son bas-ventre me chatouiller les doigts. Je descendis encore, et j’effleurai son sexe du bout des doigts. Il était chaud et doux. Je l’empoignai et le caressai tout en douceur. Patrick gémit et m’embrassa. Je passai ma tête sous la couette et sortit son sexe, pour ensuite le prendre dans ma bouche.

— Oh oui, gémit mon amoureux. Suce-moi.

Je léchai la base de son gland, avant de prendre son sexe démesuré dans ma bouche. Je sentis ses mains appuyer sur ma tête afin de sucer plus en profondeur. Je le branlai doucement d’une main et de l’autre, je massai ses bourses. Ses gémissements se faisaient de plus en plus fort. Il me prit la tête, pour ensuite m’allonger sur lui. Ses mains malaxèrent mes fesses tout en douceur, avant de s’insinuer entre elles. Il testa à nouveau l’élasticité de mon anus, et je m’offris pleinement à sa caresse. Il me pénétra avec un doigt, puis un second. Mes gémissements allèrent crescendo, et, alors qu’il poussait ses doigts au plus profond de mon anus, je jouis intensément. N’ayant pas encore jouit, il nous fit rouler, et je me retrouvai sous lui. Il retira ses doigts de mon petit trou, prit le plug dans le tiroir de sa table de chevet et me l’enfonça dans l’anus, avant de me pénétrer tout en douceur. J’eus alors le même sentiment d’être remplie qu’il y a quelques jours à peine. Il adopta un rythme lent, s’appuyant sur ses bras et ses genoux plutôt que sur moi. Ses coups de boutoirs étaient intenses, mais restaient lent. Ils m’emmenaient toujours de plus en plus haut. Mes mains se posèrent sur ses fesses, afin de lui faire prendre un rythme plus accéléré. Il s’exécuta et passa une main entre nous deux, avant de titiller mon clitoris. Je jouis presque immédiatement, dans un hurlement presque libérateur. Tout mon stress et mes angoisses s’évacuèrent dans ce cri, me laissant pantelante, et étonnement légère. Je ne m’étais pas rendue compte que les évènements des derniers jours, m’oppressaient de la sorte. Patrick jouit lui aussi, en hurlant mon nom, me pressant contre lui comme si j’étais sa bouée de sauvetage. C’était ce que j’étais en fait. Tout comme lui était la mienne. Nous étions deux naufragés qui venaient d’apercevoir une bouée. La bouée qu’ils avaient tous deux cherchés depuis dix ans et qu’ils n’avaient pas réussis à retrouver depuis tout ce temps. Nous restâmes longtemps immobiles, savourant l’instant de bien-être qui suit la jouissance. Patrick éteignit la télévision, et me serra fort dans ses bras et nous nous endormîmes en quelques minutes. Je me retrouvai soudain dans le chalet, devant Caroline Quincy et Sawyer qui pointait son arme dans ma direction. Cependant, ce n’était pas l’agent Messier qui était allongé sur le sol, mais mon amoureux. Il n’était pas seulement assommé, mais il était mort. J’essayai, de me sauver comme la dernière fois, mais il me tira une balle dans la jambe. Je m’effondrai, et il se jeta sur moi, tout comme Caroline. Ils m’étranglèrent tous les deux et…

Patrick me secoua doucement.

— Jessie! Réveille toi!

Terrifiée par mon cauchemar, j’ouvris les yeux. La première chose que je vis, fût un Patrick soucieux.

J’éclatai aussitôt en sanglots. Mon amoureux me serra dans ses bras, me murmurant des mots en créole, jusqu’à ce que mes larmes se tarissent et que mes sanglots cessent.

— J’ai rêvé que tu étais mort, dis-je simplement.

— Chut… Je suis là. Tout va bien, me répondit-il. Rendors-toi.

Je m’allongeai à nouveau dans ses bras, et je sus presque immédiatement que je ne réussirais pas à me rendormir immédiatement. Je me concentrai sur le battement du coeur et de la respiration de mon amoureux, exhortant mon corps à se détendre. Je me rendormis d’un sommeil agité, alors que le soleil était presque levé. Je me réveillai vers midi, aussi épuisée que si je n’avais pas dormi. Patrick me regarda, inquiet, en me tendant un bol de café au lait.

— Tu veux qu’on aille voir un médecin? Qu’il puisse te prescrire quelque chose pour dormir?

Silencieuse, je hochai la tête entre deux gorgées de café, alors qu’il déposait devant moi une assiette de

fruits et un bol de yaourt à la vanille. Je posai mon bol de café vide, et m’emparai d’une fraise, que je mordillai distraitement. Elle était juteuse et sucrée. Une fois le petit déjeuner terminé, je passai un pantalon noir et un chemisier bleu pastel. Patrick, lui, passa un jean bleu foncé, et un chandail à col roulé noir. Nous descendîmes au stationnement sous-terrain, où le gardien qui était là le soir de mon arrivé, nous salua d’un signe de tête. Nous montâmes dans la voiture de Patrick, qui nous conduisit à l’hôpital, où nous revîmes le docteur Laramée.

— Bonjour mademoiselle! Vous avez une mine affreuse. Que puis-je faire pour vous?, me demanda-t-il.

— Je fais des cauchemars. J’aurais besoin de quelque chose pour m’aider à dormir.

— Je peux vous prescrire de la benzodiazépine. C’est un somnifère puissant, qui devrait faire l’affaire.

S’emparant d’un bloc de prescription, il griffonna quelques secondes, avant de me tendre la feuille.

— C’est une prescription pour un mois, à prendre au besoin. Vous reviendrez me voir par la suite, et on avisera.

— Merci Docteur, dit Patrick.

Il m’aida à me lever, et nous nous rendîmes à la pharmacie. Une fois la boîte de comprimés récupérée, nous rentrâmes à la maison.

— Tu veux en prendre maintenant?, me demanda Patrick.

Je hochai la tête, complètement épuisée. Mon amoureux regarda la posologie, et me tendit un comprimé, avec une bouteille d’eau. J’avalai le comprimé avec une gorgée, avant de monter à la chambre, Patrick sur les talons. Je m’allongeai par-dessus la couette, tandis qu’il me borda avec la couverture de ma grand-mère,

et me donnait mon ourson. Puis, il se coucha près de moi. Je serrai mon ourson contre moi, puis, je me laissai bercer par les battements de coeur et la respiration de mon amoureux, puis, le somnifère agit, et je sombrai dans un profond sommeil, dénué de rêves.

Récit #121 – Semaine de pêche – Partie 3

Lorsque je me lève le lendemain matin, j’ai de la sueur qui me coule au visage. Je vois Phil qui se dirige vers la cuisine. Je le regarde.

— C’est donc ben humide ce matin!, dis-je.

— Ouais, ça arrive…

 

Dix minutes plus tard, tous les gars finissent par se réveiller. On se retrouve sur la table à pique-nique à l’extérieur. Les gars sont tous torse nu… Et Marc ne porte que ses boxers.

— Est-ce qu’on va pêcher aujourd’hui? demande Alex.

— Pas si c’est aussi chaud, commente Éric.

— Phil, tu sais si ça risque de se corriger pendant la journée?

— J’en doute…

— On prend un jour de break aujourd’hui?

— Ouais, on pourrait… Tout le monde est d’accord.

 

Tous les gars se regardent, hochent la tête.

— OK…

— Heille, les gars, lance Alex. Je savais que ça nous servirait. J’ai amené mon jeu de Monopoly!

— Monopoly… dis Éric avec dédain. T’a rien de meilleur?

— C’est un classique!

 

Je les laisse discuter. Je prends la direction de la cuisine. Je cherche de quoi qui ne me permettait de faire à déjeuner sans allumer le poêle… Mais je ne trouve rien. On a presque pu de lait, et pas de céréales… Alors je sors les œufs et commence à faire une omelette. Mais après seulement quelques minutes, il commence à faire chaud… Trop chaud! Et je décide de tout simplement retirer mon chandail et de ne porter que mon soutien-gorge. Bien entendu, lorsque j’apporte le déjeuner au gars, j’ai le droit à des « Woah! » et un peu plus de regards que d’habitude.

 

Après le déjeuner, il fait tellement chaud que les gars n’ont le goût de rien faire… Moi non plus… On reste étendus sur l’herbe à l’ombre d’un arbre, le seul endroit qui est un tant soit peu confortable compte tenu de l’extrême température. Après quelques heures de discussions sur plusieurs sujets tous les plus insignifiants que les autres, j’ai un flash. Je me lève.

— Je vais me baigner dans le lac! dis-je alors que je commence à me déshabiller.

 

J’enlève mon pantalon, je dégrafe mon soutien-gorge alors que je suis dos à eux.

— Attends, dit Phil. Et si il y avait des sangsues?

 

J’arrête sec de me déshabiller. Je me tourne un peu vers eux, une main cachant mes seins. Tout le monde se tourne vers Alex, le nerd du groupe.

— Nah, il n’y a pas de sangsue… J’en suis sûre à 99 %.

 

Je m’apprête à retirer ma petite culotte. Je fige de nouveau.

— Donc, il y a une infime chance qu’il y en ait?

— Je suis sûre de mon coup, ajoute-t-il… À 97 %!

— Heille, t’avais pas dit 99 %?

— Non… J’ai dit 95 % depuis le début! Les sangsues au Québec se nourrissent essentiellement de batraciens… Vous en avez vu? Non? Donc, pas de sangsues.

 

Je baisse ma petite culotte et je pars à courir vers le lac. Je me lance à l’eau et je commence à nager. Je vois les gars qui se lèvent qui se déshabillent aussi et qui s’avancent vers le lac. Une fois tout le monde saucé, je commence à les arroser. Les gars me pourchassent dans l’eau… Au début, je me rends compte que les gars en profitent pour regarder mes seins, mais ils finissent par s’y faire. Et pendant un bon deux heures, nous jouons dans l’eau. J’en viens même à oublier que nous sommes tous nus.

 

Lorsque nous sortons de l’eau, les gars sont assez gentils pour se tourner pendant que je prends ma serviette et que je m’habille. Nous passons le reste de la journée à végéter autour du chalet. Il fait trop chaud pour faire quoi que ce soit…

 

Vers 4 h, alors que je suis assise à la table à pique-nique, nous entendons une voiture s’approcher. Je lève le regard. Et je la reconnais. La voiture de mon ex.

— Oh shit! dis-je avec une voix étouffée que seul Alex et Marc peuvent entendre. C’est mon ex!

 

Je cours accroupi jusqu’au chalet et entre doucement sans faire de bruit. Je croise Éric, je mets rapidement un doigt sur ma bouche pour éviter qu’il ne trahisse ma présence. Je décide d’aller me cacher dans la cuisine, m’assois sur le sol. Par la fenêtre juste au-dessus de ma tête, j’entends des bruits de pas.

— Est-ce qu’on peut t’aider? demande Phil à haute voix.

— Désolé de vous déranger, lance mon ex. Je suis à la recherche d’une fille qui s’est perdue dans les environs.

 

Je l’entends qui déplie une feuille de papier.

— Désolé. Jamais vu, répond Phil.

 

Il demande à Alex et Marc qui lui répète la même chose. Il s’approche du chalet. Éric ouvre la porte. J’entends les souliers de mon ex qui foule le plancher.

— Ça ne me dit rien, dit Éric.

— Merci, dit-il en soupirant.

 

Il s’éloigne de quelques pas.

— Oh, ça dérange si je vais aux toilettes?

— Non, non. Deuxième porte à gauche, répond Éric.

 

Il marche vers la salle de bain. Puis c’est le silence complet. Personne ne dit un mot. Je lève un peu la tête au-dessus du comptoir, échange un regard avec Éric qui me fait signe de rester cachée. Mon ex sort de la chambre de bain, marche vers la porte. Mais il s’arrête.

— Il y a un problème? demande Éric.

— Non, non, répond-il.

 

Il marche vers l’entrée. Passe la porte. Je reprends ma respiration. Il marche dans la terre battue.

 

Mon téléphone sonne.

 

Je l’entends crier :

— Je le savais!

 

Je me lève rapidement. Courts vers la porte d’entrer, me retrouve sur la galerie. Je le vois qui court vers moi.

— Fuck!

 

Je saute par-dessus la rampe. La seule chose qui me passe par la tête, c’est que ma seule chance de le perdre, c’est de courir dans les bois. Je cours entre les arbres, changeant de direction au hasard. Mais après deux minutes de sprint intense, j’ai besoin de rependre mon souffle. Ça me soulage d’entendre Phil, Marc et les autres qui lui court après. Mais les pas se trop de moi, je me relève et recommence à sourire. Je l’entends qui sacre après moi. Et puis, j’entends un son sourd. Puis, ça devient silencieux.

 

J’arrête de courir. Regarde derrière moi. Je vois quatre gars qui encerclent quelque chose sur le sol.

— Il a glissé et il s’est frappé la tête sur un tronc d’arbre, me lance Phil.

 

Je m’approche lentement.

— Faites attention, dis-je. Il est quand même costaud…

 

Phil, qui est infirmier, s’approche de lui, lui ouvre une paupière. Il regarde et ausculte sa tête, touche son cou.

— C’est beau. On peut le déplacer. Il est juste un peu sonné. Rien de plus.

 

Ils s’y prennent tous les quatre pour le trainer jusqu’au chalet. Nous arrivons, l’installons sur une chaise.

— Attachons-le, suggère Phil. J’ai aucune idée dans quel état d’esprit il se sera lorsqu’il se réveillera.

 

Alex court vers une des chaloupes, rapporte une corde et l’attache solidement.

 

C’est à ce moment-là que ma pression commence à redescendre. Je me passe la main dans le cou pour me rendre compte que je suis littéralement couverte de sueur. Ça me pisse des cheveux, dans le bas du dos. J’ai des ronds de sueurs sur mes jeans. Je marche lentement vers la cuisine, me serre un verre d’eau bien froid. Retourne dans le salon et je le lui lance au visage. Il sursaute sur place, relève la tête.

— Pourquoi t’es pas allé t’amuser avec ta pute?

— Heille, fuck you! répond-il.

 

Phil se place devant lui.

— Tu l’insultes encore une fois, pis je te garantis que tu vas le regretter, dit-il avec un ton grave.

 

Il continue de respirer fort. Alex s’assoit sur le divan. Le regarde dans les yeux.

— Comment t’as su qu’elle était ici?

— Le vidéo et la facture.

— Quel vidéo? Quelle facture? demande Alex.

— Lequel de vous autres qui l’a fourrée?

— Réponds, insiste Phil.

 

Il crache sur le sol.

— Mardi matin. Elle m’a téléphoné. Elle a sucé un bat à la fin de l’appel. J’ai reconnu le foyer…

 

Les gars se tournent vers moi.

— J’ai aucune idée de quoi il parle, dis-je.

— Ah oui, hein? Tu veux jouer la conne? J’ai laissé mon téléphone tomber près de mon char. Allez le chercher…

 

Dave part et revient quelques instants plus tard avec le téléphone.

— 2-0-9-7-5-4, lance mon ex.

 

Le téléphone se déverrouille.

— Allez voir dans les photos. J’ai pris un screenshot.

 

La photo saute aux yeux dans les petites vignettes. Dave clique dessus. Et il n’y a aucun doute. C’est bien moi… En pleine action, un pénis dans ma bouche.

— Pas de doute, c’est bien notre foyer… déduit Alex en comparant la photo et notre chalet.

— Bon, okay… dis-je avec désinvolture. J’ai voulu prendre une petite revanche, le faire chier un peu.

— Mais on a ramassé Myriam à 90 km d’ici… Comment tu savais que c’était dans cette région?

— Swipe, répond-il.

 

Alex prend le téléphone et change de photo. On peut y voir deux boîtes de condom.

— La facture dans le coin en haut à droite. Il y a l’adresse d’une pharmacie. Ça prends pas un génie pour faire une déduction. Des chalets en bois ronds à courte distance de cette pharmacie-là, il y a pas des centaines. J’ai juste fait le tour…

— Bien joué… lui dis-je. Et qu’est-ce que tu espérais en me retrouvant?

— Te ramener à la maison.

— Hahaha… Fuck you! Jamais de la vie.

— Tu reviens à la maison… Sinon je le dis à tout le monde. Tes collègues, tes parents, tes amis que t’es une véritable slut. Que je t’ai retrouvé dans un petit chalet miteux avec cinq gars que tu baisais… Blanche neige et les cinq bites! Je vais même leur montrer la photo comme preuve.

— Efface-là, demande-je à Alex.

— Hahaha… Tu penses que je suis niaiseux. Je l’ai déjà envoyé dans le cloud. Prêt à publier partout sur le web. Toute la planète va te voir…

 

Phil grossit ses muscles, fait un pas vers lui. Je pose une main sur son épaule.

— On réussira pas à lui faire cracher son mot de passe.

 

Je m’avance devant mon ex. Je me tourne vers la gars et je déboutonne mon jeans.

— Qu’est-ce que tu fais? me demande Alex.

— Tout le monde à poil! lance-je.

— Quoi? répondent Alex et Dave.

— Tout le monde à poil!, dis-je en levant le ton alors que je pousse mon jeans plus loin et que je commence à détacher mon soutien-gorge. Si j’ai à vivre avec la rumeur que j’ai fait un gangbang avec cinq gars… J’aimerais au moins avoir vécu la partie le fun!

— Grosse salope! lance mon ex.

 

Je me tourne vers lui, retire ma petite culotte et lui enfonce dans la bouche pour le faire taire. Je me retourne, les gars sont tous pétrifiés, immobiles.

— Tout le monde à poil! lance-je de nouveau.

 

Je vois qu’ils hésitent… Je m’agenouille devant Marc et je tire son boxer vers le sol. Sa queue est déjà à moitié bandée. Je prends rapidement et commence à la lécher. Il devient dur rapidement. Lorsque je la retire de ma bouche, je regarde les autres. « À poil! » Je la remets dans ma bouche et je fais signe aux gars de se rapprocher. Éric et Dave sont les premiers à retirer leur boxer. Ils s’approchent. Je saisis leurs queues, une dans chaque main, et je commence à les caresser alors que je continue de sucer Marc.

 

J’entends les paroles inaudibles de mon ex derrière moi. Il m’insulte probablement de nouveau, mais je m’en fous. Je change de queue. J’essaie celle que je n’ai pas encore goûtée, celle de Dave. Elle est longue et fine. Je vois une quatrième queue apparaître dans ma vision périphérique. Je l’attrape, la caresse. La chaise derrière moi remue, fait craquer le plancher alors que mon ex se débat. Je me tourne vers lui.

— Quoi? Tu ne vois pas assez bien?

 

Je mets les mains derrière les cuisses de Alex, l’attire vers moi, me place perpendiculairement à mon ex, et je commence à la sucer. J’y vais lentement, savoure bien l’instant. Alors que je remonte mes mains sur ses fesses, je laisse sa queue entrer plus profondément dans ma gorge, jusqu’à la faire disparaître complètement. Lorsque je tire la tête vers l’arrière, je me cogne contre une autre queue. Je me tourne, la lèche, la suce à son tour.

 

Je me relève, je place les mains des gars sur mon corps, je leur demande de me caresser. Les dix mains commencent à me parcourir le corps, glisser sur lui. Mes seins, mes fesses, mon ventre, mes jambes. Je sens même un doigt frôler mes lèvres intimes. Dès que j’ai des bouches à ma portée, je les embrasse sur la bouche. Je sens une queue s’enfoncer dans le creux de mon dos. Je me tourne vers Éric, je lui demande d’aller chercher les condoms. Il part et revient quelques instants plus tard. Il m’en tend un. Je m’agenouille, regarde toutes les queues, et j’en choisis une. La plus grosse. Celle de Marc. Je le suce un peu alors que j’ouvre l’emballage. Puis je l’installe délicatement sur le membre. Je me relève, m’avance vers mon ex. Je pose mes deux mains sur chaque bras de la chaise, me penche. Marc comprend le message. Il se place derrière moi.

 

Alors qu’il fait pression pour me pénétrer, mon visage se retrouve à quelques centimètres de celui de mon ex. Je pousse un long soupir alors que la queue de Marc s’enfonce en moi.

— Tu sais quoi…, dis-je. Dis-le à tout le monde pour le gangbang… Je vais même pas le nier. On peut même prendre de photos si tu veux… Moi, je vais dire à tout le monde que tu étais censé participer, que c’était ton idée… Pis lorsque tu t’es retrouvé face à cinq queues, toutes plus grosses que la tienne, ta petite bite est la seule qui a pas levée. Hein? Comment tu aimes ma version?

 

Il marmonne alors que je fais signe à un des gars de s’approcher. Je me tourne légèrement et je commence à sucer cette queue. Je ne regarde même pas à qui elle appartient. Je la suce simplement à quelques centimètres de son visage. Après une bonne minute, je la relâche. Je me tourne vers Phil.

— Filme.

— Quoi?

— Filme-nous. Si tu le fais, je réalise n’importe lequel de tes fantasmes.

 

Ça le convainc. Il sort son téléphone de ses pantalons qui traine. Et il commence à nous filmer alors que je m’éloigne de mon ex. Je prends un des coussins du divan, le mets sur le sol devant moi. Je m’agenouille dessus, me mets à quatre pattes. Marc m’agrippe les hanches. Il me pénètre de nouveau. Éric se place devant moi. Je commence à le sucer. Je sens Alex qui attache mes cheveux. Ça prend une minute avant que les gars s’harmonisent, mais lorsqu’ils y parviennent, c’est vraiment le nirvana. J’ai les deux qui entrent et sortent en même temps de ma bouche et de ma chatte.

 

Autour de moi, j’entends quelqu’un qui déballe un autre condom. Alex vient remplacer Éric, alors que Dave se place derrière moi. Mais après quelques minutes, j’ai envie de plus… intense. Je me lève un peu la tête. Je regarde Alex.

— Va dans la cuisine. Prends de l’huile d’olive… Ne discute pas! ajoute-je en le voyant ouvrir la bouche.

 

Il revient avec la bouteille dans les mains.

— Vous allez me doigter délicatement le cul, dis-je au gars.

 

Je me tourne vers mon ex.

— Oui, oui. Je vais me les prendre tous dans les fesses. Je sais ce que tu penses… Que je n’aime pas l’anal… Mais je t’ai menti… J’adore ça! Quand c’est bien fait… Tu avais juste pas le tour…

 

Alex enduit sa main d’huile et il commence à me doigter les fesses alors que je retire le condom que Marc porte et le suce de nouveau. La sensation du doigt me surprend un peu au début, mais je finis par y prendre plaisir. Lorsque j’ai la bouche libre, je regarde Marc et je lui dis : « Toi, vu que tu as la plus grosse, je te garde pour la fin. »

 

Derrière moi, les gars continuent de me doigter les fesses à tour de rôle. Ils sont presque capables d’en mettre trois. Phil s’approche de mon visage avec son téléphone :

— Prête pour la vraie affaire?

— Oh que oui!

 

Les doigts se retirent et je sens une première queue me fouetter les fesses. Je reçois quelque goutte d’huile dans le creux du dos, ils me l’étendent un peu et puis je sens un gland tout dur, tout chaud faire pression. Et puis, je sens un petit coup, lorsque le gland entre en moi. Il prend une petite pause, puis il recommence à s’enfoncer en moi. J’halète un peu… Il continue de s’enfoncer, de me pénétrer… Jusqu’à ce que je sente ses couilles toucher le bas de mes fesses. Il commence à aller et venir. D’abord lentement, mais il prend de la vitesse.

 

Ça m’excite doublement de savoir que mon ex voit tout ça. Je me tourne vers lui et je lui souris. Je vois Phil qui me filme le visage. Mais il s’éloigne un peu pour aller faire un gros plan de la queue d’Alex qui me pénètre les fesses. Éric prend sa place quelques minutes plus tard. Alors qu’il atteint une cadence, Phil s’approche de nouveau de moi.

— Willing d’essayer la double pénétration?

 Oh my God Oui!

 

Les gars se replacent autour de moi. Dave se couche sur le sol, Éric de place derrière moi. Je commence par chevaucher Dave. Lorsque je suis bien confortable, je fais signe à mon autre étalon de se rapprocher. Ce qu’il fait doucement. Il se place lentement entre mes fesses, puis il entre. Je vois l’expression sur le visage de Dave changer littéralement.

— Oh shit… Je la… sens… moi aussi… chuchote-t-il.

 

Les deux queues en moi… C’est tellement bon… tellement pervers! Éric s’immobilise lorsque sa queue est entièrement en moi. Ils apprivoisent la sensation. Je les encourage.

— Allez-y. Bouger donc un peu!

 

Puis, ils bougent en même temps. Et la sensation est vraiment intense, vraiment surprenante. Les gars aussi y prennent plaisir. La preuve, ils sont loin de débander. En fait, ils sont tellement durs que ça me surprend qu’ils n’aient pas encore joui. Lorsque je lève la tête, je vois Marc et Alex qui nous regarde la bouche ouverte. Je leur fais signe de s’approcher de moi. J’agrippe leurs queues, je les caresse, je les suce… Mais je suis incapable de le faire trop longtemps. J’ai soudainement des papillons dans le bas du ventre qui m’envahisse. Je roule les yeux, je lâche des cris rauques… Et je cesse de respirer deux secondes… Puis c’est l’orgasme!

 

Mes cris résonnent dans le chalet. Les gars se retirent lentement. Dès qu’ils sont hors de moi, je me roule sur le sol, reprends mon souffle. Je finis par me redresser, m’accoter sur le bord du divan. Je continue d’haleter.

— Gâtez-vous les gars. N’importe où sauf dans les yeux, leur dis-je avec une voix faible.

 

Les queues s’approchent de moi. J’ai le goût de les toucher, de les sentir entre mes doigts, mais je n’ai juste plus d’énergie. Les gars empoignent leurs membres respectifs et se masturbent près de mon visage. Phil me tourne toujours autour, filmant avec son téléphone. C’est lorsque je lui fais un petit sourire que le premier jet m’éclate au visage. Je sursaute brièvement. Le jet m’a touché le visage en diagonale, commençant par ma joue, remontant mon nez, mon front, se terminant sur mes cheveux. Quelques secondes plus tard, je sens un autre jet, mais cette fois, c’est mes seins et mon ventre qui sont atteints. Puis j’en reçois un autre jet sur le menton… Puis, le quatrième dans les cheveux. Les gars s’écartent. Phil s’approche, s’accroupit. Il me filme le visage, le corps alors que je lui souris. Puis, il arrête de filmer.

 

Phil nous apporte tous de petites bouteilles d’eau.

— Qu’est-ce qu’on va faire de lui? demande Alex en regardant mon ex.

— Je m’en occupe, dis-je.

 

Je me lève lentement, m’approche de lui. Je passe ma main sur mes seins, et je caresse sa joue avec mes doigts dégoulinants de sperme et de sueur. Je vais derrière la chaise.

— Chef Boyardee, dis-je mi-sourire en regardant Phil.

 

Je me penche et commence à défaire les nœuds qui retiennent ses mains. Les gars sursautent alors qu’ils le voient se levé.

— Les gars… J’ai un aveu à vous faire… Tout ce qui s’est passé cette semaine… Ben c’était un scénario.

 

Les gars sont médusés.

— Tu veux dire que c’était pas ton ex? demande Alex.

— Mon ex… Non… Il est toujours mon chum, dis-je en l’embrassant sur la bouche. On ne s’est jamais chicané…

— Je le savais! lance Alex.

— Et qui est mon complice? lui demande-je.

— Phil! répond Alex en se tournant vers lui. C’est lui qui conduisait quand on t’a ramassé.

— Et c’est lui qui devait emmener l’eau le premier jour qu’on a pêché, complète Marc. Et qui a insisté pour qu’on garde notre spot!

— Ça à quel rapport? demande Alex.

— La photo sur le téléphone, dis-je. C’était sa queue… Quand il est venu chercher l’eau l’autre jour, je me suis gâtée…

— J’ai une autre question, commence Alex. Pourquoi?

— C’est pour vivre nos fantasmes, commence-je. Les miens, vous les devinez : Gangbang et double pénétration. Les siens, dis-je me collant sur mon chum, il aime me voir avec d’autres hommes, me voir les baiser, les faire jouir alors qu’il me regarde. Et il aime ça que je l’humilie, que je lui résiste. Alors Phil nous a écrit ce scénario… Et on lui a demandé de ne pas vous mettre au courant… C’est plus excitant de même. Non? demande-je avec un petit sourire malicieux.

 

Alex se lève. Il se tourne vers Phil.

— Merci bro. Je vais m’en rappeler longtemps!

— Merci, rajoute timidement les trois autres gars.

Récit #120 – Semaine de pêche – Partie 2

Ça fait peut-être dix minutes que je suis seule avant de finalement décider de me relever, complètement nue. Comme je sens toujours une petite pellicule de sperme qui colle sur ma peau, je décide d’aller prendre une deuxième douche.

Lorsque je sors, quelques minutes plus tard, je lave brièvement la serviette que j’ai utilisée pour m’essuyer le visage tantôt. Et puis, il me prend une soudaine envie de faire du yoga… mais complètement nue. Je n’avais jamais fait ça… Alors je m’installe au milieu du salon, sur le sac de couchage, dans la position du panca. Ça me fait tout drôle de sentir la petite brise fraîche provenant du lac m’effleurer la peau… Ça me fait sentir sexy!

Vers 15 h, je sors dehors, touche mon linge. Il est déjà sec. Je m’habille rapidement et commence à préparer le souper. J’emballe les épis de blés d’Inde dans du papier d’aluminium, j’épluche les pommes de terre, coupe les légumes.

Lorsque les gars reviennent de la pêche vers 17 h. Ils apportent un sceau avec cinq poissons. Cinq dorés.
— Ça n’a pas mordu plus que ça? dis-je.
— On en a pêché beaucoup plus… Mais on pas mal tous remis à l’eau. Ça, c’est le cinq plus gros qu’on a pêché aujourd’hui, précise Dave.

J’échange un petit sourire complice avec Marc lorsqu’on se croise.

Je commence à cuisiner. Les gars m’offrent de m’aider à préparer les poissons, mais je refuse. Je suis capable de le faire moi-même. Écailler et vider un poisson, ce n’est pas si compliqué… Je les fais mariner un peu dans du jus de citron et du sel pendant une demi-heure avant de les faire cuire.

Il est 20 h lorsque nous finissons de manger. Le temps de faire la vaisselle, il est 20 h 30. Les gars sont vraiment fatigués et ils décident d’aller directement au lit. Ils veulent se lever tôt de nouveau le lendemain matin. Comme nous avions discuté de la rotation, Phil se propose pour prendre ma place dans le sac de couchage, ce qui fait que je me retrouve à dormir dans le même lit qu’Éric.

Vers 21 h, alors que les derniers gars finissent par se coucher, je vais dans la chambre du fond. Éric est couché dans le lit, du côté gauche. Il est déjà à moitié endormi. Je retire mon chandail, mon jeans. Je mets mon téléphone sur la table de chevet et je m’installe dans le lit ne portant que mes sous-vêtements.

***

Mais au milieu de la nuit, je me lève. J’ai soif. En m’efforçant de ne pas faire trop craquer le plancher en m’avançant, et surtout, tentant d’éviter Phil qui ronfle au milieu du salon, je rejoins le petit réfrigérateur et me sert un petit verre d’eau. Puis je retrouve vers la chambre du fond.

Comme je reviens dans la chambre, j’utilise mon téléphone comme lampe de poche… Je remarque une bosse de l’autre côté du lit. Je fais comme si de rien n’était… Je m’installe , ferme les yeux… Et j’attends… Puis j’attends… Je n’arrive pas à dormir… en sachant qu’elle est là…

Je me tourne. À tâton, je finis par tomber sur une cuisse. Je déplace ma main, tombe sur un ventre. Je descends un peu et je frôle la bosse. J’ai un petit fou rire sur le coup. Éric dort toujours. Je la touche un peu, la tâte. Pas de doute. C’est bien une queue bandée! Je la libère des boxers, la touche, la caresse doucement pour ne pas le réveiller.

J’arrête quelques instants. Reprends ma place de mon côté de lit… Mais j’ai juste trop envie… Je vais alors sous les draps. Cette fois, c’est ma bouche qui cherche… Et elle trouve rapidement. Je donne un petit baiser sur le bout de sa queue, puis je commence à la sucer.

Je sens qu’Éric se réveille.
— Myriam?
— Oui? répondis-je avec une petite voix sensuelle.
— Rien, rien… Continue. Je voulais juste êtes sûre que t’étais pas un gars.

Je recommence à le sucer. Je lèche le manche avec ma langue, l’enfouis au plus profond de ma gorge. Il adore ça… Moi aussi… Je savoure bien sa queue… Mais comme je suis toujours sous les couvertes, l’air commence à être vicié. Je décide donc de prendre une pause.

Je me couche à côté de lui. C’est alors qu’il se place par-dessus moi. Je sens sa queue qui frotte contre ma petite culotte, qui chercher l’entrée, qui pousse espérant glisser en moi…
— Est-ce que tu en as? demande-je.
— Des condoms? Non, répondit-il triste. Je m’en venais passer la semaine avec quatre autres gars. Amener des condoms, ça ne m’est absolument pas passé par la tête…

Il continue de frotter sa queue contre mes cuisses, le bas de mon ventre.
— Mais, tu sais quoi… Si tu es capable t’arranger pour m’avoir les clés d’une voiture, je peux aller en acheter au village pendant que vous pêchez demain.
— Pas bête… Je vais voir ce que je peux faire…

Nous continuons de jouer un peu tous les deux. Mais nous finissions par nous calmer et nous rendormir.

***

Lendemain matin, vers sept heures, tout le monde se lève. Je vais préparer le déjeuner. Alors que je suis devant le poêle, à brouiller les œufs et cuire le bacon, Éric vient me voir. Il me remet discrètement dans le creux de la main, une clé.
— Fais attention, hein… me chuchote-t-il.
— Assure-toi que vous n’oubliez rien, dis-je. Faites pas comme hier.

Une heure plus tard, les gars me laissent de nouveau seule dans le chalet. Lorsque je suis sûre qu’ils sont bien partis, je me dirige vers l’auto. Je m’installe derrière le volant de la voiture de Phil et me dirige vers le village. Vingt minutes plus tard, j’arrive devant un petit Jean-Coutu. J’entre, me dirige vers la pharmacie, prends une… non, deux boîtes de condoms. Je passe à la caisse. La caissière, fin cinquantaine, me lance un regard étrange. Mais je l’ignore. Arriver dans l’auto, je pose les deux boîtes sur le banc du passager.

Puis, je décide de prendre une photo. Je sors mon iPhone, prends une photo, l’envoi à mon ex. Avec un petit commentaire : « T’inquiète… Je ne m’ennuie absolument pas! » Je décide de m’arrêter manger une bouchée dans un petit café juste à côté et je reviens au chalet.

Rien n’a changé depuis mon départ, donc personne ne s’est rendu compte de ma petite escapade. Je décide faire un peu de yoga… (nue!)

***

17 h, les gars arrivent. Sauf que cette fois-là. Ils ramènent qu’un poisson. Mais un vraiment gros. Un gros brochet. Il doit peser 7 ou 8 kilos faciles.
— Il y a été coriace, lance Dave alors qu’il le dépose sur le comptoir de la cuisine.
— Mon, on l’a eu, ajoute Phil avec un large sourire.

Je m’attelle à la préparation du poisson. Alors que je l’écaille, Éric vient me voir dans la cuisine.
— Et puis? chuchote-t-il.
— Je les ai, lui dis-je. Premier tiroir à gauche. Les clés sont là. Ce soir, je vais essayer d’avoir le divan-lit. Toi, porte-toi volontaire pour le sac de couchage.
— Parfait.

On s’échange des clins d’œil. Et il repart dans le salon.

Plus tard, ce soir-là, nous nous retrouvons tous autour du feu de camp. Phil commence par jouer de la guitare alors qu’on boit tous un peu de bière. Il essaie de faire une toune des Cowboys Fringants, mais ce n’est pas trop réussi…

— Myriam, lance Marc. Parle-nous donc de tes fantasmes!
— Mes fantasmes… Faire l’amour sur la plage… dans un ascenseur, dans un avion. Toi? lui demandais-je.
— Trip à trois, répondit-il simplement.
— Éric?
— Trip à trois, répondit-il lui aussi.
— Dave?
— Trip à trois.
— Alex?
— Trip à trois.

Je regarde Phil.
— Moi… Faire l’amour sur la plage, dit-il en hésitant… Avec deux filles!
— Vous êtes plates les gars!
— Ben quoi. On a le droit d’avoir tout le même fantasme, lance Marc.
— Toi, as-tu déjà fait un trip à trois? me demande Phil.
— C’est passé proche… Mais non…
— Qu’est-ce qui s’est passé?
— J’étais chez une amie, on parlait, son chum s’est greffé à la conversation. De fil en aiguille, on commence à parler sexe… Et à la fin, on lui a fait une double fellation. Mais bon, c’était le mauvais jour du mois… Alors je ne suis pas allé plus loin. Et l’occasion de ne s’est jamais présenter de nouveau.
— Question, comme ça, demande Alex. Comment on convainc une fille de faire un trip à trois avec une autre fille?
— Bonne question… Premièrement. Quand vous parlez fantasme avec vos blondes, évitez d’avoir qu’un fantasme. Jamais vous me ferez croire que c’est la seule chose qui vous fait bander. Et puis, on se sent un peu forcée de le faire… Deuxièmement, si vous voulez un trip à trois avec deux filles, vous devez être willing d’en faire un avec un autre gars… Il n’y a rien de gay à être nu devant un autre gars, surtout si c’est pour faire plaisir à une fille. Troisièmement, quand vous parlez de trip à trois, évitez de vous placer au centre du fantasme. Donnez un rôle important à votre blonde dans votre fantasme. Écoutez là. Si elle est bicurieuse, vendez-lui ça comme une opportunité d’essayer avec une fille pendant que vous la regarder. Si elle a un côté voyeur, vendez-lui ça comme l’occasion de vous voir avec une autre fille.
— Et toi, comment on te convainc?
— Moi… Je suis exhibitionniste… Qu’une fille me regarde pendant que je m’occupe de son chum, ça c’est plus mon genre.

J’échange un petit regard complice avec Marc. Je le vois bien dans son sourire niais qu’il se remémore ce qui s’est passé la veille.

— Est-ce qu’il y en un d’entre vous qui l’a déjà fait à trois? demande-je.

Silence.

Phil tousse.

— Moi, oui.
— Raconte, dis-je.
— Ben, c’était il y a quelques années. J’étais chez un ami pour jouer à un jeu vidéo… Sa blonde était littéralement en chaleur. Tout ce qu’elle voulait c’était baiser. On a arrêté de jouer, pis on se l’est tapé ensemble.
— C’était pas étrange? demande Alex.
— Ce l’était pour la première minute. Après, on a vraiment eu un bon trip de cul tous les trois. Pas de compétition, pas de jalousie. Que du plaisir charnel intense!
— Tu le referais?
— Quelle question ? Mets-en!

Nous continuons de discuter un peu. Mais les gars fatiguent. Et comme prévu, Éric et moi, nous nous retrouvons à dormir dans le salon. Lorsque nous sommes sûrs que les autres dorment, Éric vient me rejoindre sur le divan. Mais nous nous rendons compte qu’il grince vraiment trop pour faire quoi que ce soit. Je regarde par la fenêtre, et je vois le feu de camp qui continue de brûler dans la nuit. Je propose à Marc de prendre le sac de couchage, une couverte et d’aller nous installer devant le feu de camp.

Lorsque nous finissions de nous installer, je me place devant le feu de camp et je fais une petite danse lascive à Éric. Je le laisse me caresser les fesses, les hanches alors que je continue de danser lentement. Après quelques minutes, je retire le haut, retire mon soutien-gorge. Je lui prends les mains les dépose sur mes seins. Après quelques minutes, je le tire vers moi et je le force à se lever. Je commence à le déshabiller.

Nous nous frottons alors que nous continuons à danser au son des crépitements du feu de camp. Je finis par m’agenouiller devant lui, lui retire ses shorts, ses boxers. Sa queue est devant moi, bandée dure. Je commence à la toucher avec mes mains, ma bouche. Lorsque ça devient plus intense, je place mes mains derrière ses cuisses. J’entends sa respiration qui s’accélère, qui devient plus profonde, plus intense. Mais je le sens trop excité et je ralentis.

Je le couche sur le sac de couchage. Je sors un des condoms que j’avais mis dans la poche de mon pantalon et je l’installe lentement sur sa queue. Je me place au-dessus de lui, et insère lentement son membre en moi. Ses mains me caressent les hanches, les fesses. Je commence à bouger les hanches. Je prends ses mains et les déplacent tranquillement vers mes seins. Je continue de le chevaucher comme ça pendant quelques minutes.

Lorsque je me retire, il se met à genoux derrière moi, m’agrippent les hanches et il prend une pause. « Tes fesses sont vraiment parfaites… » Il me donne quelques coups de queue, qui il l’empoigne et la guide lentement vers ma chatte. Je la sens qui rentre lentement, profondément en moi. Il me caresse le dos, les hanches pendant quelques instants, puis je sens ses mains s’immobiliser sur mes hanches. Je sens ses doigts m’agripper, presser ma peau. Et il commence à me prendre doggy-style. Il commence lentement, mais il accélère rapidement. Je sens ses couilles qui frappent contre l’intérieur de mes cuisses alors qu’il continue de me donner de vigoureux coup de reins.

De mon côté, je suis de plus en plus excitée, suintante. Je commence à sentir de petits papillons dans le bas du vendre alors qu’il continue de me prendre. Mes bras commencent à devenir faibles et je finis par rapprocher mon visage du sol, un peu comme dans la position du Bālāsana. Éric continue de me pénétrer vigoureusement alors que les papillons deviennent de plus en plus nombreux dans mon ventre… Et puis, et puis… Je jouis. Je pousse de petits cris aigus que j’essaie d’étouffer afin d’éviter de réveiller les autres…

Éric ralentit un peu, mais il reprend le rythme lorsque je me ressaisis. Puis, une minute plus tard, je sens ses spasmes alors qu’il décharge son sperme en moi. Nous finissons par nous coucher l’un à côté de l’autre le temps que nous reprenons nos souffles.

— Avant qu’on retourne se coucher, mettons les choses au clair. Ce qui s’est passé là, tu ne le dis pas aux autres? Hein?
— Non…
— Et je ne veux pas que tu t’imagines quoi que ce soit… C’était que du cul. Rien de plus.
— Rien de plus, répète-t-il.

Récit #112 – Entente de couple – Partie 2

Je sors tout juste du métro lorsque je sens mon iPhone vibrer.

— Est-ce que tu es libre ce soir? Mon ami et moi sommes disponible.

Je ressens immédiatement des papillons dans le ventre quand je lis ce message. Ça faisait trois jours que j’attendais que Gabriel me revienne pour la réalisation de mon fantasme.

— Oui! écrivis-je.

— Blue Oyster Bar, sur la rue Howell, à 22 h?

— Parfait!

Lorsque j’arrive chez moi, je passe une longue heure à me préparer. Lorsque finalement j’arrive au bar avec une dizaine de minutes de retard. Je regarde autour de moi. Dans le fond, près du bar, je vois Gabriel qui me fait signe. Je m’approche. Je regarde le gars avec qui il est. Et je dois avouer que son ami est très séduisant. Il est grand, mince, musclé. Il a les cheveux mi-longs, un beau sourire.

Je m’approche d’eux, je leur fais la bise.

— Moi, c’est Luc.

— Enchantée, dis-je. Moi c’est Mélanie.

Ils me tendent un verre de bière, nous trinquons et prenons chacun une gorgée. Nous commençons par parler de sujet léger en regardant du coin de l’œil les écrans dans les quatre coins du bar qui joue une partie de hockey.

— Comment vous vous êtes connu ?

— Nous nous sommes rencontrés pour la première fois en jouant au Poker, dit Gabriel.

— Je l’avais littéralement lavé…

— Ouais, j’étais débutant… Mais mon jeu c’est améliorer depuis…

Ils parlent un peu des passe-temps qu’ils ont en commun. Puis, ça devient plus sérieux quand Luc me demande :

— Gab m’a dit qu’il t’avait proposé un trip à trois avec une autre fille, mais que tu as préféré avec un autre gars. Pourquoi?

— C’est juste que je préférais ça.

— Donc, les filles, ça ne t’intéresse pas? me demande Luc.

— Non… J’aimerais ça le faire avec une fille… Éventuellement… Je ne suis pas pressée.

— Parce que j’ai une amie, pas mal ouverte, un peu comme Sonya, dit-il en échangeant un regard complice avec Gab, qui, j’en suis sûre aimerais ça te rencontrer. Je crois que tu serais son genre…

Il sort son téléphone portable, il me montre le mur Facebook d’une fille. Elle porte un bikini jaune, des lunettes de soleil dans ses cheveux. Elle est mince, de longs cheveux châtain qui lui descendent jusqu’aux seins, un regard intriguant. Je remarque son nom, Émilie.

— Elle est belle…

— Tu veux que je nous organise de quoi?

— Okay… Mais je te préviens… Je veux essayer avec une fille… Mais pas de gars pour ma première fois… Même pas comme voyeur…

— Dommage…

— Mais si ça clique avec elle, qui sait, peut-être qu’on pourrait se faire un trip à quatre, dis-je en regardant les deux gars.

— À cinq, corrige Gab, si Sonya est en ville, elle voudra sûrement se joindre à nous…

— À cinq alors! lance-je en levant mon verre.

Nous faisons un toast, nous terminons tous nos verres.

— Mais là, si nous allions le faire à trois? dis-je en faisant un petit sourire en coin aux gars.

Nous embarquons tous les trois dans un taxi et dix minutes plus tard, nous sommes chez moi.

Je suis tellement nerveuse que mes mains shakent alors que j’essaie de déverrouiller la porte. Nous arrivons dans ma chambre à coucher, je lance mon sac, mes clés dans un coin de la chambre alors que les gars se rapprochent de moi. Gabriel est derrière moi. Luc devant moi.

— Alors… Tu voulais un trip à trois avec deux gars, me demande Luc. Tu t’attends à quoi?

— Et bien, dis-je la gorge sèche, Au poker, c’est chacun pour soi… Mais je veux que vous fassiez le contraire… Je veux que vous travailliez en équipe… pour mon plaisir!

Les deux gars s’échangent un sourire. Ils se rapprochent de moi. Je sens derrière moi que Gabriel a déjà une érection. Leurs mains commencent à se promener sur mon corps : mes cuisses, mon ventre, mes épaules, mes seins…

— Est-ce qu’il y a de quoi que tu ne veux pas faire? demande Luc.

— Comme vous dites au Poker… No limit!

— Et tes fesses? demande Gabriel en se pressant contre moi.

— J’ai dit : «No limit!»

Je m’agenouille devant eux. Je déboutonne les jeans de Luc, baisse ses pantalons et ses boxers. Il est déjà bandé dur. Je commence à la caresser pendant que j’utilise mon autre main pour libérer celle de Gabriel.

Je me retrouve avec une queue dans chaque main. Je les masse, les caresses. Je regarde Gabriel quelques instants, plus Luc, leur souriant. Je me penche et donne un petit bec sur la queue de Gabriel, puis Luc. Puis je les suce.

Sucer deux queues à relai me fait sentir terriblement cochonne… salope… Ça m’excite tellement qu’à un moment donner leurs deux queues se touchent alors que j’échange les rôles.

— Désolé les gars, dis-je l’air piteuse, espérant que ça ne les turn pas off.

— C’est correct, chuchote Gabriel. Continue…

— Vraiment correct, complète Luc.

Gabriel donne un petit coup de bassin et leurs queues se touchent de nouveau quelques instants à quelques centimètres de mon visage.

— Nous aussi c’est : «No limit», ajoute Gabriel.

— Vous… Vous êtes…, bégaye-je.

— Bisexuel! complète Luc.

Les queues se touchent de nouveau, mais cette fois, elles s’approchent de mon visage. Ça me surprend un peu, mais j’essaie. Je commence par poser le bout de ma langue sur la queue de Gabriel et je la fais se déplacer pour terminer mon mouvement sur la queue de Luc. Les deux glands essaient de se frayer un chemin dans ma bouche en même temps, mais ça ne rentre pas vraiment.

Pendant que je continue de les sucer à relai, et parfois en même temps, les gars se retirent mutuellement leurs vêtements. Lorsque je manipule leurs queues, je ne fais même plus attention, les glands se frottent allègrement. Et ça les excitent. Quand elles se touchent, je sens une impulsion.

Je me relève.

— My god les gars… C’est tellement hot!

Les gars m’enlacent. Gabriel m’embrasse sur la bouche. Luc l’imite quelques secondes plus tard. Je sens leurs mains qui commencent à me déshabiller. Lorsque je suis nue, nous allons nous installer sur le lit.

— Gab, occupe-toi du haut. Je m’occupe de bas, suggère Luc en mettant un condom.

Les gars se tapent dans les mains. Il me font mettre à quatre pattes sur le lit. Gabriel se place devant moi. J’ouvre instinctivement la bouche, mais il décide de plutôt m’agacer. Il me donne de petits tapes sur les joues avec sa queue. Luc fait la même chose contre mes fesses. Je vois Gabriel qui échange un regard avec Luc, puis je sens les deux queues s’insérer en moi en même temps. Luc pénètre ma chatte alors que Gabriel s’enfonce dans ma bouche.

Ça ne prends que quelques instants avant que leurs deux membres soit totalement en moi. Gabriel me racle le fond de la gorge alors que je sens les testicules de Luc frotter contre mes cuisses. Les gars commencent des mouvements de bassins en même temps, ils mettent quelques secondes pour se synchroniser. C’est un peu inconfortable, mais j’adore ça!

Ils me prennent en brochette pendant plusieurs minutes. Je commence à suer un peu, eux aussi. Lorsque finalement, Gabriel se retire de ma bouche, Luc lui demande :

— Gab, apporte du lube… Je vais la préparer tranquillement pour la double pénétration.

Gabriel va vers ses pantalons qui sont sur le sol. Il en sort une petite bouteille. Il s’approche de nous. Luc retire sa queue de ma chatte. Je tourne la tête pour voir ce qu’ils font. Je vois Gabriel qui laisse couler quelques filets de lubrifiant. Il met une main sur la queue de son ami et il l’étend sur tout son long. Lorsqu’il termine, il lui donne une petite claque sur les fesses.

Je sens la queue de Luc presser contre mon anus. Il force un peu, puis son gland se fraie un passage dans mes étroites fesses. Ça pince sur le coup, mais rien d’inconfortable. Il continue doucement à s’enfoncer. Chacun de ses coups de bassins l’amène un peu plus loin. Je serre les dents parfois, mais je ne dis rien.

Finalement, je sens ses cuisses contre mes fesses… Il continue ses mouvements de va-et-viens en accélérant un peu à chaque fois. Gabriel, lui, de son côté nous regarde.

— Tu n’a jamais fait de DP? me demande-t-il.

Je fais un léger signe de non de la tête.

— Inquiète-toi pas… On va te guider…

Luc continue de m’enculer pendant encore quelques minutes. Ils me sentent à l’aise d’aller plus loin. Luc se retire complètement. Gabriel enfile un condom, Luc change le sien.

— Lève-toi, me dit Gabriel.

— Quoi?

— Lève-toi, répète Luc. Tu vas voir… Tu vas aimer ça.

Je m’exécute. Luc me prend alors par les cuisses et il me soulève. Gabriel prend alors la queue de Luc et l’apporte à l’entrer de ma chatte. Elle s’enfonce rapidement en moi tellement je suis mouillée… Et Gabriel se place derrière moi… Il se presse contre moi. Sa queue frotte contre mes fesses. Il commence à faire pression… Et il entre en moi lui aussi…

— Oh my god! crie-je.

— Ça va? demande Gabriel.

— Oui, oui! répondis-je le souffle court.

— Toi? demande-t-il à Luc.

— C’est bon.

— Alors, 1, 2, 3, go…

Les gars commencent alors à faire des mouvements de va-et-vient lent et régulier.

— Ohhhhh mmmy ggggod! crie-je de nouveau.

Les gars me prennent tous les deux en même temps. La sensation est extrême… C’est comme si j’ai une super queue d’un diamètre exagéré qui entre et sort de moi… Pis les gars commencent à accélérer la cadence… Comme un réflexe, mes ongles s’enfoncent dans la peau du dos de Luc. Ça le fait serrer les dents, mais aussi sourire en même temps. Je les encourage : «Plus vite les gars!»

Après quelques minutes, je ne suis même plus capable de garder les yeux ouverts. Quelques instants plus tard, Luc dit qu’il n’a plus de force dans les bras. Je sens alors Gabriel prendre le relai, il me tient par les cuisses et les gars continuent de me prendre en double pénétration. Luc en profite pour utiliser ses mains pour me caresser les seins.

Ça dure encore quelques minutes. Les gars finissent par me déposer sur le lit. Luc s’installe donc debout près du lit et continue de me pénétrer alors que je suis sur le dos. Ça dure quelques instants. Gabriel à côté de moi, change lentement le condom qu’il porte.

Et… Et… Je le vois se placer derrière Luc. Celui-ci cesse de bouger quelques instants alors qu’il est toujours en moi.

— Qu’est-ce que tu fais? demande-je à Gabriel.

— D’après toi? me répond-il avec un petit sourire.

Je sens la queue de Luc frémir en moi alors que Gabriel continue de se placer. Lorsqu’ils sourient tous les deux, Gabriel et moi commençons à bouger ensemble. Luc, prit en sandwich entre nous deux, lui fait beaucoup plaisir. Moi aussi d’ailleurs… Parce que je sens que je ne suis pas très loin de l’orgasme.

Après une minute, je suis incapable de me retenir plus longtemps. Je jouis… Luc se retire de moi, alors que je prends quelques secondes pour me ressaisir. Lorsque je me lève, je vais, par curiosité, voir Gabriel. Je regarde de près ce que les deux gars font. En baissant le regard, je peux voir, sans équivoque, sa queue pénétrer fermement les fesses son ami. Je donne une petite tape sur les fesses de Gabriel pour l’encourager un peu.

— Défonce son cul! lance-je…

J’en profite pour embrasser et caresser Gabriel alors qu’il continue d’enculer Luc.

— Couvre ses fesses de sperme… souffle-je à Gabriel.

Il me sourit et accélère un peu la cadence. Au bout de quelques minutes, Gabriel commence à lancer de petit grognement… Il sort sa queue, retire rapidement le condom et lance quelques jets sur les fesses de Luc. Je donne une tape sur le fesses de Luc.

— Tu ne sais pas ce qu’y t’attends toi… dit-il.

Il me couche à plat vendre sur le lit, les jambes touchant toujours au sol. Il entre sa queue de nouveau dans mes fesses. Je suis tellement excitée qu’il n’a même pas eu besoin de forcer. Sa queue entre et sort de mes fesses de plus en plus rapidement. Et il m’encule comme ça jusqu’à ce qu’il recouvre mes fesses de son sperme…

Nous prenons tous une minute pour reprendre nos esprits…

— My god, les gars, dis-je. C’était vraiment hot! C’était pas la première fois que vous faites ça, hein?

— Non, répondirent les gars en même temps.

— Sonya, la blonde de Gab, adore ça quand je viens passer une nuit avec eux…

— C’est quand même étrange… Encore la semaine passée, j’étais encore loin de me douter que Sonya avait une sexualité… si diversifiée!

— Ouais, commente, Gabriel. Il y a la Sonya que tout le monde connait… Et il y a la Sonya, la nymphomane…

— Je suis curieuse… La bisexualité… Ça vous est venu comment?

— Hum… commence Gabriel, je dirais que c’est venu naturellement. Je regardais des filles nues sur Internet et je bandais. Je regardais les gars dans la douche au Hockey, et je bandais aussi… C’est sûre que c’est plus simple d’être en couple avec une fille, parce que socialement, c’est ‘normal’. Mais bon, j’avais toujours de petites aventures ici et là avec des hommes… Des femmes aussi… C’est pour ça que je n’ai jamais vraiment cru à la fidélité. Donc, quand Sonya m’a proposé notre entente de couple ouvert, j’ai tout de suite aimé ça.

— Moi, c’est presque la même histoire. Sauf que je n’ai pas encore trouver ma Sonya, dit-il en souriant.

 

Nous continuons de parler encore une petite demi-heure, puis nous décidons de remettre ça…

***

J’entre dans un café. Je vois Sonya déjà assise à une table avec un café à la main. Je lui fait signe, passe à la caisse. Lorsque je reçois mon café, je vais m’asseoir avec elle.

— Gab m’a raconté ce qui s’est passé pendant mon voyage à Munich.

— Qu’est-ce qu’il t’a raconté? demande-je.

— Tout… Tu sais bien c’est quoi notre entente, il peut faire ce qu’il veut, sauf me mentir.

Elle prend une gorgée de café.

— Est-ce que c’est vrai ce qu’il m’a dit… (chuchote) 36 condoms en deux jours?

Je marmonne une réponse en me passant une main dans le cou.

— Quoi? dit-elle.

— Ben… Oui! répondis-je gênée. On est passé à travers la boîte… Les gars n’éjaculaient même plus lorsqu’ils avaient des orgasmes.

— Je ne savais pas que… que…, dit-elle en prenant une pause. Que tu étais comme moi, finit-elle par dire avec un sourire.

Elle me fait un petit clin d’œil.

— Je suis gênée de te demandé ça, commence-je par dire. Mais quand repars-tu en voyage d’affaire.

Elle prend un air surpris.

— Quoi? Tu as déjà hâte à la prochaine fois?

— Oui, répondis-je un peu gênée.

— Dans deux semaines, je dois aller quelques jours à Tokyo.

Je prends une gorgée de café.

— Mais tu n’auras pas à attendre jusque là pour t’amuser…

— Quoi? répondis-je surprise.

Elle fait signe à quelqu’un au loin. Cette personne s’approche. Une femme. Lorsqu’elle s’assoit à côté de nous, je la reconnais. C’est la fille que Luc m’a rapidement montrée sur son téléphone quelques jours auparavant.

— Moi, c’est Émilie, dit-elle.

— Enchantée, dis-je en lui donnant la bise.

— Alors Sonya me disait que tu serais peut-être intéressé à une aventure lesbienne, c’est ça?

— Nnoui…

C’est à ce moment que Sonya décide de se lever.

— Maintenant que les présentations sont faites, je vais vous laisser à votre date. Votre sexedate

— J’adore l’expression, commente Émilie…

Sonya fait la bise à Émilie, lui chochotte quelque chose à l’oreille et part. Me laissant seule avec elle…

Récit #109 – La pipe du soir

Je commence par des petits baisers dans le cou, tout en passant mes ongles doucement le long de ton corps, et je descends lentement en donnant des baisers le long de ton torse, passant ma langue doucement et lentement.  Je passe mes ongles juste à côté de ton sexe, mais sans le toucher, pour descendre sur tes cuisses pendant que ma bouche s’attarde sur ton ventre, les doigts et mes ongles remontant doucement à l’intérieur de ta cuisse, touchant doucement tes fesses et effleurant tes couilles. Ma langue passe juste à coter de ta queue, juste assez pour que tu sentes mon souffle. Ma joue touche légèrement ton gland pendant que ma bouche va de l’autre coter de ton sexe en érection grandissante.

Je me place entre tes jambes en te fixant dans les yeux, je passe les deux mains de ton torse vers ton ventre et je lèche ta queue de la base jusqu’au gland. Mes mains rejoignent ma bouche contre ton sexe. Je pose une main sur le lit pour me stabiliser et je prends ta queue, grosse et lourde de son érection de mon autre main à la base. Je fais une pression avec ma main et je descends les lèvres le long de ton érection. Arrivée à la moitié de ta queue, je remonte ma main et je commence une combinaison de masturbation et de succion avec ma bouche pour te rendre fou. Ma langue danse le long de ton gland pendant que je te masturbe lentement et longuement.

Je laisse couler de ma salive le long de ta queue pour me faciliter la tâche et je commence à enfoncer ton sexe dans ma bouche.  À un certain point, ton gland touche le début de ma gorge Tu penses alors que je vais ressortir ton sexe de ma bouche, mais non, lentement j’enfonce ta queue plus profondément. J’ouvre ma gorge contre ton gland et je le laisse entrer.  Mes lèvres touchent la base de ta queue en forte érection. Et puis, d’un seul coup, ta queue est complètement au fond de ma gorge et je lève les yeux pour te regarder. Tu laisses sortir un soupir de plaisir et pendant que je ressors ta queue qui grossit encore plus dû au plaisir. Je passe mes ongles contre ton torse encore une fois.

Puis je commence à te sucer vigoureusement tout en te masturbant. Tu pousses encore des soupirs de plaisir sans pouvoir te contrôler. Je te masturbe rapidement pendant que je descends ma bouche sur tes couilles et je les mets les deux dans ma bouche. Je les suce et tire légèrement dessus pendant que ma main va de la base de ta queue jusqu’au gland humide de ma salive. Je prends tes couilles dans ma main et ta queue dans l’autre pour les masser pendant que ma langue passe de la base jusqu’au gland. Puis, ta queue se retrouve à nouveau dans ma bouche. Je suce et fais une forte succion sur ton gland. Pendant que ma main te masturbe de plus en plus vite, je descends encore mes lèvres le long de ton sexe jusqu’à ce que gland soit à l’entrée de ma gorge, cette fois ci beaucoup plus rapidement.

J’enfonce ta queue au fond de ma gorge et ton cri de plaisir m’allume et j’essaie de gémir avec ta queue bien plantée au fond de ma gorge, ce qui cause des vibrations sur ton gland et puis je recommence à te sucer de haut en bas de plus en plus rapidement en faisant toujours une succion qui te rend fou. Je sens tes muscles commencer à bouger. Je sens ta queue de remplir du liquide tant attendu.  Je continu ma succion sur ton gland pendant que ma main te masturbe de plus en plus vite. J’entends tes gémissements de plaisir devenir de plus en plus animal. Avec ton gland sur ma langue, la bouche ouverte en te masturbant et en te regardant dans les yeux, tu te laisses aller complément et tu viens dans ma bouche Je m’empresse de fermer la bouche sur ton gland pour ne pas perdre de ton précieux liquide. Je continue doucement la succion sur ton gland pendant que je masturbe ta queue encore quelque fois pour recueillir toutes les gouttes de ton jus que j’avale avec gourmandise. Une fois que je suis certaine que tu es bien vide, je remonte me coucher à coter de toi, pose ma tête sur ton épaule, embrasse doucement ton cou et recommence à flatter ton chest lentement.

Récit #106 – Fantasme: La Douche.

De retour à la maison, après une difficile journée de travail…tu sembles exténuée et tendue.

Je suis à la cuisine et tu m’y rejoins, j’ai préparé des bouchées, quelque chose de simple, comme tu aimes, sans flafla…Je t’offre un verre de vin, il est frais, c’est le rouge que tu aimes tant…tu le goûtes, tu fermes les yeux, tu le laisses descendre. Tes épaules se relâchent, je peux sentir ton stresse tomber, tu souris…tes lèvres sont belles, ton visage est détendu.
Je m’approche, je prends ton verre pour le déposer sur la table, tu recules dos au mur. Mes mains sur tes bras, remontent sur tes épaules que je masse lentement, mon visage s’approche du tien et je dépose un baiser sur ta joue, un autre au coins de ta bouche entrouverte et finalement sur tes lèvres…elle sont fraiches et douceS, ma langue se fait un chemin, instinctivement tu ouvres et ta langue rejoint la mienne pour danser…tes mains sur mes hanche me tire vers toi, tu veux sentir mon sexe sur toi, sentir tes seins sur mon torse…ta cuisse entre mes jambes fait une pression sur mes testicules…je mors tendrement ta lèvre inférieure et tes yeux changent complètement…ils s’illuminent, deux étoiles tellement magnifiques…

Mais non, je ne suis pas un homme facile…je me sent taquin. Je te redonne ton verre…et dit, « Va à la douche ma chérie, ça te fera du bien ».
Tu te déshabilles, tu règles la chaleur de l’eau et règles la douche pour une pluie fine et douce pour te relaxer. Une grande douche, avec un coté en verre…tu entre, tu mets les mains au mur et laisse la pluie tomber sur toi, chaud et doux…tu es bien.
Tu ne m’as pas vue arriver, je prends quelques secondes pour te regarder, tu es tellement belle, ton corps mouillé dans la lumière…je me déshabille et entre sans bruit. Je prends le savon sur le banc de douche et je m’approche…tu ne sursaute même pas quand mes mains t’enlacent, tu gardes les yeux fermés, tes bras rejoignent les miens et tu soupires, un soupir d’abandon, un soupir qui dit « oui ». Derrière toi, je me colle à tes fesses, mes mains avec le savon te masse les seins lentement, tu remets les mains sur la vitre, je laisse tomber le savon, je continue à te caresser avec cette mousse, l’eau chaude coule sur nous deux.
J’embrasse tes épaules, ma verge dure commence un va-et-vient entre tes fesses, tu te cambres pour la sentir…je te savonne le ventre, les bras, les seins lentement et avec douceur. Mes mains reviennent sur ton dos, tes épaules et fond une pression pour te cambrer encore plus, tu as maintenant une main sur ta chatte, l’eau chaude t’excite rapidement…tu te penches et passe le bras entre tes cuisses, tu cherches mon membre, tu veux ma queue, tu la veux en toi, tu n’en peux plus…tu en a besoin…
Mon pied écarte tes pieds un à un, tu es docile, tu me veux tellement en toi…et lentement, tu sens mon gland entre tes lèvres, je fais un mouvement en avant, sur tes lèvres, j’aime l’eau brulante sur ma verge…et j’entre, tu la sent, dure, grosse…tu prends une grande inspiration, ta bouche laisse sortir un son…mmm…oui….haaa…
Je te pilonne, les mains sur tes hanches. Tu as la joue sur la vitre, tes mamelons dures et tes seins écrasés aussi sur la vitre…je peux te voir dans le miroir et la vue de l’autre côté de la vitre est vraiment belle et excitante. Tu remets tes mains sur la vitre et tu te penches encore plus, tu la veux plus profond, tu veux qu’elle te défonce…tu me pousse et te retourne de face à moi, tu poses le pied sur le banc de douche et je te pénètre à nouveau, je recommence le mouvement rapidement, avec force…je lâche un grognement de plaisir, tu jouis au même moment, tu sens les spasmes de ma queue en toi, ces ondes de plaisir te font venir aussi…mmmm! Je reste en toi, enlacés quelque seconde sous l’eau chaude…merci ma chérie.

Récit #105 – Les boules Geisha

Avec les années et les grossesses, mon corps a bien changé. Ce qui se voit est une chose, mais l’intérieur est difficile parfois à gérer. Je n’ai pas le choix de me l’avouer, mon vagin est moins serré qu’avant, et j’ai davantage de difficulté à me retenir. J’ai vu passer un article sur les boules chinoises et je me suis laissé tenter. Je suis seule à la maison et j’ai du ménage à faire alors pourquoi ne pas essayer…

Je m’installe dans ma chambre et les sortent de leur emballage ces belles petites choses. J’ai choisi des roses, cela fait féminin. Je les lave et les enduits d’un peu de lubrifiant pour faciliter l’insertion.

Une fois bien en place ont les sens presque plus. Je me lance alors dans ce ménage en espérant qu’il soit agrémenté grâce à ses petites boules qui sont en moi. Je me trouve bonne, je les garde bien en place la plus par du temps. Je les sens qu’elles bougent au rythme de mes mouvements. L’aspirateur est terminé, la porte ouvre, m’homme avec beaucoup d’avance.

-Que fais-tu ici?

-J’ai terminé plus tôt que prévu, tu n’es pas contente?

-Oui, oui ! C’est que je suis dans le ménage.

-Je vois ! Et tu es assez sexy comme ça!

Il m’embrase passionnément et le désir monte en moi. Je ne sais pas si ce sont les boules qui me font cet effet, mais j’ai envie de lui là toute suite et je crois que lui aussi.

Il me caresse les seins et commence à me déshabiller. J’en profite pour défaire sa chemise. Je libère son torse légèrement poilu est musclé, il est tellement beau. Malgré les années, il me fait toujours autant d’effet.

Nous sommes toujours dans l’entrer et d’une main je verrouille la porte. Il m’attire doucement mais fermement vers le sofa du salon. Il ne me reste que ma petite culotte et lui il est totalement nu.

Une belle érection me confirme qu’il est prêt et moi je suis déjà toute mouillé. Il m’allonge sur le sofa et retire ma culotte doucement. Ces yeux se posent sur mon sexe et je vois de l’interrogation dans son regard… ah oui les boules, j’avais oublié.

– Ce sont mes boules chinoises, attend, je vais les enlever.

-Non ne touche à rien, je m’en occupe dit-il.

Il se penche vers mon sexe et embrasse mes lèvres, de ses dents, il tire doucement sur la corde des boules. Je sens une des boules sortir et il la repousse doucement en moi. Il commence à lécher mon clitoris et s’amuse à faire sortir et entrer les boules en moi. Je sens le désir monter, mon corps s’enflamme. Il les remet à l’intérieur de moi et se lève pour me prendre. Il m’embrasse avec fougue, tortille mes mamelons entre ses doigts et entre son membre gorgé de sang dans ma chatte chaude et avide de plaisir. Il fait des va-et-vient et je sens son membre et les boules en moi. Le plaisir ne prend pas de temps à monter et monter. Mes mains s’agrippent fermement mes lèvres cherche les siennes. Le feu monte encore et j’explose…, cette sensation de bonheur intense comme cela est bon.

Il se retire doucement.

– J’adore ces petites boules! dit-il

J’ai le sourire aux lèvres.

– Moi aussi.

Je le fais assoir sur le sofa et m’agenouille devant lui. J’ai toujours les boules en moi et elles bougent au même rythme que le mien. Je prends son sexe dans ma main et commence à le masturber. Je le lèche et la suce avec envie. Je bouge mon basin et mes fesses au même rythme pour sentir mes nouvelles amies en moi. Cela m’excite encore plus et je crois que mon copain a compris ce qui se passait, car son membre semble durcir encore plus. Il pose une main sur ma tête où il agrippe mes cheveux. Son corps se raidit sa respiration augmente et il jouit dans ma bouche où j’avale le tout. Je me relève doucement écarte les jambes, il me regarde, je tire sur la petite corde et retire doucement une boule à la fois. Je les soulève pour les avoir au niveau de la bouche et les lèche doucement. Ça ne prendra pas plus que cela pour que mon chum me plaque tête première sur le sofa.

C’est reparti de plus belle!

Mc😘

Récit #96 – Roxanne – Partie 1

 

Parfois, les histoires du secondaire ont tendance à nous rattraper, malgré les distances, malgré le temps ou les efforts que nous pouvons faire pour les oublier.  C’est un peu ce que j’ai vécu et, si le cœur vous en dit, je vous partagerai les fruits de ces doux souvenirs de mon adolescence et ma jeune vie d’adulte.

Commençons les choses en bonne et due forme : je m’appelle Roxanne.  On me dit jolie, chose dont j’ai toujours douté, mais les hommes n’ont jamais semblé indifférents à mon physique.   Je suis somme toute assez grande, 5 pieds 9 pouces pour être précise.  Je crois que mes cheveux blonds cadrent bien avec mes yeux pers et verts.  Je suis originaire de Matane, un petit bled gaspésien, où tout le monde se connaît et où une réputation peut se faire- ou défaire – en moins de deux.  Heureusement, la mienne est irréprochable, même si moi je sais combien coquine je peux être.

J’allais, à cette époque à la Polyvalente de Matane.  J’avais quinze ans.  J’y ai fréquenté Sédricko, un gars qui était à peine un peu plus grand que moi, mais avec quelques livres en trop.  À partir du cours d’éducation physique de secondaire trois, il s’est toutefois repris en main et s’est mis à s’entraîner trois fois par semaine, ce qui lui a donné, peu à peu, une forte musculation qui a fait, en partie le charme qui m’a rendu amoureuse de lui.

En fait, j’ai été en couple avec lui dès le début de notre secondaire 2, le jour où le prof de maths nous a placés côte à côte.  Sédricko n’était pas très performant dans cette matière et le prof avait espoir de l’aider en mathématiques avec ce changement de place.  Il ne se doutait pas qu’après quelques semaines, nous serions en couple et pour longtemps.

***

Ce soir-là, j’étais chez Natacha, ma best.  Une petite brunette d’environ 5 pieds 5 pouces.  Nous étions inséparables, surtout depuis que j’ai passé mon permis de conduire et que mon père m’a fait cadeau sa vieille Mazda 3.  Grise charcoal, elle n’est pas neuve, mais elle facilite grandement mes déplacements dans la petite ville de Matane, en Gaspésie, où il est difficile de se transporter autrement qu’en auto.  Même si j’ai maintenant compris qu’elle était une profiteuse de la pire espèce, l’amitié de Natacha a quand même eu ses avantages.  Elle a permis à maintes reprises, par exemple, de nous obtenir facilement de la bière au dépanneur.  Est-ce parce qu’elle porte des lunettes sérieuses, ou parce qu’elle aime s’habiller de manière provocante ? On s’en fout un peu, tant qu’on a notre bière et nos clopes!

Ce soir-là, Natacha avait organisé une soirée chez elle.  Un party d’ado comme il s’en fait dans des milliers de sous-sols de maisons un peu partout au Québec.  Nous avions pris quelques bières et même fumé un gros joint.  Sédricko était présent, mais il s’occupait peu de moi, trop occupé à jouer au Playstation avec ses chums plutôt que d’être à mes côtés.  Je portais un joli chandail décolleté rose et blanc qui mettait bien en valeur – sans être vulgaire – ma poitrine ferme.

C’est là que j’ai rencontré Yan.  Il avait déjà 19 ans, alors que j’en avais seulement 15.  C’est probablement dû au fait qu’il était plus vieux, mais il avait une barbe plus fournie que celle de la plupart de mes amis, cet air mature et moins juvénile que celui de Sédricko m’a attiré au point qu’au premier regard, je suis tombée follement amoureuse de lui.  De caractère doux, il était déjà plus mature que la moyenne des gars de son âge.  Il avait l’esprit vif et démontrait une intelligence qui m’a tout de suite attirée.  Je me dois de l’avouer, il était plutôt joli mec.

Sur le canapé, Yan était assis à ma droite, entre Natasha et moi.  Je devinais, à travers son tshirt moulant, un corps mieux proportionné que celui de Sédricko.  Mais ce qui comptait le plus, c’est qu’il était vraiment gentil avec moi et non pas indifférent comme Sédricko avait pu l’être toute la soirée.  Comme nous partagions les mêmes goûts musicaux, une affinité naturelle s’est développée entre lui et moi.   Entre nous, toute la soirée fut marquée par cette complicité que je ne pensais jamais trouver avec quiconque.

Vers la fin de la soirée, nous avons pu profiter de l’indifférence de nos amis et de la douce nuit de printemps dehors pour aller nous faufiler dans le spa des parents à Natasha.  Je dois avouer que j’avais des attentes : Yan me plaisait beaucoup et j’avais espoir qu’il m’offre de prendre un bain de minuit tellement j’étais subjuguée par son charme.

Contrairement à ce que j’anticipais, Yan n’a pas essayé de profiter de mon état d’ivresse ni de la situation ; peut-être est-ce dû au fait que j’étais plus jeune que lui, ou au fait que mon copain était toujours à l’intérieur à jouer au Playstation ? Je ne saurais le dire…  N’ayant pas prévu se baigner, je portais simplement ma brassière et ma petite culotte, alors que lui était en boxer.  L’alcool brisant des barrières, je me suis collée dos à lui.  Je dois avouer que j’ai gardé un souvenir aigre-doux de cette soirée à la belle étoile.  Autant a-t-il agi en gentlemen, autant j’aurais voulu qu’il se laisse aller davantage.  Je l’attirais, je le savais grâce à cette érection qu’il n’a pu me cacher lorsque j’étais lovée contre lui…   J’étais en amour.

Une fois rentrée chez moi, cette soirée-là, je me suis masturbée comme jamais je ne l’avais fait, en ayant Yan en tête, et non pas mon copain Sédricko.  Je me sentais coupable, mais j’étais incapable de faire autrement.

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Deux ans plus tard, vint la fin du secondaire et l’obligation de faire les choix que cette période charnière de la vie impose.  Je me suis inscrite, dans l’espoir de quitter mon petit patelin paisible de la Gaspésie, au cégep du Vieux-Montréal, en sciences pures.  Pour la première fois de ma vie, j’ai senti chez Sédricko une panique à l’idée de me perdre et il a décidé d’emménager avec moi.  Même si j’ai pu être attirée par Yan, Sédricko, était mon premier amour et était malgré tout un bon gars plein de belles qualités.

Et je dois avouer, lorsqu’il s’en donnait la peine, il arrivait à me faire jouir assez brutalement, grâce à son jeu de hanches et son habileté à manier sa langue, même si quelque-part au fond de moi, c’est à Yan que je pensais tout ce temps.

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Voilà deux ans que j’étais installée dans la métropole.  J’avais enfin mes 18 ans.  J’aimais la ville de Montréal, mais la simplicité des gens de par chez nous me manquait terriblement.   Sédricko, quant à lui, s’était mieux adapté que moi à la vie urbaine.  Je sentais s’installer entre nous une distance de plus en plus grande.  La décision de rompre vint de moi.  J’ai alors résolu de profiter de ce célibat nouvellement acquis pour explorer de mon côté nouvelles avenues sexuelles avant de retourner dans mon douillet Matane, mon DEC en poche.  Ainsi, pendant les jours qui ont suivi notre rupture, je me suis littéralement dévergondée.  J’ai pu explorer plusieurs choses notamment un trip à trois avec deux autres hommes, avec qui j’ai pu devenir une vraie soumise.  C’était bien différent d’avoir Sédricko…

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Le hasard de la vie m’a aussi mis sur la route de Lucas, un transgendre, fraîchement débarqué à Montréal lui aussi, mais de l’Abitibi.  Entre nous s’est développée une grande amitié quasi fusionnelle ; je pouvais tout lui raconter dans les méandres détails, au point même que je me suis demandé si je ne me suis pas senti attirée par ce petit mince à la peau bronzée au regard vif et intelligent.

Je dois avouer, je ne sais pas si j’ai été attirée par Lucas au départ, les préjugés étant tenaces.  Par contre, sa transformation étant achevée depuis un bon moment, il ne restait que peu de choses de sa vie dans ce qu’il appelait « son costume de Rosalie ».  J’ai aussi pu constater que Lucas était hétérosexuel lorsqu’une discussion plutôt chaude, entre lui et moi, s’est transformée en séance de masturbation sur un banc de parc, vers 22h, alors qu’il y avait encore des passants.

Même si Lucas était un homme à part entière maintenant, je sentais, dans sa manière de me frotter le clitoris de ses doigts, qu’il gardait de sa vie d’autrefois une expérience dans le maniement du doigt qu’aucun autre homme ne pouvait connaître.

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Contre toute attente, lorsque j’ai demandé à Natasha de venir me donner un coup de main pour remplir mes boîtes et préparer mon déménagement, elle a accepté sans hésiter.  Sa réputation de profiteuse n’étant plus à faire, je me suis dit qu’elle avait peut-être changé.   Je devais aller la chercher à la gare de bus.  Lucas s’était gentiment offert pour aller la chercher avec moi.  Une fois arrivés sur place, j’ai compris qu’elle venait pour d’autres raisons que pour m’aider à préparer mes cartons.   En fait, c’est une Natasha plutôt sexy que nous avons retrouvée, pas du tout vêtue pour être confortable dans un autocar.

Sa robe d’été rouge écarlate lui allait à merveille.  Elle laissait entrevoir des seins proéminents, bien mis en valeur par un soutien-gorge qui les remontait au plus haut.  Sa robe lui arrêtait à peine un peu en dessous de ses fesses bombées.  Je dois avouer l’avoir reluquée, même si je suis loin d’être lesbienne.  Lucas ne fut pas indifférent à ses charmes.  J’avais déjà parlé de lui à Natasha, par Messenger.  La réaction de Natasha fut d’abord dédaigneuse, mais elle a changé d’idée lorsqu’elle apprit qu’il conduisait une Audi de l’année et que son père était associé dans un influent bureau d’avocats…

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Ce soir-là, nous sommes allés au St-Sulpice prendre une bonne bière.  C’est là que j’ai connu un des meilleurs amis de Lucas, le Gee.  Cet homme mystérieux avait environ 30 ans.  Je n’ai jamais su son vrai nom, mais son charme était indiscutable.  Une aura de sexe se dégageait de lui.  À travers la discussion, dans la soirée, j’ai compris qu’il était quelque-chose comme un organisateur d’événements, sans plus.  Il avait décidément la tête de l’emploi.

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Ce 25 septembre, quelques semaines plus tard, j’étais de retour temporairement à Matane, la moitié de mes bagages étant resté à Montréal, faute d’espace pour les entreposer.  J’étais descendu pour visiter des appartements, mon départ définitif pour la grande ville était proche.  Alors que je m’étais rendue à la SAQ pour acheter du vin, j’ai pu croiser Yan, comme ça, par hasard.  Il n’avait pas changé d’un iota, si ce n’est la maturité qu’il avait gagné dans son regard et son assurance.  Immédiatement après m’avoir vue, il m’a prise dans ses bras pour me faire une étreinte plus longue que nécessaire.  Mon cœur battait la chamade – alors que je mouillais ma petite culotte.

Nous sommes sortis de la SAQ après avoir discuté dans l’allée des vins italiens pendant une bonne demi-heure.  Il m’a offert gentiment de l’accompagner chez lui afin de boire ensemble le vin que nous venions à peine d’acheter.  Assise dans l’auto, du côté passager, je veux littéralement lui sauter dessus.  Alors que je suis à quelques instants de m’être convaincue de passer à l’acte, il m’agrippa par les poignets et m’annonça qu’il n’en pouvait plus…  J’ai hoché la tête en guise de consentement et il n’en fallut pas plus pour qu’il tire sur mon chemisier pour en défaire les boutons violemment.

Il était 17h30 et faisait encore clair, malgré l’intense orage qui faisait rage dehors.  Je me suis retrouvée en brassière en moins de deux.  Je n’ai pu m’empêcher de lui tâter le ventre – plutôt ferme – et de descendre ma main vers son entrejambe.  Au diable les minouches, nous avions le temps en masse pour en faire plus tard.  En ce moment, c’est de sa queue dont j’avais envie.  Sans trop que je ne m’en rende compte, elle était entre mes mains.

Je commençai alors un long mouvement de va-et-vient ; j’ai eu peine à la tenir tellement son membre était large.  J’étais aussi impressionnée par sa longueur qui devait faire facilement neuf pouces.  Je la tenais fermement et lui imprégnais un mouvement de haut en bas. Nous avons convenu rapidement qu’il manquait d’espace à l’avant de la voiture ; nous avons alors transféré sur la banquette arrière de celle-ci, ce qui nous laisserait un peu de marge de manœuvre pour bouger.

La pluie qui frappait aux fenêtres nous donnait un semblant d’intimité, mais je n’étais pas dupe.  Si quelqu’un était passé proche, il aurait constaté que j’étais nue en train de branler un mec doté de la plus grosse queue que je n’aie jamais vue.  Il faut dire que je n’avais que 18 ans à l’époque et qu’à ce moment, mon expérience sexuelle était plutôt limitée.

Je sentis l’excitation de Yan monter d’un cran lorsque j’ai craché sur sa queue pour le sucer et gober environ le tiers de sa pioche.  Il changea aussi d’attitude, devenant un peu plus autoritaire dans sa manière de me parler, sa gentillesse laissant place alors à une fermeté plus grande, une facette qui n’était pas pour me déplaire.  De toute façon, c’est moi qui lui ai dit de disposer de moi comme il l’entendait, un message qui visiblement n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd.  Toujours assise sur le siège arrière de sa voiture, j’étais bien écartée, prête à l’accueillir.  Il boucla alors ma ceinture de sécurité pour que je sois en position semi assise, le banc à moitié incliné vers l’arrière.  Il prit alors la ceinture de son pantalon qu’il utilisa pour m’attacher le mollet sur l’appuie-tête du siège du conducteur.

J’étais dans une drôle de position, mais la surprise m’excita encore davantage, j’en voulais plus… je perdais le contrôle, et j’aimais cela comme jamais, au point où son siège devait en être tout trempé.  Il se plaça par-dessus moi, une jambe gauche toujours immobilisée dans les airs, puis me pris fermement la jambe droite pour la relever.  J’étais ni plus ni moins en position « Y », ce qui lui laissa le champ libre pour me pénétrer en deux traits.

Le chemin lui semblait plutôt serré, mais la lubrification extrême causée par mon excitation lui facilita la vie.  Sa queue glissait dans ma fente de plus en plus facilement ; ses mains me palpant à tour de rôle le sein gauche et puis le sein droit.

Ma respiration devenait de plus en plus saccadée, ce qui n’était pas pour déplaire à Yan, qui accélérait au rythme de celle-ci.  Je tentais bien comme je le pouvais de l’aider dans son mouvement, mais peine perdue : je devais agir comme une passive et recevoir ses coups de hanche sans possibilité aucune de m’en défaire – ce qui n’était certainement pas pour me déplaire.

Malgré ma soumission totale et entière, je me sentais respectée par Yan.  Je voyais bien à ses expressions faciales – et aux ralentissements qu’il s’imposait de temps à autres – que l’éjaculation aurait pu venir bien avant.  Mais contrairement à tous les autres hommes – ou garçons que j’ai connus avant lui – il se retenait et voulait que je prenne mon pied.

Je ne m’en pouvais plus, je n’avais qu’une envie : le serrer dans mes bras en faisant une pression sur mon bassin pour le faire entrer encore plus profond en moi… Malheureusement, c’est lui qui avait le contrôle… Je ne pouvais que le supplier de continuer… plus vite, plus creux.

Je fus un instant prise d’un vertige.  Je haletais au point d’en perdre le contrôle et je sentis alors une chaude sensation remonter à travers mes organes pour finalement ressentir une chaleur intense au niveau de ma vulve… pour la première fois de ma vie, je découvrais que j’étais une femme fontaine.  Sentant la chaleur de ma jouissance jaillir sur lui, Yan n’a pu faire autrement que de faire un mouvement de recul et, de deux coups de poignets, éjaculer de trois quatre puissants jets de sperme qui se rendirent jusqu’au haut de mon nombril.

Surprise, épuisée et satisfaite, le temps d’un instant, je repris mes esprits.  Son auto aurait besoin d’un bon nettoyage… et nous d’une bonne nuit pour reprendre le temps perdu.

À suivre.

Récit #93 – Isabella, la brésilienne

Avec le recul, je peux dire que j’en ai eu des aventures sexuelles. Je m’adaptais facilement à la personnalité des filles que je rencontrais. Avec certaines c’était plus animal, avec d’autres plus conventionnel, mais toujours avec respect.

Un jour, alors que je prenais des photos avec mon nouvel appareil photo au jardin botanique, je me suis arrêté pour me reposer un peu. J’ai remarqué une fille, blonde, jolie, en fait plus que jolie, j’étais incapable de regarder ailleurs, j’étais attiré vers elle, comme si quelqu’un contrôlait mon regard. Elle était seule et lorsque nos regards se sont croisés, elle me fît un sourire magnifique. J’étais hypnotisé.

Je me suis approché et me suis présenté, je lui ai simplement dit que j’étais montréalais et venais souvent ici. Elle s’appelait Isabella, elle venait du Brésil. Elle était venue avec son père pour un congrès qui dura une semaine. C’était la plus féminine des filles que j’avais jamais rencontré. Quand nous nous sommes présentés, je devais faire attention en serrant sa main pour ne pas casser ses doigts, tellement ils étaient petits et minces. Cette fille représentait à elle seule, toute beauté féminine, très douce, délicate, avec aucune notion de méchanceté dans sa voix.

Comme je travaillais le soir, j’ai dû la quitter mais avons convenus d’y revenir le lendemain le plus tôt possible. Le lendemain, elle était là, elle me reçut avec un baiser sur la joue, j’avais l’impression que l’on se connaissait depuis longtemps. Nous avons parlé sans arrêter, avons marché et fait le tour du jardin. Isabella était magnifique, rayonnante, la peau légèrement bronzée. Encore une fois nous nous sommes laissés à cause de mon travail.

La troisième journée, elle me demanda de visiter la ville, alors nous sommes allés sur le Mont Royal, Westmount, le vieux Montréal. Elle disait que Montréal ressemblait beaucoup à Londres, à cause de l’architecture qu’elle adorait. Elle me demanda à quoi pouvait bien ressembler mon chez moi. Alors nous nous sommes dirigés vers mon appartement, que j’avais repeint et décoré d’une manière simple mais avec goût, un appartement très masculin selon Isabella. Je lui ai fait un café et sommes assis au salon.

Après un certain temps, elle s’est approché de moi et m’a donné un petit bec sur la bouche, elle se demandait comment c’était d’embrasser un Canadien. Et moi, comment c’était d’embrasser une Brésilienne et c’était merveilleux. Elle était tellement douce, sa langue, ses lèvres, sa peau, tout en elle était velours. Je n’osais pas aller plus loin, car je croyais cette fille inaccessible et je n’osais pas faire un geste qui pouvait briser ce moment. C’est elle qui dirigea ma main vers son sein, dont je me suis empressé de le caresser, lentement et avec douceur. J’ai mis ma main sous sa chemise pour caresser son sein et surprise, elle n’avait pas de soutien-gorge.

Je ne l’avais même pas remarqué, sa peau était tellement douce. Mon pénis était en feu et je dois avouer qu’il est assez gros. Isabella me caressait le pénis, ensuite détacha ma ceinture pour aller le caresser à l’intérieur de mon slip. De sentir sa petite main douce caresser mon gros pénis, me mettait dans un état second. Nous sommes allés sur le lit et elle voulut me déshabiller. Je me suis laissé faire, morceau par morceau en me donnant des petits becs partout. J’étais tout nu et elle encore toute habillée. Elle recula pour mieux m’observer, je me sentais bizarre d’être tout nu alors qu’elle était toute habillée. Elle s’approcha de moi, m’embrassa en caressant mon pénis, pour finalement se pencher et me donner des petits becs sur mon pénis. Elle me demanda de m’asseoir et la regarder se déshabiller. Quand j’ai vu ses seins, moyens mais fermes, j’ai voulu les caresser mais Isabella m’a fait non avec son petit doigt et d’une façon coquine, que seule une femme en a le secret. Elle avait une culotte en dentelle rose, comme je les aime, ça lui donnait un air angélique.

J’étais en train de devenir fou et j’ai l’impression que si elle avait touché mon pénis, j’aurais joui. Elle s’est approchée de moi, s’est penchée et s’est mise à me sucer. Je lui caressais les cheveux, si doux, caressais son cou, si mince et fragile, je me retenais pour ne pas jouir. Je l’ai prise dans mes bras, je l’ai couchée sur le lit en position 69. Je sentais son sexe à travers son slip, je l’ai senti longtemps avant d’écarter sa culotte pour finalement goûter à son nectar qui était merveilleux. J’ai enlevé sa culotte pour pouvoir la déguster complètement. Avec mes mains, je poussais sur ses fesses pour écraser son sexe sur mon visage. Je l’entendais gémir et parfois elle mordait mon gland, c’était sublime.

Nous nous sommes retournés et commencé à nous embrasser. Elle me léchait le visage pour enlever son jus, je me suis placé entre ses jambes avec mon pénis qui était à l’entrée de son vagin, que je sentais tout mouillé. Elle demanda si j’avais un préservatif, je me suis alors levé pour aller le chercher. Elle se leva aussi pour venir me mordre les fesses. Elle voulut placer le préservatif sur mon pénis, le plaçant dans la bouche pour qu’il rentre mieux. Quand j’ai commencé à la pénétrer, j’y allais lentement tout en la regardant dans les yeux, qui étaient fermés et se mordait la joue. Je me tenais sur les coudes pour ne pas mettre tout mon poids sur elle, quand j’allais au fond, elle gémissait du fond de la gorge. Elle jouissait tellement bien, elle s’abandonnait complètement à moi.

Je plaçais ma main sous ses fesses pour la pousser vers moi, pour une pénétration profonde, je sentais à chaque fois que j’allais à fond, son jus et ça m’excitait beaucoup. C’est la seule position que nous avons essayée, mais de différentes façons, elle semblait apprécier lorsque je plaçais ses jambes sur mes épaules et la pénétrais profondément, j’allais à chaque fois le plus profondément possible. J’ai compris que j’avais le contrôle total, que j’étais responsable de sa jouissance. J’ai attendu qu’elle ait son plaisir à plusieurs reprises avant de me vider, elle me demanda de venir sur son ventre.

Je me suis retiré et enlevé mon préservatif et c’est elle qui m’a masturbé, elle en a reçu un peu partout, ventre, seins et même cheveux. Elle m’a nettoyé le pénis comme pour ne rien gaspiller. Nous nous sommes enlacés pendant un moment. J’ai appelé pour me déclarer malade et suis pas allé travailler. Nous avons encore baisé toute la soirée, dans toutes les positions, mais quand je l’ai prise en levrette, je suis comme devenu possédé, je la tenais fermement par les hanches tout en la pénétrant à fond, je savourais chaque va et viens avant d’exploser à l’intérieur d’elle. Mon préservatif était encore plein de ma semence et cela l’impressionnait.

Quand elle est finalement partie, nous nous sommes revus une dernière fois encore au jardin botanique. En marchant, elle voulut me remercier en me suçant une dernière fois, alors on s’est caché sous un immense conifère dont les branches touchaient le sol. Elle était passionnée en me suçant et avala le tout. Je ne l’ai plus jamais revue, dommage, car je pense que j’étais en train de tomber amoureux d’elle. Mais les distances étant ce qu’elles sont…