Récit #127 – Mon autre ami

Ce doit être de l’ennui j’imagine ! Il est parti depuis si longtemps que lorsque j’ai su qu’il revenait quelques semaines dans le coin, j’ai commencé à penser à lui comme je ne l’avais jamais fait avant.

Ça fait quand même plusieurs années que nous sommes amis. Nous avions déjà sortis ensemble. Mais le fait que je sois mineure et lui majeur n’a pas plu à mon père. C’est donc avec regret et dans les larmes que nous avions mis fin à notre histoire. Mais nous sommes toujours restés proches. Un beau lien d’amitié s’est créé au fil des ans. Il y a toujours eu cette tension sexuelle entre nous, car nous ne sommes jamais passés à l’acte. Mais nous avions convenu d’une chose ; on ne coucherait jamais ensemble de peur de mettre notre amitié en péril. Chose qui est la plus importante pour nous.

Mais je dois avouer que juste le fait de penser enfreindre cette règle me donne chaud ! Il doit venir me chercher tout à l’heure. On va passer la soirée ensemble que nous le faisions si souvent avant qu’il parte à l’extérieur.

Je passe donc sous la douche. Je prends soin de me raser méticuleusement. On ne sait jamais ce qui peut arriver ! Je me fais belle comme je sais qu’il aime. Pas trop maquillée, juste assez pour me trouver moi-même belle. Le cheveux détachés et naturellement frisés. Je m’habille à l’aise avec mes jeans qui me font des fesses d’enfer et une camisole qui laisse place à l’imagination.

Ça y est, il est arrivé. En embarquant dans sa voiture, il nous dit que nous allons passer la soirée chez un de ses amis que je ne connais pas. Mais un de nos amis commun sera là. Je suis déçue un peu mais de cette façon, je suis sûre de ne pas enfreindre notre règle. Nous débarquons donc chez son ami qui fut très sympathique tout au long de la soirée.

C’est plutôt le comportement de notre ami commun qui me semble étrange. Pourtant, cela doit fait plus de 10 ans que je le connais et je ne l’ai jamais vu comme ça. J’ai souvent eu des fins de soirée avec lui et il n’a jamais caché son goût pour les seins… surtout les miens qu’il trouve si beaux et aimerait dont voir au complet. J’ai toujours été flattée de ce compliment mais j’ai toujours pris ça à la légère en me disant que de toute façon, il devait la dire souvent cette réplique.

Mais ce soir, son regard se fait plus insistant et ses blagues plus que crues. J’y suis pourtant habituée car j’ai presque juste des amis masculins. Mais avec mon état d’esprit de la soirée et sachant que mes chances d’avoir le sexe espéré sont nulles, on dirait que mon cerveau ne fonctionne plus comme à l’habitude. J’ai chaud dans le bas ventre. Et mes beaux sous-vêtements en sont à devenir trempes.

Nous partons quelques heures après notre arrivée car mon meilleur ami ne se sent pas bien. Comme il dort chez notre ami commun, je pars avec eux pour une fois de plus, terminer la soirée avec lui. En arrivant chez lui, cela ne prend pas deux minutes que mon meilleur ami est couché. Et cinq minutes plus tard, je l’entends ronfler sur le divan à côté de nous.

 

Nous nous installons donc sur l’autre divan en se débouchant une bière. On jase et comme à l’habitude, nous en venons à parler de sexe. Comme nous sommes prêts l’un de l’autre, je vois bien la bosse qui commence à se faire imposante dans son pantalon. Il met alors une main dans mon cou et me dit une fois de plus que mes seins ont vraiment l’air beaux. Qu’ils ont l’air à l’étroit dans ma camisole. Il passe alors sa main sous mon menton. J’ai toujours aimé me faire caresser dans le cou et depuis le début de la soirée que je n’ai qu’une seule envie ; avoir du sexe ! Je me ferme alors les yeux pour en profiter un peu. À ma grande surprise, il s’installe derrière moi et plonge ses deux mains dans ma camisole. Il me dit qu’ils sont encore plus fermes que ce qu’il s’attendait et j’en suis pas mal fière.

Je n’en peux plus…. Je me retourne et l’embrasse à pleine bouche. Il en profite alors pour me retirer ma camisole et mon soutien-gorge. Il met son visage entre mes deux seins et me regarde avec des yeux plus que satisfaits. Il baisse mon pantalon et ma petite culotte juste assez pour atteindre mon clitoris. Comme je suis déjà toute mouillée, il n’a pas de difficulté à passer son doigt entre mes lèvres et le placer sur mon clitoris par la suite. Il se met à la tâche et cela ne prend pas bien longtemps avant je que ne vienne. Il se lève alors debout et me tourne dos à lui pour m’enfiler son membre à l’intérieur. Il se met à effectuer des mouvements de va-et-vient assez frénétiques, à mon plus grand plaisir ! J’essaie du mieux que je peux de retenir mes halètements et mes cris car mon meilleur ami est couché tout juste à côté de nous. Voyant que j’ai de la difficulté à me retenir et que je suis sur le point de jouir, il se retire et me pousse sur le divan. Je vois sa belle grosse queue s’en venir prêt de ma bouche et je la prends presque entière. C’est maintenant à son tour d’être sur le point de jouir. Je ralentis la cadence et remplace ma bouche par ma main. Je me couche sur le dos et l’invite à venir me rejoindre, ce qu’il fait immédiatement. L’état plus qu’humide de ma chatte lui permet de m’enfiler en un rien de temps. Nous sommes tous les deux se le bord de venir. C’est moi qui flanche en premier car de sentir sa queue grossir de plus en plus à l’intérieur de moi et le fait qu’il continu de jouer avec mon clitoris me rend complètement folle. Cela ne prend que quelques secondes pour qu’il explose lui aussi.

Nous nous effondrons côte-à-côte sur le divan. J’entends encore mon meilleur ami ronfler à côté de nous. Je me sens gênée tout d’un coup et le rouge me monte au visage. Je file à la salle de bain me rafraichir et reprendre mes esprits. Cela ne me ressemble pas du tout. Mais j’avais tellement envie qu’il se passe quelque chose ce soir que j’ai flanché. Et en repensant à ce qui vient de se passer, je me mets à mouiller de plus bel.

Je retourne au salon rejoindre mon ami qui s’est rhabillé et qui a l’air aussi bouleversé que moi lorsque que je suis partie pour la salle de bain. Il regarde par terre et me bredouille des excuses. Je lui dis qu’il n’a pas besoin de s’excuser. Si ça avait été mauvais, j’aurais exigé des excuses mais que ce soir, je n’en avais pas besoin. Il me regarde alors et m’invite à m’assoir à côté de lui. Nous reprenons notre discussion du début de la soirée, mais comme il voit que j’essaie de ramener le sujet du sexe, il ne se fait pas prier pour replonger ses mains dans ma camisole. Mais ça c’est une autre histoire !

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Récit #124 – Les retrouvailles – Chapitre trois – Meurtre, trahison et cauchemars

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Paralysée par la peur, je regarde Caroline sans dire un mot. Elle dépose le chaudron sur le comptoir à côté d’elle, pour ensuite s’approcher de moi. Instinctivement, je reculai jusqu’au sofa dans lequel j’étais installée pour lire. Je trébuchai et m’y assis. Elle en fit autant dans le fauteuil dans lequel l’agent Messier était installé. Le silence s’installa durant de longues minutes, jusqu’à ce qu’elle se décide à parler:

— Enfin seule toute les deux. J’avais raison pas vrai?

Je jetai un regard furtif sur l’horloge sur le manteau de la cheminée, Patrick serait bientôt là, autant gagner du temps et la faire parler.

— oui tu as raison mais ce n’est pas pour les raisons que tu penses. Patrick est un homme que j’ai connu il y a plusieurs années. Nous avons été amants.

— Et maintenant, vous vous êtes retrouvés. Que c’est… romantique, dit-elle sur un ton sarcastique. Reste quand même que ce poste me revenait, et que t’avais pas le droit de l’avoir. Elle se leva brusquement et me gifla. Je m’effondrai sur le sofa avant de pousser un gémissement de douleur. Elle reprit sa place sur le fauteuil et resta silencieuse, à me regarder fixement.

— Qu’est-ce que tu comptes faire?, demandai-je d’une petite voix. Tu vas me tuer?

— J’en ai l’intention en effet. Mais pas tout de suite. Nous attendons un invité spécial, et je ne compte ne rien faire jusqu’à ce qu’il soit ici.

— Patrick?

— tu verras en temps et lieux. Maintenant, la ferme!

Elle n’avait pas haussé le ton, pourtant, je me recroquevillai sur moi-même. Il y eux soudain un énorme éclair qui nous aveugla toute les deux momentanément, suivit d’un coup de tonnerre assourdissant. J’en profitai pour me jeter par-dessus le dossier du divan pour ensuite courir au hasard des couloirs. La pénombre était quasi-totale et, ne connaissant pas la maison, je manquai plusieurs fois de trébucher. J’entendais Caroline derrière moi, qui me poursuivait. Je revins dans la cuisine et je trébuchai sur le corps de l’agent Messier, toujours inconscient. Dans un éclair de génie, je m’emparai de son arme, et la pointai sur Caroline, lorsqu’elle surgit, à son tour, dans la cuisine. Me regardant intensément, elle ricana et dit:

— Pose ton jouet. Tu n’as pas le cran de t’en servir.

Je ne bougeai pas d’un millimètre, restant braquée sur elle. Un bruit derrière moi attira mon attention.

— Lâche ton arme Jessie, me dit Sawyer, en pointant son arme sur Caroline.

Soulagée, je la déposai sur le sol, près de l’agent Messier.

— Dieu merci!, dis-je, soulagée. Vous êtes…

Je m’interrompis car il venait de braquer son arme dans ma direction. Il se rapprocha ensuite de Caroline, qui vint se lover contre lui.

— Alors l’histoire de votre femme et de votre fille, c’était des mensonges?, demandai-je au bord des larmes.

— Non. C’est réellement arrivé, répondit Sawyer.

— Pourquoi?, demandais-je. Pourquoi vous nous faites ça?

Je marquai une pause.

— Où est Patrick?

— Je l’ai déposé en ville comme prévu. Il n’a rien à voir dans cette histoire.

Soulagée, je me détendis légèrement. Je jetai un coup d’oeil furtif à l’horloge derrière Sawyer, il était presque 20h00 maintenant.

— Alors, vous allez me tuer, c’est ça?, demandai-je

— Oui mon amour, tue-la, intervint Caroline, en embrassant et câlinant son amoureux.

— Comment vous en êtes arrivés là?, voulus-je savoir.

— J’ai rencontré Caroline quelques semaines après le drame et suis tombé amoureux d’elle. Quand elle m’a appris l’injustice dont elle avait été victime, j’ai tout de suite su qu’il fallait que j’y remédie.

— Maintenant tue-la mon amour, dit à nouveau sa complice.

Elle détourna son regard pour l’embrasser à pleine bouche. Voyant que leur attention était détournée par le baiser qu’ils échangeaient, je me baissai prudemment, sans faire de bruit, et m’emparai à nouveau du pistolet, pour ensuite détaler dans les couloirs. Sawyer tira, mais me manqua de peu. La balle alla se loger dans le mur près de ma tête. Devant moi, à environ cinq mètres, il y avait une grande fenêtre qui donnait sur la forêt, là où nous avions pêcher ce matin. J’empoignai solidement le pistolet et m’y précipitai. Je passai au travers la vitre et atterris sur la pelouse. Je me relevai en titubant, avant de me diriger vers la forêt. Sawyer tira de nouveau dans ma direction, mais me manqua de peu encore. Je me réfugiai dans la forêt. Ignorant l’escalier de bois, je descendis la pente abrupte en courant et en trébuchant, la pluie rendant le sol boueux et glissant. Je me retrouvai très vite trempée, et glacée jusqu’aux os. Je tombai rapidement face au lac. Prise d’une soudaine inspiration, je me séparai de la veste du tailleur que je portais encore et l’abandonnai sur la berge. Par la suite, je tentai de remonter par un autre chemin, sachant que Sawyer et Caroline seraient à ma recherche. Je m’aidais avec les arbres et je pus remonter sans trop de difficultés. Je retournai à la maison et tentai de réveiller l’agent Messier. Il se redressa, portant la main à sa tête.

— Qu’est-ce qui s’est passé? me demanda-t-il, confus.

— Il faut y aller, ce serait trop long à expliquer.

Il se leva tant bien que mal et je le soutins jusqu’à sa voiture. Lorsque j’ouvris la portière, Caroline surgit derrière moi pour me plaquer au sol. Je tentai de la repousser suffisamment pour utiliser le pistolet et ses mains se refermèrent sur ma gorge. Je ne pouvais plus respirer. Je commençais à perdre conscience, lorsque j’entendis un coup de feu. Caroline tomba sur moi de tout son poids, ses mains se relâchant tout à coup autour de mon cou. Je toussai et inspirai profondément, avant de tenter de repousser le corps de Caroline, qui avait pris une balle dans la tête. L’agent Messier vint à mon aide, son arme de cheville encore à la main. Il me dégagea et m’aida à se relever.

— Montez dans la voiture. Nous partons d’ici, me dit-il.

Alors que je montais, un autre coup de feu retentis et L’agent Messier s’effondra au sol, une balle dans le dos. Sawyer surgit tout à coup devant moi. Il m’agrippa par les chevilles et me tira à l’extérieur. Je tentai de m’accrocher à ce qui se trouvait à ma portée, en vain. Il m’étrangla d’une main et de l’autre, il pointa son pistolet sur ma tempe. Je fermai les yeux et attendis qu’il fasse feu. Un coup de feu retentis bel et bien, pas de son pistolet, mais de celui de l’agent Messier, qui s’effondra par la suite, mort. Je repoussai le corps de Sawyer et je m’enfermai dans la voiture patrouille où se trouvait une radio.

— Ici la voiture de l’agent Messier. Il a été tué par l’agent Sawyer. J’aurais besoin d’aide.

— Identifiez vous mademoiselle, me demanda la voix désincarnée de la radio.

— Je m’appelle Jessie, et j’ai été victime d’une agression ce matin et ce soir. Je suis à la maison de vacance de l’agent Sawyer.

— Je vous envoie des renforts.

Je m’enfermai dans la voiture de patrouille. J’étais épuisée, trempée jusqu’aux os et je tremblais de partout. Une voiture arriva dans le stationnement. Je reconnus la voiture de Patrick. Suivaient derrière lui quatre voitures de patrouille. Je sortis de celle où j’étais en titubant et Patrick dû me rattraper, car je m’effondrai lorsque j’arrivai à sa hauteur. Il me prit dans ses bras et m’emmena à l’intérieur de la maison.

— Il lui faut des vêtements secs. Allez dans le coffre de ma voiture, demanda-t-il à un des policiers. Il y a un sac contenant des habits pour nous deux.

Le policier s’exécuta, puis, revint quelques instants plus tard avec le sac. Quant à moi, je dérivai, sur le bord de l’inconscience. Les policiers eurent le tact de se retourner lorsque Patrick m’aida à me changer. Il me passa un pantalon de survêtement, un débardeur et me recouvrit avec une épaisse couverture de laine, puis, il me mit des ballerines aux pieds. Je reconnus l’odeur et la texture, c’était la couverture que ma grand-mère m’avait fait. Mon amoureux me rapprocha des flammes de la cheminée et me chanta un chant créole. L’un des policiers me mit une tasse de thé fumant dans les mains. Je bus celui-ci à petites gorgée. Des ambulanciers vinrent m’examiner, J’avais plusieurs hématomes et de plaies due aux branches dans la forêt, ainsi que des éclats de verre dans les mains et les genoux.

— On va l’emmener avec nous pour plus de sécurité. Elle a une hypothermie légère, et plusieurs coupures et contusions à faire examiner.

Je m’installai sur la civière et ils me mirent dans l’ambulance, tandis que Patrick nous suivit dans sa voiture. Je continuai à serrer contre moi la couverture de ma grand-mère. Une fois à l’hôpital, Je fus examinée par le médecin de garde, le docteur Lewis. Je lui narrai ce qui m’était arrivé, et elle m’écouta patiemment en me soignant.

— Vous avez vécu toute une aventure, me dit-elle après qu’elle ait eu terminé.

Elle posa sa main sur mon épaule et la serra amicalement, avant de me faire un sourire rassurant. Elle ouvrit la porte et fit entrer mon amoureux.

— Sa température est revenue à la normale, et j’ai bander les plaies. Les pansements pourront être retirés dans quelques jours. Vous pouvez rentrer chez vous.

— Merci Docteur, dit Patrick.

Il m’aida à me lever et déposa ma couverture sur mes épaules. Nous sortîmes dehors, la pluie avait cessée, et le vent s’était calmé. Nous arrivâmes à la voiture, dans laquelle mon amoureux m’installa précautionneusement. Il prit ensuite le volant et nous conduisit jusqu’à son immeuble. Il s’installa à sa place de parking et Albert vint de nouveau nous saluer.

— Qu’est-ce qui vous est arrivé?, me demanda-t-il.

— Nous avons eu… Un accident, résuma Patrick. Tout va bien maintenant.

— Des déménageurs sont venus porter les effets personnels de Jessie. Je suis monté avec eux. Ils ont tout déposé dans le salon.

— Parfait Albert merci infiniment. Vous finissez votre service dans une heure c’est ça?

— Oui.

— Pourquoi ne pas vous joindre à nous pour dîner ce soir?

— Avec plaisir.

Les deux hommes se sourirent, et nous montâmes dans l’ascenseur. Une fois dans son appartement,

Patrick m’installa sur le divan en face du foyer au gaz. Il alluma celui-ci et me borda avec ma couverture.

— Reposes-toi maintenant. Tu as vécu beaucoup d’émotions depuis hier.

Je l’entendis refermer le rideau derrière lui et je dormis avant qu’il n’ait atteint la cuisine. Il me semblait n’avoir dormis que quelques minutes, lorsqu’il me tira du sommeil, une heure plus tard. L’odeur émanant de la cuisine était appétissante. Enveloppée dans ma couverture, je sortis du salon. Albert était déjà dans

la cuisine, devant une assiette de riz créole, et de viande de boeuf. Je m’installai en le saluant et mon amoureux posa une assiette devant moi. Je mangeai avec enthousiasme, c’était délicieux. Nous discutâmes de tout et de rien pendant le repas. Puis, Patrick narra les aventures que nous avions vécu ces dernières 48h. Il dût s’arrêter à mainte reprise, laissant le temps à Albert de digérer ce qu’il entendait.

— En effet, c’est beaucoup d’émotion en très peu de temps. Vous devriez prendre quelques jours afin de prendre soin d’elle, dit Albert en faisant un clin d’oeil dans ma direction. Je lui rendis son clin d’oeil et lui fit un sourire. Ensuite, je baillai à m’en décrocher la mâchoire. Patrick m’emmena dans le lit en haut de l’escalier et m’y allongea. Je m’endormis avant qu’il ne descende l’escalier. Des éclats de voix me réveillèrent très tôt le lendemain matin.

— Elle a vécu beaucoup d’émotions depuis deux jours. Je n’irai pas la réveillée pour votre bon plaisir.

— Monsieur, s’il vous plaît, dit une voix que je ne reconnut pas. J’ai besoin de sa déposition.

J’ouvris les yeux, encore endolorie, et je reconnu mon vieil ourson blanc en peluche. Sa vue me rassura, et je le pris dans mes bras et le serrai fort contre moi. Je me levai avec difficulté et les deux hommes s’interrompirent lorsqu’ils m’entendirent descendre le petit escalier, mon nounours en peluche dans les

mains. Je saluai le policier d’un signe de tête, avant de me blottir dans les bras de mon amoureux. Nous nous dirigeâmes dans la cuisine, et Patrick déposa un bol de lait chaud devant moi. Je le bus à petite gorgées, restant silencieuse pour l’instant aux question de l’enquêteur. Ce ne fût que lorsque j’eus finis mon bol, que je regardai l’homme de loi avec résignation.

— Je sais que vous avez encore besoin de repos, mais j’ai besoin d’avoir tous les détails de ce qui vous est arrivé ces derniers jours.

Je me lançai dans le récit de nos aventures à Patrick et à moi. Nous apprîmes, du même coup, que Sawyer avait caché à tous le monde sa relation avec Caroline et que c’était grâce à lui qu’elle se « volatilisait » chaque fois qu’ils étaient près de l’attraper. Quant à moi, je narrai mon histoire, comme si elle était arrivée

à quelqu’un d’autre. Je me sentais totalement détachée de tous ces évènements. Il était près de midi, lorsque l’inspecteur prit congé de nous. Patrick me tint longtemps dans ses bras. Nous réalisions à quel point nous avions failli nous perdre, une seconde fois. il relâcha son étreinte et posa un doux baiser sur mon front.

— Tu as faim?, me demanda-t-il.

— Oui. Mais j’aimerais prendre une douche avant. Tu veux la prendre avec moi?

— Volontiers, me répondit mon amoureux.

Je retirai mon pantalon de survêtement et mon débardeur et j’entrai sous la cascade d’eau chaude. Patrick me rejoignit quelques instants plus tard. Il prit un peu de gel douche, qu’il fit mousser entre ses mains et massa mes omoplates, frôlant un hématome sur mon côté gauche. Je gémis de douleur et il s’interrompit.

— Non n’arrête pas s’il te plaît. Ça fait du bien.

Il poursuivit, massa mes reins quelques minutes. Je sentis son sexe durcir dans mon dos. Je pris ses mains et les ramenai sur mon ventre, pour le sentir contre moi. Elles remontèrent ensuite sur mes seins, qu’il malaxa tout en douceur. Je passai ma main entre nous et j’empoignai son sexe, que je branlai doucement. Patrick dirigea l’une des siennes vers mon bas ventre. Ses doigts agacèrent mon clitoris et je me tortillai contre lui, en gémissant. Je me retournai et l’embrassai langoureusement, entourant son cou de mes bras. Avec précaution, il me souleva et me plaqua contre le mur de la douche, avant de me pénétrer avec une lenteur exquise. Je serrai mes jambes autour de lui afin de le sentir au plus profond de moi. Ses coups de reins se firent lent, mais intense.

— Je t’aime, me dit-il entre deux coups de reins.

— Je t’aime, lui répondis-je.

Je le serrai fort contre moi et je jouis entre ses bras, tandis qu’il se déversait en moi. Tout en douceur, il se retira et me déposa sur le plancher de la douche. Il arrêta l’eau, et m’enroula dans une grosse serviette moelleuse, avant de s’envelopper lui aussi dans une serviette plus petite.

— Qu’aimerais-tu manger?, me demanda-t-il, désireux de me faire plaisir.

— Pourquoi pas des crêpes?

— Avec des fruits?

Je hochai la tête, avant de m’installer au comptoir. Patrick alluma la radio et, don’t worry, be happy de Bob Marley, se mit à jouer. Mon amoureux chanta doucement en duo avec le chanteur, en mesurant la farine. Je me joignis à lui et nous nous sourîmes.

— Je vais devoir défaire mes cartons après notre petit-déjeuner. Tu veux m’aider?, demandais-je.

— Bien sûr.

Une fois le repas terminé, je passai un pyjama bleu pastel et mes pantoufles violette, alors que Patrick passait un pantalon de survêtement noir et un chandail gris. Tandis que nous nous mettions au travail, on sonna à l’interphone de l’ascenseur. Patrick alla appuyer sur le bouton d’appel et demanda:

— Qui est-ce?

— C’est Agnès, votre secrétaire. Je passais dans le coin, et j’ai eu envie de prendre des nouvelles de notre protégée.

— bien sûr, je vous ouvre.

L’ascenseur monta lentement et Patrick souleva la grille. Agnès entra et fit la bise à son patron, avant déposer un sac remplis de victuailles sur le comptoir. Ensuite, elle se dirigea vers moi. Elle m’examina avant de me prendre dans ses bras d’un air bien veillant, presque maternel.

— Vous voulez un coup de main?, nous proposa-t-elle.

— Bien sûr, nous répondîmes de conserve Patrick et moi.

Nous mîmes en tout et partout presque trois heures pour tout déballer et installer dans le loft de mon amoureux. Au bout de deux heures cependant, Agnès et Patrick durent continuer le travail seuls, car j’eus un mal de tête qui me donna des étourdissements. Je terminai l’après-midi, sur le sofa, devant la cheminée

au gaz, qui diffusait une douce chaleur.

— Vous avez faim?, demanda Agnès.

Nous acquiesçâmes, et elle sortit divers plats du sac qu’elle avait déposer sur le comptoir. Patrick esquissa un geste pour lui venir en aide, mais elle refusa.

— Laissez-moi m’occuper de vous aujourd’hui. Retournez au salon auprès de Jessie. Elle alluma la radio, et changea de station. Elle syntonisa un poste de musique classique et fur Elise de Bethoveen remplis la pièce. Lovée contre mon amoureux, je me laissai bercée par la douce musique. Une odeur de tomate, d’origan et de mozzarella emplis bientôt la pièce. J’en eus l’eau à la bouche. Nous nous levâmes du sofa lorsque nous l’entendîmes déposer les assiettes sur la table de la cuisine. Nous eûmes droit à une grosse portion de lasagne. Alors que nous nous asseyions à table, elle nous servit à chacun un verre de lait de chèvre, qu’elle venait d’acheter au marché. Il était frais et crémeux. Je goûtai à la lasagne, qui se révéla délicieuse. Personne ne dit un seul mot pendant le repas, savourant pleinement ce qu’Agnès nous avait préparé. Nos assiettes terminées, elle débarrassa et apporta le dessert. C’était une tarte aux pommes qu’elle avait également préparée. Elle en fit réchauffer trois parts, que nous dégustâmes avec une boule de glace à la vanille et un bout de fromage. Une fois le dessert terminé, Patrick fit la vaisselle, tandis que moi et Agnès jouions aux échecs, tout en bavardant de choses et d’autres. Je lui racontai tout en détail ce que j’avais vécu ces derniers jours. Elle fût impressionnée par mon courage et mon sang froid.

— Je suis contente que Patrick soit de retour dans ma vie, dis-je en le regardant. Ma vie était vide sans lui. Il me regarda à son tour, et me sourit. Après quelque minutes, Agnès demanda:

— Maintenant que tout est régler, dans combien de temps allons-nous réouvrir le bureau?

— Vous pourrez réouvrir dès demain. Vous gèrerez les clients, et prendrez leur commande. Je sais que vous en êtes capable. Quant à moi et Jessie, j’aimerais qu’elle se remette entièrement, avant d’envisager un retour au travail.

— Et pour les commandes?

— Envoyez-moi les devis et je travaillerai d’ici avec Jessie.

Agnès acquiesça, et me mit échec et mat.

— Félicitation, la complimentai-je. Vous êtes une adversaire redoutable.

Elle me sourit avant de se lever.

— Il est tard. Je reviendrai demain soir. J’ai passé une agréable soirée merci.

Elle me prit précautionneusement dans ses bras, avant de faire à nouveau la bises à son patron. Elle prit ensuite congé de nous, en descendant l’escalier de service.

— C’était gentil de sa part de venir ce soir, dis-je.

— Oui. Elle adore prendre soin de moi. Agnès est dans ma compagnie depuis que je l’ai lancée il y a une dizaine d’année. C’est une perle. Tu veux regarder un film?

Je hochai la tête et nous montâmes dans sa chambre. Il sortit une pochette de films et me la donna. Je l’ouvrit et en feuilletai les pages. Je tombai sur Sommet de Dante. Je lui donnai le disque et il le mit dans le lecteur DVD. Je me lovai dans ses bras, ôtant mes pantoufles d’un coup de pied. Patrick nous couvrit avec une couette moelleuse et je soupirai d’aise. Ma main droite caressa son torse et son ventre sous son chandail. Il soupira de contentement. Je descendis plus bas, laissant les poils de son bas-ventre me chatouiller les doigts. Je descendis encore, et j’effleurai son sexe du bout des doigts. Il était chaud et doux. Je l’empoignai et le caressai tout en douceur. Patrick gémit et m’embrassa. Je passai ma tête sous la couette et sortit son sexe, pour ensuite le prendre dans ma bouche.

— Oh oui, gémit mon amoureux. Suce-moi.

Je léchai la base de son gland, avant de prendre son sexe démesuré dans ma bouche. Je sentis ses mains appuyer sur ma tête afin de sucer plus en profondeur. Je le branlai doucement d’une main et de l’autre, je massai ses bourses. Ses gémissements se faisaient de plus en plus fort. Il me prit la tête, pour ensuite m’allonger sur lui. Ses mains malaxèrent mes fesses tout en douceur, avant de s’insinuer entre elles. Il testa à nouveau l’élasticité de mon anus, et je m’offris pleinement à sa caresse. Il me pénétra avec un doigt, puis un second. Mes gémissements allèrent crescendo, et, alors qu’il poussait ses doigts au plus profond de mon anus, je jouis intensément. N’ayant pas encore jouit, il nous fit rouler, et je me retrouvai sous lui. Il retira ses doigts de mon petit trou, prit le plug dans le tiroir de sa table de chevet et me l’enfonça dans l’anus, avant de me pénétrer tout en douceur. J’eus alors le même sentiment d’être remplie qu’il y a quelques jours à peine. Il adopta un rythme lent, s’appuyant sur ses bras et ses genoux plutôt que sur moi. Ses coups de boutoirs étaient intenses, mais restaient lent. Ils m’emmenaient toujours de plus en plus haut. Mes mains se posèrent sur ses fesses, afin de lui faire prendre un rythme plus accéléré. Il s’exécuta et passa une main entre nous deux, avant de titiller mon clitoris. Je jouis presque immédiatement, dans un hurlement presque libérateur. Tout mon stress et mes angoisses s’évacuèrent dans ce cri, me laissant pantelante, et étonnement légère. Je ne m’étais pas rendue compte que les évènements des derniers jours, m’oppressaient de la sorte. Patrick jouit lui aussi, en hurlant mon nom, me pressant contre lui comme si j’étais sa bouée de sauvetage. C’était ce que j’étais en fait. Tout comme lui était la mienne. Nous étions deux naufragés qui venaient d’apercevoir une bouée. La bouée qu’ils avaient tous deux cherchés depuis dix ans et qu’ils n’avaient pas réussis à retrouver depuis tout ce temps. Nous restâmes longtemps immobiles, savourant l’instant de bien-être qui suit la jouissance. Patrick éteignit la télévision, et me serra fort dans ses bras et nous nous endormîmes en quelques minutes. Je me retrouvai soudain dans le chalet, devant Caroline Quincy et Sawyer qui pointait son arme dans ma direction. Cependant, ce n’était pas l’agent Messier qui était allongé sur le sol, mais mon amoureux. Il n’était pas seulement assommé, mais il était mort. J’essayai, de me sauver comme la dernière fois, mais il me tira une balle dans la jambe. Je m’effondrai, et il se jeta sur moi, tout comme Caroline. Ils m’étranglèrent tous les deux et…

Patrick me secoua doucement.

— Jessie! Réveille toi!

Terrifiée par mon cauchemar, j’ouvris les yeux. La première chose que je vis, fût un Patrick soucieux.

J’éclatai aussitôt en sanglots. Mon amoureux me serra dans ses bras, me murmurant des mots en créole, jusqu’à ce que mes larmes se tarissent et que mes sanglots cessent.

— J’ai rêvé que tu étais mort, dis-je simplement.

— Chut… Je suis là. Tout va bien, me répondit-il. Rendors-toi.

Je m’allongeai à nouveau dans ses bras, et je sus presque immédiatement que je ne réussirais pas à me rendormir immédiatement. Je me concentrai sur le battement du coeur et de la respiration de mon amoureux, exhortant mon corps à se détendre. Je me rendormis d’un sommeil agité, alors que le soleil était presque levé. Je me réveillai vers midi, aussi épuisée que si je n’avais pas dormi. Patrick me regarda, inquiet, en me tendant un bol de café au lait.

— Tu veux qu’on aille voir un médecin? Qu’il puisse te prescrire quelque chose pour dormir?

Silencieuse, je hochai la tête entre deux gorgées de café, alors qu’il déposait devant moi une assiette de

fruits et un bol de yaourt à la vanille. Je posai mon bol de café vide, et m’emparai d’une fraise, que je mordillai distraitement. Elle était juteuse et sucrée. Une fois le petit déjeuner terminé, je passai un pantalon noir et un chemisier bleu pastel. Patrick, lui, passa un jean bleu foncé, et un chandail à col roulé noir. Nous descendîmes au stationnement sous-terrain, où le gardien qui était là le soir de mon arrivé, nous salua d’un signe de tête. Nous montâmes dans la voiture de Patrick, qui nous conduisit à l’hôpital, où nous revîmes le docteur Laramée.

— Bonjour mademoiselle! Vous avez une mine affreuse. Que puis-je faire pour vous?, me demanda-t-il.

— Je fais des cauchemars. J’aurais besoin de quelque chose pour m’aider à dormir.

— Je peux vous prescrire de la benzodiazépine. C’est un somnifère puissant, qui devrait faire l’affaire.

S’emparant d’un bloc de prescription, il griffonna quelques secondes, avant de me tendre la feuille.

— C’est une prescription pour un mois, à prendre au besoin. Vous reviendrez me voir par la suite, et on avisera.

— Merci Docteur, dit Patrick.

Il m’aida à me lever, et nous nous rendîmes à la pharmacie. Une fois la boîte de comprimés récupérée, nous rentrâmes à la maison.

— Tu veux en prendre maintenant?, me demanda Patrick.

Je hochai la tête, complètement épuisée. Mon amoureux regarda la posologie, et me tendit un comprimé, avec une bouteille d’eau. J’avalai le comprimé avec une gorgée, avant de monter à la chambre, Patrick sur les talons. Je m’allongeai par-dessus la couette, tandis qu’il me borda avec la couverture de ma grand-mère,

et me donnait mon ourson. Puis, il se coucha près de moi. Je serrai mon ourson contre moi, puis, je me laissai bercer par les battements de coeur et la respiration de mon amoureux, puis, le somnifère agit, et je sombrai dans un profond sommeil, dénué de rêves.

Récit #123 – Les retrouvailles – Chapitre deux – Du boulot à l’hôpital

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Je me réveillai tôt, prisonnière d’un enchevêtrement de bras et de jambes bicolore. Je tournai légèrement la tête dans la direction de Patrick qui dormait encore à point fermé. Je posai un léger baiser sur le bout de son nez et me tortillai en douceur pour m’extirper du lit sans le réveiller. Il gémit et se retourna sans se réveiller. Je descendis l’escalier et entrai dans la salle de bain. J’avais l’impression d’avoir couru plusieurs marathons d’affilé, tellement j’étais raide et courbatue. Entrant sous la douche, j’ouvris l’eau chaude et laissai le jet masser et détendre mes muscles raides. Je m’emparai du savon de Patrick et me lavai les cheveux. Une fois sortie de la douche, je m’enveloppai dans une serviette moelleuse. J’essuyai ensuite le miroir, examinai mon reflet et me souris à moi-même. J’étais heureuse d’avoir retrouvé l’homme que j’avais aimé, il y a de cela plusieurs années. L’oeil malicieux, je m’emparai de sa brosse à dent sur laquelle je mis du dentifrice. Une fois mes dents brossées, je passai à nouveau la chemise de mon amoureux et je

me dirigeai à la cuisine. Je commençai à préparer le petit déjeuner. Ce ne fût que lorsque je finissais de couper les oignons pour une omelette, qu’il me rejoignit à la cuisine.

— Bonjour mon amour!, me lança-t-il tout joyeux. Bien dormi?

— Merveilleusement bien, répondis-je. Tu as le temps de passer sous la douche. Ce sera prêt quand tu sortiras. Il alluma la chaîne stéréo au-dessus du frigo et la chanson are you ready? De three days Grace emplit la pièce. Je me mis à danser tout en fouettant les oeufs. Je les versai dans la poêle avec les légumes et mis le

pain à griller. Quelques minutes plus tard, Patrick sortit de la salle de bain, une serviette enroulée autour de la taille. Je plaçai devant lui une assiette fumante d’omelette ainsi que deux tranches de pain grillé, puis, je lui versai un grand verre de jus d’orange. Je m’en versai un également et m’installai à côté de lui pour manger mon petit déjeuner.

— Hummmm, dit-il. C’est délicieux mon amour. Merci.

Je lui souris en enfournant moi-même une bouchée. Une fois le petit déjeuner terminé, Nous nous habillâmes pour aller travailler. Nous prîmes l’ascenseur pour rejoindre sa voiture. Une fois dans le stationnement sous-terrain, le gardien de sécurité vint à notre rencontre. Ce n’était pas le même homme que la veille. Celui-ci était plus grand et costaud, quoi que, d’un certain âge.

— Bon matin Patrick, dit-il d’un ton joyeux.

— Bonjour Albert!, répondit mon amoureux. Laissez-moi vous présenter Jessie.

— Bonjour, dis-je timidement.

— Elle est très jolie. Prends soin d’elle et elle te le rendra au centuple, dit Albert en me prenant la main,

sur laquelle il déposa un doux baiser.

— C’est promis Albert. Bonne journée!

Albert nous salua d’un signe de tête avant de retourner à son poste. Quant à nous, nous montâmes dans la voiture et sortîmes du garage. Patrick alluma la radio et, à ma grande surprise, je reconnus les premières notes de, just give me a reason de pink. Je m’emparai de la main de Patrick et la serrai. Il me sourit tendrement avant de reporter son attention sur la rue. Nous arrivâmes au bureau en quelques minutes. Une fois dans le bâtiment, la secrétaire que j’avais vu la veille vint lui donner ses messages.

— Une des candidates qui est venue passer les entrevues d’hier est ici pour vous voir. Elle est dans la salle d’attente. J’ai insisté pour lui dire que vous aviez déjà trouver, cependant, elle insiste.

— Je m’en occupe. Merci beaucoup.

La secrétaire hocha la tête et retourna à son bureau. Nous passâmes devant la salle d’attente et nous reconnûmes la femme qui nous avait menacer la veille.

— Mademoiselle, dit Patrick d’un ton sec et autoritaire. Votre présence n’est plus requise ici! Si vous refusez de partir, je vais devoir appeler les autorités.

— Je veux passer cette entrevue!, s’obstina la fille. C’est injuste de lui avoir donner le poste sans nous avoir tous vu! C’est de la discrimination, du favoritisme!

— ÇA SUFFIT!, hurla Patrick. Je vous le répète mademoiselle, veuillez quitter cet immeuble, et ne plus jamais y remettre les pieds. Poussant un hurlement de rage, elle se jeta sur moi, me projetant violemment au sol, où je me frappai la tête avec force. Elle me frappa au visage à plusieurs reprises, et me tira les cheveux.

— Salope! C’était pour moi ce job! T’avais pas le droit!

Patrick la souleva comme si elle ne pesait pas plus qu’une plume et l’éloigna de moi. Mon nez saignait abondamment, ma lèvre était fendue et j’avais très mal à la tête.

— VOUS ÊTES DEVENUE FOLLE OU QUOI?, cria Patrick à la fille.

La sécurité arriva, avec sur leurs talons, la secrétaire.

— J’ai entendu du grabuge, dit-elle pour se justifier. J’ai préféré appeler la sécurité.

— Appelez la police, nous allons porter plainte pour voie de fait. Vous apporterez aussi de la glace s’il-vous plaît.

La secrétaire s’éloigna en silence. Les gardiens de sécurité avaient à peine esquisser un geste vers celle qui m’avait agressée qu’elle fit volte-face et se mit à courir. Les gardes restèrent figés quelques secondes, puis partirent à sa poursuite, mais revinrent quelques minutes plus tard, bredouille. Quant à moi, Patrick m’aida à me relever et appliqua la glace que sa secrétaire avait envelopper dans un mouchoir de tissu.

— Tu vas probablement avoir besoin de points de suture pour ta lèvre, me dit-elle.

— Nous allons aller à l’hôpital. Appelez-nous un taxi.

Le gardien de sécurité le plus jeune lança les clés de sa voiture à Patrick en disant :

— Prenez la mienne, c’est un jeep noir. Il y a le plein.

— Merci beaucoup, dit Patrick en souriant.

Puis, il m’aida à me lever, ne sachant pas si il fallait me porter, ou me laisser marcher. Il eut la réponse lorsque je fus prise d’un étourdissement et manquai de m’effondrer sur le sol. Il me souleva alors dans ses

bras.

— Comment tu te sens?, me demanda-t-il.

— J’ai mal à la tête et je suis étourdie.

Nous sortîmes de l’immeuble, escortés par les agents de sécurité. Une fois rendu à la jeep, Patrick me déposa pour ouvrir la portière. Je n’eus que le temps de me retourner que je vomis copieusement mon petit déjeuner.

— Vous feriez mieux de vous dépêcher de l’emmener à l’Hôpital, dit le plus vieux des deux agents de sécurité. Elle a dû se cogner la tête violemment sur le sol.

Patrick m’aida à monter sur le siège avant. Le jeune gardien me tendit un seau qu’il conserve dans son coffre. Je le remerciai d’un pâle sourire et il referma la portière. Patrick s’installa au volant et démarra en trombe. Un peu plus tard, sur la route, Un policier nous intercepta. Voyant mon état, il se renseigna sur mon état :

— Vous allez bien mademoiselle? Qui vous a fait ça?

— Écoutez monsieur l’agent, ce serait trop long à expliquer pour l’instant. Escortez nous jusqu’à l’hôpital et je vous expliquerai sur place d’accord?

— Bien sûr, accepta le policier.

Nous fûmes à l’hôpital en quelques minutes. Je me sentais tellement mal que je manquai m’assoupir à plusieurs reprise. Patrick me secouait pour que je reste éveillée. Il me prit dans ses bras et nous entrâmes, le policier sur les talons, à l’urgence. Je fus rapidement prise en charge par un médecin, tandis que Patrick

expliquait ce qui m’était arrivée, et décrivait la fille qui m’avait agressée.

— Vous permettez que je reste? J’ai fini mon service.

— Bien sur, acquiesça Patrick. C’est gentil de votre part.

Ils patientèrent environ 30 minutes quand un médecin vint les voir.

— Bonjour, je suis le docteur Laramée. Jessie a fait une légère commotion cérébrale dû à un choc à la tête. Nous lui avons donné un calmant pour la douleur, elle se repose.

— Pouvons-nous la voir?, demanda Patrick.

— Bien sûr, suivez-moi. Elle est groggy pour l’instant. Nous allons la garder en observation pour la journée. Elle devrait pouvoir sortir ce soir si il n’y a pas de complication. Elle devra être réveillée à toute les heures pour les 24 prochaines heures. Au moindre signe d’étourdissement ou de nausée, il faudra la ramener ici.

Le médecin poussa le battant de la salle d’examen et s’effaça pour laisser passer Patrick ainsi que le policier, puis, leur emboîta le pas. Il prit mes constantes et quitta la pièce, adressant un dernier regard rassurant aux deux hommes qui m’accompagnaient.

— Je vais appeler le poste, dit le policier. Qu’ils envoient des hommes. Qu’ils restent à l’entrée de la chambre en permanence. Il prit son portable et quitta la pièce. Patrick me prit la main et posa un baiser sur le bout de mes doigts.

— Mon amour, je suis tellement désolé…

— Non je vais bien, dis-je d’une voix pâteuse pour le rassurer. J’ai eu de la chance que tu interviennes à temps.

Le policier, de retour dans la pièce, vint vers moi et me dit:

— Deux hommes viennent monter la garde. Un restera dans la pièce avec toi, et l’autre restera cantonner à la porte de ta chambre. J’ai demandé à ce que tu aies une chambre privée. Des médecins viennent te transférer aux soins intensifs jusqu’à ce soir. Tu y seras placée sous le nom de jeune fille de ma mère. Les autres policiers arrivèrent au bout de quelques minutes, accompagnés par des brancardiers vinrent pousser mon lit jusqu’à l’ascenseur. Je me laissai guider, me contentant de regarder passer les néons du plafond. Une fois rendus à ma chambre, on me coucha dans mon nouveau lit et on me borda.

— Monsieur l’agent, dis-je d’une voix faible.

Il se pencha sur moi et attendit la suite.

— Quel est le nom de jeune fille de votre mère?

Le policier sourit et répondit:

— Sawyer.

— Merci beaucoup Sawyer, dis-je avant de sombrer dans un sommeil médicamenteux.

Sawyer s’adressa à Patrick :

— Si vous le permettez, Je vais rentrer chez moi, prendre une douche. Je suis de service depuis hier après-midi. J’aimerais revenir ensuite.

— Bien sur, je vous en prie, répondit Patrick. Prenez votre temps. Merci pour tout. Je n’aurais jamais cru être aussi content de me faire arrêter pour excès de vitesse.

Les deux hommes éclatèrent de rire, ce qui me fit gémir dans mon sommeil. Les deux hommes se firent signe de la main et Sawyer quitta la pièce. Patrick, quant à lui, se contenta de me tenir la main, tout en chantant des chants créole de sa voix douce et apaisante. Le Docteur Laramée revint au bout d’une heure

et me réveilla. Il me demanda mon nom, la date et mon adresse. Je répondis d’une voix endormis, avant de

sombrer de nouveau. Sawyer revint deux heures plus tard, habillé en civil. Il portait un costume gris avec une chemise bleue, son veston était ouvert et on pouvait distinguer les étuis de ses armes.

— Comment elle va?, demanda-t-il à Patrick.

— Le docteur Laramée vient de la réveiller et elle était encore bien orientée, donc, tout va bien pour l’instant. Vous voulez un café?

— Bien sûr, répondit Sawyer.

Patrick sortit de la pièce et se figea. La femme se tenait au comptoir, se renseignant à mon sujet.

— Sawyer, chuchota Mon amoureux. Elle est ici. Elle est au comptoir.

Le policier se leva et alla rejoindre Patrick et détailla la femme du regard. Elle portait un jean délavé, un haut jaune pastel et ses cheveux étaient détachés, tombant en vague dans son dos.

— Elle s’appelle Caroline Quincy. Elle est recherchée pour instabilité mentale. Son psy ne l’a pas vu depuis plusieurs mois, alors qu’elle état supposée s’y rendre une fois par semaine. Elle est en vadrouille depuis décembre. On avait pas encore réussis à mettre la main dessus. Elle est bipolaire à tendance maniaco-dépressive.

— Elle est venue postuler pour un poste d’infographiste pour ma compagnie. Expliqua Patrick à voix basse.

Sawyer fit signe au policier dans la pièce. Ils sortirent de la chambre sans faire de bruit, puis, se dirigèrent vers le bureau d’accueil. Caroline les vit et se mit à courir vers la sortie. Les deux policiers la poursuivirent, mais, elle fut plus rapide qu’eux. Elle sembla avoir disparue une fois dehors. Sawyer prit son portable et passa un appel.

— Envoyez du renfort. Il s’agit de Caroline Quincy. Elle vient de nous filer entre les doigts… Elle est venue à l’hôpital… J’en sais rien. Elle est de moins en moins prudente. Elle va finir par commettre une erreur. Je retourne au près de la victime.

Il raccrocha.

— Je vais remonter. Vous, attendez les renforts et fouillez les moindres recoins de l’immeuble et des environs.

— T’inquiète pas Sawyer. On va mettre la main dessus.

Sawyer ne répondit rien mais hocha néanmoins la tête, puis, il remonta vers ma chambre. Une fois de retour, il annonça la mauvaise nouvelle à mon amoureux.

— Ce qui rend cette fille très dangereuse, c’est qu’elle semble disparaître comme par magie chaque fois qu’on est sur le point de la coincer. Elle va finir par faire une erreur et cette fois, on l’aura. Patrick allait lui répondre mais il fût interrompu par son portable. Il s’éloigna pour ne pas me réveiller et répondit :

— Allô? Je suis encore à l’hôpital… Elle va bien. Elle dort pour l’instant… Annulez tous mes rendez-vous

pour les prochains jours et fermez le bureau jusqu’à nouvel ordre. Votre semaine de salaire vous sera quand même entièrement versée… Oui je sais, c’est un gros client… Non je ne peux vraiment pas faire autrement… Si vous voulez un petit conseil, partez voir votre famille pendant une semaine ou deux. Je vous contacterai si il y a du nouveau… Vous aussi soyez prudente. Il raccrocha.

— C’était Agnès, ma secrétaire. Elle voulais avoir des nouvelles.

— Vous aussi, vous feriez mieux de partir. Vous ne devriez pas retourner chez vous, dit Sawyer. J’ai une maison d’été si vous le souhaitez. Ce n’est pas le grand luxe, mais vous devriez vous en accommoder pour quelques jours.

— Pourquoi faites-vous tout ça pour nous Sawyer?, demanda Patrick.

— Parce que j’aurais aimer, il y a quelques années, que l’on fasse la même chose pour moi. On a arrêter un homme un jour. Il venait de commettre une série de viol. Il a été relâché en attendant son procès. Un soir, alors que je terminais mon service et que je m’apprêtais à rentrer chez moi, il s’y est introduit et il a violer et tuer ma femme. Il s’apprêtait à faire la même chose à ma fille de seize ans. Je l’ai abattu d’une balle dans la tête. Depuis, ma fille a maintenant 23 ans et continue de faire des cauchemars à toutes les nuits. Elle n’est plus la même depuis que c’est arrivé.

— Je suis sincèrement désolé Sawyer, dit Patrick.

— Voilà pourquoi je vous aide de cette manière. Je n’ai pas pu le faire pour ma famille et personne ne l’a fait pour nous.

— J’apprécie que vous le fassiez. Vraiment.

Le médecin entra de nouveau dans la chambre pour prendre mes constantes et me réveiller. Pour vérifier que j’étais toujours orientée. Cette routine se déroula durant quelques heures. L’un des collègues de Sawyer revint faire son rapport et je les entendis parler entre deux moments d’inconscience :

— Nous avons regardé partout, à l’intérieur du bâtiment, comme à l’extérieur. Nous n’avons rien trouver. Elle s’est de nouveau volatilisée. Elle a le don de disparaître.

— Continuez les recherches, ordonna Sawyer. Elle ne peut pas être bien loin.

Je n’entendis malheureusement pas la suite de la conversation car je sombrai à nouveau dans l’inconscience. Je m’éveillai peu de temps après, parfaitement alerte et affamée, quoi que encore un peu vaseuse.

— Mon amour! Comment tu te sens?, me demanda Patrick.

— Un peu vaseuse à cause des calmants. Mais la douleur est moins forte. Je me sens moins étourdie aussi.

Quelle heure il est?

— On est vers la fin de l’après-midi. Je vais chercher le docteur Laramée.

— Laissez Patrick, intervint Sawyer. J’y vais. Restez auprès d’elle.

Quelques minutes plus tard, le policier et le médecin firent irruption dans la pièce.

— Comment vous sentez-vous mademoiselle? Faible? Nauséeuse? Étourdie?

— Non pas du tout. Disons vaseuse et affamée.

— Ah bien! C’est bon signe. Nous allons vous apporter quelque chose de léger à manger. Si vous le gardez, nous vos donnerons votre congé.

Le médecin sortis de la pièce. J’eus un plateau environs une heure plus tard. Il était composé d’un bol de soupe au boeuf avec des légumes, d’un petit pain, un emballage de poires en quartier et un jus de fruit. Je m’emparai de ma cuillère et décidai de commencer par le dessert. Lorsque j’eus terminer mon maigre

repas, je repoussai mon plateau, étrangement repue.

— Quels sont les plans pour les prochains jours?, demandais-je.

— Je vous accompagne à ma maison d’été, répondit Sawyer. C’est en dehors de la ville et vous y resterez pour quelques jours.

— Et pour la fille qui m’a agressée?

— Elle s’appelle Caroline Quincy. Elle est activement recherchée présentement.

Il hésita un court instant avant de poursuivre:

— On va tout faire pour essayer de la retrouver.

— Qu’est-ce que vous ne me dites pas?

— Rien…

— Si… Vous me taisez un détail.

Sawyer soupira et dit :

— Elle s’est présentée ici. Elle était à l’accueil et Patrick l’a reconnue alors qu’il allait nous chercher du café. Nous avons essayé de la rattraper, mais elle a réussis, on ne sait comment, à nous filer entre les doigts.

Je soupirai et me laissai retomber sur mes oreillers non sans lâcher un gémissement de douleur.

— Vas-y doucement mon amour, intervint Patrick.

— J’aimerais me reposer encore un peu. Tu veux bien chanter pour moi?

Mon amoureux m’embrassa sur la tempe gauche et commença à chanter les chants créoles qu’il m’avait chantés un peu plus tôt. Je somnolai une trentaine de minutes et fus réveillée par le médecin qui venait pour signer ma permission de sortie. Une fois dehors, je me cramponai aux bras de mon fauteuil roulant. Nous ne reprîmes pas la jeep comme je le pensais, mais une Cadillac XT5 de couleur noire. Patrick me souleva et m’installa sur la banquette arrière et attacha ma ceinture.

— Tu sais, je peux le faire moi-même, dis-je en riant.

Pour toute réponse, il m’embrassa tendrement. Il alla ensuite s’installer sur le siège avant à côté de Sawyer qui mit le contact et se mit en route. Nous roulâmes quelques minutes en silence quand le portable de Patrick sonna.

— Allô?… Ha oui! Vous avez fait vite… Parfait merci.

Il raccrocha.

— C’était les déménageurs. Tes effets personnels sont rendus chez moi.

— Merci, dis-je simplement.

Le reste du trajet se fit en silence. La nuit était tombée lorsque nous arrivâmes à destination. Il faisait exceptionnellement froid et humide pour une nuit de mai et je frissonnai. Sawyer déposa son veston sur mes épaules. L’allée n’était pas pavée, mais de terre battue. La maison était faite de pierre des champs avec un balcon en chêne massif. La maison semblait grande et accueillante. Nous entrâmes et Sawyer se dirigea vers la cheminée dans laquelle il jeta plusieurs bûches et du papiers journal. Puis, un feu ronfla bien vite dans la cheminée. Il sortit de nouveau à l’extérieur pour aller fouiller dans le coffre de la voiture et revint avec plusieurs sacs de provision.

— Avec ça, on en aura pour plusieurs jours. Je reste avec vous cette nuit. Demain matin, nous irons pêcher sur le lac près d’ici. Jessie, installe toi sur le divan pour l’instant. Tu dois restée sous surveillance pour les prochaines heures. Nous nous relayerons pour te réveiller régulièrement. Patrick me borda et je m’endormis à la lueur dansante des flammes, tandis que lui et Sawyer discutaient entre eux.

— Je ne suis pas revenu ici depuis que ma femme a été… C’est ici que c’est arrivé. Depuis, ma fille et moi évitons soigneusement cet endroit. Nous ne pouvons pas nous résigner à vendre cette maison. Ma femme l’adorait. C’est une partie d’elle.

— Je comprends, répondit Patrick.

Je Bougeai et gémis dans mon sommeil. Mon amoureux posa sa main sur mon front, ce qui m’apaisa aussitôt et me fit sourire rêveusement.

— Vous vous êtes connus comment tous les deux?, demanda Sawyer à Patrick.

— Dans une bibliothèque municipale. Elle était réticente au début je l’avoue. On est allés boire un verre, et je l’ai raccompagnée chez elle. Elle avait un copain dans ce temps là, et elle n’avait jamais été infidèle. J’y suis retourné tôt le lendemain matin. Elle m’a ouvert et une fois entrer, on s’est regardés et embrassés. Elle tremblait comme une feuille. On a fait l’amour ce matin là et puis nous nous sommes revus tous les matins. Elle n’a malheureusement connu que mon prénom.

— Votre relation a durer combien de temps?

— Pas assez longtemps, intervins-je d’une voix endormie.

Patrick sourit et me prit la main.

— Tu devrais dormir mon amour, me dit-il.

— J’ai dormis toute la journée. Maintenant, j’ai un peu faim.

Sawyer m’aida à m’assoir et se dirigea vers la cuisine.

— Qu’est-ce que tu aimerais manger?, me demanda-t-il.

— Quelque chose de simple.

— Une bonne crème de poulet avec du pain?

— Oui, s’il vous plaît.

À ma grande surprise, une fois la soupe dans le chaudron, il le déposa sur les braises.

— La maison n’a pas été réapprovisionnée en gaz depuis 7 ans. Vous devrez cuisiner de cette manière.

— Aucun problèmes, dit Patrick.

La soupe fût bientôt prête et Sawyer nous servit trois bols, que nous dégustâmes avec une tranche de pain et un bout de fromage. Le reste de la nuit fût consacrée à discuter, jouer aux échecs et à somnoler. Le lendemain matin, Sawyer nous tira du sommeil très tôt. Nous nous dirigeâmes vers l’arrière de la maison où se trouvait une forêt qui descendait en pente raide. Nous descendîmes un escalier de bois, jusqu’à un lac. Un quai ballotait devant nous, au gré des vagues. Les cannes à pêches nous y attendaient déjà, ainsi qu’une boîte de vers de terre. Nous pêchâmes tout l’avant-midi, profitant de la quiétude du lac. Nous attrapâmes 10 poissons en tout. Sawyer s’occupa de les nettoyer et les fit cuire pour le dîner. Le portable de Patrick sonna et il répondit :

— Allô?… Expliquez-lui que je ne peux pas faire autrement… Avec ce qui est arrivé, je ne veux pas la laisser seule… Oui je sais, il ne faudrait pas qu’ils aillent voir une autre compagnie, ce sont nos plus gros clients… Bon, bon ok. C’est d’accord. Arrangez un rendez-vous pour cet après-midi. Il raccrocha et me dit:

— Il faut que je m’absente. Notre plus gros client veux me rencontrer. Je voudrais bien rester mais il est le budget de notre entreprise à lui seul.

— Je comprends. Il faut que tu y ailles. Je suis en sécurité ici. Personne ne sait où on se trouve.

— Je vais devoir y aller aussi, je suis de service ce soir. Je vais appeler un de mes collègues qui viendra me relever ici, afin que tu ne restes pas toute seule.

Il s’éloigna pour téléphoner. Quant à moi, je me blottis sur les genoux de mon amoureux. N’ayant pas d’autres vêtements j’arborais toujours le tailleur de la veille. Patrick fit remonter sa main sur ma cuisse tout en m’embrassant dans le cou, puis, son pouce atteignit mon sexe qu’il frôla doucement, ce qui me fit gémir. Je sentais son sexe durcir sous moi. Sawyer revint vers nous, en rangeant son portable dans sa poche. Patrick retira sa main, mais me maintint sur lui afin de cacher son érection naissante.

— On peut y aller, dit Sawyer embarrassé, maintenant conscient de ce qu’il avait interrompu. Mon collègue de nuit, l’agent Messier, sera là dans environ deux heures.

Patrick me regarda fixement, visiblement hésitant à me laisser seule.

— Ne t’en fais pas, dis-je. Je ne resterai seule que deux heures. Puis il faut que tu ailles rendre la jeep à ton employé et que tu ailles à ce fameux rendez-vous. Je vais m’en sortir ne t’inquiète pas. Je m’enfermerai à double tour dans le chalet et n’ouvrirai la porte à personne, sauf à l’agent Messier.

Rassuré, mon amoureux me mit debout et se leva. Il m’embrassa ensuite longuement, puis, les deux hommes partirent en voiture. Quant à moi, je retournai dans le chalet et verrouillai la porte. Je fouillai la bibliothèque près du foyer et je pris un roman au hasard. Il était de Stephen King, un de mes auteurs favoris. Le titre, c’était misery. Il faisait partie de ceux que je n’avais pas encore lu et je m’installai devant la cheminée pour le faire. J’en était rendue au cinquième chapitre lorsqu’on frappa à la porte. Je me levai et demanda :

— Qui est-ce?

— C’est l’agent Messier. Je suis là pour remplacer Sawyer auprès de vous mademoiselle.

J’entrouvris la porte et j’aperçu un homme blond en uniforme. Il était grand, mince et il avait les yeux bleus. Je m’effaçai pour le laisser entrer, puis, retournai au salon pour poursuivre ma lecture. L’agent Messier s’installa dans un fauteuil. Dehors, le temps s’ennuageait. Un orage allait probablement éclater bientôt. Je me levai et remis des bûches dans la cheminée. Le tonnerre commença à gronder vers l’heure

du souper. L’air était lourd et chargé d’électricité. Il faisait de plus en plus sombre. J’allumai la lampe qui se trouvait près de moi mais une panne électrique se produisit. L’orage éclata à l’extérieur. La pluie tambourina sur les fenêtres et le toit. Le vent soufflait violemment, faisant trembler les murs de la maison.

Frissonnante, je me drapai dans la jetée qui se trouvait sur le dossier du divan sur lequel j’étais assise. Voyant les lumières s’éteindre, l’agent Messier se leva de son fauteuil et se rapprocha de moi, la main sur son pistolet, prêt à dégainer. Un fracas de verre brisé se fit entendre dans la cuisine. L’agent Messier se rendit sur place et vit que la fenêtre de la porte était fracassée par une branche d’arbre, qui avait été portée par le vent violent à l’extérieur. Soudain, il reçut un coup de chaudron sur la tête, qui le fit s’effondrer au sol. Alertée par le bruit, je vins voir ce qui se passait. Je fus pétrifiée de peur, lorsque je reconnus Caroline Quincy au milieu de la cuisine, un chaudron à la main, le policier, assommé, allongé près d’elle.

— Bonsoir, me dit-elle simplement.

Récit #122 – Les retrouvailles – Chapitre un – L’entrevue

 

Il faisait chaud en cet après-midi de fin mai et j’étais en train d’éplucher tous les cintres de mon placard, afin de trouver ce que j’allais mettre. J’étais hyper nerveuse car j’avais une entrevue pour un poste de graphiste dans la boîte la plus prestigieuse de la ville. J’optai pour un tailleur marine avec un chemisier blanc et des escarpins blanc. Mes yeux se posèrent ensuite sur mon réveille matin et, effarée, je vis que le bus que je devais prendre devait passer dans quelques minutes à peine. J’empoignai mon portfolio et mon sac à main avant de sortir à toute vitesse de mon appartement. Je descendis rapidement ma rue jusqu’à la station de bus qui arriva quelques secondes plus tard. Il était bondé et plusieurs personnes étaient debout. Je me déportai vers l’arrière et trouvai une place de libre à côté d’un homme. Celui-ci arborait plusieurs tatouages et boucle d’oreilles diverse. Il était vêtu de noir et ses cheveux ne semblaient pas avoir vu de bouteille de shampoing depuis longtemps. Je m’installai à côté de lui, m’efforçant de maintenir une certaine distance. Fort heureusement, il ne semblait pas s’apercevoir de ma présence. Le chauffeur prit un virage serré et je n’eus pas le temps de me retenir à la barre de sécurité et je fus projetée contre la poitrine de l’homme assis à côté de moi qui sembla soudain prendre conscience de ma présence. Il me regarda et je croisai son regard. Ses yeux étaient d’un vert si riche, si profond, que j’en fus hypnotisée. J’étais incapable de détacher mes yeux des siens. J’étais si absorbée que je sentis à peine ses bras m’entourer et sa main droite soulever ma jupe. Mes années de bonne conduite me rappelèrent à l’ordre et je voulu me dérober mais il m’embrassa. Sa main passa le barrage de ma culotte. Ses doigts agiles titillèrent mon clitoris et mon souffle se fit de plus en plus court. Mon corps se mit à trembler et je me mordis la lèvre pour contenir un gémissement lorsque j’explosai dans un orgasme qui me fit voir trente-six chandelles. J’ouvris les yeux, l’air coupable et remarquai, soulagée, que tout le monde nous tournait le dos. Ce qui venait d’avoir lieu resterait donc secret. Voyant mon arrêt, je sonnai et descendit du bus. Je me rendis dans les toilettes des dames et inspectai mon reflet dans le miroir. Mes joues étaient trop roses et mes yeux, trop brillant. Quant à ma culotte, elle était imprégnée de ma cyprine. Je la retirai et la fourrai dans mon sac à main et me rafraîchis avant de sortir et de me diriger vers le bureau de la réceptionniste. J’annonçai mon arrivée et elle me fit attendre dans la salle d’attente. Quelque Minutes plus tard, Elle revint me chercher pour me guider vers le bureau où j’allais passer mon entrevue. — Vous n’avez qu’à entrer sans frapper. Le patron vous attends déjà. Je lui fit un sourire qu’elle me rendit brièvement avant de reprendre le chemin de son bureau. Je tournai la poignée et entrai dans une vaste pièce claire avec une grande table en chêne massif. Derrière, trônait un grand fauteuil en cuir qui, pour l’instant, était retourné et, donc, je ne voyais que la tête. L’homme devait être grand et noir. J’allais m’annoncer quand il se retourna pour me parler :

— Bonjour, Vous devez être… Jessie?

C’est avec joie que je reconnu l’homme qui, il y a quelques années avait été mon amant. Son corps noir comme l’ébène était toujours aussi beau et son regard aussi doux que je m’en rappelais. Il se leva de son siège, contourna son bureau et vint se poster devant moi. Le silence qui régnait était si intense que tout ce que l’on pouvait entendre, c’était le battement des chamades de nos deux coeurs. Soudain, il s’élança vers moi. Sa bouche se faisait douce et pressante à la fois et ses mains caressaient mon dos, mes épaules, ma poitrine et elles étaient aussi légère que des plumes d’oiseau. J’avais chaud mais mon corps frissonnait. Mes mains partirent elles aussi à la découverte du corps de mon amant enfin retrouvé. Tout sur lui et en lui m’avait manqué. Je caressai son torse, son dos et ses épaules. Soudain, il me souleva et me déposa sur son bureau pour ensuite retrouver ma jupe. Il me lança un regard malicieux lorsqu’il vit que je ne portais pas de culotte. Il sortit son sexe et me chuchota :

— Ne t’inquiète pas mon amour. Je vais y aller doucement. Ça fait tellement longtemps. Allonge-toi.

Je m’allongeai sur son bureau et Patrick commença par masser mes cuisses en les écartant puis, sa langue se mit à l’œuvre. Sa langue titilla mon clitoris me faisant me tortiller de tous les côtés. Comme j’allais jouir, il s’arrêta et se redressa pour me demander :

— Tu es prête?

J’acquiesçai et il me pénétra tout en douceur. J’en sentis chaque centimètre, jusqu’à ce que le sente au plus profond de moi.

— Est-ce que ça va?, me demanda-t-il.

Je fis signe que oui et entourai sa taille de mes jambes. Il prit un rythme lent pour commencer et accéléra au bout de quelques minutes. Chaque coup de rein qu’il me donnait semblait m’emporter plus haut que le précédent et je devais me mordre la lèvre pour étouffer mes gémissements, de peur qu’on ne nous entende.

Dans un ultime coup de rein, je jouis intensément ce qui ne manqua pas de déclencher sa jouissance. Il lâcha de longs jets dans ma chatte. Par la suite, il me souleva et s’installa dans son fauteuil pour ensuite me déposer sur lui.

— Tu m’as tellement manquée, me dit-il en me serrant contre lui.

— Toi aussi tu m’as manqué… Je n’aurais jamais dû te laisser partir. Mon petit copain et moi, on s’est laisser quelques jours plus tard. Je n’arrêtais pas de penser à toi. Je n’avais aucun moyen de te prévenir que c’était terminer et que tu pouvais revenir. Promets-moi que l’on ne se quittera plus jamais.

— Plus jamais! C’est une promesse.

Nous nous embrassâmes tendrement et nous fûmes interrompus par des coups timides frappés à la porte.

— Monsieur?, demanda la réceptionniste. Votre prochain candidat est arrivé.

— Renvoyez-le! J’ai trouvé la personne qu’il me faut.

— Mais monsieur…

— Pouvez-vous faire ce que je viens de vous dire s’il vous plaît Agnès?

— Bien monsieur, dit-elle avant de se retirer.

Puis Patrick se tourna vers moi et me demanda :

— Tu veux venir chez moi?

— Bien sur, dis-je. Avec grand plaisir.

— Je peux t’assurer mon amour que ce plaisir est et sera partager.

Nous rîmes tous les deux en choeur. Je me levai et commença à remettre de l’ordre dans la tenue, pendant que Patrick faisait la même chose de son côté. Tout en me faisant une queue de cheval, je lui demandai :

— Tu crois qu’elle nous a entendue?

— Ces murs sont très bien isolés ne t’inquiète pas.

Je lui fis un grand sourire tout en prenant mon portfolio.

— Laisse-le ici. Tu le récupèreras quand tu viendras travailler, me dit-il avec un clin d’oeil complice. Il m’ouvrir la porte et nous sortîmes. Sa réceptionniste leva les yeux, étonnés en le voyant quitter le bureau si tôt. Je sursautai presque lorsqu’il me prit la main et j’eu envie de disparaître dans le sol lorsque nos passâmes dans la salle d’attente plein de candidats en train de plier bagage, déçus de ne pas avoir au moins eu la chance de persuader l’employeur qu’ils étaient le choix idéal. Tous me dévisagèrent avec un regard noir. Il faut dire qu’il n’est pas facile de percer dans le domaine d’infographie. Patrick se retourna vers sa secrétaire et dit :

— Faites mettre le bureau de la nouvelle infographiste dans mon bureau avant demain s’il vous plaît.

— Bien monsieur, répondit-elle.

Nous sortîmes en même temps que les postulants qui me lançaient tous des regards noirs à tour de rôle. Certains prirent leur voiture et, d’autre, se dirigèrent vers l’arrêt de bus. Une fille me dévisagea avec insistance.

— Comment ça se fait que tu aies eu le poste? On dirais que tu n’es qu’une débutante!, me lança-t-elle d’un air dédaigneux. Tu as couché avec le patron?

— heu…, commençais-je mal à l’aise.

— Cette jeune fille a eu le poste parce qu’elle a les compétences et non en échange de quelconque faveurs.

La fille se rapprocha de moi et murmura à peine assez fort pour que je l’entende :

— Tu vas le regretter!

Puis, elle fit volte-face et rejoignit ceux qui étaient en train de monter dans le bus. Mon corps fût pris de frissons. Patrick m’ouvrit la portière de sa voiture et je montai. Je demeurai silencieuse, me rejouant la scène qui venait d’avoir lieue. J’étais tellement absorbée par le fil de mes pensées que je ne remarquai pas immédiatement que Patrick me parlait. Angoissée, je lui lançai un regard d’excuse.

— Ne t’en fait pas, me dit-il pour me rassurer. Tu n’as rien à craindre.

En disant ces mots, il caressa ma nuque quelques secondes dans l’espoir de me détendre un peu. Je fermai les yeux, savourant son contact sur ma peau. Je n’arrivai pas à me détendre totalement néanmoins et une ombre obscurcissait mon bonheur. Nous fîmes le reste du trajet en silence, et je regardais, sans le voir, le paysage qui défilait autour de nous. Je me sentis rassurée lorsque la porte du stationnement sous-terrain se referma derrière nous. Une fois son emplacement atteint, Patrick sortit de la voiture et vint m’ouvrir la portière et je pivotai pour descendre du véhicule. Patrick prit mon visage entre ses mains et m’embrassa avec douceur. Je lui rendis son baiser et gémis lorsque je sentis ses mains caresser ma poitrine. De mon côté, je caressai l’énorme bosse qui déformait son pantalon. Je descendis la fermeture éclair et je sortis son sexe alors qu’il relevait ma jupe pour ensuite me pénétrer rapidement. Ses coups de reins se faisaient plus fort, plus puissant que dans son bureau. Je mordis le col de sa chemise pour étouffer mes gémissements. Sa main passa entre nous et titilla mon clitoris. C’en fût trop et je jouis en tremblant et en frissonnant. Il se retira et je me mis à genoux et le pris dans ma bouche. Je le suçai fort, faisant tournoyer ma langue autour de son gland. Je me goutais sur lui ainsi que son goût qui m’avait tellement manquée durant toute ces années. Il éjacula dans ma bouche une quantité impressionnante de foutre que j’arrivai néanmoins à avaler. Il me remit debout et nous réajustâmes nos tenues respectives. On entendit un raclement de gorge. Le gardien de l’immeuble s’approcha de nous. Son souffle était un peu court, ses joues, un peu trop rose et la fermeture éclair de son pantalon d’était pas complètement remontée. Patrick, comme moi, remarquâmes ces détails et nous nous lançâmes un regard complice.

— Bonsoir Patrick!, dit le gardien. Vous avez de la compagnie ce soir à ce que je vois?

— Oui j’ai de la compagnie et je vous serais reconnaissant de ne pas jouer les voyeurs et de retourner à votre poste s’il vous plaît.

Le gardien n’ajouta rien et fit volte-face pour retourner à son bureau. Une fois seuls, nous éclatâmes d’un

rire qui fût libérateur. J’y évacuai tout le stress de la scène qui s’était déroulée à la sortie de mon « entrevue » et je me sentis me détendre complètement. Nous montâmes dans un ascenseur dans lequel nous grimpâmes six étages. Les portes s’ouvrirent non pas sur un couloir comme je m’y attendais mais sur un loft. Il était composé de deux paliers. Le premier, celui sur lequel nous nous trouvions, était très grand. Il y avait une cuisine, un salon avec des tringles à rideau au plafond comme dans les Hôpitaux pour pouvoir séparer les pièces, ainsi qu’une cheminée au gaz. La salle de bain était fonctionnelle et de taille moyenne avec une très grande douche et une baignoire en oeuf. Au-dessus de la salle de bain, se trouvait

le second palier. Un escalier en bois tournoyant y menait et en haut, on pouvait trouver un grand lit, un écran plat et une console de jeu, un petit divan 2 places et un bureau de travail.

— Tu as faim?, me demanda Patrick.

— oui, répondis-je en souriant.

— Tu aimerais quoi?

— Je connais un bon restaurant chinois si tu veux. On pourrait faire livrer?

— Oui pourquoi pas. Je te laisse passer la commande. Dis au livreur de prendre l’escalier de service. Je vais sous la douche.

Il m’embrassa doucement et fila à la douche. Ne connaissant pas ses préférences, je commandai un peu de tout et filai le rejoindre sous la douche. J’enlaçai son corps ruisselant et chaud et il me rendit mon étreinte. Prenant du savon au lait de chèvre parfumé aux herbes, il se savonna les mains et caressa mon dos, le massant doucement, puis mes fesses et entre elles.

— C’est la seule chose que tu ne m’as pas donner, me dit Patrick en testant l’élasticité de mon anus.

Je lui souris et l’embrassai tandis qu’un de ses doigts pénétra mon petit trou.

— Tu as déjà été prise par-là?

— Oui il y a plusieurs années et l’homme qui l’a fait était… Disons moins gâté que toi par la nature.

— Rien ne presse. Si tu veux, nous prendrons notre temps. Il y a une boutique érotique à quelques coins de rue d’ici. On pourrait y aller ensemble et acheter ce qu’il faut pour nous permettre de franchir cette étape.

— Bien sur. Il vaut mieux sortir, le livreur ne va pas tarder.

Je sortis de la douche la première et passai sa chemise, alors qu’il drapait une serviette autour de sa taille. On cogna à la porte du balcon et je voulu aller ouvrir mais Patrick me retint et sortit sa carte de crédit. Une fois le repas payé, il me guida jusque dans le salon et ferma les rideaux, Ceux-ci étaient noirs, épais et doux. Il alluma ensuite la cheminé au gaz qui diffusa une douce chaleur et une lueur dansante dans la pièce. Nous nous installâmes à même le sol et mangeâmes notre repas avec des baguettes. Parlant du temps où nous avions été amant et ce qui s’était passer par la suite. Il fut surpris d’apprendre que j’avais été enceinte de ce qui aurait été son enfant mais que j’avais fais une fausse couche à treize semaines et que j’ai fais une grosse dépression par la suite.

— J’aurais voulu te le dire, mais je n’avais aucun moyen de te joindre. Une larme coula sur ma joue et Patrick se leva pour prendre mon visage entre ses mains.

— Ne pleure pas mon amour!, me dit-il en m’embrassant sur les yeux. Je suis là, je t’aime. Je serai toujours là pour toi à l’avenir.

— Promis?

— Oui mon amour… Je te le promets.

Il me serra fort contre lui, me soulevant pour que je le chevauche. Je m’accrochai à lui comme à une bouée de sauvetage. Je l’embrassai avec fougue et y mis toute mon énergie et mon désespoir. Ma chemise glissa sur mes épaules et je sentis son sexe durcir sous la serviette. Voulant le sentir en moi encore une fois, je passai la main entre nous et écartai le tissu qui nous séparait. Je m’empalai sur lui, poussant un grognement de soulagement. Mon amant m’imposa un rythme rapide et intense. Mes mains couraient partout sur lui et je savourai chaque courbe et creux de son épiderme.

— Je t’aime, dis-je entre deux gémissements.

— Je t’aime aussi, Tau here, mon amour.

Il empoigna mes hanches, malaxant du même coup mes fesses et, dans un ultime coup de rein, nous jouîmes au même moment. À bout de souffle, nous restâmes immobile, se contentant d’écouter la chamade du coeur de l’autre. Après ce qui me sembla une éternité, je me relevai, brisant notre précieux contact. Il se releva également et me prit la main.

— Je suis content que nous nous soyons retrouvés.

— Moi aussi, dis-je en souriant.

— Que dirais-tu de sortir pour aller prendre un dessert?

— Bien sur, répondis-je.

Je me rafraîchis dans la salle de bain, tandis que Patrick rangeait les restes du souper, avant de revêtir une chemise verte pastel et un pantalon noir. Quant à moi, je remis mon tailleur et mes escarpins. Une fois dehors, nous marchâmes main dans la main durant quelques minutes avant d’entrer dans la boutique érotique. Le magasin était très grand et les murs étaient remplis de marchandises de toute sorte comme des godes et des vibrateurs de toutes tailles. Nous prîmes ce que nous étions venus chercher, un plug anal, et fîmes le tour des étagères sans nous presser. J’examinai plusieurs pièces de lingerie et prit quelques modèles à essayer. Les cabines étant loin de la vitrine, je pouvais sortir et laisser Patrick m’admirer. La vendeuse me reluqua elle aussi, quoique, un peu plus discrètement. Je sélectionnai quelques modèles dont un déshabillé à bretelles fines en satin noir qui descendait jusqu’à mes chevilles et le peignoir assortis. En me voyant le porter, Patrick se mordit la lèvre et me regarda avec envie. Le gérant de la boutique sortit du salon des employés. C’était un homme dans la quarantaine au cheveux blonds longs jusqu’aux épaules retenus par un élastique noir. Il était un peu moins grand que Patrick, et il portait une chemise blanche immaculée ainsi qu’une cravate et un pantalon bleu marine. Il se présenta à mon amoureux :

— Bonsoir, Mon nom est Tom.

— Bonsoir, Moi, c’est Patrick, dit-il en lui serrant la main. Et cette jeune femme, c’est Jessie.

— Elle est magnifique, complimenta Tom.

Patrick s’adressa à moi :

— Cet homme viens de te faire un compliment. Tu devrais venir le remercier.

Je m’approchai en roulant des hanches et Patrick me fit mettre dos à lui avant d’ouvrir les pans de mon peignoir. Le satin et la fine dentelle pouvaient à peine contenir mes seins qui pointaient douloureusement tellement j’étais excitée.

— Ils ont beaux n’est-ce pas?, demanda mon amoureux à Tom.

— Très beau en effet, Répondit le gérant en posant ses mains dessus.

Les deux hommes caressaient ma poitrine doucement, me faisant gémir. Mes mains se posèrent sur la bosse du pantalon de mon amoureux que je caressai doucement mais fermement.

— Il n’y a pas que moi qui ait besoin de tes services mon amour. Regarde Tom, il bande pour toi et il a besoin que tu le soulages.

Tom souleva mon déshabillé pour caresser mon sexe. Je gémis sous la caresse de ses doigts. Mes mains allèrent ouvrir son pantalon pour ensuite sortir son sexe que je branlai doucement. Son sexe était doux et de bonne taille, bien qu’il ne fut pas dans les proportions de mon amoureux. Je me mis à genoux et le prit dans ma bouche. Quelques secondes plus tard, Le mandrin de Patrick réclama lui aussi mes soins. Tom pinçait douloureusement mes mamelons et les deux hommes n’avaient de cesse de gémir sous mes caresses. Tom fût le premier à jouir dans ma bouche. J’avalai le fruit de mon labeur. Ensuite, J’avalai le sperme de mon amoureux qui me releva pour ensuite m’embrasser à pleine bouche. Il me chuchota ensuite à l’oreille :

— Va te changer. Nous allons prendre un dessert à la crèmerie et ensuite, on rentre à la maison.

Me léchant les lèvres afin d’effacer les dernières traces de sperme qui restait, je laissai les deux hommes se reboutonner et discuter entre eux. À mon retour, les articles que j’avais choisis étaient tous dans un sac. J’y ajoutai le déshabillé que je venais de retirer. Un second sac accompagnait le premier, contenant sans doute des articles sélectionnés par Patrick. J’embrassai Tom langoureusement avant notre départ. Celui-ci me rendit mon baiser avant de nous dire que les articles que nous avions pris nous étaient offert par la maison. La vendeuse nous lança un regard complice. Nous sortîmes, moi et mon amoureux, main dans la main. Une fois sortis de la boutique, Patrick nous emmena dans une ruelle et sortit le plug anal que nous venions « d’acheter ».

Ensuite, il me prit par la main et me serra contre lui afin que je sente son érection gainée par son pantalon contre mon ventre. Il m’embrassa à pleine bouche, malaxant mon cul tout en douceur. Mon souffle devint court et je devais me mordre les lèvres pour étouffer mes gémissements. Il enfonça le jouet dans ma bouche pour que je lubrifie avant de le faire pénétrer tout en douceur dans mon anus. Ensuite, il me fit faire quelques pas pour que je m’habitue. La sensation était à la fois familière, ayant déjà pratiqué la sodomie au paravant, mais tellement étrangère à la fois, car ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas user de cette pratique. Nous nous dirigeâmes par la suite dans son bar laitier favoris. L’endroit était bondé et nous dûmes faire la file pour commander. Peu de temps après, de nouveaux clients arrivèrent. Parmis eux, se trouvait la femme que nous avions croisée au bureau et qui était venue passée une entrevue pour le poste que j’ai finalement obtenus. Évidemment, elle nous reconnu aussitôt et se dirigea vers nous.

— Donc, j’avais raison cet après-midi!, me dit-elle. T’as coucher avec le patron pour avoir le poste.

— heu…, balbutiais-je.

Heureusement, Patrick vint à mon secours:

— Cela ne vous regarde absolument pas mademoiselle! Si cette jeune dame a eu le poste, c’est parce que nous désirions un regard neuf dans l’entreprise.

— Je peux aussi avoir un regard neuf!, protesta-t-elle à son tour.

— Combien d’années d’expériences avez vous mademoiselle?

— bientôt 8 ans d’expériences dans le domaine pourquoi?

— Au stade où vous en êtes rendue, il est impossible de « désapprendre » tout ce que vous avez acquis comme connaissance au cours de ces années. Je vous aurais refusée d’emblée.

— Alors vous préférez prendre une jeunette plutôt qu’une femme d’expérience?

— Oui mademoiselle, c’est exactement ce que je dis!

Elle nous fusilla du regard, fit volte-face sans rien ajouter et sortit du restaurant. J’attrapai la main de Patrick, le corps parcouru d’un frisson qui n’avait rien à voir avec la climatisation. Sentant mes mains glacées, Mon amoureux m’entoura de ses bras protecteurs. Nous arrivâmes au comptoir et commandâmes deux glaces italiennes à la vanille avant d’aller nous assoir dehors, sur la terrasse. Je picorai mon dessert, silencieuse et angoissée.

— Tu ferais mieux de manger, me dit Patrick d’une voix douce. Ça va refroidir.

Je ne pus m’empêcher de sourire à sa plaisanterie. Je pris une bouchée avant de lui faire une petite grimace. Il changea de place et vint s’installé près de moi sur la banquette de la table à picnic et embrassa le sommet de mon crâne. Il s’empara ensuite de ma cuillère, la remplis de glace à la vanille et la porta à mes lèvres. J’ouvris docilement la bouche mais il l’enfourna rapidement dans la sienne.

— Hé!, protestais-je. C’est ma glace.

Nous rîmes en coeur et reprîmes nos desserts respectifs. Dès que nous eûmes terminés, nous partîmes en direction de chez Patrick. En chemin, Je me retournai souvent, jetant des regards angoissés derrière nous. Puis, lorsque nous passions devant une boutique de vêtements, j’aperçus une silhouette à environ 5 mètre

derrière nous. Je tirai Mon amoureux par le bras et nous entrâmes presque en catastrophe dans le magasin.

— Qu’est-ce qui te prend?, me demande mon amoureux étonné de ma réaction.

— J’ai besoin de vêtement pour demain. Je ne peux décemment porter le même tailleurs deux jours de

suite. Qu’est-ce que tous le monde va penser?

Je jetai un coup d’oeil furtif à l’extérieur par la vitrine. La silhouette qui nous suivait aurait dû passer devant, mais ce ne fût pas le cas, elle nous attendait. Nous étions donc bel et bien suivis. Je fit le tour du magasin, choisissant des tenues au hasard quand Patrick me dit :

— Tu comptes venir au bureau vêtue d’un pyjama rose?

Je me figeai et regardai ce que je tenais dans ma main. Un tailleur d’une coupe vieillotte, qu’en temps normal, je n’aurais jamais porter, ainsi qu’un pyjama en flanelle rose bonbon. Je suspendis celui-ci sur une patère à ma gauche, là où je l’avais pris, et choisis quelques chemises, en prenant soin de choisir des couleurs qui s’accordent cette fois-ci, avec deux nouveaux tailleurs. Un bleu marine et l’autre noir. Nous passâmes à la caisse et une fois les achats effectués, nous sortîmes et Patrick héla un taxi qui passait dans la rue. Alors qu’il montait, je regardai partout autour de moi et je crus apercevoir la silhouette de l’homme

que j’avais aperçu plus tôt. Je m’empressai de m’installer dans le taxi et d’en verrouiller les portes. Patrick annonça son adresse et le véhicule se mit en mouvement. Mon amoureux posa sa main sur mon genou et je sursautai. C’est alors qu’il comprit que nous n’étions pas entrés dans cette boutique que pour m’acheter des vêtements. Une fois revenus à son loft, nous prîmes l’escalier de service et j’allai déposer mes achats

sur le lit avant de retirer ma veste et déboutonner ma chemise. Patrick me rejoignit en quelques enjambées et me fit assoir sur le lit. Ensuite, il me retira mes chaussures et massa mes pieds un à un, ce qui m’aida à me détendre un peu.

— Nous étions suivis à notre départ de la crèmerie?

— C’est l’impression que j’ai eu…, répondis-je. J’ai aperçu la silhouette d’un homme à environ 5 mètres derrière nous. Après que nous sommes entrés dans le commerce, il aurait dû passer devant la vitrine, mais il ne l’a pas fait. Puis, quand on est ressortis, il était là à attendre.

— J’ai ressentis ton angoisse et c’est pour ça que nous avons pris un taxi pour rentrer. Ta peau est glacée. Tu veux prendre un bain?

J’acquiesçai et il m’aida à me relever, me retira ma chemise et dégrafa ma jupe qui tomba sur le sol, ne me laissant que mon soutiens gorge. Je le détachai moi même et le laisser tomber. À mon tour, je défis chaque bouton de sa chemise. Mes doigts tremblaient tellement qu’il dut me venir en aide pour le faire. Pour me

rassurer, il me prit dans ses bras et me parla tout doucement :

— Tu ne risque rien ici. Tout va bien on est que tous les deux.

La chaleur de ses bras me fit du bien et je me blottis contre lui. Après quelques secondes, il ajouta :

— Tu trembles comme la première fois où on a fait l’amour. Viens, on va prendre un bain.

Me prenant la main, il m’emmena dans la salle de bain. Il se mit nu à son tour, puis fit couler l’eau de la baignoire. Il en ajusta la température, puis poussa un bouton afin que la trappe se referme et que l’eau commence à s’accumuler. Ensuite, il y versa le contenu de deux petites bouteilles. La pièce se mit à embaumer la vanille et la cannelle. Je fermai les yeux et laissai l’odeur remplir mes narines.

— Je vais te retirer le plug avant que tu ne t’installe dans le bain. Retournes-toi.

Je m’exécutai et il fit tourner l’accessoire durant quelques secondes. Je gémis lorsqu’il le retira tout en douceur.

— Installes-toi et détends toi. Je reviens dans quelques instants

Je m’allongeai dans l’eau chaude, me laissant envahir par les arômes des huiles parfumées qui émanaient partout autour de moi. Je fermai les yeux, puis, j’exhortai mon corps à se détendre. Je commençai par mes pieds, mes jambes, mes cuisses. Je fus interrompus par des coups timides frappés à la porte de la salle de

bain.

— C’est moi, j’entre.

Patrick entra avec une boîte rouge de bonne taille avec un ruban argenté dans les mains.

— C’est un cadeau de la part de Tom. Pour nous remercier d’avoir passer un bon moment. Tu veux l’ouvrir?

— Bien sûr, dis-je en m’emparant de la boîte qu’il me tendait.

Je détachai le ruban de satin et ouvris la boîte. À l’intérieur, se trouvait un gode vibrant d’environ vingt centimètres et d’une largeur de six centimètres. Je le sortis de sa boîte et le caressai sur toute sa longueur. Ma main s’arrêta sur l’interrupteur et je l’allumai. Il se mit à vibrer doucement. Je voulu augmenter la vitesse, mais Patrick me le repris avant de s’installer derrière moi. Il commença par masser mes épaules et mes bras, jusqu’à ce que je me détende complètement. Ensuite, il alluma de nouveau le jouet et le régla à la vitesse minimum. Il le passa sur la pointe de mes seins qui se dressèrent presque aussitôt. Il descendit ensuite sur mon ventre, me faisant me tortiller. Il descendit ensuite sur mon pubis, puis sur ma fente, où il ne resta qu’une seconde, le temps d’augmenter la vitesse du gode au maximum. Puis, revient se positionner sur la fente de mon sexe. Il maintint mes jambes ouvertes avec les siennes afin que je soit complètement offerte. Pendant qu’il titillait mon clitoris, il passa son autre main entre nous et testa l’élasticité de mon anus dans lequel il enfonça un doigt. Je gémis, contente de retrouver cette sensation si familière et qui m’avait tant manquée. Il accentua la pression sur mon clitoris et ajouta un second doigt dans mon cul. Je me tortillai dans la baignoire, faisant déborder l’eau du bain.

— Tu aimes?, me demanda-t-il en entamant un lent mouvement de va-et-vient avec ses doigts.

— ho oui! J’adore!

— tu es assez propre maintenant, me dit-il en retirant ses doigts et en éteignant le gode vibrant. Hop! Au lit!

Il se leva et me tendit la main. Je l’acceptai volontiers et sortit de la baignoire à mon tour. Remarquant son érection, je l’empoignai et le branlai doucement. Il me donna une tape sur la main, m’enroula dans une serviette, puis, me prit dans ses bras pour monter le petit escalier jusqu’à la chambre. Il me déposa sur le lit et m’ordonna de me positionner à quatre pattes, ce que je fis sans hésiter. Il fit pression sur ma nuque, je me retrouvai donc complètement offerte à lui. Il enfonça de nouveau un doigt, puis deux dans mon cul et ses va-et-viens se firent plus rapide que dans la baignoire. Il réactiva le gode et l’enfonça dans mon sexe trempé d’excitation. C’était la première fois de ma vie que je me faisais prendre en double. Mes doigts trouvèrent bien vite mon clitoris et je me branlai furieusement. Je sentais ma jouissance monter très rapidement quand Patrick retira ses doigts et le jouet de mon sexe. Le sien vint prendre sa place et il me pénétra d’un coup. Quand au gode, il le positionna contre mon anus.

J’eus un mouvement de recul.

— Ne t’en fais pas. J’irai doucement. Continue de te branler en même temps. Je vais te faire jouir comme tu ne l’as jamais fais avant.

Il se retira et poussa doucement le jouet en moi. L’excitation et la lubrification aidant, il me pénétra l’anus sans trop de difficultés. Il me pénétra à nouveau le sexe et la sensation de me sentir remplie était incroyable. Il empoigna le gode et lui donna le même rythme qu’il employait, c’est-à-dire, vite et fort. Une énorme vague de jouissance monta en moi, de plus en plus haut. Patrick monta l’intensité du gode au maximum et s’empara de mes seins.

— Baises-moi fort!! C’est bon!! Ha ouiiii…

Sur ces mots, je m’envolai vers le septième ciel. Que dis-je? Le huitième. Jamais, au paravant, je n’avais eu tel orgasme. Il sembla durer une éternité. Patrick jouit lui aussi violemment. Rassasiés, nous nous effondrâmes. Il retira doucement le jouet de mon cul et déposa un doux baiser sur chacune de mes fesses. Il descendit l’escalier et alla nettoyer le gode avant de le ranger à nouveau dans sa boîte rouge. Quant à moi, j’enfilai une de ses chemises et descendit à la cuisine. J’ouvris le réfrigérateur et en sortis le lait de chèvre. Je m’en servis un verre, que je bus à grand trait.

— Il est l’heure de dormir. Nous travaillons tous les deux demain.

— Je t’aime, dis-je en l’enlaçant.

Il posa un doux baiser sur le sommet de mon crâne et nous montâmes à nouveau dans sa chambre, où nous passâmes la nuit dans les bras l’un de l’autre.

 

 

 

 

 

 

Récit #117 – Vacances

Enfin, les vacances!  J’arrive dans ce camping, il fait beau et chaud les enfants sont intenables. Je débarque de voiture et je le vois, il est en short et sandales, le torse nu. Il est simple, mais vrai. Visiblement, il est en vacances lui aussi et il est seul avec son enfant.

Sans le vouloir, mon corps se met en mode séduction. Je ne peux pas faire ça, mais je me raisonne : oui, tu peux.

On se présente ; nous parlons de nos vies, de nos enfants, de nos relations amoureuses. Je joue dans mes cheveux et je le regarde dans les yeux, je croise et décroise mes jambes. On joue aux paroles à double sens, ou peut-être suis-je la seule à jouer?

On a une tente à monter, au cas où cela pourrait servir.

Nous la montons ensemble et je sors mon grand jeu. Je le frôle, l’émoustille et bien sûr, je deviens de plus en plus directe. Ce qui se passe en vacances reste en vacances dit le vieil adage.

Je tente le grand coup.  Si mon approche fonctionne pas, rien ne marcherait. Je passe derrière la tente pour l’aider à finir de l’attacher et là, il m’agrippe par la taille et me donne un baiser, le genre de baiser qui fait fondre toute femme. Je lui rends son baiser, car je suis en mode attraction.

Je m’écarte et lui dit:

– J’ai hâte à ce soir.

Comme la soirée a été longue, les enfants ne veulent pas dormir. Et il y a la parenté qui veille encore et encore, à mon grand désarroi.

Enfin, nous sommes seuls, devant le feu au clair de lune. Il se penche vers moi et m’embrasse. Mes sens se réveillent, le feu brûle en moi. Pour une fois, je me fous de ce qu’il peut penser de moi, de mon corps.

Je veux avoir du plaisir et laisser libre cours à mon envie et profiter du moment. Nos mains se mélangent et nos bouches ont soif l’une de l’autre. Nous nous dirions vers la tente, nos vêtements s’envolent à la vitesse de l’éclair.

Quand enfin il pénètre en moi, le souffle me coupe. Quelle sensation bienfaisante. Il a un rythme régulier, une façon de me regarder qui me fait voir des étoiles.

Je monte rapidement au septième ciel.

Il s’étend à côté de moi reprendre son souffle, a-t-il joui? Non je ne pense pas.

On se regarde doucement à la lueur de la lune et on s’embrasse encore, le feu remonte et c’est plus fort que nous, on recommence. Ce sera peut-être notre seule nuit ensemble, alors aussi bien en profiter mutuellement.

J’ai joui tellement de fois que je ne me souviens plus du nombre. Je sais juste qu’à ce moment-là, j’étais devenue une femme fontaine.

Quand la lumière du jour a commencé à apparaître, je l’ai masturbé pour le voir jouir. Je me suis dit qu’il y aurait d’autres nuits. J’en voulais encore.  C’est finalement une semaine que nous avons passé ensemble et pas une nuit.  Je suis restée sur ma faim.

Il était le partenaire idéal pour moi et moi pour lui.

Malheureusement, toute bonne chose a une fin, les vacances ne peuvent durer éternellement.

MC

Récit #36 – Ariane, la cégépienne – Partie 4 – Le balcon

CECI EST LA TROISIÈME PARTIE D’UN RÉCIT QU’IL SERAIT PRÉFÉRABLE DE LIRE DANS SON ENSEMBLE

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Le lendemain matin de ma sortie au pub avec Véronique et ses amis, en plus de mes muscles endoloris par la course, j’ai eu droit à un joli mal de bloc, gracieuseté de bière que j’ai bue, mais aussi des shooters de tequila apportés par les gars que j’ai consommés la veille.  Allongée nue dans mon lit, je m’étais payée une séance de masturbation la veille avant le dodo, dans mon bain et j’étais restée ainsi.  Trop timide ou trop pudique, j’avais été trop stupide pour entreprendre quoi que ce soit avec les gars hier.  C’est dans cette position que je réfléchissais à cette soirée, mais aussi aux derniers événements vécus depuis mon entrée au cégep dans cette nouvelle ville pour moi.  Malgré mon état semi-comateux, je sentais quelque-chose en moi avait changé depuis mon arrivée et ce quelque-chose ne me déplaisait pas.

Heureusement, c’était un samedi et j’étais en congé à mon boulot et de l’école, ce qui me permettrait de me remettre comme il se doit de cette mini-cuite.  Or, la première étape du rétablissement pour un lendemain de veille, c’est la réhydratation en buvant beaucoup d’eau.  C’’est le projet que je me suis donné lorsque je suis sortie de mon lit.  Pas la peine de m’habiller, me suis-je dit, je ne vais qu’à la cuisine. C’est donc en tenue d’Ève que je m’y suis rendue pour aller me chercher de quoi boire.

Après avoir calé deux grands verres d’eau et avalé un comprimé d’acétaminophène, je me suis assise sur le sofa avec une boisson pour sportifs et c’est à ce moment que mon regard s’est porté vers la fenêtre du salon.  J’ai alors constaté que la veille, probablement un peu éméchée, j’avais oublié de fermer les stores de la porte patio.  Encore nue comme un ver, je fus prise de panique à l’idée de savoir que quelqu’un pouvait me voir ainsi dévêtue, mais je me suis raisonné en me disant que je vivais quand même au deuxième étage dans mon bloc appartement et que les chances que quelqu’un me voit étaient somme toutes fort minces.

Mais cette idée d’être vue n’était pas désagréable…

C’est comme si le fait d’avoir porté hier un décolleté plongeant pour la première fois de ma vie avait brisé une barrière psychologique en moi.  Ayant franchi ce premier mur, je me demandais bien jusqu’où je pourrais aller.  Et ça m’excitait.

Je pensais d’abord à ce serveur qui était de conversation agréable, malgré le fait qu’il ait été fort occupé hier soir.  Son sourire, à travers a barbe bien taillée, ne semblait pas feint, mais sincère.  Je pensais aussi à Jeff, ce beau bonhomme, qui doit n’avoir aucun mal à avoir les femmes qu’il veut dans son lit, mais surtout à Hugo et son air faussement détaché et sa bouille sympathique.  Leurs regards portés vers ma poitrine, notamment lorsque nous avons joué au billard, m’ont fait plaisir et remonté mon estime de soi, qui en avait bien besoin.

J’ai aussi pensé à Véronique.  Qui sait comment elle avait fini sa soirée d’hier ? Peut-être la garce s’était-elle retapé les deux mecs avec qui elle avait déjà fait un trip à trois !?  Peut-être avait-elle crié toute la nuit alors qu’elle se faisait double-pénétrer par les deux beaux gosses ou encore en avait-elle sucé un pendant que l’autre la baisait…  J’en étais même venu à penser à la beauté de son corps, la délicatesse de ses traits et à ses seins si semblables aux miens.  Peut-être jouissait-elle comme cette coquine qui s’était fait donner bien du plaisir l’autre jour aux toilettes du cégep ?

Je pensais aussi à M. Gagnon, Nicolas… ce jeune enseignant de philosophie, qui ne me laisse pas indifférent du tout.  Je me doutais bien qu’il soit possible qu’il soit marié et qu’il ait une vie bien rangée, il est impossible qu’il porte le regard sur une gamine de 19 ans comme moi ! J’ai même repensé à ce soir où Antoine le malhabile, m’a tripoté les seins.  Est-ce que je l’empêcherais de le faire s’il le refaisait ? Probablement pas…

Lorsque je suis revenue à la réalité, j’avais les jambes bien écartées et les mains occupées à caresser mon intimité déjà toute trempée.

Mais si quelqu’un pouvait me voir à travers la vitre de la porte patio ?

Trop excitée, je me suis dit que je devais poursuivre ce que je venais de commencer et je donnai même un second rythme à cette séance de roulage de bille.  C’est comme si, depuis tant d’années, une cochonne était latente en moi ; elle dormait et n’attendait qu’on ne la réveille.  Je ne savais plus où donner de la tête… À qui penser pour me permettre d’avoir cet orgasme, quatrième que j’aurais en quelques heures seulement ?

La réponse lorsque je regardai par la fenêtre.  Non, détrompez-vous, il n’y avait personne.

Mais si je m’installais sur mon balcon ?

Je me suis levé de mon divan et, toujours nue, je me suis dirigé vers la porte-patio.  J’ouvrai celle-ci et seul une moustiquaire me séparait de l’extérieur.  Je l’ai ouvert et ai enjambé la marche qui me menait dehors, au grand air.  Je sentais la brise matinale me frotter la peau.  Nous étions samedi matin et il était à peine neuf heures.  Le soleil brillait dans le ciel, mais nous étions tout de même à la fin du mois de septembre et le mercure ne dépasserait pas les 10-15 degrés aujourd’hui.

Flambant nue, je me suis approchée de la rampe de balcon, en me collant sur celui-ci, par pudeur, tout en me penchant par en avant.

Face à moi se trouvaient d’autres immeubles à logements de cinq étages, tous pareils : sans saveur, sans personnalité.  Les six blocs étaient ordonnés en rectangle, ce qui veut dire que des yeux indiscrets pouvaient venir de toutes les directions.  Au centre, on trouvait une piscine creusée qu’on pouvait utiliser l’été, mais qui était désertée en cette matinée automnale. Cette possibilité d’être vue par n’importe quel voisin m’excitait encore davantage.  Par contre, la fraicheur rendait difficile mon projet…  Bien entendu, mes seins étaient bien durs à cause du froid, mais ce n’était vraiment pas le moment d’attraper un rhume.

Je m’étais donc assise sur la chaise se trouvant sur mon balcon.  C’est en fait une chaise d’extérieur de forme ronde que j’utilisais pour faire mes lectures au soleil.  J’y avais laissé traîner une couverture de feutre noir l’autre soir, lorsque je m’y étais assise en soirée pour relaxer.  L’avantage de m’assoir sur cette chaise, c’est qu’elle est un peu en recul sur mon balcon et que les chances d’être vue sont plus minces…  Je sais, je me contredis !  Me cacher ou être vue est mon dilemme !

J’ai choisi finalement la solution mitoyenne : j’utiliserais la couverture pour me couvrir, mais je me masturberais.  Assise bien confortablement sur la chaise, j’ai pu écarter mes jambes et donner accès à mon petit bouton d’amour à mes doigts.   Bien échaudé par le frottement déjà commencé à l’intérieur de mon appartement, mon clitoris ne demandait qu’à être caressé de nouveau, ce que je m’étais empressé de faire.  Mon niveau d’excitation n’avait pas baissé et c’est comme si je reprenais là où j’avais laissé quelques minutes auparavant.  Excitée, je laissais glisser mes doigts sur ma chatte, faisant rouler deux de mes doigts sur ma chatte mouillée comme c’était rarement arrivé.

C’est à ce moment que j’ai entendu une porte patio ouvrir.  C’est un peu en panique que j’ai regardé derrière moi, mais ce n’était pas la mienne.  Quelqu’un venait de sortir à l’extérieur… Quelqu’un de mon voisinage.

J’ai regardé dans toutes les directions et je compris qu’un de mes voisins du bloc d’en face arrosait ses plantes qui étaient juchées sur le bord de la rampe de son balcon.  Visiblement, il ne m’avait pas vue.  Et puis, même si c’était le cas, il n’aurait vu qu’une femme emmitouflée dans une couverture qui est assise sur une chaise !  La distance qui nous séparait ne me permettait même pas de distinguer clairement ses traits.  De ce que je pouvais voir, il s’agissait d’un homme de taille et de corpulence moyenne âgé d’environ 30 ans.  Sur son balcon, un petit barbecue et une chaise seule m’ont fait comprendre qu’il était probablement célibataire.

C’est alors qu’une idée de fou m’est passée en tête, une impulsion.  Et puis, pourquoi pas ?

Je me suis alors complètement découverte.  Oui, il ferait froid, mais l’envie est trop importante.

Mon voisin semblait regarder en ma direction, mais je ne voulais pas qu’il sache que je l’ai vu, alors j’ai gardé mon regard en oblique par rapport à lui, mais je pouvais voir du coin de l’œil qu’il avait fini d’arroser ses fleurs…

J’ai joué le tout pour le tout…

Dois-je vous rappeler que je suis vierge…

D’une main, j’ai écarté les lèvres de mes parties intimes et de l’autre, j’ai approché deux doigts que j’avais envie d’insérer.  Je me suis raisonnée en me disant qu’il serait quelque peu stupide de perdre ma virginité ainsi, mais à cette distance il n’avait aucune idée que je ne me pénètrerais pas véritablement… J’ai alors feint d’entrer mes doigts dans ma chatte alors que je me frottais le clitoris de l’autre main.

Est-ce le fait de se savoir observée ainsi par le voisin, ou le fait d’être à l’extérieur, mais ma respiration devenait de plus en plus forte.  Je sentais bien que cette séance masturbatoire ne durerait pas des heures.  J’avais du mal à cesser d’haleter et j’ai eu peur un instant non pas que ce voisin me voie, mais bien que celui d’au-dessus, un crotté de la pire espèce, m’entende, ce qui m’a forcé à tenter de dissimuler le plus que je pouvais le son de mon excitation : mission impossible.

C’était une onde de choc, un déferlement de plaisir, lorsqu’enfin j’ai atteint l’orgasme, à peine cinq minutes après que j’aie commencer à m’exhiber.

Consciente à nouveau de la situation dans laquelle je venais de m’exposer, je me suis rapidement levée.  Cette fois, c’est mes fesses que mon voyeur pouvait voir puisque je lui faisais dos et que je franchissais ma porte patio pour rentrer chez moi.

Une fois de retour dans mon salon, je me suis sentie honteuse de ce que je venais de faire.  S’exhiber ainsi, il n’y a que les filles faciles et les salopes qui font ça !  Une fille comme moi, ça ne se masturbe pas ainsi n’importe où !

J’étais honteuse et je me suis résolue à ne plus jamais recommencer à faire des bêtises comme celle-ci, malgré l’intense satisfaction que j’en ai retirée au moment de l’orgasme.

J’étais allée en vitesse vers la fenêtre de ma chambre pour regarder discrètement à travers les rideaux si mon voisin voyeur était toujours là.   Je m’étais même mis à espérer que j’avais peut-être imaginé qu’il m’observait, alors qu’il arrosait tout bonnement ses fleurs.

C’est alors que j’ai vu ce voisin voyeur qui semblait manipuler quelque chose de ses mains, pour finalement entrer chez lui, quelques secondes après d’un pas rapide.

Lorsque mon cerveau a compris ce qu’il faisait, la honte fit alors place à l’excitation à nouveau.

 

 

Récit #35 – Ariane, la cégépienne – Partie 3 – La sortie au bar

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Pour la première fois de ma vie, je sortais dans un bar en étant habillée de manière quelque peu sexy.  Aux yeux de certaines, on aurait pu dire que j’en montrais bien peu et que je me n’en faisais avec finalement pas grand-chose.  Par contre, à mes yeux, j’en montrais beaucoup plus qu’à l’habitude.  Nous sommes arrivées vers 22h au pub irlandais, après avoir marché les quelques kilomètres qui le séparaient de mon appartement.  Une fois assise à la table désignée par Véronique, la première chose que j’ai vue n’était pas la décoration ou encore le visage des gens assis à l’entour de nous, mais plutôt le reflet de mon propre décolleté dans le miroir qui était juste en face à moi.  C’est comme si j’avais vu une autre personne : une femme qui osait pour la première fois montrer le galbe de ses seins, ne serait-ce qu’à travers un décolleté.

C’est perdue dans ces pensées que j’ai vu surgir, à ma droite, un serveur à la barbe bien taillée..   Ses yeux semblaient dirigés droits vers ce décolleté, pour lequel il avait une vue, le mot est bien choisi, plongeante.

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  • Salut mesdemoiselles, je vous sers quelque-chose ?

 

  • Une pinte de rousse pour moi, tu prends quoi toi Ariane ?

 

  • Moi aussi ! La même chose que toi !

 

  • Parfait, je vous amène ça !

 

Je me dois de l’admettre, le regard de ce serveur dans mon décolleté m’avait fait du bien.  Je me sentais enfin une femme à part entière, malgré la bizarrerie de la situation.  C’est un pur étranger que je ne reverrai probablement jamais…. Mais c’est un peu ainsi que les femmes sexy se sentent, imaginai-je à ce moment-là.

  • Hugo devrait pas tarder à arriver, il vient de me texter. Il va être avec un de ses amis.

 

  • Ah non, ça va être gênant ça…

Mais il était trop tard pour faire marche arrière puisque Véronique s’était levée au même moment pour embrasser les deux jeunes hommes dans la mi- vingtaine qui surgirent à notre table.  Elle fit les présentations d’usage.

  • Voici Hugo, un de mes amis d’enfance ; et lui c’est Jeff.

Jeff est plutôt bel homme.   D’allure athlétique, il doit faire environ 5’9 et son chandail moulant blanc laisse deviner une musculature quelque peu au-dessus de la moyenne.  Ses cheveux courts sont bien placés avec du gel coiffant.  Quant à Hugo, il a plutôt un style décontracté.  À peine plus grand que Jeff, il est habillé d’un simple t-shirt noir et d’un jean bleu et porte des lunettes au bord épais.  Il a une allure moins plastique et plus naturelle que celle de Jeff, qui doit certainement avoir beaucoup de succès avec les filles.  Par contre, c’est Hugo qui me plait dès le premier regard.  Il dégage une aura de je-ne-sais-quoi.  C’est d’ailleurs lui qui est venu s’assoir en face de moi, alors que Véronique était à ma gauche avec Jeff en face d’elle.

Aussitôt assis sur leur chaise, les gars ont hélé le barman pour commander un pot de bière, preuve qu’ils ne resteraient pas que le temps d’un verre.  Après avoir levé notre verre et fait un premier « santé », la conversation a pris des allures banales, passant des présentations d’usage tout en allant aux discussions sur nos cours au cégep, la société en général, et aussi sur notre séance de course à moi et Véronique peu auparavant.  Des banalités finalement.

En fait, c’est tout ce dont mon esprit a besoin pour divaguer et se mettre à penser à autre chose que le sujet principal de la conversation.  J’imagine encore le regard de ce serveur, qui n’a pu s’empêcher de plonger son regard dans mon décolleté et j’en suis venu à me demander si Hugo avait fait la même chose.  Savoir qu’on plait à un homme n’est pas désagréable du tout, je viens de l’apprendre.  Puisqu’Hugo me semblait ne pas avoir porté attention à ma craque, je me suis mise à me demander si les deux ne formaient peut-être pas un couple ; après tout, il n’est pas impossible que ces deux mecs soient les amis gays de Véronique.

Une fois qu’ils ont eu fini leur premier pichet, ayant bu la totalité de leur bière, les gars prirent la décision d’aller d’en commander un autre.  Ils portent plutôt bien la boisson.

  • Je vais aller en caller un au comptoir, le barman a l’air dans le jus ! dit Jeff.

 

  • C’est good, moi je vais aller pisser le premier qu’on vient de boire ! ricana Hugo.

C’est ainsi que Véronique et moi avons pu nous retrouver seules quelques instants pour échanger mes premières impressions.

  • Comment tu les trouves ?

 

  • Ils ont l’air fins ! Mais ils sont-tu gays ?

 

  • Pantoute… mais disons qu’ils ont déjà été tous nus ensemble au même moment…

 

  • S’tu veux dire ?

 

  • Ben là, allume ! On a fait un trip à trois !!!

 

J’étais estomaquée d’entendre Véronique raconter la chose comme si c’était banal ou quelque chose de routinier.  Peut-être était-ce parce que quatre ans nous séparaient et que je n’avais pas encore assez de maturité sexuelle, mais je n’avais pas encore trouvé le moyen de laisser un homme envahir mon intimité et voilà maintenant que ma nouvelle meilleure amie me confie qu’elle s’est laissé prendre par deux hommes…  Au fait, est-ce qu’elle me considère comme son amie ? Cette information quant à son trip à trois changea quelque peu mon opinion sur elle et je dois avouer que je la jugeais quelque peu.  Ou que j’étais jalouse.

Par contre, j’étais un peu rassurée de savoir que les deux comparses ne formaient pas un couple.  Non pas que je sois homophobe, loin de là !  Mais mon imagination fertile se plaisait bien à m’imaginer avec un des deux au lit, surtout Hugo.  Juste d’y penser, ma chatte est devenue toute trempée de ma mouille.

C’est Jeff, un pichet de bière dans une main et un plateau de shooters dans l’autre, qui revint s’assoir avec nous en premier.

  • Pis, vous parliez de nous je te gage !

 

  • Tais-toi donc grand niaiseux ! On parlait d’affaires de filles !

 

  • J’ai amené des shooters de tequila… On va attendre qu’Hugo revienne pour…

 

C’est Hugo qui empêcha toute réplique lorsqu’il revient à son tour avec lui aussi un plateau de tequila.  Il demanda au groupe si nous voulions jouer au billard.  Nous avons accepté avec enthousiasme ; après tout, il me serait plus facile de garder le focus en ayant une activité à faire.    Nous prenons cul-sec les deux shooters par personne que Jeff et Hugo nous avait apportés et nous dirigeons ensuite vers le coin du pub où se trouvent les tables de pool.

Nous avons joué en équipe.  Ainsi, c’est avec Jeff que le hasard m’a placé, question de faire des équipes mixtes.  Le vingt-cinq sous lancé dans les airs a fait en sorte que l’honneur de casser la table m’est revenu.  Je ne suis pas bien agile, mais j’acceptai de bonne grâce.  Alors que je m’apprêtais à casser, je remarquai qu’Hugo était face à moi.  Il me taquinait en m’encourageant y aller fort du poignet pour bien ouvrir le jeu, question qu’il soit plus facile pour lui de reprendre le contrôle de la partie après.

J’ignore si c’est l’effet de l’alcool ou autre chose, mais je soupçonnais fortement Hugo de s’intéresser à bien plus que les balles de billard.  En fait, je suis certaine avec le recul que c’est plutôt mes boules qui l’intéressaient, à voir le regard qu’il me portait lorsque je me suis penché pour donner le coup de baguette sur la balle blanche.  Tout au long de la partie, son regard était fixé sur moi … ou plutôt sur mes seins.

Je n’en pouvais plus, j’étais allumée comme je ne l’avais jamais été par un homme, mais il était hors de question que je me donne à un homme la première fois que je le rencontre.  Après tout, je suis une fille respectable, pas une salope.

Par contre… même une fille respectable peut se masturber…  Et il y a des toilettes dans ce bar…

J’espérais profiter de la fin de la partie pour pouvoir prétexter une envie pressante d’uriner et plutôt aller aux toilettes pour me faire un petit solo de doigts.  Après tout, le mot « envie » est assez bien choisi… j’avais juste à ne pas spécifier envie de quoi !

Cette histoire de fille qui se faisait dans la toilette du cégep me trottait encore en tête et le fait de me caresser en pensant à Hugo me fixant droit dans les yeux ou au barman me fit une fois de plus mouiller ma petite culotte.  C’est la raison qui explique pourquoi j’ai joué volontairement lorsque vint le temps de rentrer la balle numéro 8, question d’abréger cette partie et me payer cette séance de roulage de bille au plus vite.

  • Je vais aller aux toilettes moi ! Je reviens !

 

  • Attends-moi chérie, j’y vais avec toi !

Ces mots venaient de Véronique.  Ha, la garce !!! Comment pourrai-je me masturber si elle m’accompagne aux toilettes !?   Une fois entrées à l’intérieur de celles-ci, j’avais choisi une cabine tout au fond pour au moins être seule, au moins quelques instants.  À mon grand désarroi, marchant un peu plus croche que tout à l’heure, Véronique m’a suivi et a choisi la cabine voisine.

Une fois accroupie pour faire mes besoins, l’envie de me toucher me revint et je dûs faire tous les efforts pour me contenir.  Véronique, incapable de se taire, me dit alors :

  • La tequila était bonne… Je suis pas mal étourdie. Et toi, tu t’en sors pas pire avec Hugo ?

 

  • Franchement, je ne voudrais pas prendre tes hommes, Véro !

 

  • Ahhh c’est de l’histoire ancienne, ça, c’était juste pour le sexe ! Et d’ailleurs, il est plutôt agile… Gêne toi surtout pas s’il te tente !

 

Comment m’allumer davantage ? Mais pour sauver mon honneur et les apparences, j’ai rétorqué à Véronique que je n’étais pas pressée d’en venir à ça et que j’attendrais le moment opportun.  J’espérais son départ de la salle de bain pour que je puisse un petit peu me caresser, mais en vain.  Elle attendait que je sorte.

Une fois sortie à mon tour de la cabine et les mains lavées, Véronique m’a touché les hanches de ses deux mains pour ensuite remonter la bretelle de la camisole qu’elle m’a prêté comme elle l’avait fait chez moi.

  • T’sais que tu es belle-fille toi ! Je suis certain qu’il t’apprécierait Hugo, t’es son genre. En plus. Allez, viens t’en, dit-elle en me donnant une tape amicale sur la fesse gauche et passant son bras dans le mien ensuite, comme deux vieilles amies le feraient.

La soirée ne s‘était pas tant étirée.  J’étais sincèrement fatiguée de ma course et la bière bue et les shooters de téquilas qui se sont ajoutées au fil de la soirée ont fait leur effet, sans me rendre saoule toutefois.

  • Minute, on se call un taxi, c’est pas vrai que je vais remarcher ça, nous dit alors Véronique.

 

  • C’est bon, je m’arrange avec ça, dit Hugo.

Une fois le véhicule arrivé à quelques pas du bar, nous avons tous pris place dans le taxi.  Véronique fut la première à monter à bord, choisissant de s’assoir à l’avant.  Je n’eus d’autre choix que de laisser monter Jeff pour qu’il s’assoit en arrière, au fond.  Ensuite, c’était mon tour d’embarquer au centre, pour des questions pratico-pratiques.  Hugo, quant à lui, fut le dernier à monter, et a donc dû s’assoir à ma droite.

Quiconque a déjà été assis à trois sur une banquette arrière d’auto comprendra aisément comment je me suis sentie à l’étroit en étant entouré de ces deux hommes.  Une fois nos destinations énoncées au chauffeur, nous nous sommes rendus chez d’abord, étant celle qui habite le plus près du pub.  Malgré que la distance fut courte, je sentais la chaleur des cuisses des deux mâles qui touchaient aux miennes, de part et d’autre.  Encore une fois, je mouillais comme une borne fontaine.

Note à moi-même : enlever cette petite culotte aussitôt entrée à la maison.

Étant coincée entre eux, Hugo et Jeff avaient le beau jeu de mater mon décolleté, une chose dont je suis sûre qu’ils ne sont pas privés.  En tout cas, mes seins pointaient, excités par l’éventualité de me faire prendre par eux en ce moment même.  Par contre, plutôt que de terminer cette soirée en baise de groupe, je suis débarquée chez moi sagement.  Les gars et Véronique ont toutefois été suffisamment courtois pour débarquer le temps de me faire la bise avant que j’entre chez moi.

Je dois avouer que les deux becs d’Hugo sur mes joues paraissaient passablement faits avec plus d’enthousiasme que ceux de Jeff…

Mais je suis une fille respectable.

J’entrai seule chez moi et me fit couler un bain.  Je me suis imaginé Véronique en ce moment même qui est peut-être en train de se faire double-pénétrer, une scène que j’avais vu la veille dans un porno hardcore.

Quand j’eus terminé de me masturber, l’eau était froide et j’étais venue trois fois.

Récit #33 – Ariane la cégépienne – Partie 2 – Véronique

Important : Veuillez lire d’abord la partie 1 si ce n’est déjà fait.

Partie 1

Voilà bien près de trois semaines que je les cours avaient commencé au cégep.  Pourtant, c’est comme si c’était depuis toujours que je vivais dans cette ville.  Peu à peu, je commençais à fraterniser avec mes pairs.  C’est alors que je devais me choisir un partenaire pour un travail d’équipe que j’ai connu Véronique, d’un gabarit semblable au mien.    Bien qu’elle soit âgée de cinq ans de plus que moi, ce qui lui en donne vingt-quatre, nous pourrions facilement passer pour des sœurs malgré nos deux tempéraments diamétralement opposés.

Si, d’une part, je suis somme toute assez sage, Véro est le diable en personne… M’enfin, j’exagère un peu évidemment : n’importe qui, à côté de moi, a l’air du diable en personne…

Alors que mes expériences sexuelles, vous le savez déjà, sont plutôt limitées, Véronique a probablement vécu davantage de choses que moi.  Je ne lui avais pas encore demandé, mais ça se sent ce genre d’affaire.  Une chose est certaine, elle n’est pas vierge comme moi puisqu’elle m’a laissé comprendre qu’elle voyait quelqu’un de temps à autre, et ce n’était pas pour faire des devoirs de philo !

Pour vous aider à faire une image plus précise de Véronique, disons que son visage est doté de traits doux, quasi juvéniles malgré ses 24 ans.  Ses yeux bleus donnent à son regard un air mystérieux, d’autant plus qu’elle se maquille de façon à les mettre en valeur.  En fait, je n’ai que rarement vu des yeux d’un azur aussi pur que les siens.  Elle porte un discret piercing sur la joue, et un autre sur la lèvre, et garde toujours avec elle ce un collier en forme de cœur qui descend vers sa poitrine.

De manière générale, Véronique s’habille de façon moins sobre que moi.  Du haut de ses 5’4’’, elle revendique tout comme moi un bonnet C comme poitrine, ce qui est quand même un format honnête, avons-le.  Par contre, elle sait davantage que moi le mettre en valeur ; alors que je porte plus souvent qu’autrement des vêtements peu moulants et qui cachent le maximum de peau possible, Véronique, elle, ne se gêne pas pour porter de plongeants décolletés et des jupes arrivant à la mi-cuisse.  Je ne suis pas lesbienne, mais avoir à la juger, je dirais que c’est une belle femme.

Bien qu’au départ, notre amitié n’était commandée que par les besoins de faire un travail d’équipe, elle est devenue plus sincère au fil des jours et de nos conversations sur des sujets autres que le travail proprement dit.  Nous aimons sensiblement les mêmes choses : la même musique, les mêmes films… et le même type de garçon.

Une chose que nous n’avions cependant pas en commun, c’est l’amour du sport.  C’est d’ailleurs elle qui m’a initié à la course à pied, qui est selon elle le meilleur exutoire après une session intense d’étude.  Ce soir-là, elle était passée me chercher dans mon appartement miteux pour aller courir quelques kilomètres dans mon quartier en cette fraiche soirée d’automne.

J’avais peine à la suivre, mais Véro était bonne joueuse et ralentissait le tempo, question que je puisse suivre le rythme au pas de course.  J’ai tout de même réussi à courir trois kilomètres consécutifs, mais j’ai dû me contenter de faire le reste à pied.  C’est en se baladant ainsi en direction de chez moi que nous avions cette conversation.

  • T’es bonne, pour une première fois. Faudra remettre ça !

 

  • Ouf, j’ai l’impression que j’ai des muscles partout ! Je vais être raquée demain!

 

  • Demain, c’est demain ! En attendant, regarde comme on se sent bien.

Et elle n’avait pas tort.  Cette bouffée d’oxygène donnait confiance en soi, ce dont j’avais rudement besoin.

Une fois arrivées chez moi, alors que je me dirigeais vers le lavabo de la cuisine afin de nous servir un grand verre d’eau, Véro m’a surprise en enlevant ses vêtements juste à côté de moi.

  • Ouf, fait chaud ! J’ai amené du linge de rechange, je te vole ta douche dix minutes, pis après on va prendre un verre au pub ?

J’ai comme pris quelques fractions de secondes pour comprendre ce qui se passait.  Véro avait retiré tous ses vêtements et se trouvait en top et petite culotte sport devant moi.  C’est en bafouillant que j’ai tenté tant bien que mal de refuser son invitation.

  • J’ai rien à me mettre, puis je suis fatiguée !

 

  • Ha come on esti ! Tu vas pas te mettre le nez dans tes livres encore à soir ! Anyway, j’ai prévu le coup, je t’ai amené du linge ! Juste pour un verre !  Envoye, t’as pas le choix !

 

  • Mais…

 

  • Pis maintenant, tu t’entraînes en plus, dit-elle en me faisant un clin d’œil. Faut bien que ça serve à de quoi !

 

  • Ça me tente pas ben ben…

 

  • Tu vas voir, ça donne des belles fesses, m’a-t-elle dit, tout en me donnant une claque sur la celle-ci.

Comme si la chose était indiscutable, Véro s’est retournée pour se diriger vers la salle de bain pour aller se laver.  J’étais subjuguée devant tant d’audace de la part d’une femme que je connaissais depuis quelques semaines à peine.

Alors qu’elle se dirigeait vers la salle de bain, j’ai eu un drôle de sentiment à la vue de ses fesses bombées.  Mes souvenirs m’ont ramené à cette fois où j’avais surpris un couple se donner du plaisir aux toilettes du cégep, probablement avec un petit jeu de mains.  Mes sens se sont d’un coup éveillé et c’est quelque peu déçue que j’ai vu Véronique refermer la porte de la salle de bains, même si ce n’est pas complètement.

Que se passe-t-il ? Est-ce que je suis en train d’éprouver du désir pour ma nouvelle amie ? Pourtant, je ne suis pas lesbienne… Je me suis raisonné en me disant que j’aimerais tellement avoir sa confiance en elle, mais surtout un corps tel que le sien !  C’est comme si je n’avais pas réalisé qu’il était approximativement de la même dimension que le mien.

Une curiosité malsaine m’a même poussé être assez audacieuse pour aller jeter simple un coup d’œil en passant près de la porte de la salle de bains, question de confirmer si Véro est aussi belle nue qu’en petite tenue de sport …  Cependant, mon rideau de douche a beau être de couleur transparente, il est trop opaque pour me laisser voir autre chose qu’une silhouette et c’est quelque peu honteuse que je me suis assise sur mon divan en attendant sagement qu’elle ait terminé sa douche et que je puisse ensuite prendre la mienne.

C’est alors que le souvenir de cette séance masturbatoire que je me suis payée l’autre soir dans mon bain a refait surface.  Je me souvenais m’être caressée, mais surtout de la sensation laissée par le vibrant orgasme que je m’étais donné pour la première fois de ma vie.  La réminiscence de ce moment fait littéralement mouiller ma chatte et c’est ainsi assise, la tête perdue dans la rêverie, que Véro m’a fait sursauter lorsqu’elle est revenue.  Habillée d’une camisole blanche assez transparente pour qu’on voie qu’elle porte une brassière noire, elle est décolletée à souhait puisqu’on voyait environ le tiers de ses seins.  Elle a accompagné le tout d’une paire de pantalons leggings noirs, ce qui lui donnait un air de femme assumée..

  • Dors-tu là toi ?

 

  • Non, non ! J’étais juste dans lune !

 

  • Hey, va te laver, après, t’essayera ça !

 

  • Euh, il y a pas de tissu là-dessus, ai-je dit en pointant la camisole qu’elle m’avait remise.

 

  • Fais pas ton farouche, m’a-t-elle dit, le sourire en coin, avec une évidente pointe d’humour.

 

Je suis allée donc à mon tour prendre ma douche.  Par contre, contrairement à elle, j’ai bien pris soin de fermer la porte comme il se doit et de la verrouiller.  Face au miroir, je me trouvais bien moche comparativement à elle.  Pourquoi était-elle si jolie et moi si moyenne ? Bon, il faut dire que mes cheveux décrépis et mes vêtements tachés de sueur n’aidaient pas à ma situation…

Une fois entrée dans la douche, je me suis mis à imaginer comment aurait réagi Véronique si je m’étais masturbée dans le salon et qu’elle m’avait surpris ainsi.  Étonnamment, cette pensée réchauffait mon entrecuisse, malgré la tiédeur de l’eau qui de ma douche qui ruisselait sur mon corps.  Alors que je me savonnais le ventre, j’ai eu l’envie de me toucher, en fait juste me frôler quelque peu le clitoris…  Telle une toxicomane, je me suis dit que juste un peu suffirait…

Après quelques secondes de roulements de mon majeur sur mon clitoris durci par l’excitation, j’étais revenue à la raison et j’ai cessé ce manège.  J’ai finalement terminé ma douche de manière quelque peu plus convenable… mais j’étais demeurais néanmoins excitée, n’ayant pu étancher ma soif de jouissance.

  • Toc toc toc!

 

  • Minute, je suis pas habillée !

 

  • T’es au courant qu’on a toutes les deux un corps de fille ? Allez ! Ouvre ! J’ai déjà vu ça des tétons dans mon miroir!

C’était la catastrophe pour moi.  Jamais je n’avais partagé un moment de nudité avec une autre personne dans ma vie adulte.  De peur de son jugement, j’ai choisi d’ouvrir la porte, mais tout de même en prenant le soin de nouer une serviette derrière mon dos, question de cacher quelque peu mon intimité.

  • T’es pas prête encore ? Envoye, essaye-moi le linge que j’ai amené ! J’ai hâte de voir si ça te fait!

Je n’eus d’autre choix que de me défaire de la serviette qui me servait de rempart entre son regard et mon corps.  Visiblement, j’étais mal à l’aise devant elle et ça se sentait.

  • La camisole, elle est pareil à mienne, sauf qu’elle est noire. J’en avais acheté deux.

 

  • C’est joli, mais pas sûr que ça soit fait pour moi !

 

  • Arrête donc de niaiser !

 

Je ne saurais dire si c’était la masturbation inachevée de la douche ou bien parce que je me découvrais un côté exhibitionniste, mais même si je me sentais honteuse d’être nue devant Véro, j’avais toujours la chatte aussi en feu que tout à l’heure.

Une fois enfilée la camisole et la jupe rouge qu’elle m’avait fournie, j’ai enfin osé regarder mon reflet dans le miroir.  J’y percevais une autre « moi », plus sexy, moins coincée.

  • Pas mal belle ! J’ai appelé des chums qui vont venir nous rejoindre au pub, je vais te les présenter. Et ya Hugo, un de mes amis, qui est célibataire…

En prononçant ces paroles, elle me prit les seins, comme pour les remonter, puis a tiré sur la bretelle spaghetti de la camisole pour l’ajuster.

  • Tiens, remonte ça un peu… ça risque de faire plus d’effet.

C’est ainsi que je suis sorti de chez moi pour la première fois en me trouvant belle.

 

Récit #31 – Ariane, la cégepienne – Partie 1

Bonjour chers lecteurs et lectrices !

Laissez-moi me présenter.  Je m’appelle Ariane et j’ai 19 ans.  Je suis une jeune femme introvertie pour qui la communication a toujours été mon maillon faible.  Au secondaire, je n’étais pas la première qu’on choisissait dans son équipe en éducation physique, vu mes piètres performances, pas plus que j’étais l’incontournable qu’on invitait aux partys la fin de semaine.  Mais n’allez pas croire que j’étais pas malheureuse pour autant, j’avais quand même quelques copines avec qui je passais du bon temps, mais j’ai maintenant un peu de difficulté à garder contact avec elles depuis que j’ai quitté ma région natale pour étudier dans un programme spécialisé dans un cégep situé à 300 km de chez moi.  C’est bien beau communiquer avec Facebook, mais ça n’égalera jamais les vraies relations humaines.

Mes parents m’ont donné une bonne éducation.  Mon père travaillait dans la construction et a tout fait pour m’offrir le meilleur dans la vie.  Ma mère, quant à elle, était commis de bureau pour une entreprise de transport réputée dans ma région.  Même si mes parents étaient forts occupés, ils ont donné moi et à mes deux frères une éducation exemplaire basée sur les bonnes valeurs que sont la fierté d’un travail bien fait et la persévérance.

En fait, j’en ai bien eu besoin de cette dernière valeur puisque j’ai échoué ma cinquième année du primaire et ma troisième année du secondaire.  J’étais la candidate idéale au décrochage, trop souvent partie loin dans ma tête à rêver à tout sauf ce que j’ai à faire comme travail.  Disons que depuis que je me suis trouvé une véritable vocation et un objectif de vie, je me suis finalement trouvé des moyens pour arriver à réussir ma scolarité et finalement obtenir mon diplôme du secondaire, même avec deux ans de retard.  Depuis, mes notes ont bondi et, sans être une première de classe, je m’en tire plutôt bien et j’ai pu choisir dans quel établissement j’irais étudier.

Physiquement, je suis ce qu’on appelle communément la girl next door : je suis ce qu’il y a de plus banal.  Je fais 5’2 et je suis châtaine.  Je sais, je suis ne suis pas bien grande… On apprend à vivre avec ça avec le temps !  J’ai fait mon deuil d’avoir de belles grandes jambes.  En lieu et place, la nature m’a dotée d’un corps quelque peu proportionnel.  J’ai bien à perdre un 5-10 livres, mais je n’arrive pas à trouver la motivation nécessaire pour y arriver.  Côté poitrine, je suis somme toute assez bien pourvue avec mon bonnet C, mais je le dissimule sous des vêtements assez sobres et peu moulants.  Voyez-vous, je ne suis pas tant fière de mon corps.  Je porte la plupart du temps des lunettes au large cadre noir, mais aussi parfois des verres de contact.  Je prends toutefois la peine de me maquiller légèrement, surtout lorsque depuis que je travaille dans ce dépanneur 24h qui m’a engagée deux semaines avant la rentrée.  Après tout, il faut bien que je sois présentable alors que je gagne ma vie !

Le premier jour de la session, je me sentais bien perdue dans ce grand cégep en milieu urbain.  Après tout, je suis originaire d’une ville, certains diraient plutôt un village, où tout le monde se connaît.  C’était un 20 août, je m’en souviens comme si c’était hier.  J’étais vêtue d’une prude camisole rouge avec par-dessus une petite veste blanche et je portais une culotte trois quarts noire.  Ce matin-là, je me suis rendu à mon premier cours de philosophie.  On m’a raconté bien des choses par rapport à ce cours, ce qui me fais appréhender le pire.  Moi qui ai tendance à m’évader facilement dans mes pensées, cela prendra tout mon petit change pour réussir à le suivre.  Surtout qu’une fois entrée dans la salle de cours, j’ai eu l’agréable surprise de voir un enseignant dans ma mi-trentaine m’accueillir.  Vêtue de manière décontractée d’un polo et d’un simple jean, il m’a accueillie d’un large sourire, tout comme il le faisait avec l’ensemble des étudiants.

Le cours se passa bien.   Il faut dire que je m’attendais à voir un vieil enseignant excentrique à la longue barbe et aux pensées farfelues, voir incompréhensibles.  Je fus surprise de voir qu’un enseignant d’à peine quinze ans de plus que moi pouvait réussir à me rendre intéressant la lecture d’un banal plan de cours.

Lorsque la pause marquant la moitié du cours a été annoncée, je me suis sentie quelque peu ridicule. Tout le monde semblait se connaître et la majorité des étudiants ont quitté la classe.  Étant restée en plan, j’en ai profité pour sortir mon téléphone intelligent et aller voir ce qui se passait sur mon fil d’actualité Facebook.  Verdict?  Rien d’intéressant.  Mon enseignant, quant à lui, est resté à son bureau pour vraisemblablement préparer la suite du cours.

  • Gagnon, combien de temps reste-t-il à la pause ?

 

  • Environ 10 minutes, mademoiselle….

 

  • Ariane, le coupai-je ! Ariane Jolicoeur !

 

  • C’est un Joli-Nom, Mademoiselle Jolicoeur ! Appelez-moi Nicolas.  À tout de suite!

 

Je me promenai comme ça sans vraiment de but à travers le cégep, sinon celui de tuer le temps et de mieux repérer les lieux.  Ici la bibliothèque, là, la salle d’informatique.  Je profitai du fait qu’il y ait des toilettes pour les femmes sur mon chemin pour aller soulager ma vessie des deux cafés que j’ai pris ce matin.

Une fois entrée à l’intérieur des toilettes, j’ai eu la surprise d’entendre un couple qui était vraisemblablement en train de se bécoter dans la cabine à côté de la mienne.   Qu’à cela ne tienne !  Je suis ici pour soulager mes besoins, qu’ils aillent au diable.  Je ne saurais même dire si c’était un couple composé de deux femmes, ce qui serait logique puisqu’on est dans les toilettes des filles, ou d’un couple mixte…  Le problème, c’est que de les entendre se bécoter à quelques mètres de moi m’a rappelé ma réalité de fille solitaire dans cette ville inconnue.  Non seulement je suis solitaire, mais je suis aussi pucelle.  Aucun garçon n’a encore osé me prendre ma virginité.

Oh, il y a bien cet imbécile d’Antoine.  Nous nous sommes quelque peu fréquentés, alors que je faisais ma dernière année du secondaire, mais il était plutôt du type volage alors que je voulais une relation stable.  Un soir qu’il était quelque peu réchauffé par l’alcool, il avait bien tenté de me tripoter les seins à travers mon chandail, alors que nous écoutions un film.  Non pas que je n’avais pas envie de ça, mais il était malhabile et ses manières étaient un peu trop cavalières à mon goût.  Cette histoire a pris fin peu de temps après, à mon initiative.

Depuis, je me suis bien masturbé deux ou trois fois, surtout en regardant des vidéos prises ici et là sur le net.  Je n’ai jamais vraiment pris mon pied en me caressant et je me suis mis en tête de réserver mon intimité pour celui qui me ferait sentir qu’il la mérite.

Cependant, ce matin-là, j’en suis presque venue à regretter de ne pas avoir laissé faire Antoine lorsqu’il a été entreprenant.  C’est probablement l’angoisse de ne connaître personne dans cette ville et de peut-être finir vieille fille, je ne saurais dire !  Mais j’ai dû me raisonner pour sortir de la cabine sans m’être caressée auparavant.  J’écoutais, impudiquement, le son de leurs baisers et j’en suis même presque arrivée à la conclusion que la femme qui se faisait bécoter ne faisait pas que recevoir des baisers, elle devait ni-plus ni-moins se faisant masturber tellement elle semblait respirer fort.

Le reste de mon cours de philo – et de ma journée, fut sans histoire.  Le sourire de Nicolas – mon enseignant, m’a permis de passer une belle fin de journée même si n’était que dans mes pensées après le départ de mon cours.  De retour à la maison, j’ai donné à manger à mon partenaire de vie, mon chat Garfield, qui m’attendait avec impatience, pour finalement me faire à souper, question de manger avant mon quart de travail au dépanneur.

Fidèle à mon tempérament, c’est d’un large sourire timide que j’accueillais chaque client qui se présentait à mon dépanneur et c’est avec rigueur que j’essayais de les servir.  Or, cette pensée d’une femme se faisant doigter aux toilettes ne sortait pas de mon esprit, au point où je n’ai pas balancé de 19$ dans ma caisse à la fin de mon quart de travail.  Cette soirée ne serait pas payant, ayant payé de ma poche plutôt qu’avec à justifier mon erreur à mon patron.

Vers minuit trente, une fois arrivée à la maison, j’ai consulté messages que j’ai manqué sur mon cellulaire alors qu’il était fermé.  Je suis presque émue lorsque je vis qu’Antoine m’avait écrit pour la première fois depuis les six mois qui nous séparent de notre « rupture ».

  • Yo Ari, ça va?

J’ai toujours trouvé débilitant ses manières de s’exprimer, comme un faux-voyou.  C’est en réalité un fils-à-papa venant d’une famille aisée, qui se donne des allures de bad boys membre d’un groupe d’amis adepte de gangasta rap.  Son premier message était arrivé dans ma boîte de réception à 22h13, mais il en avait écrit plusieurs autres.

  • 22h18 : Yo, pkoi tu réponds pas Ari?

 

  • 22h49 : Es-tu fachée?

 

  • 23h17 : Bon, tu réponds pas, je pense à toi là. Right fucking now.

 

  • 23h58 : La preuve que je pense à toi, va voir sur snap…

Probablement était-il en train de boire un coup et de se rendre compte qu’il finirait sa soirée seul, mais j’étais quand même curieuse de voir ce qu’il avait envoyé comme photo sur Snapchat, ce service qui permet d’envoyer des photos qui s’effacent toutes seules.  Une fois l’application ouverte, j’ai eu droit à une image en gros plan de son membre viril avec en écriture par-dessus la mention : « Il n’attend que toi ».

Vraiment, ça manquait de classe.  Il se prenait pour qui, cet imbécile ? Je l’avais déjà repoussé et bang, il m’envoie sa graine en message privé en pensant que j’allais l’appeler illico ?

C’est quelque peu frustrée de ce message que j’avais pris la décision d’aller me faire couler un bain, me disant que j’avais besoin de relaxer avant une bonne nuit de sommeil.  La journée sera longue demain.  Peut-être me ferai-je de nouveaux amis dans mon cours de littérature ?  On verra bien !  En attendant, j’avais déposé près du bain mon téléphone, en planifiant sur une playliste d’une dizaine de titres musicaux qui me permettant de relaxer et me changer les idées.

Or, une fois immergée dans l’eau chaude, j’ai eu le flash de l’épisode de la salle de bain de ma pause de ce matin.   Allongée dans la mousse, je me suis mis à m’imaginer ce qui aurait pu arriver si j’étais arrivée quelques minutes avant ou après, dans quel état cette fille aurait été.  Sans m’en rendre compte, mes tétons s’étaient durcis et pointaient maintenant vers le haut.  J’étais excitée à l’idée.

Qu’est-ce qui se passe ? Sans trop m’en rendre compte, mes mains, qui d’abord jouaient machinalement avec la mousse sur mon ventre, se sont trouvées à me masser les seins, puis à pincer doucement le bout de mes pointes durcies.  Mon esprit s’est mis à repenser à la photo qu’Antoine m’avait envoyée : un membre droit comme un pic d’environ six ou sept pouces, doté d’une circonférence raisonnable.  Dommage que cette photo n’existe plus ! Je me suis aussi mis à penser au sourire de cet enseignant de philo, à mon entrée en classe, qui m’a littéralement fait fondre comme un glaçon à 30 degrés au soleil.   Puis, lorsque je suis revenue quelque peu à la réalité, j’ai constaté que je ressentais une chaleur dans le bas du ventre et ce n’était pas à cause de la température de l’eau.  Je pris sur moi de descendre ma main vers ma chatte et d’y laisser glisser mon majeur et mon index sur mon clitoris gonflé, d’abord de haut vers en bas, puis ensuite de gauche à droite.  Cela faisait bien trois mois que je n’avais pas dû lui toucher.   Même sous l’eau, je sentais ma mouille glisser sous mes doigts et je sentais que ma chatte se dilatait au fur et à mesure que j’étais excitée.  Sa queue y trouverait facilement son chemin, si seulement je n’étais pas vierge…

C’est à ce moment, excitée par ces pensées entremêlées, que m’est passée l’idée de rendre à Antoine la monnaie de sa pièce.  Sans trop réfléchir, trop excitée sur le moment présent, j’ai saisi mon téléphone, ouvert l’application Snapchat et sur un coup de tête pris une photo de mes seins en prenant bien soin de ne pas montrer mon visage.

  • Toi tu manques ça, bye 😉

C’est dans l’espoir qu’il me réponde que j’ai continué à me donner du plaisir.  Je l’imaginais, doux d’abord, pour me prendre ma virginité, mais ensuite de plus en plus rapide en moi pour me pénétrer finalement sauvagement à la fin et finalement éjaculer sur mon ventre.  Or, vu l’heure tardive, il devait déjà dormir puisque je n’ai pas eu de réponse de sa part et mon message n’avait pas été consulté.  Merci Snapchat pour ces informations décevantes.

Quelque peu déçue, j’ai continué à utiliser mon imagination et pensé à quel point la fille de ce matin pouvait prendre son pied.  Je l’entendais encore dans ma tête respirer profondément, puis de manière plus saccadée.  En fait, je devais faire la même chose en ce moment même, alors que j’accélérais les mouvements et la pression de mes doigts sur mon clitoris.

Je me suis pratiquement fait sursauter lorsque j’ai moi-même émis un son aigu en respirant profondément, alors que j’ai l’habitude de me masturber dans un quasi-silence.  Je me suis alors convaincue que faute de me faire prendre par un homme, j’allais au moins me faire jouir avec mes doigts.  Alors que j’accélérais mes caresses, j’ai senti que mon corps n’en pouvait plus, j’étais incapable d’en prendre davantage.  Au moment où j’allais arrêter de me masturber, question de me calmer, j’ai eu encore le flash de la queue d’Antoine, du sourire de M. Gagnon, mais aussi de la respiration de la fille, qui m’ont motivé à continuer coûte que coûte.

C’était foudroyant.  En un instant, c’est un véritable choc électrique qui a envahi mes jambes jusqu’à mon bassin, en faisant monter ma pulsation cardiaque à un niveau que je n’avais jamais atteint. Mon soupir fut fort au point où mon chat, qui observait tout de la scène alors qu’il était couché sur le comptoir, a sursauté et quitté la pièce.  J’en suis venu à me demander si mon voisin ne m’aurait pas entendu, sachant que les murs sont quasiment en carton dans cet immeuble à logements miteux.

La honte d’avoir envoyé une photo compromettante m’a alors envahi, mais quelle sotte je fus !  Si jamais il faisait une capture d’écran, de quoi aurais-je l’air ?  On va me prendre pour une salope, une fille facile !

C’est quelque peu déçue et honteuse de moi-même que je suis sorti de mon bain et que j’allai me coucher pour dormir d’un sommeil profond.  Honteuse, mais tout de même satisfaite de cette séance en solo.

Après coup, je finalement compris que je venais d’avoir mon premier véritable orgasme.

Si vous démontrez de l’intérêt, je vous raconterai la suite.